Archives pour la catégorie Chroniques d’opposition

Manu, rends l’ISF.

Classe contre classe.

 

 

 

Je comprends que nous ne faisons plus société.

 

 

 

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La forfaiture d’Emmanuel Macron

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Jupiter a jugé bon de rendre hommage à Pétain, à l’occasion des célébrations du centenaire de la fin de la Première Guerre: « Le maréchal Pétain a été aussi, pendant la Première Guerre mondiale, un grand soldat. (…). « J’ai toujours regardé l’histoire de notre pays en face. (…) Je n’occulte aucune page de l’histoire.

« Je ne pardonne en rien mais je ne gomme rien de notre histoire (…) Il y a eu des hauts faits de guerre mais il y a eu une forfaiture dans la Seconde Guerre mondiale. »

Emmanuel Macron, à propos de Philippe Pétain

Cet hommage circonstancié est une forfaiture, un crime à l’encontre de la mémoire. Pétain a été condamné à mort, frappé d’indignité nationale; Pétain a été mis au rebus de l’Histoire par la République. Le souvenir de ses faits de gloire lors d’une boucherie sans but en 1914-1918 n’a aucun sens, aucun recul.

Forfaiture (source: dictionnaire Larousse):

  • Autrefois, tout crime commis par un fonctionnaire public dans l’exercice de ses fonctions. (Le nouveau Code pénal a supprimé cette incrimination, la qualité de fonctionnaire, d’agent public ou de personne investie d’une mission de service public entrant dans la définition de certaines infractions ou en constituant une circonstance aggravante.)
  • Violation du serment de foi prêté par le vassal à son seigneur.

 

Autre scandale, l’armée a décidé de rendre hommage aux 8 maréchaux de cette Grande Guerre. Encore Pétain, mais pas seulement.

Qui rappellera le sort de ces soldats, courageux, qui refusèrent la boucherie et furent fusillés pour cela ?

 

La réforme de la SNCF, en gare de Nantes.

Gare de Nantes, un jour de vacances scolaires.

La gare est encombrée de voyageurs car des trains ont du retard suite aux intempéries et à un accident. Dans la salle des guichets, déportée à l’extérieur dans un bungalow provisoire pour cause de travaux, 3 guichets sur 8 fonctionnent. Une employée souriante tente d’aider à l’accueil, en orientant le trop-plein de voyageurs vers les bornes automatiques.

Un jeune, pressé: « Mon train a été annulé, un autre part dans 40 minutes, je peux éviter  la queue ?! »

L’employée: « Non, ce n’est pas possible. Prenez un ticket d’attente s’il vous plait. »

Le jeune, rouge: « Mais je n’ai que 40 minutes ! »

L’employée: « ça va aller, vous avez le temps. Ou bien je vous aide sur les bornes. »

Le jeune, de plus en plus rouge: « Mais il n’y a que 3 guichets ouverts ?!? »

L’employée: « Et oui. On manque de personnel. Et cela ne va pas s’arranger. ‘Ils’ ont prévu de supprimer la moitié des postes d’accueil. »

 

Voilà la « réforme » de la SNCF.

 

Les élections européennes sont-elles un piège ?

Nombreux sont celles et ceux qui se sentent profondément européens, qui n’ont rien contre le concept de fédération ou d’union, et qui pourtant se sentent mal à l’aise de façon croissante à l’encontre de l’Union européenne telle qu’elle existe. Ces Européens-ci ne se reconnaissent pas dans l’accusation de « nationalisme » ni de « souverainisme«  » dont les eurobéats libéraux les affublent.

Pour le prochain scrutin, certains tentent déjà de placer le débat dans une opposition binaire – pour ou contre l’Union européenne, nation contre union. J’ai pu constater combien le simple fait d’émettre un doute, par exemple de critiquer la façon indigne dont l’Union européenne s’est comportée avec l’un des siens, la Grèce, débouchait rapidement sur des accusations de souverainisme étriqué. Critiquez Juncker, et vous voici complice d’Orban. Critiquez l’attitude conjointe des gouvernements italien et français à l’égard des migrants de Méditerranée (où l’équipe Macron s’est objectivement, factuellement aligné sur la position xénophobe des neo-fascistes italiens), et vous voici sommez de justifier si et comment vous voulez sortir de l’intégralité des accords de l’Union européenne.

Cette manière de caricaturer l’Europe n’est pas rendre service à l’Europe.

Prenez le Breixit. C’est certainement une belle bêtise, voté sur fond d’abstention record, défendue par des racailles néo-libérales ET nationalistes qui pour la plupart se sont ensuite débinées. La gauche Corbyn s’est abimée dans un affrontement quasiment identique à celui que les macronistes souhaitent nous imposer pour le prochain scrutin: droite contre droite/extrême droite.

