The Day I was American.

Je suis arrivé à JFK Airport lundi 10 septembre 2001 au soir; nous avions deux rendez vous le lendemain. L’un chez des américains souhaitant créer une joint-venture avec nous. L’autre avec le DG de la filiale new-yorkaise d’un grand groupe français. Un voyage de 48 heures. J’avais pris ma caméra JVC, sans recharge. Le voyage était court. Retour prévu le mercredi 12 au matin.

Petit hôtel dans le centre de Manhattan. Au réveil, je descend prendre un petit dej dans un « diner » voisin. Il est 7h30 environ. Nous sommes à 43ème rue et Broadway. J’avise un café internet (pas de blackberry, twiter, 3G à l’époque). Un écran géant retransmet NYOne, le télé locale. Interruption, image du WTC, un trou au beau milieu de l’une des tours. Je cours à l’hôtel prévenir mon boss: « y a le feu au WTC !« . J’appelle ma femme: « il y a un problème ici. Ne t’inquiète pas. Je n’irai pas aux tours.« Nous voyons dans le poste le second crash d’avion. Je n’ai pu joindre la France par téléphone avant 24 heures.

Nous nous rendons chez nos hôtes américains. Une autre tour proche de Time Square. L’oeil rivé sur un poste de Tv. des bruits sourds d’avions dans le ciel. Un oeil vers la fenêtre vers le Sud en fumée. Puis une Tour tombe, devant nous. On pleure. Une secrétaire appelle ses enfants au téléphone (« get home » »). La réunion s’achève. Puis la seconde Tour s’effondre aussi. Une panique « calme ». On descend tous.

Le soir, un ami français résident vers la 8ème rue nous permet de franchir les barrages au sud de l’île. Va et viens de camions, pompiers et volontaires déterminés à l’aller, équipes grises de poussières au retour. Des passants tendent des drapeaux et des sandwiches. Au fond, à 400 mètres, un halo de lumière à Ground Zero. Ils creusent.

J’ai mis 5 jours pour revenir en France, en passant par Montreal. La Fête de l’Huma démarrait quand nous avons atterris.

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La vie dans rue

Yannick Marechal a débuté une série de reportages sur la vie dans la rue. Images simples, touchantes. A voir d’urgence.

Ceci est mon premier film, ayant pour ambition d’approcher la réalité de la rue tout en montrant les difficultés que pouvaint endurer les SDF au quotidien. Suite à l’intervention de policiers et d’ambulanciers par 3 fois (interdiction de filmer) j’ai essayé au mieux de retranscrire l’atmosphere de cette soirée. L’objectif étant de montrer la Misère tel qu’on a pas l’habitude de la voir !

Chroniques précaires : on ne prête qu’aux riches.

En 2000, un ami a créé son entreprise d’édition dans le domaine culturel. Initialement seul, il a embauché un stagiaire, puis un employée. Sa PME compte aujourd’hui 3 personnes. Quelle fut l’attitude des banques, alors qu’il n’a ni emprunt ni historique de défaillance de paiements, 7 ans après sa création ? Auccun découvert autorisé. Pas un euro. Sa société est juste à l’équilibre.

En 2004, une proche a repris un commerce de prêt-à-porter, avec un associé déjà propriétaire de 3 boutiques profitables. Pour racheter le fonds de commerce et financer les aménagements intérieurs, il fallut emprunter. Le Crédit Mutuel accepta de prêter 12 000 euros, avec caution personnelle. Aux premiers aménagements, premières surprises: la banque déclara qu’elle libérerait les fonds à fur et à mesure de la réception des factures de travaux. Envie de meurtre. Changement de banque.

Morale de l’histoire : on ne prête qu’aux riches.

Le jour où je suis devenu américain

Vous pouvez désapprouver, me détester, vous étonner d’une telle naïveté.

Le 11 septembre 2001, j’étais à Manhattan depuis 24 heures, pour des raisons professionnelles. Arrivé la veille, j’ai passé une mauvaise journée. Je suis resté bloqué 5 jours. C’était un mardi, comme cette année 2007. Et vous, où étiez vous le 11 septembre 2001 ?

La précarité excuse-t-elle tout ?

Deux récents faits divers interpellent le citoyen: à Aubervilliers, une municipalité communiste a obtenu gain de cause mardi 4 septembre contre 150 squatteurs, qui ont été expulsés jeudi 6 septembre. Le 30 août, la police a vidé de ses occupants le local d’AC !, au 23, bis rue Mathis dans le 19ème arrondissement.

L’association s’est rapidement plainte, dans un communiqué, de l’attitude de la mairie PS/PC/Verts. Il fallu attendre un communiqué des Verts Paris pour apprendre que (1) le bail du local était résilié depuis un an, à cause d’une scission du groupe local, maiis surtout que (3) ce groupe « s’est manifesté par des agressions violentes (occupations locales, agressions verbales de militants et d’éluEs et du personnel de la mairie, tentatives de perturbations de réunions, perturbations d’inaugurations..). »

La fin justifie-t-elle les moyens ?

Ces faits illustrent la difficulté du passage à l’acte : celle de partis de gauche parvenus aux responsabilités qui n’arrivent pas à répondre à tout. Celle aussi de mouvements sociaux coincés dans la dénonciation.

Solidarité

Le Réseau Education sans frontières – RESF, France – exprime son indignation devant les poursuites dont sont victimes les hommes d’équipage des navires tunisiens Mortadha et Mohammed-el-Hedi, « coupables » du délit de solidarité pour avoir secouru et débarqué 44 migrants sur le point de chavirer en pleine mer dans le canal de Sicile. Ces hommes ont sauvé des vies et sont aujourd’hui en prison ! C’est une honte.

Auteur de Sarkofrance (2007-2012); coulisses personnelles. "Ce n'est pas le désaccord qui gêne mais la façon dont il s'exprime."