Je ne suis pas libéral (2)

Il est amusant, et instructif, de lire les réactions jospinistes à la la profession de foi « libérale » de Bertrand Delanoë. Rappelez-vous. Il y a 18 mois, les opposants à Ségolène Royal lui reprochaient notamment d’être foncièrement de droite.

Bertrand Delanoë sait pertinemment que sa référence au libéralisme prête à confusion: « je suis libéral et socialiste » a-t-il proclamé dans son livre. L’une de ses proches explique: « le libéralisme politique, c’est notre histoire. On doit s’inscrire dans notre histoire et notre civilisation. » Elle évacue gentiment le libéralisme économique que l’adjectif porte en lui.

Ségolène Royal ne s’est pas gênée de critiquer ce crédo libéral du Maire de Paris. Delanoë tente de prendre de vitesse sa rivale sur le terrain de la « modernité. »

Il est dommage qu’il ait cru qu’une référence au libéralisme fasse « moderne. »

A titre personnel, je ne suis pas « libéral. » Je n’ai évidemment jamais cru qu’il faille emprisonner mes adversaires politiques, réduire la liberté de la presse ni interdire les manifestations. Porter le
débat sur ce terrain, en 2008, est plutôt … archaïque. La question libérale est plutôt économique. Jusqu’où où protéger et contraindre ?

Sur ce sujet, la vraie modernité serait d’imposer la régulation sur les territoires « nouveaux » de l’écologie ou de la cogestion.

Aïe ! Nous avons failli parler de choses sérieuses…

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A quoi servent les Verts (Parisiens) ?

C’est une question que nombre d’amis m’ont posé. Voici deux exemples recents, d’une pratique locale, où il faut batailler parfois contre son principal allié…

Lundi 26 mai, Les Verts parisiens ont demandé, en vain, la suspension du jumelage de Paris avec Rome – seul jumelage de la capitale française -, en invoquant des « propos d’exclusion et de xénophobie » du nouveau maire de la ville éternelle, Gianni Alemanno, un ancien néo-fasciste.

Lundi 26 mai, toujours, les Verts ont obtenu que l’extension du remboursement du Pass Navigo deux zones prévu pour les adjoint au Maire d’arrondissement (auparavant seuls les Conseillers de Paris bénéficiaient de cet avantage) soit étendu à l’ensemble desConseillers d’arrondissement avec ou sans délégation.

Exercice d’introspection socialiste

Difficile pour le non militant de s’intéresser aux déchirements internes, pardon, au débat interne au Parti Socialiste. La proposition récente d’apposer un sticker d’apaisement sur leurs blogs par certains blogueurs socialistes amuse Marianne. L’hebdomadaire reproduit la déclaration d’intention du gentil blogueur socialiste Valerio Motta à l’origine de cette initiative :

«Chers camarades, notre phase de congrès commence. Nos adversaires rêvent que ce soit l’occasion de pouvoir affirmer que le parti socialiste est incapable de procéder au débat d’idées sans se foutre sur la gueule. (…) Je m’engage à ce que, sur ce blog, les débats ou les prises de positions restent respectueuses de mes camarades.»

N’étant pas militant socialiste, je m’interroge. Le blogging politique est propice aux débordements. Nous avons chacun en tête une foule d’exemples de dérapages écrits, d’invectives 2.0, que les salons politiques tels la République des Blogs ou le Café des Blogs n’apaisent pas.

La démarche devrait être plus générale. Cet initiative interne ressemble à un exercice de psychanalyse en groupe. Gentil, mais curieux

Je ne suis pas libéral

Ségolène Royal a simplement expliqué sur CANAL+, dimanche 25 mai, pourquoi elle désapprouve le crédo libéral de Bertrand Delanoë.

« le mot est tellement chargé. »

Jean Jaurès avait déjà agrégé au socialisme la dimension libérale en matière politique.

Nul besoin d’y revenir.

