Archives pour la catégorie Chroniques de droite

Chanson du dimanche: « les marionnettes » … de Macron.

Quand il était jeune, Christophe ressemblait à Macron. Et du coup, cette chanson semble terrifiante, une dédicace musicale à tous les godillots qui répètent sans réfléchir la parole de leur Jupiter.

Une chanson sur mesure.

 

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Les élections européennes sont-elles un piège ?

Nombreux sont celles et ceux qui se sentent profondément européens, qui n’ont rien contre le concept de fédération ou d’union, et qui pourtant se sentent mal à l’aise de façon croissante à l’encontre de l’Union européenne telle qu’elle existe. Ces Européens-ci ne se reconnaissent pas dans l’accusation de « nationalisme » ni de « souverainisme«  » dont les eurobéats libéraux les affublent.

Pour le prochain scrutin, certains tentent déjà de placer le débat dans une opposition binaire – pour ou contre l’Union européenne, nation contre union. J’ai pu constater combien le simple fait d’émettre un doute, par exemple de critiquer la façon indigne dont l’Union européenne s’est comportée avec l’un des siens, la Grèce, débouchait rapidement sur des accusations de souverainisme étriqué. Critiquez Juncker, et vous voici complice d’Orban. Critiquez l’attitude conjointe des gouvernements italien et français à l’égard des migrants de Méditerranée (où l’équipe Macron s’est objectivement, factuellement aligné sur la position xénophobe des neo-fascistes italiens), et vous voici sommez de justifier si et comment vous voulez sortir de l’intégralité des accords de l’Union européenne.

Cette manière de caricaturer l’Europe n’est pas rendre service à l’Europe.

Prenez le Breixit. C’est certainement une belle bêtise, voté sur fond d’abstention record, défendue par des racailles néo-libérales ET nationalistes qui pour la plupart se sont ensuite débinées. La gauche Corbyn s’est abimée dans un affrontement quasiment identique à celui que les macronistes souhaitent nous imposer pour le prochain scrutin: droite contre droite/extrême droite.

Fustigez le dumping social ou fiscal, et les eurobéats s’exclameront: « mais tu es contre la  libre circulation des biens et des personnes ?!? »

La libre circulation des biens et des personnes ? Tiens, parlons-en. Parlons donc des migrants. L’Europe version Macron a choisi de s’aligner sur les positions nationalistes de fermeture des frontières, la réduction du droit d’asile et la traque des sans-papier. Les mêmes – Orban, Salvini, Macron – vont aujourd’hui nous faire le jeu de la fausse opposition.

Quand on défend le marché unique, la libre concurrence des Etats les uns contre les autres, « et en même temps » la traque des migrants et la réduction des droits sociaux, il semble qu’un peu d’humilité et de silence serait les bienvenus.

Macron, Parly et la honte au Yémen

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Le 9 août, une frappe aérienne de la coalition sous commandement saoudien au Yémen, a tué 51 personnes dont 40 enfants, et blessé 79 autres. En France, au même moment, la ministre française des Armées se confie sur ses réformes en cours et évoque « l’utopie d’un monde sans soldat ».

Indécence.

Le télescopage de ces deux actualités illustre combien la position officielle de la Macronista au Yémen, fausse agitation diplomatique et vrai soutien au régime saoudien qui pilonne les populations civiles, est indécente. En juin dernier, la France participait à un sommet « humanitaire » sans ONG.

