Archives pour la catégorie Chroniques politiques

Un peu d’humour dans ce monde de brutes.

Ce dernier « best of » (pardon pour l’anglicisme) de l’humour qui sévit de façon quotidienne sur France inter est incomplet mais réjouissant.  C’est un résumé de l’information qu’il faut préférer en cette rentrée, loin des clichés officiels, des mises en scène marketing, et du matraquage des services d’informations en continu.

 

 

L’actualité  est pénible non parce qu’elle est triste mais parce qu’elle traitée souvent de façon de uniforme et moutonnière.. J’ai pris la résolution de rentrée de m’épargner chaînes et radios d’informations, interviews politiques et joutes de polémistes pour préférer chercher l’information, dans son détail, là où je souhaite, quand je le souhaite, sur les sujets que je souhaite. Cela tiendra le temps qu’il faut, mais cette une façon de sortir de l’agenda médiatique.

Rédiger une chronique hebdomadaire sur le blog historique n’est pas gêné par ce dégagisme individuel. Cela ne requiert pas davantage que de servir son indignation en filtrant le bruit médiatique. Mais revenons à nos humoristes. En se moquant de l’actualité, ils font certes caisse de résonance à ce traitement de l’actualité qui nous fatigue. Ils pourraient inciter à aller chercher l’information brute qui leur a servi d’inspiration. Mais ils donnent surtout la distance nécessaire.

Lors de l’université d’été des insoumis, un atelier a fait jaser moins à cause de ce qu’il s’y est dit qu’à cause de son intitulé: « faut-il dégager les médias? »

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Contre la pensée magique et honteuse de Jupiter

L’expression m’a été soufflée par une aimable consœur de la Twittosphère, la « pensée magique » de Jupiter. Effectivement, il y a une pensée magique à l’oeuvre chez Macron. une pensée si magique qu’elle fait fi de la réalité la plus évidente.

  1. La loi travail serait un compromis équilibré entre les intérêts des salariés et les intérêts des employeurs. Un compromis où les salariés trouveraient autant de motifs à satisfaction que les employeurs.
  2. Les 3 mois de concertation avec les partenaires sociaux sur la loi Travail seraient équivalents à une négociation avec les partenaires sociaux. La loi Travail serait donc le résultat d’une négociation.
  3. Les moindres détails de cette loi Travail auraient été annoncés par le candidat Macron pendant la campagne présidentielle si bien que les électeurs ont bel et bien été prévenus: Jupiter appliquerait le programme connu du candidat Macron
  4. La loi travail serait soutenue par une majorité de syndicats puisque FO et CFDT refusent de manifester le 12 septembre aux côtés de la CGT.

 

Dans la pensée magique d’Emmanuel Macron et de certains de ses soutiens, ces quatre affirmations sont des vérités. Dans le monde réel, elles sont toutes, intégralement et sans conteste, des mensonge.

On cherche toujours cette longue liste, aussi longue au moins que celle dévolue au patronat, des avantages que les salariés gagnent avec cette loi funeste. J’en ai trouvé un, la revalorisation de 25% des indemnités de licenciement. Mais pour le reste, en comparaison de chaque avancée concrète et explicite accordée aux employeurs, nous n’entendons que deux réponses: la première, le « ruissellement ». Si les entreprises gagnent des avantages identifiés, les salariés eux doivent patiemment attendre que les effets indirects de cette loi sur l’emploi leur bénéficient. La seconde réponse est que les entreprises ne sont pas ce lieu de confrontation.

Uberlol.