Fustigez le dumping social ou fiscal, et les eurobéats s’exclameront: « mais tu es contre la  libre circulation des biens et des personnes ?!? »

La libre circulation des biens et des personnes ? Tiens, parlons-en. Parlons donc des migrants. L’Europe version Macron a choisi de s’aligner sur les positions nationalistes de fermeture des frontières, la réduction du droit d’asile et la traque des sans-papier. Les mêmes – Orban, Salvini, Macron – vont aujourd’hui nous faire le jeu de la fausse opposition.

Quand on défend le marché unique, la libre concurrence des Etats les uns contre les autres, « et en même temps » la traque des migrants et la réduction des droits sociaux, il semble qu’un peu d’humilité et de silence serait les bienvenus.

Voter « Maintenant le peuple ! »

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Depuis 2012, j’ai voté à toutes les élections pour le Front de gauche puis les insoumis, malgré pas mal de désaccords, pour l’essentiel en matière de politique étrangère: le Vénézuela, Poutine, Assad, l’anti-américanisme systématique, etc.

Autant dire que le scrutin européen n’est pas le plus simple pour votre serviteur. Et pourtant…

Primo, l’Union européenne a déçu, gravement déçu. Elle s’est même davantage éloignée de l’idéal que l’on nous vend. L’exemple grec a illustré dans la douleur, une douleur extrême, combien l’UE n’était pas solidaire. L’idéal européen était bien loin, il s’agissait de sauver non pas la Grèce mais de lui faire rendre gorge pour sauver les banques françaises et allemandes qui lui avaient complaisamment prêtées. Le traitement des migrants est un autre exemple: où est passée l’Europe terre d’accueil ? La compromission de Macron avec les positions de repli xénophobe européen (réduction du droit d’asile en France, traque aux migrants en Europe) le disqualifie pour tout discours europhile.

Secundo, l’europhilie aujourd’hui ne peut s’incarner dans des partis qui, en France comme ailleurs, saborde les services publics et défendent une politique de classe contre le plus grand nombre. Il est absurde et ringard de croire encore les discours lénifiants pro-européens d’un Macron quand son Europe n’est rien d’autres qu’un asservissement supplémentaire des peuples. Prenez deux exemples récents. La réforme de la SNCF et celle du secret des affaires. Ces deux textes nous ont été « vendus » comme l’application de textes européens. La privatisation du rail d’une part, et le musellement des journalistes et lanceurs d’alerte d’autre part… Merci du cadeau…

Tertio, terminons avec la France insoumise. le Venezuela est devenue une anecdote pour trolls. Macron va davantage de bisous avec Poutine que Mélenchon. Et la real-politik que je reprochais à Mélenchon à l’égard d’Assad est largement suivie par Macron. Enfin, les insoumis ne sont pas seuls. Ils sont dans une alliance européenne cohérente. Comme dans toute alliance, il faut du compromis. J’entends les caricatures: « Mélenchon est contre l’Europe »; « les insoumis sont contre l’Europe ». Ces caricatures, car il ne s’agit de rien d’autres, ne servent à rien sauf à salir l’image de celles et ceux qui les relayent. Prenez le temps de lire les propositions (elles sont à lire ici, sur le site de la France insoumise) et, au passage, faites nous passer le programme macroniste (ah moins qu’il ne s’agisse que du programme présidentiel de 2017… qui sait ?).

Il va se passer encore du temps d’ici le printemps prochain et le scrutin. Mais pour l’heure, le choix parait évident: « maintenant le peuple ! »

 

« Si jamais on nous dit qu’on ne veut pas de notre plan A, dans ce cas on fera notre plan B : on le fera quand même. Et on le fera avec tous ceux qui seront d’accord pour le faire avec nous. Notre programme ne peut s’appliquer dans les traités européens actuels. Si nous arrivons au pouvoir, nous ferons donc une proposition à nos partenaires européens pour changer les traités européens. C’est le plan A. Il n’y a pas d’Europe possible sans la France.  » Jean-Luc Mélenchon

JLM Twitter

 

 

 

 

 

 

Steven Seagal, ambassadeur de la culture

Ne riez pas.

« Stephen Seagal a été nommé représentant spécial du ministère des affaires étrangères de la Russie sur les liens humanitaires russo-Américains. Il s’agit de promouvoir le développement ultérieur des relations russo-américaines dans le domaine humanitaire, y compris l’interaction dans le domaine de la culture, de l’art, des échanges publics et de la jeunesse, et plus encore.

Il s’agit d’une position publique et politique sans récompense monétaire. Le cas même où la diplomatie populaire rencontre la diplomatie traditionnelle. Dans la pratique internationale, il existe des parallèles avec les fonctions des ambassadeurs itinérants de l’ONU.« 

Cette annonce a été publiée sur la page Facebook du Kremlin.

J’ai éclaté de rire.

J’ai cru à une blague.

Il y a bien sûr le choix de l’impétrant, Steven Seagal. J’ai toujours apprécié ses films de baston, plaisir brut et intellectuellement bas du front. Mais Seagal était une icone du cinéma ricain d’action des années 80. Mais pour le reste, pauvre Seagal, pauvre Russie.