Archives pour la catégorie Chroniques d’opposition

Dimanche, la trêve politique ?

Quelques blogueuses/rs ont pris l’habitude de publier des billets plus légers, plus courts, plus reposants le dimanche, quand elles/ils n’ont pas cessé d’écrire tout simplement.
La citation de Melclalex, la pin-up d’El Camino, le sketch de Jacques Ambroise, la belle dame d’Elie Arié, des « liens pour le weekend » chez Olympe (mince, je manque d’exemples féminins).

C’est comme une trêve, comme un appel au calme, involontaire, après des publications ici ou ailleurs qui ont suscité tensions, altercations, insultes parfois.

Son effet dure dure généralement peu, jusqu’au dimanche après-midi.

Hong-Kong, sans révolution

Il n’y a sans doute aucune espèce de chance que les protestataires chinois réussissent à changer quoique ce soit à HongKong. Le gouvernement chinois leur a imposé un changement de gouvernance – voter parmi des candidats choisis par le pouvoir… La protestation a fait du bruit. Tout ou presque est rentré dans l’ordre la semaine dernière.

Sans surprise.

« Les manifestants prodémocratie de Hong Kong n’ont «presque aucune chance» d’infléchir la position de Pékin sur l’instauration du suffrage universel, a déclaré dimanche le chef de l’exécutif local, Leung Chun-ying, à la télévision. » Source: Libération

Cette photo est illustre un reportages dans la dernière édition de l’hebdomadaire Marianne. Elle m’a rappelé la suivante, prise en avril dernier quand j’y étais.

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En France, on ne vote plus trop.

Je sais bien que l’argument est facile – la démocatrie s’use quand on s’en sert pas. Notre démocratie nationale est très usée. Je suis stupéfait par certains débats politiques que nous avons, l’occasion d’un autre billet sans doute.

 

Jeudi, l’exécutif hong-konguais a semblé faire une avancée.

Tout serait-il possible ?

 

Retour sur le livre de Laurent Mauduit

L’un des co-fondateurs de Mediapart, Laurent Mauduit, vient de livrer son ouvrage: « A tous ceux qui ne se résignent pas à la débâcle qui vient ».

Mauduit n’a jamais soutenu Hollande. Il fut l’un des premiers à entrer publiquement dans l’opposition « de gauche » à François Hollande. Dès le mois de mai 2012, il a signé les articles les plus virulents contre la nouvelle équipe au pouvoir.

Son défaitisme m’a toujours surpris.

Car c’est bien de défaitisme dont il s’agit. Je l’écrit avec d’autant plus de recul que j’ai moi-même « tranquillement » basculé vers l’opposition de gauche également. Mauduit avait-il un temps d’avance ? je ne le crois pas, et, franchement, ce n’est plus vraiment le sujet.

Revenons au défaitisme de Laurent Mauduit.

Dans son dernier bouquin, il l’explique sans le comprendre dès les premières pages:

« s’il faut instruire le procès des dirigeants socialistes qui gouvernent la France depuis la mi-2012, il faut examiner des charges sans doute plus sévères: des charges d’intelligence avec le camp adverse ».

En une phrase, page 21 de cette première édition, Mauduit résume tout, et très bien. Il s’agit d’un procès, d’ennemis, de haine et de rage.  L’échec de Hollande est du à la duplicité de son artisan principal. C’est l’explication centrale. Mauduit n’ose penser que le virage à droite de Hollande ait été contraint par les circonstances, que le mur d’une réalité protéiforme – de l’absence de solutions politiques alternatives à la pression extérieure d’une économie mondialisée – ait pu agir d’une quelconque manière. Il réfute l’exercice du pouvoir lui-même, et se réfugie derrière l’explication la plus puérile qui soit, la plus simple pour le plus simple des esprits: s’il y a échec pour la gauche (et je soutiens moi-même que la politique de Hollande est un échec des plus cinglants), c’est la faute à une somme de traitrises individuelles et rien d’autres.

