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Faire la VIème République avec ceux de la Vème République

Comment du passé faire table rase ? Avec les mêmes ?

C’est la question que ce sont involontairement ou non posées toutes les révolutions. Prenez le printemps arabe. Leur situation était presque plus facile puisque ce furent des dictatures qui furent renversées. Nulle démocratie, l’opposition était étouffée. Il y avait des dissidents. Et nous eûmes toutefois de quoi dire et critiquer après le renversement de ces mauvais régimes. Il y eut la crainte d’un changement de régime favorable aux islamistes.

Nous nous souvenons aussi de la disparition des régimes communistes en Europe de l’Est. Un peu partout, des ex-apparatchiks furent aussi les dirigeants des nouveaux régimes. Qui regrette l’action de Gorbatchev ?

En Syrie, l’un des mouvements rebelles au boucher el Assad vient d’afficher publiquement son ralliement à Al Qaïda.

En France ou ailleurs en Europe, le « coup de balai » qui s’impose à certains comme un nécessaire changement est sans rapport. Nulle dictature ni guerre civile. Mais la rage , quand elle s’exprime, est forte.

Le « coup de balai« , funeste expression, devra compter sur les forces en présence dans l’ancien régime. Les adorateurs du Grand Changement peuvent déjà examiner cet avenir-là. On perd souvent trop de temps à critiquer le présent sans préparer l’avenir. C’est un anti-sarkozyste obsessionnel qui vous le dit. Qui restera après la purge ? Qui pourra échapper au coup de balai ? Qui fera le tri ?

« il ne faut pas cliver, cliver, cliver, là où il faut rassembler, rassembler, rassembler. » André Chassaigne.

Plutôt qu’un coup de balai, nous espérons un changement de régime. Plutôt qu’une purification, nous préférons un rassemblement.

« La 6eme république n’appartient à personne. Pour organiser une manifestation unitaire, il eut été tellement plus productif de prendre des contacts avec tous ceux qui ont à cœur la 6e république, pour pouvoir ensuite décider ensemble des formes et du contenu de l’action… » Jacques Perreux.

Il y a, dans le slogan du coup de balai, beaucoup de posture. Je l’écris sans animosité ni critique. Il faut parfois se saisir du vocable de la rage pour entretenir ou susciter un quelconque feu politique, créer du rapport de force pour faire avancer sa cause. Mais l’époque mérite sans doute mieux que cela.

L’épuisement économique et psychologique dans lequel nous sommes tous nécessite aussi quelque chose de plus construit, de plus nourrissant.

 

 

(crédit illustration)

Hollande va devoir renverser la table, mais laquelle ?

Il paraît que l’intervention de Hollande de ce soir est supra-attendue. Pour nombre d’éditocrates, ce sera l’über-night, le moment de tous les moments, de quoi recharger les piles de la commentaires-factory pour quelques semaines voire mieux.

Comme à chaque fois, chacun y va de son pronostic, et l’on théatralise à souhait ou jusqu’à la nausée les enjeux d’une grosse demi-heure d’échange présidentiel.

Au risque de décevoir.

1. D’abord, c’est David Pujadas qui joue l’homme orchestre. Tant que les médias laisseront des « journalistes-à-tout-faire » et donc experts en rien challenger nos responsables politiques, il ne faudra pas en attendre grand chose. Seul compte le(s) message(s), pas le fond.

2. On sera, comme souvent, contraint de décrypter les non-dits, d’extrapoler sur les petites phrases, de sur-interpréter les paragraphes et attitudes. La Crise est immense et pourtant il y a encore des journalistes pour penser qu’il est utile de nous occuper

3. Les sujets sont connus – Mali, chômage, Mélenchon, austérité, Chypre, la mise en examen de Sarkozy et le départ de Cahuzac. Une droite, indigne, aimerait aussi remettre la lutte contre délinquance et l’immigration – ce couple maudit des délires xénophobes des « Indentitaires Nationaux »- sur la table de l’agenda politique. On peut espérer qu’Hollande ne tombera pas dans ce piège-là de l’instrumentalisation politique. On peut penser aussi que Pujadas ne nous épargnera pas la question des sondages de popularité, aussi débiles ces derniers puissent être.

