Affaire Siné : le malaise

J’avais été surpris en écoutant, un vendredi 10 juillet, Claude Askolovitch sur RTL, dans l’émission ON REFAIT LE MONDE animée par Nicolas POINCARE: son coup de gueule de la semaine était pour Siné et Charlie Hebdo. Un malheureux billet faisait un parallèle nauséabond entre Jean Sarkozy, sa fiancée riche héritière du groupe Darty et … juive. Depuis, l’excellent Philippe VAL, patron du journal, a viré Siné de Charlie Hebdo. Ou plutôt, il ne lui commandera plus d’articles.

La même semaine, un échange de cercueils entre Israël et le Hamas a eu lieu.

1. Il a une tradition « gentiment » antisémite de gauche. On y assimile « juif » et « riche ». On se contente parfois de taper sur Israël. La mauvaise foi de Siné m’a laissé bouche bée, comme à chaque foi qu’un « compagnon » est pris les doigts dans le pôt de confiture antisémite. Philippe Val a eu mille fois raison, et davantage encore.

2. Il y a une occultation « gentiment » sioniste des excès d’Israël. On se précipite sur chaque attentat antisémite, on crie au complot. On oublie les enfants palestiniens.

J’éprouve un profond malaise sur ces deux sujets.  C’est un bourbier moral où seule la mauvaise foi semble l’emporter. Je reste pro-israëlien, tendance sioniste, .. et pro-Palestinien.

Na.

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Fox attaque Obama (2)

Fox contre Obama

Si vous croyez que les médias français sont manipulés, n’allez pas aux Etats-Unis. Petite compilation sur le traitement de la campagne de Barrack Obama par le 5ème réseau américain, Fox News.

Saloperie en barre.

Pour qui voter ? (2/2)

Le vote est aussi, et surtout, une question d’exclusion. Passées les évidentes éliminations à droite (Front National, UMP, MPF, MNR), la question reste (presque) entière.

Les gauchos de l’extrême gauche m’amusent. « Prolétaires de tous les pays, unissez-vous ! »

Et les non-prolétaires, on en fait quoi ? L’extrême gauche a raté une étape: il faut élargir la zone de chalandise comme on dit en marketing. Trop peu de gens s’identifient (ou veulent s’identifier) aux prolétaires. Il faut élargir et se placer sur le terrain de l’éthique : qui a décidé que mon patron avait droit de vie ou de mort sur ma vie professionnelle ? Pourquoi n’aurais-je pas droit à la parole sur les choix d’entreprises ?

La dénonciation permanente est usante (c’est Juan de Sarkofrance qui vous le dit ! Paradoxe.)

Je ne pourrais pas voter pour Lutte Ouvrière ou le Parti des Travailleurs. Sous couvert de lutte pro-travailleurs, ces partis s’apparentent à des sectes.

Je ne pourrais pas voter pour Jean-Pierre Brard ou Maxime Gremetz. Bizarrement, je pourrai voter communiste (je l’ai déjà fait), si le candidat n’est pas troublant. Brard est tombé dans le pot de confiture à Montreuil. Inutile de le sauver. Gremetz terrorise ses collaborateurs et a quelques difficultés à critiquer le bilan de l’Union Soviétique.

WSWS: Comment voyez-vous l’expérience de l’Union Soviétique?

MG: Cela a été une expérience historique donnée qui a joué un grand rôle dans le monde, y compris dans les pays capitalistes.

Et vous ?

Pour qui voter ? (1/2)

« Si ça continue comme ça, Sarko va encore passer. »

Ma femme a eu cette réflexion, un matin en écoutant France Inter au petit déjeuner. On entendait la Xième dispute entre socialistes. je me suis dit qu’il faudrait que certains accélèrent le rythme de leur refondation.

Je pourrai voter Modem. Il faudrait qu’il soit en tête de l’opposition à l’UMP Sarkozyste.

Je pourrai voter Socialiste. Je l’ai fait plusieurs fois, et pas seulement au second tour. Même si Ségolène Royal n’est pas candidate. Même si Fabius était candidat. Même si DSK se présentait. j’arrête les scenarios catastrophes.

Je pourrai voter Besancenot. Attendre le grand soir. Casser du bourgeois (merde ! rayez pas ma Zaphira !). Besancenot pourrait comprendre que gouverner, c’est choisir et prévoir.

Je pourrai voter Vert. Après tout, je cotise toujours. Les Verts restent le parti le plus visionnaire et intelligent de la gauche française.

Fondamentalement, je crois que 50% des positions politiques ne sont que des postures. J’imagine une réunion où chacun viendrait masqué et anonyme pour débattre. Les points communs seraient nombreux.

Je n’imagine pas un militant du nouveau Parti Anti-Capitaliste ne pas comprendre qu’il faille laisser une certaine motivation au profit pour que des entreprises se créent et se développent .

Je n’imagine pas un militant du MODEM ne pas comprendre que la cogestion simple et directe est une nécessité en entreprise.

Je n’imagine pas un militant PS ne pas comprendre que le nucléaire ne sert à rien pour les voitures.

Je n’imagine pas un Vert ne pas comprendre que …. Je sèche. Je suis encore trop Vert.

Aidez-moi.

Bravo à Dagrouik pour son initiative.

Je ne suis pas journaliste mais peut être blogueur

En 2007, la campagne présidentielle avait révélé au « grand » public l’existence, et la popularité, des blogueurs politiques. A l’époque, je faisais partie du « grand » public.

En 2008, les blogueurs et les journalistes se frottent, s’attaquent ou se soutiennent. Marianne accueille des « blogueurs associés. » Le magazine avait déjà ouvert ses colonnes depuis l’origine à un important courrier des lecteurs, voire à des chroniqueurs « qui ne pensent pas comme nous. » C’est un peu la suite d’une même démarche.

Récemment, Versac a fermé son blog après un duel 2.0 avec Apathie, le chroniqueur politique de RTL. Morandini a voulu se farcir notre estimé confrère Luc Mandret. Serait-ce la guerre ?

Je ne suis pas journaliste. Je suis très flatté d’être parfois publié par Marianne, je suis souvent très énervé de la paresse de certains journalistes qui pourraient au moins passer 15 minutes sur Google avant de publier des bétises; je suis toujours admiratif du travail des journalistes en général.

je suis peut-être blogueur. Techniquement, je le suis; psychologiquement, je ne le suis pas. Le blog peut être une seconde vie, voire le principal d’une vie. Bloguer use les proches, défoule les nerfs. Le journaliste est troublé par cette liberté du blogueur, subjectif et souvent expert. le blogueur devrait être admiratif du journaliste, celui qui raconte la guerre au Darfour ou subit Nicolas Sarkozy au quotidien.

Quand Apathie attaque Versac, il témoigne d’un trouble. Le blogueur exprime souvent librement sa subjectivité, et sans formule de politesse. Quand Versac s’indigne de la risposte d’Apathie, il oublie que les joutes éditoriales sont fréquentes dans le monde de la presse.

Quand Morandini attaque Lancelot, ben… Il n’a juste rien compris.

Mais on le savait.

Auteur de Sarkofrance (2007-2012); coulisses personnelles. "Ce n'est pas le désaccord qui gêne mais la façon dont il s'exprime."