Second point, la concertation n’est pas une négociation. Les mots ont un sens, malgré la novlangue. Le premier désaccord significatif de l’auteur de ces lignes avec Hollande fut l’ANI, qui était pourtant un véritable accord négocié entre partenaires sociaux puis qui rapidement adoubé en loi par le gouvernement Ayrault début 2013. Je me souviens de ce billet comme si c’était hier, et surtout du temps qu’il m’a fallu pour l’écrire, malgré sa trivialité. C’était l’effort et la tristesse conjugués pour constater que ce quinquennat avait donc dérivé. Avec Macron, nul atermoiement, Jupiter n’a pas même daigné laisser les partenaires sociaux négocier quoique ce soit, ni entre eux, ni avec lui. L’imposture démocratique – qu’il s’agisse de démocratie sociale ou politique – est totale. Le coup d’Etat est avéré.

Troisième point, cette loi Travail a été cachée, masquée dans ses moindres détails par le candidat Macron. Les précautions que lui et ses sbires ont prises pour cacher aux Français ce qu’il voulait vraiment faire ont été hallucinantes, jusqu’à porter plainte en justice aux premières fuites, en passant par l’annonce tardive d’une programme flou (à part le recours aux ordonnances, et encore) début mars.

Quatrième point, il n’y a que des paresseux, des éditocrates incompétents qui ne connaissent rien de la vie en entreprise pour se réfugier derrière le sur-commentaire de qui participe et qui ne participe pas aux manifestations. Il y a aussi quelques insoumis à s’énerver sur le sujet alors que ce n’est pas l’important. L’essentiel est de savoir ce que chaque syndicat a à redire contre cette loi Travail. Et quand vous additionnez les propos de FO, de la CFDT, de la CGC, de la CGT et de quelques autres, vous obtenez une vision bien claire du désastre annoncé.

 

L’article publi-rédactionnel de 6media pour Macron dans le Point

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Une agence de pub a rédigé un article titré « Macron, l’homme le plus puissant du monde » que le Point a publié tel quel dans sa rubrique politique.

Mais avant, petit détour par les États-Unis où l’un des plus prestigieux quotidiens américains détruit ce qu’il reste de l’image de Jupiter outre-Atlantique.

Le fameux quotidien Washington Post s’est interrogé sur les raisons de l’effondrement d’Emmanuel Macron si rapidement dans les côtes sondagières… Pire que Hollande.

#1. Le système politique français, quasi-autocratique puisque le Président a presque tous les pouvoirs, y compris celui de dissoudre le législatif, fait qu’il endosse tous les torts aux yeux de l’opinion. C’est insuffisant, mais c’est bien mérité.

« (…) The decline can be explained in part by France’s system of government, in which the president enjoys far broader powers than many of his Western peers — including the power to dissolve Parliament. As a result, he receives all the credit or all the blame whenever either is due.« 

#2. Le clan Macron ne s’est pas habitué à la procédure parlementaire, et son groupe de députés n’est pas aussi soudé qu’il n’y paraît.

#3. La personnalité de Jupiter: Le quotidien explique que « c’est la personnalité de Macron qui a contribué à lui aliéner les citoyens ordinaires ». Et le Washington Post de retracer les 3 mois de caprices princiers – refus de parler à la presse, interventions grandiloquentes sous les fastes de Versailles – et de surnommer à son tour Macron de “Jupiter of the Elysee, »

« For many, though, it’s Macron’s personality that has done the most to alienate ordinary citizens. »

Cet article du Washington Post est important car il est factuel et désastreux pour l’image outre-Atlantique de Jupiter. Le même Jupiter avait fait communiquer par son agence de com’ 6medias le résultat d’un sondage improbable qui le plaçait comme « la personnalité le plus puissant du monde ».

Macron a dépassé Sarko, si vite, que cela en est surprenant. Ce narcissisme prend même des voies publicitaires que Sarko n’avait pas osé. L’article du Point n’est pas signé de la rédaction. Comme tout bon article de « brand content », c’est une agence, 6media, qui l’endosse pour le compte de l’Elysée.

Sur son site, l’agence 6media,  qui endosse cet article du Point, explique ce qu’est le « Brand content« , c’est-à-dire les articles sponsorisés.

Production sur mesure de contenus de marque dédiés à un annonceur.

