Squatteurs expulsés

Jeudi 6 septembre 2007 à 15 heures, les forces de l’ordre ont mobilisé pas moins de 12 cars de CRS pour expulser 45 étudiants précaires d’un immeuble de bureaux vides appartenant à Europa Meridional, un fonds de pension espagnol.

Avant même le passage d’un huissier et sans attendre nos avocats, sans aucune ordonnance d’expulsion, la préfecture a ordonné arbitrairement l’expulsion. En off, le commissaire divisionnaire du commissariat du XVIème a admis que « c’est inhabituel, c’est clairement politique ». Il a même déclaré aux étudiants avoir pour ordre « d’expulser pour constater la dégradation de la serrure ». Drôle de motif, n’est-ce pas ?

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« Pardonnez-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font »

«Au fond ce qui me vient à l’esprit c’est peut-être cette parole de la Bible “pardonnez-leur parce qu’ils ne savent pas ce qu’ils font”. Donc, je pardonne à tous ceux qui m’agressent parce que d’abord je pense qu’ils me font moins de mal à moi qu’aux socialistes, qu’à toute la gauche». Ségolène Royal, Québec, 17 septembre 2007

Sur son blog, Jospin est silencieux depuis le 20 mars.

La question humaine : j’ai rencontré Nicolas Klotz

J’ai rencontré Nicolas Klotz. Il venait de trouver de l’argent pour son film et de se séparer de son producteur initial, Paulo Branco. J’avais lu son scenario. Travaillant dans une (grande) entreprise, j’avais été frappé par certains passages de son texte. Ecrits par un DRH. Plus vrais que nature. Nicolas Klotz était calme, souriant, l’oeil vif. Nous avons déjeeuner ensemble une fois le tournage terminé. J’ai eu l’impression qu’il se demandait l’intérêt que je pouvais avoir pour son film. J’étais une curiosité. J’ai vu son film il y a quelques mois. Bluffant. Glaçant. J’en ai déjà parlé ici. Foncez y. Il est rare que le cinéma français regarde le monde de l’entreprise.

Elle est où Sego ?

… en Italie…

Ségolène Royal était,dimanche 9 septembre, l’invitée de la Fête nationale de l’Unità organisée par le Parti des Démocrates de Gauche italien à Bologne. Invitée à l’initiative de Piero FASSINO, premier secrétaire des « Damocratici di Sinistra »

J’ai toujours du mal à m’habituer à l’Italie, le pays préféré de ma fille. Gauche se dit « sinistra« …

Et maintenant, elle part au Québec.

Bon. « Je marche seul » (les plus jeunes ne peuvent pas connaître)

Un nouveau blog: chez les Filles

SUPER, je suis un garçon.

J’explique à mon fils de 6 ans que la chanson de Koxie (Garçon) est très bien; qu’il faut être féministe quand on est un garçon; parce que la discrimination des femmes est la même que le racisme ordinaire.

Et voici qu’un nouveau site de « filles » ouvre ses portes.

Et que vois-je? Une caricature de magazine féminin. Rubriques beauté, jardinage, loisirs, boulots, news people, etc…

Et les « filles », ajoutez moi une rubrique pour me faire plaisir : P-O-L-I-T-I-Q-U-E

Simone de Beauvoir vous remercie.

SDF – Sans Devoir Fixe

Le 14 décembre 2006, un SDF est mort de froid en bas de chez moi. Je ne l’ai appris qu’en lisant un petit mot, avec une photo, collé sur le banc qu’il occupait devant le Franprix de la rue du Poteau, dans le 18ème arrondissement de Paris.

L’opinion pense que les SDF ne peuvent plus, ne veulent pas, ne savent plus réintégrer la société.

Vivre à la rue est une torture, y laisser les gens une atteinte aux droits de l’homme. Psychanalyste, auteur « Des Naufragés » [1], Patrick Declerck le répète inlassablement. Il vient de publier un pamphlet « Le sang nouveau est arrivé. L’horreur SDF » (lire la critique). Il soutient l’action de l’association Médecins du monde qui, depuis le premier jour de l’hiver, propose une tente aux personnes dormant dans les rues de Paris. Au-delà de cette opération symbolique, l’association se mobilise pour réclamer des mesures concrètes : le droit à un hébergement sans limite de durée ; la sortie des dispositifs d’urgence et la mise en œuvre de solutions durables. » (source)

Pourquoi tant d’impuissance ? Le sort des SDF est l’affront le plus direct à la solidarité nationale. Les SDF détruisent par leur seule présence le discours de responsabilité – « droits contre devoirs ». Les SDF sont ainsi repoussés hors des centres ville, de Paris à Perpignan. On réfléchit à leur décourager, avec répulsifs ou autres moyens.

Dans un discours ambiant sacralisant le donnant-donnant, le SDF nous rappelle que la précarité exige une solidarité sans contre-partie.

Auteur de Sarkofrance (2007-2012); coulisses personnelles. "Ce n'est pas le désaccord qui gêne mais la façon dont il s'exprime."