Mes amis sarkozystes

Mes amis sarkozystes ont disparu. Il y a ceux qui regrettent l’inaction réelle de Nicolas Sarkozy, qui lui reprochent de n’avoir pas assez rompu dès son entrée en fonction. Ils s’inquiètent de la séquence à venir. 4 ans à durer, ponctués d’échéances électorales (régionales, européennes, puis législatives et présidentielles).

Il y a ceux qui avaient voté par défaut. Ils refont l’histoire, se défaussent sur les erreurs de la gauche (« ah, si Dominique Strauss-Kahn avait été le candidat socialiste !« ). Ils reconnaissent volontiers les erreurs présidentielles, sont mal à l’aise avec l’identité nationale en action, doutent du paquet fiscal.

Il y a enfin ceux qui ne doutent de rien. Les commentaires de trolls ponctuent irrégulièrement mes billets. Ainsi RF, qui s’indigne de notre anti-sarkozysme. Tout y passe : nous sommes des moutons, nous haïssons la France sociale (sic!), la régulation et la loi. RF nous confond avec des anarchistes, dommage et tant pis.

Vous traitez de raciste, d’antisémite et de dangeureux sans fondement. (…) Vous n’aimez pas la france ni ce qui y a été fait durant des siècle de bataille d’un peuple qui a donné tout son sang pour obtenir une france sociale qui est aujourd’hui un des berceau de la liberté à l’échelle humaine. Vous haïssez les riches sans qui la sécurité sociale n’aurai plu d’argent à donné aux déçu de la société vous haïssez le capitalisme car vous n’avez pas su le comprendre, vous haïssze l’état français pck vous croyez qu’un monde sans autorité serait un paradis pour l’homme qui n’en deviendrait pas moins un animal. (…) Vous me faites peur, pas sarkozy. Il est vrai qu’il n’a pas sû allez au bout de son programme en un an, pas même en 8 mois. Mitterand lui a fait tellement mieux, Ségo est au summum de l’eficacité politique et Besancenot ne ferait-il pas un bon petit Staline?Staline…la belle époque un? Tout un peuple asservit et vivant dans la pauvreté d’un système qui a anéantit une économie et a porté atteinte à l’homme…Comment peut-on vouloir adhéré à un discours qui se rattache à tout ce que l’humanité à essayé de mettre à bas? Un système anarchique serait de faire confiance à la pureté de chaque homme en abolissant le pouvoir dont l’homme lui même est fait de par sa conscience. Bref, vous n’êtes que des moutons qui tenté déséspérément de légitimé votre haine, qui ne l’est pas. Passez donc à la violence, l’état n’enverra pas l’armée car Sarko est la seule victme dans l’histoire. Victime d’une minorité qu se croit etre porteuse d’un vérité qui tue la raison. La france va prendre feu, et alors vous regreterrez le passé aussi fortement que le passé fasciste que vous regrettez à l’heure actuelle…
Peace »

J’ai rencontré la « Rachida Dati » Belge

Fadila Laanan a été surnommée la « Rachida Dati » Belge. Depuis juillet 2004 puis renouvelée en juillet 2007, elle est Ministre de la Culture et de l’Audiovisuel au sein du gouvernement de la Communauté française de Belgique.

Entrée au Parti socialiste en 1993, d’origine marocaine, Fadila Laanan est d’un contact simple, facile et direct. Elle sortait d’une représentation. Cigarette à la main, souriante, elle témoigne d’une franchise assez surprenante à ce niveau de responsabilité. Le risque de scission entre Wallons et Flamands la surprend beaucoup. Point de « bling bling » ni déclaration approximative comme notre Rachida Dati nationale.

Ce soir-là, elle avait des mots assez durs contre une certaine politique d’identité nationale en vigueur en France.

Très tôt, elle s’est frottée au suffrage universel. Avec succès, puisqu’elle a obtenu ce poste.

Fadila, avec nous !

Auteur de Sarkofrance (2007-2012); coulisses personnelles. "Ce n'est pas le désaccord qui gêne mais la façon dont il s'exprime."