Archives pour la catégorie Chroniques de droite

Ce que le FN dit vraiment de Jean Zay

Marine Le Pen fait feu de tout bois pour trianguler à gauche. En ce sens, elle s’inscrit dans la droite ligne de l’extrême droite des années 30, avec les quelques modifications contemporaines qui s’imposent (comme la substitution du juif par le musulman dans son argumentaire xénophobe).

La dernière récup en date concerne Jean Zay, ministre de l’Education nationale du Front populaire, exécuté par les collabos en 1944. Le Pen cite en effet Jean Zay dans son programme présidentiel pour justifier ses positions laïques.

La fille de Jean Zay a répondu à cette tentative.

« On connaît le programme de Marine Le Pen depuis longtemps (…) mais qu’elle ose citer le nom de Jean Zay, qui est exactement à l’opposé de tout ce qu’elle représente, ça m’a mise en colère et j’ai écrit ce texte parce que c’est d’un cynisme extraordinaire (…). Elle fait un amalgame. Ce qu’elle ne sait pas, c’est que cette circulaire est faite contre les gens dont elle est les héritiers. »

En 2014, le projet de placer les cendres de Jean Zay au panthéon a fait rager les rageux d’extrême droite, Bruno Gollnisch en tête.

En 2017, la  Ligue des droits de l’Homme, dont Jean Zay était membre avant sa mort, se voit expulsée par  le FN municipal qui lui refuse désormais local et  subventions.

 

Marine Le Pen n’a jamais honte, c’est sans doute cela qui la différencie des autres.

Frankfort, un an après les mensonges

Il y a un an, une nouvelle qui choque, des raccourcis, un billet qui suscite des réactions agressives, des relents xénophobes, la nausée.

Un an plus tard, une information, en fait un démenti. Discret comme tous les démentis. La rage.

Bibi le dit mieux que d’autres et qu’ici, simplement.

A lire ici.

Effroyable Trump, un modèle pour la France.

Pourquoi pensions nous que le président Trump serait différent du candidat Trump ? Il est resté violent, crétin, clivant, outrancier. Le reste n’est qu’une affaire de luttes et de patience.

Trump ne surprend plus. Il tweete comme avant, avec la même outrance et la même imprécision. Il fait fi des lois et de l’histoire de son pays, il cherche à museler ses opposants. La première victoire de la Loi contre l’apprenti monarque dans cette affaire de #MuslimBan n’est qu’un début. Même mes amis américains les plus proches sont incapables de me dire si les 15 ans écoulés avec Bush puis Obama où de multiples lois sécuritaires ont incroyablement renforcé le pouvoir présidentiel et réduit les libertés peuvent être durablement mis en échec par une Justice qui soudainement prend conscience que le pouvoir exécutif exagère.

Ce qui arrive en Amérique du Nord est comme une répétition de ce qui pourrait nous arriver en France. L’arsenal juridique du pouvoir exécutif français, bien plus puissant que le pouvoir présidentiel américain, est désormais massif. La récente décision de François Hollande de fusionner tous les fichiers de l’Etat n’est pas la dernière des mesures les plus effroyables. Rappelons que Hollande n’a pas supprimer la moindre des mesures sarkozystes en matière de sécurité. Et que les Bisounours qui se réfugient derrière l’argument facile mais débile qu’il n’y a que les coupables qui ont à craindre de pareilles mesures se taisent un peu. L’argument est factice.

Trump est en passe de nous le démontrer, grandeur nature.

Le second enseignement, provisoire, des premiers pas de la présidence Trump est le rôle des médias. Alors qu’en France, il est de bon ton de fustiger « les médias » dans leur globalité, le citoyen américain critique s’accroche aux siens comme un naufragé à sa bouée. CNN, le New York Times, CNBC, le Washington Post, The Atlantic, le New Yorker, etc… Et croyez mois, ces médias ne sont pas pour autant des coopératives ouvrières.

Bref, la présidence Trump n’a pas fini de donner des leçons du pire à la Vème république française agonisante.

Pour le pire.

On a retrouvé le programme de #Macron

C’est une boutade qui tourne sur les réseaux sociaux depuis quelques semaines. Quand l’équipe du candidat « ni de gauche ni de gauche » a confirmé que le programme ne serait complètement dévoilé que vers la fin avril, la boutade est devenue une farce.

Macron, bientot leader dans des sondages qui ne mesurent pas l’absentéisme, n’a pas de programme officiel pour gouverner la France. Il braille le mot « projeeeeeet » en permanence dans décrire par le menu l’exhaustivité de ses propositions.

