Archives pour la catégorie coup de gueule

Cette fête de l’Huma sans JLM

Vous faites chier.

Je le dis comme je le pense.

Les syndicats incapables de se réunir pour une manifestation commune sous prétexte que l’un a décidé seul de la date.

Les partis incapables de se réunir pour une manifestation commune sous prétexte que l’un a décidé seul de la date.

Vous faites chier.

Pierre Laurent qui tacle Mélenchon, bravo. clap, clap.

 

 

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#JeSuisBarcelone

Ada1

Les attentats se succèdent et l’indignation ne suit plus.

Passées l’émotion d’un attentat qui ressemble trop à celui de Nice dans une région où des proches et des relations vivent, et la tristesse pour les victimes, ce sont la rage et la colère qui demeurent.

Comme à Nice, un terroriste s’est engouffré dans une artère piétonne avec son véhicule pour faucher le plus de victimes possible. A la différence de Nice, l’opération semble plus collective puisqu’une intervention policière à 130 kilomètres de là semble avoir déjoué un second attentat et/ou éliminé une partie du commando. Qu’importe, l’enquête dira le reste.

La rage plutôt que la peur.

La rage contre Daech, contre cette entreprise terroriste islamique  hors d’âge. Qu’il y-a-t-il de plus à dire sur l’Etat islamique ? Les mêmes barbares ont décimé en Egypte, à Manchester, à Nice, à Médine. Daech peut frapper partout. Daech frappera partout. Il faut conserver sa rage, pour mieux évacuer la peur.

Il reste aussi la colère, la colère contre certaines réactions. J’y reviendrai dans ma chronique hebdomadaire. Mais l’instrumentalisation ultra-rapide (cf. le réveil de Marine Le Pen, les cris d’orfraie des Fillonistes sur le thème « Fillon-vous-l’avait-dit », etc) a quelque chose d’indécent.  Le risque zéro n’existe pas.

Daech peut frapper partout.

Je regrette justement que des médias insistent sur les réactions de panique – légitimes – des civils présents sur les lieux ou à proximité du drame.  Ce fut voyeuriste  et, surtout, cela donnait comme un sentiment de victoire à Daech.

Car la seule victoire de Daech est dans la peur qu’il suscite et la haine qu’il génère au-delà de ses propres troupes.

La manifestation monstre qui se déroule en ce moment dans les rues de Barcelone fait plaisir à voir.

Charlottesville: ces nazis que Trump refuse de nommer.

Depuis vendredi 11 août, des suprémacistes blancs – c’est-à-dire ces gens qui pensent que (1) des races distinguent fondamentalement les hommes entre eux  et (2) que la blanche est supérieure aux autres – se sont rassemblés à Charlottesville, en Virginie, au grand damn des autorités du coin.

Le lieu de ce rassemblement de « la droite unifiée » (« Unite the Right » – comme ils se sont appelés) n’est pas du au hasard. La municipalité veut déplacer une statue du général sudiste Lee, et cela fait grogner les nostalgiques haineux de la Sécession.

Les heurts entre nazis et contre-manifestants ont été violents.

Samedi 12 août, l’un des suprémacistes racistes a foncé avec son véhicule contre des militants antiracistes, tuant une personne et en blessant 19 autres.

« Witnesses to the crash said a gray sports car accelerated into a crowd of counterdemonstrators — who were marching jubilantly near the mall after the white nationalists had left — and hurled at least two people in the air. » (New York Times)

Quand Donald Trump est intervenu, après 24 longues heures de silence assourdissant, il s’est contenté de parler peu (moins de cinq minutes sur le sujet lors d’un point de presse consacré aux vétérans), et surtout il a renvoyé dos à dos les violences « des deux côtés« , tout en refusant de nommer celles et ceux qui manifestaient au nom de la « race blanche« .

« We condemn in the strongest possible terms this egregious display of hatred, bigotry and violence, on many sides. On many sides. It’s been going on for a long time in our country. Not Donald Trump, not Barack Obama. This has been going on for a long, long time. »

(« Nous condamnons, dans les termes les plus forts possibles, cette représentation flagrante de la haine, de la bigoterie et de la violence, de plusieurs bords. De plusieurs bords. Cela dure depuis longtemps dans notre pays. Pas depuis Donald Trump, pas depuis Barack Obama. Cela dure depuis plus longtemps.« )

Mettre sur un plan racistes et antiracistes, il fallait le faire, le clown de la Maison Blanche l’a fait. « Il est difficile d’imaginer une déclaration aussi peu présidentielle à un moment où le pays attend de son président qu’il se dresse contre l’intolérance et la haine », a commenté un éditorialiste de CNN.

