Guy Birenbaum est toujours là.

je le croyais parti de la blogsphere depuis l’annonce de la fermeture de son blog le 3 septembre dernier. Puis, au détour d’une recherche sur lepost.fr, je tombe sur lui. Très prolixe : Cécilia et sa séparation, le site Myspace de l’un des fils Sarkozy, délit d’initié chez EADS, etc.

Un billet par jour. Une régularité indiscutable; un ton toujours incisif. Welcome back!

Mais pourquoi veulent elles bosser ?

Tout le monde le sait.

Tout le monde le dit, le constate.

Rien n’y fait.

En France, en 2007, 8 femmes sur 10 entre 25 et 49 ans travaillent. La France est même le pays européen où le taux d’activité des femmes est le plus élevé : 47%. C’est bien, me direz vous.

Mais leur taux de chômage est de 2 points supérieur à celui des hommes. 82% des travailleurs à temps partiel sont des femmes. 80% des travaux domestiques sont assumées par des femmes. 80% des familles monoparentales ont des femmes comme chef de famille.

Bref, avant les inégalités de rémunérations (salaires, retraites), les femmes en France souffrent davantage que les hommes du travail précaire.

Selon Françoise Milewski (économiste et rédactrice en chef de La Lettre de l’OFCE), les inégalités entre les hommes et les femmes sont à l’origine de la précarité pour les femmes. Unefemme qui bosse est précaire parce qu’elle est femme : on lui réserve les tâches ménagères, le soin des enfants. La maternité crée ces ruptures temporaires de contrats qui gêne une carrière.

Son analyse.

« La précarité, vécue ou potentielle, peut être définie comme des situations d’instabilité et de discontinuité, imposées ou « choisies » sous contrainte. Ce sont les ruptures de parcours, professionnels et personnels, qui créent la précarité ou son risque. Quand les caractéristiques des emplois occupés témoignent d’une relation instable au marché du travail (contrats à durée déterminée, dispositifs de la politique de l’emploi, etc.) ou stable dans le sous-emploi (temps partiels imposés), les femmes peuvent basculer vers la précarité, tout particulièrement après une rupture conjugale, car se cumulent plusieurs facteurs défavorables. Elles peuvent même tomber dans la pauvreté, quand, sans emploi stable ou parce qu’elles occupent des emplois mal rémunérés, elles ont des charges de famille. Mais la précarité ne se réduit pas à la pauvreté. Ce sont les notions d’instabilité, de trajectoires professionnelles, de ruptures de parcours, de fragilité de l’insertion et de difficultés de réinsertion qui sont essentielles. »

Un portail pour l’emploi des femmes s’est récemment créé : lancé début septembre, le site www.femmes-emploi.fr veut répondre aux questions que se posent les femmes dans leur rapport quotidien à l’emploi. On y trouve fiches pratiques, témoignages, conseils et expertises. Les témoignages sont éloquents.

Allez-y mesdames.

Et messieurs.

Paris adopte son plan climat sans attendre Grenelle

Le Conseil de Paris a adopté lundi 1er octobre à l’unanimité son « plan climat » pour combattre le réchauffement climatique, un mois avant le Grenelle de l’Environnement du gouvernement.

Ses objectifs sont ambitieux: pour tout ce qui relève directement de la ville, réduction de 30% des gaz à effet de serre en 2020 par rapport à 2004 et de la consommation énergétique du parc municipal. La réduction est de 25% sur la même période, un engagement plus contraignant sue les objectifs européens (20%) .

L’opposition UMP, emmenée par Mme de Panafieu, a voté le plan « malgré toutes ses imperfections »: elle aurait préféré attendre le Grenelle de l’environnement fin octobre et a regretté un programme « trop timide » et « non chiffré ». Huit de ses 26 amendements ont été pris en compte par l’exécutif.

« Nous n’avons pas voulu faire de ce plan un enjeu politicien », a déclaré la candidate UMP à l’Hôtel de Ville. « Paris a déjà trois ans de retard et ne peut s’offrir le luxe d’en avoir davantage ».

Pour les Verts, composante de la majorité municipale, René Dutrey a raillé « le bal des nouveaux convertis » affirmant que-le plan climat ‘n’est ni une lubie d’écolos ni une préoccupation de pays riches: les plus exposés aux changements climatiques seront les Plus pauvres ».