4. Hollande aura peut-être quelques annonces. Pour les naïfs qui croient encore à la « promesse-clé-en-main-qui-résout-tout », cette attitude pourrait faire la blague quelques temps.

5. Hollande fera de la pédagogie. La formule est classique. Quand les gens râlent, on dit qu’ils n’ont pas compris. Par exemple, moi aussi je râle, mais je pense avoir compris que pour l’instant il n’y avait pas d’alternative politique à ce que nous vivons (lisez correctement: j’ai dit « alternative politique« , rien d’autres). La vraie pédagogie, insuffisamment faite, consisterait à rappeler cet acquis, un vrai, et un lourd: Hollande a repoussé l’échéance des 3% du déficit budgétaire. On a pris cela pour une reculade dans les milieux autorisés. C’est l’une des meilleures choses qui soit arrivée cette année !

6. La question qui m’intéresse est la position de Hollande vis-à-vis de sa gauche, et, en particulier, le Parti de Gauche de Jean-Luc Mélenchon. Ce dernier est dans l’opposition. Mais il a franchi une nouvelle étape tactique le weekend dernier en brusquant davantage son discours – je n’évoque pas seulement la forme du « parler cru et dru » de son leader. Hollande a-t-il envie de laisser une porte entre-ouverte ou a-t-il fait le deuil de toute alliance ? Pour celles et ceux qui croient à un quinquennat inversé (la version Todt – redressement d’abord, « gauchissement » ensuite) cette question n’est pas sans intérêt.

 

Il paraît donc que Hollande doit renverser la table (dixit Achilli, RTL). Oui, sans doute, mais laquelle ? Celle sur laquelle le PS est installé – alors qu’il a laaaaaaaaargement gagné les élections ? Celle de la gauche de la gauche – c’est-à-dire consommé la rupture ? Celle de sa politique économique plus ou moins négociée avec l’Europe merkellienne ?

 

 

Le plaisir de bloguer

« Tu sais, on ne se connaît pas bien. Mais je te le dis. Ce blog, c’est devenu quelque chose qui te dépasse, qui est plus fort que toi. Réfléchis bien ».

C’est l’un des encouragements de soutien après une immense envie de suspendre le temps, le blog et le reste. Un truc très simple quand on est blogueur amateur: pourquoi le faire si l’on n’y retient pas quelque plaisir ? Du temps de Sarkofrance, la fatigue ou le découragement furent fréquents. Mais depuis 2007, je n’avais cessé d’écrire et de publier qu’une fois pendant 48 heures. Déjà, à l’époque, c’était à cause d’une engueulade vite réparée.

Donc fermeture, une à une, de chacun des sites.

Réfléchir un peu.

Penser à Sarkozy mis en examen, enfin.

Jouer en livebox une bonne partie de la nuit, s’arroser d’alcool. Débouler le lendemain plutôt frais au bureau, vu l’état. Travailler, réunioner, discutailler, tacler, avancer, encourager, écouter, diriger.

Puis répondre à un premier texto, puis un autre. Puis un DM. Puis un autre. Puis un appel. Puis ce billet. Puis un autre. Puis des emails d’incompréhensions.

C’était un jour où les soutiens m’ont fait peur, littéralement peur.

Effectivement, le blog nous dépasse. Sarkofrance m’a dépassé.

Il y a eu des mails de soutiens, des tweets, encore des textos. Il y a eu Romain, Gael, Bembelly, Melclalex, Nicolas, Sistraer, Elooooody, Rosaelle, Isabelle.

Des messages d’une incroyable chaleur humaine. Je ne les citerai pas tous. Mais j’ai tout gardé.

J’ai réfléchi à ce qui me déplait, m’a déplu, m’a emmerdé, m’attriste.

