Archives pour la catégorie Chroniques de droite

Ils ont élu Giscard (1)

De la lutte des classes.

La semaine dernière, une troupe de blancs, aisés et majoritairement quinqua, emmenés par un président milliardaire, ont décidé de mettre à bas l’Obamacare

Le projet de démantèlement a été vité à la Chambre des Représentants, reste encore à franchir le Sénat. Mais c’est une mauvaise étape. Si cette abrogation se confirme, 14 millions d’Américains dès 2017, 24 millions d’ici 2026 perdront leur protection santé.

C’est sans conteste une mesure de classe, l’une des plus odieuses des mesures de classe. Riches contre pauvres, avarice contre solidarité, la lutte des classes existe. Il est rare qu’elle s’incarne aussi facilement, aussi clairement, aussi brutalement dans nos société capitalistes souriantes et « modernes ».

Trump est dangereux. Mais c’est un bouffon avant tout, un bouffon qui indispose mes ami(e)s américains. En visite en Australie, le voici qui félicite le premier ministre local pour le merveilleux système d’assurance santé de son pays. Un système qui n’est rien d’autre qu’une couverture universelle encore plus puissante que l’Obamacare qu’il vient de mettre à bas.

Un bouffon.

 

 

Un espoir a été douché cette semaine. Michelle Obama a confié qu’elle n’avait pas envie de concourir pour la présidence contre Trump en 2020.

Triste.

Voter Macron ?

Il s’agit désormais de voter Macron pour dégager Le Pen puis de dégager Macron.

Oui, je sais, chers déçus de ce 1er tour, ce n’est pas évident.

Évacuons un malaise: s’entendre donner des leçons d’antifascisme par des docteurs Folamour qui ont souhaité un 2nd tour contre LevPen pour une (r)élection facile a quelque chose d’indécent. Cet épisode est derrière nous: Macron n’a pas eu les ralliements qu’il ne méritait pas si facilement. Le Front républicain, un automatisme qui a propulsé l’héritière Le Pen vers les sommets que l’on connait, est mort. Je m’en réjouis car ce front républicain n’a servi qu’à écraser tout débat contre l’actuelle politique et à forcer un bipartisme « tous contre le Pen qui ne sert que l’UMPS de Fillon à Hollande.

On nous a dit qu‘il était incohérent de refuser de voter contre Le Pen en 2017 sous prétexte que Macron allait précipiter l’élection de Le Pen en 2022. Je suis convaincu que Macron n’a ni les réponses ni la colonne vertébrale politique suffisantes pour empêcher la progression du Front national d’ici 2022. Nous avons déjà écrit dans ces colonnes que le FN suivait les mêmes succès de la PS dans les années 70 face à une politique sourde aux maux de l’époque. Qui peut penser que Macron est une réponse durable au FN ?

Si voter Macron n’est pas une solution contre Le Pen en 2022, quelle réponse politique apporter dès 2017 ? On va se répéter: voter Macron pour dégager Le Pen puis de dégager Macron. La réponse me semble évidente. Celle à la question suivante, comment dégager Macron, est plus ardue. Certains argumentent qu’il faudrait que Le Pen ait le score le plus faible possible le 7 mai possible. Ils ont raison, mais de quel score parle-t-on ? Il faudra compter le vote blanc, pour une fois, dans l’analyse.  On ne peut imaginer Macron éu avec 80% des voix et une forte mobilisation sans reêneser à 2002 et le désastre qui s’en est suivi.

En 2002, l’immense front républicain qui a réélu Chirac avec plus de 80% des voix a donné à la France une majorité parlementaire écrasante à la droite et Sarkozy à l’intérieur. Nous pensons ici, et pas qu’ici, qu’il faut que Macron gagne fragilement. Que lui et ses soutiens comprennent leur fragilité. Je pense désormais qu’ils ont compris leur fragilité. En 2002, nous avons collectivement joué avec le feu en accordant une écrasante et inutile majorité à Chirac. 15 ans plus tard, le feu est devenu braise, et Marine Le Pen s’est facilement qualifiée au second tour de la présidentielle, quinze ans après son paternel condamné pour injures racistes.

Bref.

Il s’agit désormais de voter Macron pour dégager Le Pen puis de dégager Macron.

Oui, je sais, chers déçus de ce 1er tour, ce n’est pas évident.

La grosse blague Dupont-Aignan

48 heures plus tard, on n’y croit toujours pas.

Marine Le Pen a promis Matignon à Nicolas Dupont-Aignan.

Ce dernier est un clown. Imaginer qu’il dirige un gouvernement de la République est d’abord une grosse blague.

Mais écoutez-là l’annoncer à la presse, incroyable mais vrai.

 

 

Au-delà du programme commun de gouvernement que les deux ont négocié, dans la plus grande tradition de compromis de boutique qu’ils aimaient tant dénoncer auparavant, cette décision de Marine Le Pen est la preuve d’un manque de crédibilité peu surprenant: ces gens sont néfastes au pays par leurs idées mais aussi par leur incompétence crasse.

 

Marine Le Pen et Nicolas Dupont-Aignan ont dévoilé, samedi 29 avril, le contenu de leur « alliance patriote et républicaine » qui marque un rapprochement inédit à la droite de la droite entre le Front national (FN) et le parti souverainiste Debout la France (DLF).

La candidate du FN et son désormais futur premier ministre, si elle était élue le 7 mai, réactivent dans ce texte la rhétorique antisystème et anti-establishment habituelle au FN, visant dès son préambule « la coalition des responsables de l’abaissement de notre pays » qu’ils accusent d’avoir ruiné la France.

M. Dupont-Aignan et Mme Le Pen justifient le rapprochement de leurs deux programmes, différents tout au long de la campagne, en expliquant qu’ils « avaient en commun de défendre avant toute chose l’intérêt supérieur de la France et des Français ».

Source.

Toi aussi, fais tes pin’s Fillon2017

En voici quelques-uns, c’est très facile à faire.

Lâchez-vous.

J-5: éloge du mensonge avec François Fillon.

Super-menteur y croit encore. Le châtelain de la sarthe s’est affiché au Puy-en-Velais, auprès de Laurent Wauquiez. Le plus fascinant chez cet homme est combien il semble vivre dans le déni. Il ment avec une facilité déconcertante. L’affaire qui lui vaut aujourd’hui une double mise en examen (et sa femme une triple!), notamment pour détournement de fonds publics, n’est pas révélatrice que d’une forme assez inouïe de cupidité décomplexée. Elle témoigne aussi d’un grand sens du mensonge, « à la volée« .

Il a menti sur ses prestations de conseils (débutées alors qu’il venait d’être élu député en juin 2012, quel sens de l’Etat!); menti sur le début de l’emploi de sa femme, menti sur le statut de ses enfants quand il les a salarié; menti sur ses costumes (il ne les a rendu que plus tard), menti sur sa déclaration de revenu et d’intérêts.

Il a même menti sur son propre programme quand il a fait retiré de son site sa promesse de privatisation de la sécu (trop tard, nous avions quelques copies).

Fillon est Super-Menteur.

On accuse souvent les hommes politiques de mentir. On les accuse ainsi de ne pas respecter leurs promesses, même si celles-ci ne sont pas toujours tenables. Avec Fillon, l’affaire est différente. L’homme ment là où il a toutes les capacités de ne pas mentir. Il ment sur lui-même et sur ses proches.

Comment le croire alors quand il déroule ses promesses, si tant est qu’on y soit sensible ? Comment le croire ?

Quel régal fut la lecture de son itv au JDD le weekend dernier.

Il promet, promet beaucoup.

Qui sont les naïfs pour le croire ?

 

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