Archives pour la catégorie Chroniques écolo

Pardon Youtube ? #WTF!?!

Vous vous souvenez tous de cette gentille YouTubeuse, invitée par les gentils de Youtube, pour poser des questions gentilles au sympa Jean-Claude Juncker de la gentille Commission Européenne.

Une arnaque de communication qui … n’a pas eu lieu. Parce que la gentille Youtubeuse n’a pas joué le jeu. Elle a préparé les questions qui fâchent, les seules qui valaient la peine d’être posées – la corruption, TAFTA, l’évasion fiscale en Europe.

Le film qui explique ce qui s’est passé, comment cela s’est passé, et surtout pourquoi cela s’est passé, est enfin en ligne.

Il démontre une chose essentielle: il y a de lucidité et du courage partout.

Bravo, chapeau.

Quand il n’y aura plus de glace

C’est une video d’il y a un an que les algorithmes de Google ont poussé vers moi ces derniers jours. Une simulation graphique et bien faite d’une fonte des glaces généralisée.

Le résultat est saisissant.

 

La nouvelle erreur de François Hollande

François Hollande voudrait une candidature écologiste à la prochaine élection présidentielle qu’il ne s’y prendrait pas autrement.

Des dissidents d’EELV ont créé leur groupuscule, « Ecologistes! ». A moins de deux ans de la fin d’un mandat fatigué et fatiguant, ils clament qu’ils « exercer des responsabilités ». Soit.

Du côté de la direction d’EELV, on murmure que l’Elysée est à la manoeuvre. Les écolos n’ont pas besoin de Hollande pour se disputer, se déchirer, ou divorcer. Mais certains pensent que ces déchirements servent la candidature de l’actuel président à sa propre réélection en 2017. S’il veut espérer franchir la premier tour, Hollande doit avoir le moins de rivaux possibles.

En l’occurrence, la création de ce parti écolo, dont il est assuré qu’il ne fera rien pour gêner l’actuel locataire de l’Elysée, est l’une des pires nouvelles qui soit pour Hollande. Car elle incitera plus que jamais EELV vers l’autonomie, … y compris lors de la prochaine présidentielle.

Le piège écolo

Un cycle s’achève, François de Rugy a raison. Le député élu sous l’étiquette EELV avec le soutien du Parti socialiste en juin 2012 quitte le mouvement écolo sur ce constat.

« Je quitte Europe écologie-Les Verts car pour moi EELV, c’est fini. Le cycle ouvert par Daniel Cohn-Bendit en 2008 est arrivé à son terme. »

Un cycle s’achève sans qu’on devine encore le suivant. Les écologistes se divisent, et durement, puisque Jean-Vincent Placé à son tour a quitté le parti. Très franchement, j’attendais ce craquement. Incapables de choisir entre soutien et opposition, EELV est dans une posture politiquement intenable.

Objectivement, et quelque soit l’avis que l’on porte sur l’actuel gouvernement, EELV n’a absolument rien à attendre en matière de transformation écologique. Nous entamons la dernière année « normale » d’un quinquennat épuisant. sur quoi donc ces écologistes veulent-ils peser « de l’intérieur » pour faire avancer la cause de l’écologie politique « réaliste« . Fermer eux-même la centrale de Fessenheim ?

Hollande ne comprend que le rapport de force. Se priver de cet atout est dommageable et politiquement crétin.

De Rugy et Placé ne pèsent plus. Mais sans doute gagneront-ils un strapontin lors du prochain remaniement de décembre.

Les écologistes ont deux possibilités. S’allier rapidement au Front de gauche sur la base d’un programme négocié. Ou faire pression sur Hollande pour obtenir le scrutin proportionnel, même partiel, lors des prochaines législatives de 2017.

Dans les deux cas j’applaudirai.

Mais sinon.

Comment dire…

 

 

Comment le « bio » va sauver la vallée de la mort

  
La vallée de la mort désigne habituellement cet endroit surchauffé en Californie que les premiers colons américains – des Allemands, des Anglais et des Suisses, désignèrent après l’avoir traversée vers 1850. « Death Valley » est un endroit où les guides nous expliquent qu’il y a quand même quelques centaines d’êtres vivants – animaux et plantes – quand nous doutons de la possibilité d’une existence pérenne dans ces conditions de températures.

Une autre vallée a hérité de cette appellation, plus proche de nous et pour d’autres raisons que des évolutions climatiques d’il y a 4 millions d’années.

Dans l’Orne, la vallée de Caligny a été polluée par des décennies d’industrialisation à l’amiante. Un agriculteur vient d’y installer sa ferme pour y cultiver des plantes et y élever des animaux de manière biologique. Bastamag a récemment reproduit un article de Florine Hamelin, initialement publié dans le numéro de juillet de Campagnes Solidaires, qui relate l’aventure – une lecture plus instructive, et positive, que les habituels marronniers de l’été de notre presse magazine ou quotidienne.

« A 29 ans, Joseph Robert présente un projet de développement, technique et économique sur cinq ans. Installation en maraîchage dans un premier temps, comme demandé, avec la valorisation des pommiers à cidre des deux vergers existants sur le site. Puis d’autres productions à mettre en œuvre les années suivantes, tel un élevage de poulets de chair, idéalement avec des races de volailles locale. » Lire la suite

L’initiative s’inscrit dans une démarche plus globale portée par des collectivités territoriales – Conseil régional de Basse-Normandie, Conseil général de l’Orne, communauté d’agglomération du Pays de Flers: ponts entre ferme et usine, permaculture, re-localisation, etc, le projet est d’ampleur et très symbolique.

En ces temps de médisance à l’égard de la politique et de l’action publique en général, on ne peut qu’applaudir.

Bravo

 

Quand New-York n’existera plus

Il y a une décennie, un film-catastrophe marquait nos esprits, l’hémisphère Nord du globe se trouvait gelé, provoquant un rééquilibrage des pouvoirs, et un joli spectacle pour les grandes salles de cinéma.

Dans 80 ans, je ne serai plus là, mais mes enfants peut-être, et très vieux.  Un scientifique plutôt prudent rappelle les enjeux de la prochaine négociation sur le climat, dans une tribune cosignée par une quinzaine de collègues. James Hansen explique que le niveau de la mer devrait augmenter de cinq à neuf mètres d’ici 80 ans, et engloutir les villes proches des côtes comme New-York, Londres, ou Shanghai.

« Imaginez la Terre dans 85 ans. La médecine aura fait de tels progrès que vos enfants seront encore en pleine forme. Il y aura peut-être 16 milliards d’êtres humains. Près de New York, il fera aussi chaud en hiver qu’au Texas actuellement. Sauf que New York ne sera plus. Elle sera sous les eaux » (source)