Il y a d’abord le plus simple: Twitter créé rapidement une atmosphère de cour d’école. Mais nos enfants ont encore cette capacité bi-polaire à adorer le lendemain ceux qu’ils détestaient la veille. Adulte, on blogue pour échanger et partager. Quand on discute politique avec des proches, il est sain de prendre des précautions, ne pas casser le fil. Entre blogueuses et blogueurs proches, on arrive parfois à déminer les engueulades. Il y a des lieux pour cela, des « sas » de décompression, comme nos groupes restreints, page Facebook, ou rencontres physiques. Cela ne suffit pas toujours. J’invite chacun à réfléchir à ceci: participons-nous à cette joyeuseté sociale sur le Net pour échanger ? Pour influencer ? Pour convaincre ? Pour éructer ?

Sur le Réseau, lambiance sait devenir détestable. On peut s’excuser, mais c’est parfois trop tard. Si ces échanges sont ainsi suffisamment incroyables pour participer du plaisir de bloguer, ils peuvent également dégouter assez rapidement. J’ai ainsi réalisé qu’une grosse poignée, à peine plus, de twittos avaient pris l’habitude d’exprimer leur rage à notre encontre sans qu’on les sollicite.  Avec, au passage, quelques leçons de morale. Les plus poli(e)s s’en tenaient à la fameuse formule « je ne suis plus d’accord » (respectable) , d’autres ajoutaient du « faux cul« , « sournois« , « traître » (inutile); d’autres encore prolongeaient les festivités par de franches insultes à la frontière de la psychiatrie. Chez certains, jongler avec la vulgarité est prétendument une arme de dissuasion massive. Ces mêmes n’oseraient sans doute jamais vous sortir pleine face et de front le dixième de ce qu’ils osent écrire. Ce sont peut-être des gens agréables dans la vraie vie.

Je suis peut-être mal placé pour donner des leçons de courtoisie pacifique. J’ai migré ce blog chez Ragemag, un site d’information où la rage s’exprime souvent dans une formule violente. Cette migration a été un sujet de désaccord godwinesque avec quelques camarades. Mais je persiste à penser qu’il faut savoir lire le fond sans se laisser abuser par la forme; et éviter les procès d’intention.

Il faut toujours toujours écrire ici ou ailleurs des propos que j’assumerai de dire de vive voix. La « protection » du clavier ou de l’éloignement physique n’excusent rien.

Dans le plaisir de bloguer, il  y a aussi cette furieuse envie de commenter l’actualité. L’incapacité que nous pouvons avoir, certain(e)s d’entre nous, à conserver pour nous des avis sur le monde qui nous entoure. Certains esprits s’occupent d’art ou de faits quotidiens. Moi pas, impossible. Il y a toujours un petit feu qui couve. Prendre le temps d’écrire quelques lignes est effectivement une drogue. Et le blog est le seul endroit où l’on peut confier davantage qu’une éructation en 140 caractères.

Et il y a tant à dire sur cette période. Paradoxalement, les difficultés de l’équipe Hollande ne me lassent pas, ne me découragent pas, ne me dégoutent pas. Je bosse dans l’action et la décision depuis trop longtemps. Je n’écoute plus les Yakafokon. Essayer de convaincre ou confronter nos désaccords avec d’ancien(ne)s camarades de combat est une perspective qui devrait être réjouissante. Avec certains, j’ai vu, elle ne l’est plus. Ce n’est pas grave. Il faut les laisser de côté, et ne conserver que ceux qui ont envie de nous convaincre

Avec ceux-là, le débat a tout pour intéressant.

 

Amitiés à toutes et tous.

 

 

 

Lutte des classes, dans Marianne

La dernière édition de Marianne révèle une diversité d’opinions qui pourrait amuser. Votre serviteur s’en réjouit depuis des lustres. Dans son éditorial, Jacques Julliard critique les manifestations du 6 mars dernier contre l’accord MEDEF/CFDT sur la flexibilité et la sécurisation de l’emploi. Même si je suis hostile à cet accord, Julliard défend un argument auquel je souscris: cet accord est le fruit d’une négociation paritaire, une démarche que d’aucuns devrait soutenir per se.

Dans le même journal, Laurent Mauduit est fidèle à lui-même. Il lance une charge outrancière à souhait contre les débats fiscaux du moment qui n’en sont pas. Et assimile, comme toujours, des prises de position individuelles et éparses comme la ligne élyséenne. C’est triste. L’homme aurait pu fustiger la cacophonie.