Le jusqu’au-boutisme de la logique de la coalition ne cesse ainsi d’effrayer. Il semble à même de saboter toutes les initiatives, tant humanitaires que politiques qui cherchent à déboucher sur une solution non militaire au conflit. Source: Orient XXI

En septembre dernier, un peu de jour se fait sur l’ampleur des ventes d’armes de la France à l’Arabie Saoudite. L’Orient XXI révélait alors comment le gouvernement français « serait passé par un contrat destiné au Liban pour préparer la guerre au Yémen et accélérer ses livraisons d’armes au plus fort du conflit. » Près d’un an plus tard, tout a empiré. Dans un rapport des armées publié en juillet, on peut lire que ces ventes d’armes françaises se sont poursuivies malgré (« grâce à« ) l’aggravation de la guerre au Yémen, avec 1,3 milliards de ventes d’armes l’an dernier. La France a signé un traité qui interdit pourtant les exportations d’armes pouvant servir à des violations du droit international humanitaire, le Traité sur le commerce des armes (TCA) ratifié le 2 avril 2014.

Quand elle est interrogée sur le sujet, Mme Parly se défausse, elle élude, elle évacue. Elle abuse de cette novlangue indécente qui masque la réalité par des termes techniques ou une langue de bois sophistiquée.

Nicolas Demorand (France inter): « donc les Yéménites peuvent prendre sur la tête une bombe française »

Florence Parly: « Beaucoup de pays sont confrontés à cette situation: avoir livré des armes à d’autres pays alors que ces armes n’étaient pas censées être utilisées. »

L’Arabie Saoudite est toujours membre du Conseil des droits de l’Homme de l’ONU.

Sans rire.

La plus fort et presque seule déclaration de Macron sur la guerre au Yémen a été un discours où il appelait les belligérants à « davantage de retenue« .

Indécence.

 

https://www.franceculture.fr/player/export-reecouter?content=82fe7b30-384c-45ea-b7d1-7b6ec9b74e61

 

Le déshonneur de certains marcheurs

« Aucun média, aucun blog, personne ! Personne n’a trouvé à redire du vote définitif de ce Code de la Honte -qui n’a rien de républicain et de Français que le souvenir de cette période rance qu’il évoque. 
L’alliance bleu-brun est enfin née à l’occasion de ces frayeurs xénophobes qui agitent le landernau politique.
L’extrême droite main dans la main avec les marcheurs, avec entre les deux, des « républicains » devenus nains politiques s’autoproclamant « républicains » devant le pays effaré ! On croit rêver.
Fallait l’écouter le Collomb, suant sous son costard de péquenot mal dégrossi, mettant les pieds dans le plat tout comme bon paysan plein de bon sens, à dire et à redire que la loi Asile et Immigration n’était que pour empêcher la vague migratoire et améliorer le sort des migrants.
Et le Richard Ferrand ! La fausse clémence d’une solennité de pacotille contre la députée Aina Kuric qui avait refusé le texte. Le verbe outrancier, bouffi de mépris, écumant de la haine de ne représenter que lui-même et quelques xénophobes. Quel anachronisme ! Honteux déjà probablement de mettre sa main dans celle de ses alliés objectifs de l’extrême droite française et européenne.
Les deux gugusses ont fini par confirmer aux Français, que LREM a perdu la raison et et ses principes depuis la débâcle aux présidentielles. Voter contre Le Pen pour ensuite appliquer son programme ? Ni les vociférations des insoumis ni les cris des associations humanitaires n’arriveront à entamer d’un iota la détermination apparemment en acier trempé du chef du gouvernement et de ce jeune monarque. « 
Billet « inspiré » par un autre.
Les cris d’orfraie des quelques trolls macronistes contre l’alliance des oppositions contre les dérapages élyséens est cocasse de la part des soutiens de cette tâche dans la République. Je suis ainsi « amusé » à reprendre, presque au mot près, un billet agressif à souhait d’un marcheur à l’encontre de celles et ceux, de gauche comme de droite, se sont émus du scandale Benalla.
On peut légitimement s’interroger sur l’intérêt et l’ampleur des oppositions dans cette polémique. Mais critiquer que les oppositions se sont unies, les caricaturer en « alliance rouge-Brun » au motif que 4 élus frontières se sont joints à l’ensemble de la clameur quand en parallèle les députés marcheurs votent leur Code de la Honte est simplement honteux. Cela témoigne d’un stress qui fait plaisir à constater.
Histoire de remettre les pendules à l’heure.

