Sarkozy radicalise la blogosphère

J’ai conscience d’avoir radicalisé mes propos sur Sarkofrance. 8 mois de Présidence Sarkozy ne m’aident pas à modérer ma rage. Je ne suis pas le seul. Cette tendance n’est pas bonne pour deux raisons. Il faut tenir 4 ans, et il faut convaincre. La radicalité ne pousse pas à l’ouverture. Je le reconnais. Je veux convaincre l’électeur ayant voté Sarkozy en 2007 de ne pas reproduire son erreur en 2012. Je sens une inquiétude générale : en mai dernier, nombreux étaient ceux qui pensaient, même déçus par le résultat du vote présidentielle, qu’il fallait laisser du temps à l’action du nouveau Président. Depuis, les positions se sont durcies. On n’attend plus. Les « trolls » de droite polluent de plus en plus rarement les blogs vigilants. Les blogueurs « modérés » se délivrent.

Seconde constatation, l’extrême gauche radicalise son discours contre la gauche; on lit ici qu’Hortefeux fait à peine pire que Jospin ou Rocard; on peut même se faire traité de « social-traître« . Comme si  l’offensive de certains créait un problème de positionnement à d’autre. Les responsables politiques Besancenot ou Laguiller n’ont pourtant pas ces hésitations. Que font donc les internautes ?

Rassemblons nous. La politique est une affaire de priorité. J’ai tendance à considérer que la « politique du pire » est la première des traîtrises. Les attaques gauche contre gauche en troublent certains comme Maxime, qui croit devoir expliquer pourquoi il est gauche.

Je n’expliquerai pas plus tard à mes enfants de sombres tactiques justifiant une impuissance à voter pour un(e) candidat(e) trop modéré(e).

Voter, c’est choisir « le moins pire » pour éviter le pire. Tout autre raisonnement est inepte. Sarkozy nous en fait la preuve tous les jours.

A bon entendeur…

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« Très Bien Merci », le film prémonitoire de la sarkofrance

Le film est sorti dans un quasi-anonymat. On y voit un citoyen se faire verbaliser pour cause de cigarette allumée; arrêté pour avoir assisté à un contrôle de police; placé en garde à vue. Enfermement sur décision d’expert, perte de boulot, le cercle infernal. Précipitez vous sur le DVD. Gilbert Melki et Sandrine Kiberlain y sont formidables. Ce film fait pleurer. Il est sobre, arride. Mais on ne pourra pas dire que l’on se savait pas.

Valéria Bruni-Tedeschi résiste à Nicolas

Mardi 9 janvier, j’envoie un texto à un ami, « ami des stars » : « sais tu combien de personnes sont invitées par Carla Bruni mercredi soir à l’Elysée ?« . Aucune réponse le lendemain. Puis ce matin: « je n’avais pas la réponse à ta question. Valeria n’est pas très bavarde sur le sujet « . Effectivement, Valeria a jusqu’ici refuséde rencontrer le Président Sarkozy. Pas sa came. Enervée de cet étalage. Allez voir plutôt son film. Le soir de son avant-première, la salle bruissait de la rumeur de la venue de Nicolas. Mais il n’est pas venu.

Travailler plus pour vivre moins ?

« vous ne vivez que pour votre travail ? »

« vous attendez la mort d’un proche pour prendre des vacances ? »

« vous n’avez jamais vu vos enfants habillés autrement qu’en pijama ? »‘

« Vos enfants vous confondent avec le voisin ? »

Une bande annonce efficace, pour les fans de Sarkofrance. C’est juste un coach personnel. Rien que cela.

J’ai rencontré Xavier Gens. Allez voir Frontiere(s) le 23 janvier

Xavier est un type sympa, doux, calme. Il parle calmement. C’était en mai 2005 dans un station balnéaire de la Côte d’Azur. Il sait ce qu’il veut filmer. Il a été marqué par le 21 avril 2002. Il a écrit un film GORE. Des nazis cannibales. Il me reconnaîtra s’il lit ce blog. Peu importe. Allez voir son film. FRONTIERE. ça décoiffe. Des beurs braqueurs, un soir d’émeutes en banlieues, tombent sur des gros méchants.

Xavier a réalisé Hitman. C’est mon ami sur un réseau social renommé. J’en suis fier. Le film d’horreur est une rage, une transgression qui, quand elle est bien faite, vous remue et vous défoule.

Sego et le Parti Stupide

Ségolène Royal a annoncé sa candidature à la direction du Parti Socialiste. Le bal des hypocrites reprend de plus belle : « c’est trop tôt« , « les Français attendent autre chose« , et blabla, et blabla. Nicolas Sarkozy a-t-il attendu novembre pour déclarer que la présidentielle de l’année suivante l’intéressait ? Doute-on de la candidature de François Bayrou ou d’Olivier Besancenot pour 2012 ?

Non.

Il n’y a qu’au Parti Socialiste qu’on préfère désavouer une démarche – une candidature – plutôt que contester les idées. Trouvez moi donc un seul parti – à part les chasseurs et les alcoolo du Parti des Travailleur – qui tortille du cul jusqu’à 6 mois avant une élection présidentielle pour désigner son candidat ?

Un seul conseil, chère Ségolène,

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PS: ce conseil s’applique aux autres éventuels candidats; qu’on en finisse svp. 

Auteur de Sarkofrance (2007-2012); coulisses personnelles. "Ce n'est pas le désaccord qui gêne mais la façon dont il s'exprime."