Élection européenne, mobilisez vous.

Plus c’est gros, plus ça passe.

La campagne européenne aurait du être l’une des plus essentielles pour Macron, compte tenu de son positionnement politique. Et pourtant. Rien de concret, rien de précis. Du vent, des bla-blas.

Pas de débat, la Macronie meuble.

Quel faussaire ce Macron…

J’ai déjà répertorié de nombreuses propositions concrètes ET europhiles défendues par les insoumis pour ce scrutin. Le programme est là, sur le Net, facilement d’accès et bien éloigné des caricatures de « populisme nationaliste » que les trolls macronistes et, malheureusement, quelques égarés à gauche, tentent de propager.  J’ai beau lire et relire ce programme, je ne vois pas où nos éditocrates favoris peuvent encore rapprocher les insoumis des neofascistes du Rassemblement national. Oui, LFI prône la sortie des traités s’il le faut, et en fonction des sujets. C’est d’ailleurs l’une des rares ouvertures concrètes d’Emmanuel Macron dans sa lettre sur l’Europe en février dernier:

Mais l’essentiel du programme est ailleurs. Et détaillé par Manon Aubry avec persévérance: sur le climat, les banques, la réglementation sociale, les lobbys, la défense, la coopération, les réfugiés, le parlement européen, etc.

 

La France insoumise cherche des fonds pour financer sa campagne, et défend son programme pied à pied. Mais sans surprise, les curseurs médiatocrates sont figés ailleurs: dans la petite phrase, la tambouille politicienne, les sondages .

 

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Chanson du dimanche: un peu de Madison

Les complices de Sarkozy en Libye

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C’est un livre fascinant, glaçant, éprouvant, et très accessible. Une bande dessinée reprend tous les éléments de l’affaire Sarkozy/Kadhafi connus à ce jour avec, en annexe, copie des principales preuves. Les auteurs sont de médias différents: Fabrice Arfi (Mediapart), Benoit Collombat (Radio France), Elodie Guéguen (Radio France), Geoffrey Le Guilcher et Michel Despratx (journalistes indépendants), et Thierry Chavant (dessinateur).

J’avais relayé ces éléments sur le blog Sarkofrance, mais les lire d’une traite m’a donné le tournis. Au fil des années, j’avais oublié certains points comme comment la rébellion anti-Kadhafi en marge des printemps arabes en 2011 a été fabriquée de toutes pièces par le gouvernement français, avec le soutien britannique,  une complaisance américaine, et la complicité de BHL.

1/ Nicolas Sarkozy est accusé et soupçonné d’avoir été financé par le gouvernement libyen à hauteur d’une cinquantaine de millions d’euros pour sa campagne de 2007 et, au passage, lui-même et ses proches.

2/ En tant que ministre de l’intérieur, il a œuvré au rapprochement de la France avec la dictature libyenne, y compris un dignitaire recherché par Interpol et condamné pour l’attentat du DC-10

3/ Grâce à lui, une entreprise française a équipé la dictature libyenne d’un dispositif permettant d’écouter toutes les communications sur Internet.

4/ En échange de son financement occulte, Kadhafi a obtenu une reconnaissance officielle, une visite d’Etat à Paris en décembre 2017, de l’équipement militaire et de sécurité, et un accès à la technologie nucléaire tricolore.

5/ D’après les enquêteurs,

  • Les porteurs de valises de billets s’appelaient Ziad Takkiedine (qui a reconnu les faits) , Claude Guéant, et Boris Boillon.
  • Claude Guéant recevait la plupart des valises. L’enquête a montré qu’il avait beaucoup de liquides avec lui; qu’il n’a retiré que 800 euros en liquide en l’espace de 5 ans.
  • Les protagonistes libyens ont tous été assassinés (pendant le conflits ou après le conflit), sauf deux.
  • Il n’y a pas eu de révolte populaire spontanée en Libye contre Kadhafi. La révolte a été suscitée par des agents français après que Kadhafi ait menacé Sarkozy de tout dévoiler.
  • Le philosophe Bernard-Henri Levy a été complice, conscient ou inconscient, de cette mascarade de fausse révolution. L’écouter brailler sa haine des Gilets Jaunes après sa complicité à ces barbouzeries internationales est pénible.

On apprend la présence de personnages inattendus, tous nommés et identifiés dans l’ouvrage, comme ce député européen socialiste proche de Bernard Squarcini.

