Archives pour la catégorie Chroniques d’opposition

Chanson du dimanche: c’est l’Amérique

Déjà postée ici quand elle n’avait pas encore près de 700 millions de vues.

Enlysez-vous !

Ce n’est pas la première fois que je fais de la publicité bénévole à cette boutique en ligne de joyeux drilles – rappelez-vous, les bénéfices vont à tout ce que déteste l’extrême droite et Macron réunis – des ONG qui aident les migrants – mais aussi ATTAC et SIGNONS.fr contre la privatisation des aéroports.

La dernière collection est sortie, avec des masques « Premières de Corvée », des mugs et des teeshirt spécial « enfourchons le tigre ».

Enlysez-vous !

C’est pour la bonne cause.

 

Confinons Macron

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Le 11 mai, plein de gens s’apprêtent à se déconfiner.

Ma banquière m’a appelé – elle reprend du service la semaine prochaine, agenda bouché, les taux remontent. On n’est pas à plaindre, mais elle reprend méticuleusement contact avec ses clients du quartier. Le marchand de journaux, qui fait libraire et tabac, a repris ses horaires.

Mes proches et amis n’enverront pas leurs enfants en bas âge à l’école. Nos racailles veulent repartir du nid familial. Une collègue a trouvé des masques dans son G20. Ce déconfinement est étrange. Soudainement, on parle de bus et métros bondés, de réinstallations au bureau, de réouvertures de toutes sortes de commerces.

On compte les morts cachés, on n’a pas fini d’enterrer les morts les plus récents. Une collègue a perdu sa grand-mère, l’autre son grand-père, en ile-de-France, en quelques heures, à cause du COVID.

On va tester des gens, on ne sait pas combien vont coûter les masques.

A la maison, mon épouse a cousu 200 masques et 30 blouses, talent de couturière. Elle en a marre, elle est fatiguée.

Macron s’est montré, encore une fois, à la télé, dans une école. Il a touché son masque, ce qu’il ne faut pas faire. Il a retiré puis remis son masque, ce qu’il ne faut pas faire.

Aujourd’hui, Macron fête les 3 ans de son élection à la présidence.

On lui doit 30 ou 40 000 morts. J’espère qu’il y aura un procès.

Un sarkozyste est venu me titiller sur Twitter.

Et si on confinait Macron ?

 

sarko

Macronavirus: dégageons-les. Vite.

Edouard Philippe a parlé, et franchement, pour ne rien dire, ou dire n’importe quoi. La gestion de la crise est un triple fiasco, pour trois raisons au moins. Trois raisons très simples, trop simples.

  1. Macron et sa clique ont menti.
  2. Ils ont si peu de crédibilité politique que même lorsqu’ils disent des choses censées, on ne les écoutent ni ne les respectent.
  3. Ils n’osent agir comme il faut, prisonniers qu’ils sont de leur « en même temps » et leur incompétence.

Oui, ils ont menti. Ils ont menti sur les masques, les tests, l’état des hôpitaux, l’ampleur de la maladie, les risques à tenir un premier tour des élections municipales. Ils ont menti, il y aura plaintes en justice.

Oui, ils ne sont pas crédibles. Depuis 3 ans que Macron est au pouvoir, les fonctionnaires, les infirmières, les petites mains, tous ces gens « qui ne sont rien« , ont été méprisés, stigmatisés, frappés parfois, mutilés aussi. Donc on ne croit plus les nouvelles déclarations de soutien et d’amour. On attend Macron qu’il dégage. Il n’y a aucune union nationale avec les traitres. Du coup, même quand Macron ou, aujourd’hui, Philippe, lâchent parfois des choses censées, on les écoutent pas. On ne les croit pas. Par exemple, quand Philippe

Oui, ils sont aussi incompétents. Tout ce qu’ils ont entrepris s’est planté: les commandes de masques, les tests, l’organisation du confinement puis du déconfinement. Ils sont nuls, des branquignoles.