Sur la base du cahier des charges de l’annonceur :

  • sélection des sujets pertinents,
  • rédaction sur mesure d’articles,
  • choix des visuels sur le thème de l’article dans bases photos existantes
  • intégration des contenus
  • mises en avant de l’opération spéciale sur le site du client.

L’agence respect tout à fait ces principes. Le début de l’article publié sans mention de ce sponsoring politique publicitaire dans les colonnes du magazine est édifiant:

« Plus fort que Serena Williams et Mark Zuckerberg. À 39 ans, Emmanuel Macron arrive en tête vendredi du classement des personnalités de moins de 40 ans les plus puissantes du monde, classement réalisé chaque année par le magazine économique Fortune. En 2016, il y figurait en quatrième position, mais aujourd’hui le chef de l’État devient le premier Européen à décrocher la première place de ce palmarès, depuis la création de celui-ci en 2012. »

 

 

PS: Merci à l’immense Mr Poireau pour m’avoir mis la puce à l’oreille.

 

Macron, piètre manager

Alors qu’il chute dans les sondages comme jamais, certains au Figaro s’interrogent sur son style présidentiel. C’est sans doute plus commode pour éviter de questionner la politique annoncée et menée depuis le scrutin du 7 mai.

« C’est la première fois en politique qu’un chef de l’État dirige ses équipes en introduisant des méthodes de management venant du monde de l’entreprise » explique ainsi une experte dans les colonnes du Figaro. Et à quoi voit-on cela ? A travers une foule de détails, apprend-on (il est très directif, il interpelle ses ministres même en pleine nuit, etc) qui s’apparente à du micro-management mal placé plutôt qu’à du management. Quelques signes supplémentaires de cette incapacité à diriger sereinement sans doute, que nous constatons depuis un trimestre.

Le vrai sujet de Jupiter est ailleurs: son autocratisme personnel lui joue des tours. Ajoutez à cela que son socle électorale est hyper-réduit, que son programme est impopulaire et qu’il n’a fait aucun geste, bien au contraire, vers ses oppositions, et vous avez un résultat attendu: la dégringolade.

Mélenchon est persuadé d’une nouvelle crise, très proche, plus proche que le vent de dégagisme qui a frappé les scrutins présidentiel et législatifs de 2017. Je ne suis pas aussi sûr. S’il a raison d’expliquer que « l’un après l’autre, tous les compartiments de la société ont été mis ou remis en tension » (qui ne se sent pas agressé ou blessé par les premiers 100 jours de Macron: chômeurs, retraités, humanistes, socialistes, écologistes, professeurs, militaires, fonctionnaires en général, etc), je ne suis pas sûr que cela suffise à déclencher une crise. La France a horreur des révolutions même si elle déteste toujours ses monarques.De surcroît, chaque appel à une assemblée constituante pour tirer le trait de cette Vème République délégitimée est caricaturée en chavézisme sanglant même par les prétendus centristes de ce pays.

Nous avons besoin de passer sereinement à autre chose, un autre régime, une autre façon de concevoir les lois, une autre façon de représenter le peuple. L’immense abstention que quelques bétas ont pris pour une adhésion passive au macronisme devrait suffire à en comprendre l’urgence.

Bref, le chemin sera long .

Pourquoi Mélenchon n’est pas la France insoumise

Un libéral-démocrate  – c’est comme cela qu’il se qualifie – assimile la France insoumise à du « fascisme rouge« .

« Fascisme rouge » ?

Sans rire.