Cette prudence de Trump n’a pas plu à l’un des « théoriciens » racistes, ancien leader du KKK,  qui inspire le mouvement. David Duke, c’est son nom, 43 000 followers sur Twitter, a rappelé Trump à l’ordre.

Duke

(« Je vous recommande de bien regarder dans le miroir et de vous rappeler que ce sont des Américains Blancs qui vous ont porté à la Présidence, pas des radicaux gauchistes.« )

Les Etats-Unis ont vécu une nouvelle éruption identitaire. Ils sont ainsi faits qu’ils laissent des racistes haineux défiler dans leurs rues et accuser d’antipatriotisme et de gauchisme toute personne de couleur ou tout critique.

 

Petit souvenir cinématographique, pour le plaisir.

 

Trump, dangereux

Donald Trump n’est pas seulement drôle. Il est dangereux. Ce vendredi 24 février, le président des Etats-Unis a décidé d’interdire la présence de cinq médias dans les press briefings de la Maison Blanche. Croyez-vous qu’il s’agisse de journaux gauchistes ou crypto-communistes ? Rien de tel.

Reporters from the New York Times, Los Angeles Times, CNN and Politico were all refused access to an off-camera press briefing by Sean Spicer, President Donald Trump’s press secretary. (Lire la suite)

Il y a quelques jours, Donald Trump avait commencé sa conférence de presse par un long laïus incroyable contre « les médias« , « les journalistes« , ces « êtres humains les plus malhonnêtes de la planète » dixit Trump.

Une charge assez inédite.

Cette fois-ci, Trump exclut quelques médias de ses briefings officiels (ou de ceux de ses collaborateurs). Certains journalistes ont trouvé la parade, une parade simple qui s’appelle la solidarité: reprendre la question, ou l’enquête, d’un(e) confrère/consoeur censuré(e) par la Maison Blanche, au-delà de la compétition.

Grâce à Obama, il nous faut déclarer nos comptes sociaux (Facebook, Twitter, etc) quand on demande un « ESTA« , ce visa à 14$ valable deux ans pour entrer aux Etats-Unis.

On ne te dit pas merci, Barack, d’avoir joué, comme d’autres ailleurs dans les démocraties occidentales, l’idiot utile des racailles qui te succèdent.

Trump, cet homme est dangereux.

 

#JeSuisAthée

JihadCroisade

Un prêtre égorgé dans une Église, un mardi de juillet.

Une mise en scène macabre et enregistrée d’après un témoin.

Les deux kamikazes de Daesh cherchaient à frapper les esprits, à nous convaincre qu’il s’agit bien d’une guerre de religion puisque la leur nous aurait déclaré la guerre.

Après l’assassinat de deux 2 enfants juifs par Mohamed Merah puis l’HyperCasher en janvier 2015, c’est le troisième attentat plus religieux que les autres dont nous gratifie Daesh et ses sbires.

La mort de ce curé, âgé et visiblement très ouvert sur les autres, y compris d’autres religions, est triste à souhait.

Alors que des responsables politiques de droite – dont l’inénarrable Sarkozy en tête – nous serinent déjà combien l’âme chrétienne du pays a été frappé, j’ai aussi envie de vous dire simplement: je suis athée, comme une majorité des gens de ce pays. Et votre guerre de religion m’emmerde et m’insupporte.

#fatigue

#colère

 

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Le 11.09.01 et l’Arabie Saoudite

Dans le Monde daté du 6 mai, Alain Frachon s’attarde sur une partie courte mais décisive du rapport de la commission d’enquête sur les attentats du 11 septembre, 28 pages dans lesquelles des responsabilités d’officiels saoudiens seraient établies. 

Le sujet a été réactivé par une récente émission de 60 minutes dans laquelle le vice-président de la dite commission témoigne en ce sens.

Cette « anecdote » s’ajoute à d’autres. Elle est une illustration supplémentaire de la formidable dégradation de l’image de l’Arabie saoudite. 

En moins de 15 ans, le royaume wahabite est ainsi devenu l’incarnation la plus cynique et la plus voyante de la real-politik  occidentale: une dictature théocratique sanglante avec laquelle l’Occident se contraint à collaborer à cause de ses intérêts pétroliers.