Autrement dit, selon Mauduit, quiconque de sincère et d’honnête qui aurait tenté de véritablement conduire une autre politique l’aurait réussi.

Cette attitude me paraît défaitiste et anti-démocratique.

Défaitiste, car elle fuit la réalité. Plutôt que d’évaluer les obstacles, de pondérer leur importance relative, d’imaginer les rapports de forces nécessaires pour les surmonter, Mauduit – comme d’autres – se réfugie dans l’explication la plus simple, celle qui ne requiert aucun effort d’analyse sur la réalité.

Anti-démocratique, car Mauduit, paradoxalement, ne comprend pas la démocratie ni les rapports de force. Espérer que le Monarque une fois élu respectera ses promesses initiales est une autre version de cette naïveté si « Vème République ».

La question de savoir si Hollande, Valls ou on-ne-sait-qui est « gauchiquement » pur a peut d’intérêt pour la situation présente: (1) Hollande a été élu avec des voix très variées – de droite et de hauche, mais majoritairement de gauche. (2) la « gauche de la gauche » est électoralement, politiquement, ultra-majoritaire – je le regrette bien volontiers.

L’argument est si caricatural qu’il m’a fait mal. D’autant plus mal que je suis d’accord sur le constat d’échec. D’autant plus mal parce qu’il est désespérant.

Dans un autre billet, nous évoquerons la suite du procès « Mauduit contre Hollande« .

 

Déficits: pas touche à la famille ?

Le récent projet gouvernemental de ponctionner de 700 millions d’euros diverses prestations familiales pour résorber un déficit de la Sécu que la crise aggrave fait à nouveau jaser.

Quand François Hollande avait décidé d’abaisser le bénéfice du quotient familial il y a un an, nous étions dubitatifs sur les couinements généraux, de la gauche de la gauche à la franche droite, contre cette mesure.
Car franchement, qui doit se serrer la ceinture en cas de crise ? Ceux qui payent des impôts directs ou ceux qui ont trop peu de revenus pour en payer ?

Notre réponse n’a pas changé.

Aujourd’hui, le gouvernement cherche à réformer le congé parental et diminuer des aides à la garde d’enfants.

Cela n’a plus grand chose à voir avec réduire les niches fiscales – le quotient familial en est une.

Je m’interroge.

La gauche libérale attaque le « tabou » de la politique familiale. La droite a un boulevard pour rétorquer. Au final, qui perd ? Les bénéficiaires des aides à la garde d’enfant sont des classes moyennes supérieures (si, si, il faut le répéter). Mais pour le congé parental…  comment dire..

La politique au fond du trou

(#retrouvailles)

Lui: « Tu vas reprendre du service avec l’autre qui revient ».

Moi: « Oh, ce n’est pas la pire nouvelle du moment. On est vraiment au fond du trou »

Lui: « J’ai trouvé qu’il avait complètement raté son retour, Sarkozy »

Moi: « C’est sûr qu’il n’était pas au mieux de sa forme. Hors sol »

Lui: « ça va être dur en 2017. Mais pas avec lui. »

Moi: « ça, je sais, mais qu’ils sont tous nuls. C’est terrifiant. »

je ne suis pas communiste, quoique

A force de s’opposer, de la façon la plus primaire, hier conter Sarkozy, aujourd’hui contre Valls, quelques amis s’inquiètent. Mais défend plutôt que de critiquer.

Je vais encore une fois critiquer, pour défendre.

Je ne paye pas assez d’impôt. Les impôts des plus riches, partout en Europe, y compris en France, on baissé voire, pire, baissent encore.

Posez vous cette question, interrogeons-nous une fois, une seule fois: quel est le sens économique, le bon sens politique, l’intérêt sociétal à baisser les impôts sur ceux qui s’en sortent le mieux quand les finances publiques, partout en Europe, sont en difficulté ?

Bordel.