Le projet politique de la France insoumise, écrit-il, « se révèle pourtant terriblement dangereux. Bien plus dangereux que celui du FN qui atteignait déjà un rang élevé sur l’échelle de la nocivité. Ce n’est pas pour rien si Marine Le Pen s’est vue reprocher de s’aligner sur le programme de Mélenchon. Alignement trop mou, trop respectueux de la démocratie sur laquelle ce dernier s’asseyait, lui, sans tergiverser. Lui aime bien la violence, à commencer par la violence verbale. « 
Et il continue, pour illustrer cette « violence verbale » de Mélenchon, par citer … Gérard Filoche qui raillait la mort du président de Total. « Ce goût du sang est tout à fait conforme aux valeurs de Mélenchon qui lui offre « l’asile politique » au cas où le PS prendrait des sanctions (méritées). » Il rassemble une poignée d’anecdotes. Il accuse aussi Mélenchon d’être « adepte de la brutalité physique« . Des preuves ? Aucune sauf qu’il assimile les « manifestations et démonstrations de force dans la rue » à de la brutalité physique. Il ment enfin quand il affirme que Mélenchon « cautionne la police vénézuélienne tirant sur la foule« .
On est sans doute à la limite de la diffamation. On est habitué. Les mêmes braillaient pour qu’on vote contre Le Pen au second tour.
« Je condamne toutes les violences d’Etat, que ce soit au Venezuela, à Barheïn ou ailleurs, quoiqu’elles ne soient pas de même nature et intensité » Jean-Luc Mélenchon, avril 2017.
Je ne suis pas là pour défendre Mélenchon. Mais cette bouillie néolib publiée sur le site Atlantico peut servir de prétexte pour s’interroger sur le rapport entre les programmes politiques et les hommes (ou femmes) qui les incarnent.

#1. La Vème République monarchique sur-incarne l’action politique dans des personnes. C’est un fait qui n’est pas nouveau. On peut donc facilement assimiler les programmes aux hommes qui les défendent. C’est parfois la seule chose qui nous reste à faire quand le programme est flou ou changeant.  Prenez Nicolas Sarkozy: il fut si girouette en une décennie (2007-2012), en triangulant tour à tour la gauche puis l’extrême droite, qu’on a compris que son opportunisme politique dépassait son programme. Emmanuel Macron semble suivre cette voix, mais il encore tôt pour le dire.

Dans le cas de Mélenchon, l’affaire est plus simple. Il y a un programme, écrit et publié. Peut-on y lire une quelconque trace de « fascisme rouge », c’est-à-dire un mélange de restriction des libertés politiques individuelles au profit d’un autoritarisme ? Rien, nada. C’est tout le contraire.

#2. Confondre les hommes et leurs programmes est souvent une erreur. D’après ce que je sais, et qui est peu en la matière, François Hollande avait tout du bonhomme sympathique (exception faite sans doute de son attitude vis-à-vis de Valérie Trierweiler, mais là, on rentre carrément dans l’intime). Je l’ai rencontré une fois, quelques bons amis ont travaillé pour lui durant ce quinquennat et jamais ne m’ont-ils décrit un homme brutal ou désagréable. Mais le problème, pour moi, fut la politique que Hollande a suivi. Une politique sans doute conforme à ses convictions personnelles, une politique qui a finalement peu varié durant le quinquennat, mais une politique éloignée de celle défendue par une large part de ses électeurs et, de surcroit, une politique qui a échoué. Je n’ai jamais aimé qu’on attaque Hollande sur sa personne, son action politique suffit pour la critique.

#3. Revenons à Aurélien Véron. Président du Parti Libéral Démocrate, il plaide entre autres pour supprimer l’Etat providence, « qu’il juge ruineux et infantilisant« , l’instauration d’une « flat tax », et l’ouverture des assurances sociales et des écoles à la concurrence (source). On pourrait lui rétorquer, on devrait lui rétorquer que la violence sociale qu’il promet aux plus fragiles est un fascisme libéral insupportable.

Mélenchon n’est pas la France insoumise. Loin de là. Il n’en est que le porte-parole efficace. Ce mouvement rassemble des « rouges« , des gens d’extrême gauche, des déçus du hollandisme, des gens comme moi, des sans-opinion, des jeunes qui n’avaient jamais voté avant. Les variations électorales entre la présidentielle et les législatives montrent bien que cette mouvance est variée, variable et que les caricatures de « vrauchisme » (*) sont d’un autre temps.

