L’appel du devoir

Ce jeu est une enigme. Il vous plonge dans la guerre. Jeu subjectif, vous tirez, vous butez, vous avancez, vous courez. Les ligues prudes nous expliquent que le jeu video est mauvais pour l’enfant, l’adolescent. Qu’il exhume de mauvaises pulsions. Un peu comme les films d’horreur, mon second plaisir personnel.

Allez savoir.

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Blog ou magazine, faut-il choisir ?

Depuis 4 semaines, Marianne2.fr accepte de publier un billet hebdomadaire de Sarkofrance. La semaine passée, l’une de ces chroniques, « la droite snif snif » a été lue 16 288 fois, générant 86 commentaires et se plaçant à la 4ème place des billets les plus lus de la semaine sur le site.

Pour sa part, Sarkofrance reçoit environ 800 visiteurs uniques par jour (source Googleanalytics statcounter eet sitemeter), et a franchi les 200 000 visites la même semaine.

Ce billet sur Marianne2 a eu la même visibilité que mon blog sur 3 semaines.

Pourquoi continuer ?

Parce qu’un billet ne résume pas une veille.

Parce que ce billet tire sa crédibilité du travail quotidien, parfois de fourmi, que le blog accomplit.

Parce que je ne peux pas m’empêcher d’écrire chaque jour, chaque nuit.

Sarkozy dans la fosse, plaisir sadique

J’avoue, j’étais en manque.

Comme le tabac interdit des cafés et restaurants, les prestations télévisées de Nicolas Sarkozy me manquaient. « Il » me manquait. Ce fut un vrai plaisir de le retrouver jeudi soir.

Avec une certaine crainte, j’attendais le « changement. » Qu’allait-il nous faire cette fois-ci. Avec une certaine jubilation (90 minutes rien qu’avec lui), j’écoutais, notais, retenais.

Puis, ce fut la déception. Il maîtrisait ses tics nerveux, la cravate était simplement noire, la Rolex était cachée. Il n’interrompait pas ses journalistes. On ne voyait pas sa jambe trembler d’impatience, ni ses talonettes dépasser. Tout fut sous contrôle.

Cool cool, zen zen.

Comme en janvier 2007.

J’ai rencontré Nabil Ayouch

Nabil sait que je tiens un blog. Mais il ne sait pas lequel. Quelques semaines après l’élection de Nicolas Sarkozy, nous avons eu des discussions animées. Nabil Ayouch est réalisateur, et producteur. Mère juive Française, père musulman marocain. Nabil est doux, déterminé, brillant.

Son dernier film vient de sortir: « Whatever Lola wants. » Musique envoutante, actrice fascinante, film oecuménique.

Traîtres et fiers de l’être

J’avoue.

J’ai connu des proches qui ont changé de bord. Mes amis « de droite » me charrient volontiers. « Tu changeras. » Ils me le disaient il y a 20 ans, quand j »étais trotskyste tendance Pierre Juquin (drôle de mélange). Ils me le répétaient il y a 10 ans quand je votais Vert, tendance rouge. Ils me le disaient il y a un an, en pleine Sarkomania.

Eux n’ont pas changé.

Moi non plus.

Les ministres « d’ouverture » ont laissé entendre récemment au Figaro qu’ils ne « regrettaient rien. » Tant mieux pour eux. On ne les regrette pas.

« Un an après, où en sont les ministres d’ouverture ? Dans leur fauteuil, et heureux de l’être. Après des débuts houleux, les six ministres venus de la gauche affichent un sourire qui se veut décomplexé. «Depuis que je suis arrivé, je me targue d’être à la tête d’une diplomatie très active. Prenez le Darfour : avant juin 2007, tout le monde déplorait la situation. Mais concrètement, on faisait quoi ? J’ai réuni des associations, je suis allé sur place dans les camps de réfugiés, j’ai organisé une Conférence internationale. Et une résolution a été votée au Conseil de sécurité de l’ONU sur une proposition française», fait valoir Bernard Kouchner, le ministre des Affaires étrangères. «En dix mois, je pense avoir travaillé à concrétiser le retour de la France en Europe», affirme pour sa part Jean-Pierre Jouyet, secrétaire d’État aux Affaires européennes. «J’ai carte blanche pour travailler sur la banlieue et faire ce que je dois faire», se réjouit de son côté Fadela Amara, la secrétaire d’État à la Politique de la ville.

«Plus aucun d’entre nous n’a envie de partir», résume Éric Besson. »

La figure du faux-cul

Xavier Bertrand était l’invité de Dimanche+. Interrogé sur les expulsions inutiles de sans-papiers, il botte en touche en célébrant le « dialogue social ».

Xavier Bertrand parle en A-R-T-C-U-L-A-N-T, pour que l’on comprenne bien. Il a été fidèle soutien de Chirac, Juppé, puis Sarkozy.

Xavier Bertrand me semble être le « traître fidèle, » celui qui poignarde en souriant. Il a le visage qui respire la langue de bois. Et il la pratique avec grand art. Je vous renvoie sur SARKOFRANCE pour quelques exemples. Je l’y ai même « tagué. »

Auteur de Sarkofrance (2007-2012); coulisses personnelles. "Ce n'est pas le désaccord qui gêne mais la façon dont il s'exprime."