L’UDF-Modem a voté pour, « simplement parce qu’il s’agit d’une obligation morale », selon le président de groupe Didier Bariani. « D’accord avec les objectifs assignés à la Ville et à ses habitants », il a salué « la prise de conscience’ que représente ce plan.

MRC, PCF, Nouveau centre et indépendants ainsi que le tout nouveau groupe « Paris libre » composé d’ex-UMP, ont également voté pour.

Alors que plus de 85% du bâti à Paris date d’avant 1975, le plan propose un « plan Marshall » du bâti ancien et de rénover d’ici à 2020 un quart du parc social, en commençant par les bâtiments les « plus énergivores ». Pour l’habitat privé, la Ville subventionnera, dans un premier temps pour 300 immeubles, le diagnostic énergétique puis les travaux indispensables.

La municipalité prévoit aussi de se doter massivement de véhicules hybrides et de réduire son parc automobile.

Plus généralement, la priorité absolue est donnée au transport de marchandises par rail. Un partenariat avec la fondation Clinton sera mis en place, une initiative des verts reprise par le maire.

Un amendement UMP repris par la municipalité prévoit un « bilan carbone » (permettant d’évaluer l’impact en émission de gaz à effet de serre) préalable à tout projet urbain.

Un voeu de l’UMP pour accélérer la rénovation des logements sociaux a également été adopté par les élus municipaux.

(Dépêche AFP)

Sego attaque ! Banzaï !

Ségolène ROYAL dénonce dans LE MONDE les bourdes diplomatiques du Président. Et il est vrai que pour un candidat dont l’équipe avait loué la compétence et le sérieux, elles sont sévères.
Pendant la campagne présidentielle, nous entendions souvent à propos de la candidate socialiste la critique sexiste d’incompétence (« tu la vois tenir tête à Poutine ? »)
Que dire aujourd’hui ? Notre Président vend une centrale nucléaire à la Libye, insulte l’Afrique dans un funeste discours, laisse son Ministre des Affaires Etrangères parler de guerre probable avec l’Iran, et évoque un voyage prochain en Chine aux mépris des droits de l’homme.
Ségolène Royal enfonce le clou (et elle a raison).

Elle attaque le Président sur son domaine privilégié. Bravo.
Lisez plutôt.

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Une diplomatie incohérente, par Ségolène Royal
LE MONDE | 01.10.07

© Le Monde.fr

Thomas, Yacine et Chloé : Générations rebelles

Les rebelles de la radio ?

Un sens politique plus aiguisé que Jean-Michel Apathie et Alain Duhamel réunis ?

Une libre antenne qui ne fait rimer liberté avec vulgarité ?

C’est ici. C’est avec eux.

L’un des meilleurs débats radiophoniques du moment est la matinale de GENERATIONS FM 88.2, du lundi au vendredi, animée par Yacine et Thomas, avec le concours de Chloé qui tient les news et la revue de presse.
Ils animent des débats ouverts, sans insulte ni violence. On y réagit à l’actualité : Fadela Amara et son plan anti-glandouille, les tests ADN contre la fraude au regroupement familial.

Pas franchement tendres avec Sarkozy, mais sans tomber dans les clichés « Sarko=facho ».
Dépéchez vous, écoutez-les.

Les gentils segolenistes

J’ai fait une vraie découverte à la République des Blogs : les ségolénistes avaient des consignes pour ne pas être agressifs envers l’adversaire pendant la campagne présidentielle (n’est-ce-pas Dagrouik ? N’est-ce pas Wildo ?).

Je comprends mieux la verve actuelle. Il faut se rattrapper.

En politique comme en affaire, Sun Szu est un maître : attaque pour tuer. La politique est une affaire de meurtre symbolique. Pourtant Ségolène est dure. Elle ne veut pas le paraître. Je l’ai aperçu lors de son intervention au Grand Journal de CANAL+: le visage serré, le regard dur. « Elle a besoin de se concentrer » m’a-t-on dit. Elle n’est pas angélique. Elle sait qu’il faut se battre. Mais, chose étrange, elle semble persuadée qu’il vaut mieux survoler la mêlée. Quand un proche lui a offert il y a 4 mois les oeuvres de Macchiavel, elle a reconnu : « j’aurais dû les lire plus tôt« .

Pas d’accord.

Ségolène, laisse d’autres répliquer, fusiller, massacrer, nettoyer. C’est tellement simple et efficace.

Auteur de Sarkofrance (2007-2012); coulisses personnelles. "Ce n'est pas le désaccord qui gêne mais la façon dont il s'exprime."