« Demain est notre commerce » #HEC

C’est mon école, personne n’est parfait. J’y ai croisé, connu, rencontré des gens formidables. Puis je me suis éloigné, j’ai oublié.

Ces derniers jours, HEC a lancé une campagne très efficace, assez indigne, un oxymore à chaque illustration pour qui comprend le monde dans lequel nous vivons.

La NASA, ce repère de gauchistes, avait prévenu dans un rapport publié en 2014, la fin de notre civilisation humaine au sens large – toutes religions et non-religions confondues, toutes ethnies et tous pays confondus – est proche, pour dans quelques décennies quand je serai très vieux et mes enfants un peu plus vieux que moi.

C’est-à-dire demain.

Et pourtant HEC a choisi ce moment pour publier cette campagne au slogan immonde et prémonitoire: « tomorrow is our business »,

« Demain est notre commerce »

Sans blague ?

Chers camarades, vous n’avez donc rien compris ?

 

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Fort heureusement, le net s’est emparé de cette campagne et l’inspiration est à l’oeuvre.

A quoi sert Raphaël Enthoven ?

Il parle bien, on sent même qu’il s’écoute parler. Son flow est fluide, la rime est choisie avec goût, la formule claque.
Mais la forme l’emporte toujours sur le fond.

Raphael Enthoven est un chroniqueur radiophonique, du lundi au vendredi sur Europe 1 dans cette matinale d’informations qui s’effondre. Sa propre chronique est, à en croire les mauvaises langues, l’occasion d’un décrochage supplémentaire, presque fatidique de l’audience d’une séquence qui mérite mieux.

Sur Twitter, Raphael Enthoven tacle, interpelle, et répond. On croit sentir qu’il prend plaisir. On peut le remercier pour cet effort à « débattre« . On pourrait louer son obstination.

Raphaël Enthoven a ses têtes de Turc. Je n’avais pas saisi, au début, le parti pris idéologique du garçon. Il choisit les violences et ses indignations. La semaine précédant puis la semaine suivant l’adoption de l’immonde loi Asile et immigration, le philosophe moraliste n’a pas eu de mots, pas d’inspiration pour commenter. Pas le courage de dire s’il désapprouvait. Il a consacré ses centaines de Tweets et sa dizaine de chroniques à d’autres sujets. Non pas que certains ne méritaient pas d’analyse ni de commentaires. Mais comment comprendre que vous ne commentez pas pareil fait politique quand votre activité quotidienne est de commenter l’actualité politique ?

Raphaël Enthoven est tombé dans le panneau. Il « trolle« . Il est devenu troll. Il braille fort sur peu pour éviter de penser beaucoup ou trop fort. Il divertit au sens littéral du terme. Il tente d’orienter l’attention loin de l’essentiel de l’action politique.

Quand Ruffin lance sa « Fête à Macron », le troll philosophe reprend l’accusation du gouvernement que l’expression désigne une agression, une forme de violence. (Sur le sujet, soyons généreux: il a presque raison. Il s’agit bien de faire sa fête, c’est-à-dire de le railler, le moquer, le conspuer, le fustiger, et non de le célébrer.)

Il était cocasse, ce 5 mai, de le voir tomber. La chute fut aussi brève et sèche que son tweet sur le sujet.

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Nous aurions humblement un conseil pour le troll philosophe: qu’il trolle moins et philosophe davantage. Les sujets ne manquent pas, tels le rapport de forces entre les riches et les pauvres, la précarisation des fragiles et le rôle éventuel des services publics pour les protéger; de l’ampleur de la violence sociale versus le spectacle de la violence de quelques fils de bourgeois déguisés en anarchistes.

Éventuellement qu’il pense « contre sa classe ».

Ce ne sont que des suggestions.