Personne ne vous demande de voter Mélenchon, Hollande, ou Bertrand. Il s’agit juste de dégager Macron, ses amateurs. Ils sont dangereux parce que leur incompétence est dangereuse: y-a-t-il plus con que de proposer le déconfinement des élèves de maternelle en premier ? Y-a-t-il plus con ?

« Le Premier ministre a choisi d’accentuer davantage la progressivité du retour à l’école en donnant la priorité aux crêches, maternelles et écoles élémentaires, lesquels reviendront bien à l’école le 11 mai (…). » Source.

Personne ne vous demande de voter à gauche, à droite. On vous demande simplement de regarder la réalité, d’observer ce qui se passe, de virer quand l’occasion

PS pour les rageux: rien ne sert d’évoquer le Vénézuela, ou je ne sais quel prétexte ou exemple qui n’a rien à voir avec le sujet.

« La seule guerre que vous menez c’est celle contre l’intérêt général. »Mathilde Panot.

 

 

Avez vous peur ? #COVID-19

Bizarrement, pas moi. Et pourtant je suis hypocondriaque, à tendance asthmatique, je déteste être souffrant, je fais tout un cas du moindre rhume. Mais là, je n’y arrive pas. Je n’arrive pas à craindre ce virus pour mon propre cas personnel. Je le crains pour mes proches – mon père, assesseur, sans gout ni odorat pendant 10 jours; ma mère, seule dans son appart – mes beaux parents à l’autre bout du pays, ma famille et mes amis qui vivent aux Etats-Unis où le Clown de la Maison Blanche laisse la grande catastrophe arriver ; la nouvelle Grand Crise qui détruit mon employeur, mes amis indépendants du jour au lendemain privé de tout revenu.

Je vois bien l’inquiétude de mes Racailles.

La soudaineté de ce confinement et de ses conséquences n’a d’égal que mon énervement contre l’impréparation du gouvernement, contre son insistance à tenir des élection qui coutera la vie à des centaines de citoyens, contre celles et ceux qui réclament le soutien de cet Etat qu’ils dénigraient encore hier.

Macron est loin d’être le plus responsable ou le plus odieux, mais il est au pouvoir, il n’a rien fait sauf aggraver la situation. J’espère que cette crise replacera les curseurs politiques là où ils doivent être : la solidarité et l’environnement.

Les insoumis ont publié 11 propositions. Certaines prolongent des mesures annoncées par Macron. D’autres, plus nombreuses, sont urgentes. Au regard des milliards soudainement votées pour sauver l’économie (ah le MEDEF qui réclame des nationalisations… ), ces mesures n’ont rien d’anormales, elles paraissent presque évidentes.

 

 

Vivre avec les virus

Les chaines de télévision consacrent leurs chroniques quotidiennes à la progression inéluctable du virus.

Pour le boulot, je voyage beaucoup, en train car je déteste l’avion. Mardi dernier à la gare du Nord, à l’aube, l’habituelle file d’attente avait disparu, mon wagon était quasi-vide. Les agents semblaient un peu interloqués de cette si faible affluence. Jeudi, re-belotte, train du soir. Puis plus tard, un chauffeur de taxi s’étonne et s’énerve contre les Chinois qu’il accuse d’être responsables de tout. « J’suis pas raciste, m’sieur, hein !  Mais quand même. » Conversation débile, le gars postillonnait tellement que j’en suis venu à me demander combien de personnes avait il réussi à contaminer ?

Dans le métro pourtant, autant de gens, autant de queue, autant de foule à l’heure de pointe. Visiblement, peu d’entreprises ont décidé de forcer le télétravail. Des confrères ont fermé tous leurs bureaux quand il fut confirmé que l’un des leurs était contaminé après un tour d’Europe.

En l’espace de quelques semaines, le sujet du virus a tout remplacé.

Très franchement, je m’en fiche.

Je pense à après.

En bloquant la Chine, ce virus a réduit la pollution. La planète respire alors les hommes suffoquent.

Le scenario catastrophe est au contraire une bénédiction pour la Terre.