Archives pour la catégorie Chroniques positives

Un peu d’humour dans ce monde de brutes.

Ce dernier « best of » (pardon pour l’anglicisme) de l’humour qui sévit de façon quotidienne sur France inter est incomplet mais réjouissant.  C’est un résumé de l’information qu’il faut préférer en cette rentrée, loin des clichés officiels, des mises en scène marketing, et du matraquage des services d’informations en continu.

 

 

L’actualité  est pénible non parce qu’elle est triste mais parce qu’elle traitée souvent de façon de uniforme et moutonnière.. J’ai pris la résolution de rentrée de m’épargner chaînes et radios d’informations, interviews politiques et joutes de polémistes pour préférer chercher l’information, dans son détail, là où je souhaite, quand je le souhaite, sur les sujets que je souhaite. Cela tiendra le temps qu’il faut, mais cette une façon de sortir de l’agenda médiatique.

Rédiger une chronique hebdomadaire sur le blog historique n’est pas gêné par ce dégagisme individuel. Cela ne requiert pas davantage que de servir son indignation en filtrant le bruit médiatique. Mais revenons à nos humoristes. En se moquant de l’actualité, ils font certes caisse de résonance à ce traitement de l’actualité qui nous fatigue. Ils pourraient inciter à aller chercher l’information brute qui leur a servi d’inspiration. Mais ils donnent surtout la distance nécessaire.

Lors de l’université d’été des insoumis, un atelier a fait jaser moins à cause de ce qu’il s’y est dit qu’à cause de son intitulé: « faut-il dégager les médias? »

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Relisez Gramsci

Des députés qui interpellent dans l’hemicycle et les commissions, des chroniques à la TV, les billets dans les journaux, un sketch humoristique dans une émission radiophonique, des liens partagés sur Facebook, des tweets en salve pour commenter l’actualité… tout cet effort collectif, qui est maladroitement coordonné (oh oui….), est rejouissant. 

Relisez Gramsci. Il est surprenant qu’on soit obligé de le répéter. Pour espérer gagner, il faut répéter le message, la logique. Il faut gagner la culture. 
Ruffin l’explique très bien dès la seconde minute de son dernier billet video de la saison. 

Comme lui, combien de fois n’ai-je suffoqué en entendant l’intoxication idéologique à l’oeuvre chez des esprits parfois brillants mais corrompus par des raisonnements sur-répétés en boucle dans leur cerveaux désormais éteints ? Trop souvent puisque ma classe sociale m’arrime plus ouvent que la moyenne à ces fréquentations. Bref, Ruffin comme d’autres, arrive avec cette fraicheur qui a deja ringardisé quelques centaines de depute(e)s LREM en si peu de temps.

Mais ce combat ne fait que débuter. 

Podcasts: merci France inter

Excédé par l’actualité tonitruante, fatigué par l’incessant manège du tout-info, j’ai progressivement coupé, comme d’autres, l’écoute de la radio ou le visionnage de journaux d’actualité.

Je cherche le recul.

France inter dispose de quelques bijoux à pod-caster.

Matthieu Aron anime Secrets d’info. Ecoutez donc le numéro de vendredi sur le Maroc et notre ami le roi.

« Quand on enquête au Maroc, il y a trois lignes rouges qu’il ne faut pas franchir, elles correspondent à la devise du Maroc : Dieu, la patrie, le roi. » C’est le constat du journaliste Eric Le Braz qui a travaillé pour la presse marocaine jusqu’en 2013

Jean Lebrun a la voix grave et théâtrale nécessaire à sa « Marche de l’Histoire », un rendez-vous finalement incontournable.  Je vous conseille l’excellent numéro de mercredi 30 septembre sur « les guerres irrégulières et le terrorisme« .

« Les années 1960-1970 nous sont faussement proches mais, en matière de politique internationale, difficilement déchiffrables. Les dirigeants du Nord-Vietnam et leurs concitoyens vivaient retranchés tous ensemble sous les bombardements : un peu partout il fallait créer de nouveaux Vietnam ! »

Fabrice Drouelle relate des « affaires sensibles« : des faits divers comme l’affaire Paulin, des scandales politiques comme la disparition de Ben Barka;  la naissance de l’État islamique;  les boat-people en 1976; l’assassinat du commandant Massoud le 9 septembre 2001;  ou des légendes culturelles, comme la rencontre de Gérard Philipe avec le Cid et Jean Vilar.

Régalez vous.

Le Pen plutot que Staline ?

C’est le genre de dérapage auquel l’échauffement des commentaires quelque part sur ce blog un billet a déclenché ces dernières heures.

Que voulez comprendre à l’affaire ?

Opposer Cesar à Attila, Staline à Hitler (grand jeu des néo-lib version années 80), Louis XIV contre Henri IV. Revisiter l’histoire de France sans craindre l’anachronisme, le saut temporel à vous donner tournis et vomi, ces comparaisons trans-historiques n’ont que peu de sens.

Marine Le Pen me fait penser au serpent Kha de ma tendre enfance, un discours sur la défense d’une France agressée qui cache (mal) un programme agressif, discriminatoire, excluant, dégradant, infamant pour la république. Le FN n’a qu’un programme, quelque soit les thèmes, l’exclusion de certains.

Le Pen plutôt que Staline ?

Je préfère la bière au surf sur Facebook.

A chacun ses préférences ineptes.

 

Le ciel d’un jour #46

  

Rosetta et Armageddon

On se souvient tous de ce film où Bruce Willis finissait par (SPOILER!) coincer un missile sur un astéroïde qui menaçait la Terre de destruction totale.

C’est à ce à quoi je pensais en écoutant les infos à propos de cette sonde européenne Rosetta qui a lancé ce mercredi 12 novembre 2014 son robot Philea sur une comète. L’atterrissage a eu lieu, les premières images ont été incroyables.

Donc, le moment venu, ce film d’il y a 10 ans sera peut-être réalité.

J’hallucine.