 

 

 

(*) Rappelons que l’expression a été inventée par votre serviteur. L’histoire est parfois cocasse.

De l’illégitimité en République

 

On a beaucoup parlé de l’illégitimité des nouveaux élus, à cause de l’abstention. On en a beaucoup parlé sans vouloir sans doute comprendre, par paresse, fatigue ou mauvaise foi.

Ce parlement élu est légitime d’après les institutions: à l’exception de quelques scrutins, (dont la surprenante élection de Manuel Valls grâce à un « sursaut » dans 2 bureaux de vote de Corbeil-Essonnes, cette même commune où Serge Dassault a appelé à voter Valls), le résultat des urnes n’est ni contestable ni contesté. Et les gagnants ont gagné.

Dans ce nouveau parlement élu, il y a une majorité macroniste. Elle regroupe des députés La République En Marche, des Modemistes, et quelques autres (dont Valls, encore). Ces gens vont appliquer un programme de « réforme » du code du travail sans précédent, mais aussi l’inclusion de l’état d’exception dans la loi régulière du pays. Et bien d’autres choses encore. Sur quelle majorité politique s’appuieront-ils pour faire cela ? Une quinzaine de pourcentage d’inscrits.

Rien de plus.

L’arnaque absolue.

« Notre peuple est entré dans un forme de grève générale civique dans cette élection, faisant ainsi la démonstration d’état d’épuisement d’institutions qui prétendent organiser la vie de la société avec un mode de scrutin où une minorité étriquée a tous les pouvoirs. » Mélenchon, 18 juin 2017.

Mélenchon n’a pas été « mieux » élu. Mais Mélenchon ne prétend pas mettre à bas la République sociale.

Nuance.

La France insoumise, cela n’a échappé à personne, n’a gagné ni cette présidentielle ni les législatives. Elle n’a de voix que d’opposition. Il ne s’agit pas de parler pas pour celles et ceux qui refusent de parler. Il s’agit d’expliquer à ceux qui braillent qu’ils ont gagné, qu’ils ont gagné sur peu.

Contrairement à ce que certains commentateurs libéraux ont rapidement propagé dimanche soir, Mélenchon n’a pas dit que les abstentionnistes étaient des insoumis. Il a même dit l’inverse. Il a constaté l’échec: « le pays n’a pas cru qu’il était possible de faire autrement ».

La France insoumise a perdu cette manche car elle n’a pas réussi à convaincre les abstentionnistes. Et Mélenchon ne dit pas autre chose quand il, déclare ceci:

« Je vois dans cette abstention une énergie disponible pour peu que nous sachions l’appeler au combat ».

 

Faut-il répéter ce constat évident  ? Non. Il ne faut pas. Il ne faut plus. Il faut peut-être se taire, laisser les critiques brailler, les laisser s’enferrer dans leur ressenti personnel qui n’a pas parfois plus grand chose de politique. Les mêmes qui nous demandaient d’aimer Mosco, Camba, Valls, et quelques autres chouinent parce que Mélenchon leur parle désagréable… Qu’y pouvons-nous ?

Qu’un(e) député(e) élu(e) sur 60% d’abstention ose me dire qu’elle/il a mandat pour changer l’organisation de notre vie sociale est une escroquerie.

« Il n’y a pas dans ce pays de majorité pour détruire le code du travail, réduire les libertés publiques, ni non plus pour l’irresponsabilité écologique, ni pour cajoler les riches. » Jean-Luc Mélenchon au soir du premier tour législatif.

Cette illégitimité politique est aussi un danger. Combien de gens se reconnaissent-ils dans ces jeunes ou moins jeunes bourgeois élus député(e)s de la « République en Marche » ? Combien ?  Le mouvement macroniste a même réussi à faire élire un élu guadeloupéen qu’on croirait sorti tout droit de CIVITAS.