Un exemple récent, la semaine dernière, il a lâché 3 propositions en matière de culture, dans une longue émission sur France Culture: les bibliothèques gratuites, un pass de 500 euros offert à chaque jeune à sa majorité et une déclaration d’intention sur la priorité à consacrer à la culture. Bref, deux mesurettes et une formule creuse. Et il ose appeler cela, sur son site de campagne « un projet pour la culture. » On sait que Macron est cultivé. Aussi ses propositions paraissent elles incroyablement pitoyables.

Macron a un programme. Comme tout bon libéral, il veut en dire le moins possible. Observez ce qui est arrivé à Fillon quand on s’est tous mis à lire les mesures concrètes que sa purge libérale allait comprendre, notamment en matière de Secu.

En matière économique, Macron et Fillon apparaissent sur la même ligne. Seule la taille du suppositoire pour la tranche la moins aisée du pays diffère. Différence de degré, pas de nature.

Que Macron essaye au moins de prouver le contraire. C’est très dimple, il suffit qu’il publie enfin l’intégralité de ses propositions.

 

Fillon, contesté.

« Je propose aussi de centrer l’assurance-maladie sur un panier de soins de base. Il ne s’agit pas de faire une médecine à deux vitesses mais de bien répartir les rôles entre ce qui doit être couvert par la solidarité et l’assurance-maladie et ce qui incombe aux choix individuels et aux organismes complémentaires. » François Fillon, programme présidentiel, novembre 2016

On peut s’interroger, enfin, sur la santé politique de François Fillon. Sa mesure-phare sur la Sécu a été assumée, puis retirée du programme. Mais ce n’est pas tout.

Le nouveau chouchou de la droite stagne, souffre et se défend. La Vroite deviendrait-elle complexée à nouveau ? La semaine passée, Fillon est dans les Alpes Maritimes. Son déplacement a un thème comme toute opération de com’ : « immigration, sécurité et terrorisme ». Sur France info, l’une des 50 conseillers politiques de Fillon se défend de tout amalgame. La Vroite, à la différence de l’extrême droite, n’assume ni sa haine ni ses amalgames.

Puis le voici contraint de corriger publiquement Laurent Wauquiez. L’ancien soutier sarkozyste venait de réclamer « davantage de social« , entendez – le retour de la défiscalisation des heures supplémentaires. Cet unique symbole du « travailler plus, gagner plus » de l’ancien quinquennat a couté 2,5 milliards d’euros par an et accéléré la destruction d’emplois. Fillon n’en veut plus puisqu’il ne veut même plus d’heures supplémentaires sur-rémunérées (sic!).

Fillon a aussi du mal avec ses soutiens cumulards qui voudraient qu’ils abrogent vite une loi Hollande qui entre en vigueur cette année. Ou encore avec Gérard Darmanin, ex-sarkofan, qui se trompe sur les « 39h payées 39 » des fonctionnaires.

Décidément…

 

Le programme de Fillon, avant qu’il disparaisse

Une à une le « candidat-courage » devrait effacer ses « réformes » les plus violentes. Les sondages commencent à lui être défavorables. Moins d’un tiers de sondés seulement souhaitent sa victoire en mai prochain.

« A quatre mois du premier tour de l’élection présidentielle, François Fillon en est l’incontestable favori mais sa route apparaît déjà semée d’embuches. Selon le sondage réalisé par l’Ifop pour le JDD, une majorité de Français (55%) pronostiquent sa victoire dans la course à l’Elysée. En revanche, s’il est placé en tête des intentions de vote dans toutes les enquêtes depuis la primaire qui l’a désigné, son élection n’est souhaitée que par 28% des sondés.

Mais le candidat pourrait s’alarmer de deux autres indicateurs. Selon les réponses collectées par l’Ifop, François Fillon est considéré comme insuffisamment attentif à leurs problèmes par 72% des Français (+ 9 points par rapport à novembre). Plus notable encore, le programme du candidat est jugé inquiétant par 62% des personnes interrogées, et même par son propre électorat naturel (50% des sympathisants LR, + 16 points par rapport à la fin novembre). »

(lire la suite sur le JDD)

Les deux tiers des sondés jugent son programme « inquiétant. » Oui, « inquiétant« . C’est exactement cela. On peut s’attendre à ce que ce programme disparaisse progressivement des argumentaires de campagne et du site du candidat. Et remplacé par des quizz et autre appels à la concertations. Ainsi la page consacrée à la santé a-t-elle été purgée de la proposition phare du candidat Fillon, la privatisation de la Sécurité sociale hors affections graves et/ou de longue durée. Cette proposition du candidat-courage a purement et simplement été supprimée du site au motif, a expliqué Jérôme Chartier, le directeur de campagne, qu’elle allait être « retravaillée dans la concertation » en janvier prochain.

Dépechez-vous donc de télécharger le programme du candidat Fillon 2016 avant que le candidat Fillon 2017 ne l’efface.

Le cadrage financier

Les propositions pour la santé

Et l’abécédaire !

#CourageFillon