La lecture de ce livre est éprouvante, et elle suscite la rage.

Ces racailles ont été évacuées du pouvoir en 2012. Merci à François Hollande et à ceux qui l’ont soutenu d’avoir permis cela.

Merci à ces journalistes d’investigation.

Merci aux Editions Delcourt d’avoir pris se risque d’édition.

 

Sarko

Qui va offrir un exemplaire de cet ouvrage à BHL ?

« Je me dois de dire ici que cette mise en examen, aujourd’hui, de Nicolas Sarkozy ne peut que me laisser dubitatif, perplexe, incrédule et indigné. » Bernard Henri Levy, mars 2018.

Ce voile qui nous obsède

J’ai sans doute évolué sur la question du voile. Je m’explique.

1/ Il me semble que c’est aux femmes d’en parler en premier lieu, les hommes devraient se placer derrière le débat. Il ne s’agit pas de taire son opinion, ni ne s’interdire d’en avoir une, mais simplement de reconnaitre que l’avis positif ou négatif d’une femme sur le port du voile d’une femme a plus de signification et de portée car elle est davantage intimement concernée par le sujet. Le port du voile touche à l’intime, aux relations entre hommes et femmes, à la place de la femme dans la société. Je sais que des lectrices de ce blog et de nombreuses amies et proches haïssent le port du voile, et je respecte cet avis. Je ne cherche même pas à le contredire. Mais quand un homme me tient de grandes théories sur le sujet, je n’ai plus envie d’écouter. Personnellement, je suis aujourd’hui davantage choqué quand je croise un homme laïc portant la barbe longue et non taillée des musulmans ultra-pratiquants avec la tunique traditionnelle. J’y vois un signe de défiance et d’intrusion de la religion dans l’espace publique.

2/ J’ai de plus de plus l’impression que l’on fait fausse route à donner autant d’ampleur au port du voile: primo, c’est clairement une nouvelle forme empruntée par le racisme, qu’il soit « bien-pensant de gauche » ou outrancier d’extrême droite. Secundo, c’est contreproductif si l’on cherche à convaincre de l’émancipation des individus: interdire l’espace public à une femme voilée sous la contrainte de son mari ou de son père est une double peine pour elle.

3/ Ceci étant dit, le port du voile comme protection contre le regard des hommes me semble une régression individuelle, en plus d’être d’être une oppression patriarcale dans nombre de pays. J’ai du mal, même en France, à observer ces femmes surtout quand elles sont jeunes, voilées de la tête aux pieds, laissant seulement leur visage apparaitre. C’est un avis d’homme privilégié par la vie et la nature, rien de plus.

Après la tuerie raciste de Nouvelle Zélande dans deux mosquée, retransmise en direct par Facebook (un autre sujet), de nombreuses femmes, y compris des policières, ont porté le voile en signe de solidarité avec la communauté musulmane.

C’était utile, apaisant et bienvenue.

 

Chanson du dimanche: sauve moi

Femmes, enfants et religion

Deux informations, le même jour.

Un détail.

Un abbé, que l’on appellera de son nom civil, Alain de la Morandais.

« On a toujours l’impression que c’est un viol, qu’il y a de la violence. Mais au départ, je ne crois pas. D’après les échos que j’ai eus, les confidence, un enfant cherche spontanément de la tendresse de la part d’un homme ou d’une femme (…) et souvent ce sont des gamins en frustration de tendresse. »

Puis Tariq Ramadan qui assiste à Saint-Denis à une conférence sur les violences faites aux femmes.

Sa présence a suscité la colère d’une partie de l’assemblée, selon la mairie. Plusieurs femmes ont demandé à Tariq Ramadan de quitter les lieux. L’élue écologiste Sonia Pignot, animatrice du débat, lui a également signifié publiquement que sa présence n’était pas la bienvenue. «Il n’est pas possible de faire sortir par la contrainte physique un participant à une conférence publique», a précisé la municipalité dans un communiqué qualifiant la présence du théologien de «totalement inacceptable». Ajoutant que «rien ne peut justifier qu’un combat aussi important que celui de la lutte contre les violences faites aux femmes soit ainsi parasité et confisqué par de telles provocations.» (lire la suite)

ET donc ?

Et donc rien, ou plutôt si, juste l’envie de vomir.

Auteur de Sarkofrance (2007-2012); coulisses personnelles. "Ce n'est pas le désaccord qui gêne mais la façon dont il s'exprime."