Dans le même journal, je lis cet édito de Jack Dion. Il défend l’amnistie sociale votée au Sénat. J’applaudis d’autant qu’il termine son article par ceci:

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Contre le droit à l’oubli sur Internet ?

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C’est un article curieux qu’a publié Libération le 5 décembre dernier, sur le droit à l’oubli sur Internet. Une tribune signée par Serge Tisseron, psychiatre et psychanalyste.

L’argument est qu’il dangereux d’habituer nos enfants à l’idée qu’ils peuvent faire n’importe quoi sur le WEB sous prétexte que tout pourrait s’effacer ensuite.

Bien des adultes, notamment après une séparation ou un divorce, aimeraient pouvoir faire disparaître les images de leur vie privée passée qui peuvent s’avérer problématiques lors de la construction d’une nouvelle relation. On peut aussi évoquer les étudiants qui signent hâtivement des pétitions en ligne qui resteront plus tard accessibles à leurs éventuels futurs employeurs. Pourtant, la possibilité d’effacer est-elle bien la solution ? Si une technologie simple permettait à chacun de faire disparaître d’Internet ce qui lui déplaît, le risque ne serait-il pas que chacun fasse encore moins attention à ce qu’il y met ?

L’argument se défend. L’auteur n’évoque pas une autre possibilité du Web, l’anonymat. Mais ce n’est pas si grave. L’anonymat est très relatif, on en a déjà beaucoup parlé. Et il suppose, pour être respecté, un minimum de responsabilité.

La thèse de Tisseron est que le Web est en fait un espace mémoriel très différent de la vie réelle: « l’un (le monde de la vie réelle) est organisé autour du corps vécu et du moment présent, l’autre (Internet) autour des images et des traces. »

Internet n’est pas qu’un espace de partage. C’est aussi, et peut-être surtout, un gigantesque lieu d’archivage.

Et c’est pour cela que mes gamins ont l’interdiction absolue de Tweeter ou de Facebooker sous leur véritable identité.

Comme leur papa.

 

Plan de relance socialiste : encore un effort, Martine !

Voici un joli document de 46 pages, illustrées de quelques graphiques (5). Le titre de ce « contre-plan de relance » du Parti Socialiste est prometteur « Agir vraiment contre la crise. »

Ce plan répond aux insuffisances du plan Sarkozy.

La tâche n’était pas si difficile que cela: le plan Sarkozy est minimaliste dans son impact immédiat, puisqu’il repose principalement sur des grands travaux déjà prévus, un vrai avantage de trésorerie provisoirement accordé aux entreprises et environ 5 milliards saupoudrés pour la consommation des ménages.  Le Parti Socialiste double la note. Bien vu ! En ciblant de vraies mesures pour les plus fragiles, le PS s’affiche avec des mesures de gauche.

Mais ce plan tape quand même à côté.

Pourrait-on suggérer aux socialistes que le seul enjeu qui vaille pour nos concitoyens aujourd’hui est leur précarité ? Tous les sondages montrent depuis août dernier que les Français flippent pour leur emploi, et que le pouvoir d’achat n’est plus leur première préoccupation. Les termes « précaires », « précarité » ou « précariser » n’apparaissent que … 8 fois en 46 pages !
Les filets sociaux ont été affaiblis des années, dégradés par Sarkozy depuis 18 mois. La précarité est un concept simple à comprendre, que le Parti Socialiste valorise peu dans son plan de relance. Lutter contre la précarité est un combat qui fédère tout le monde : chômeurs, retraités, actifs, employés, entrepreneurs, et même les fonctionnaires souvent confrontés, de l’école à l’hôpital et aux commissariats à ses manifestations les plus violentes.
Le document contient bien un chapitre sur « la lutte contre l’emploi précaire. » D’autres mesures participent aussi de la lutte contre la précarité, comme l’interdiction des licenciements boursiers, le renforcement des durées et des niveaux d’indemnisation du chômage partiel, l’abrogation de la circulaire de juillet 2008 sur les carrières longues (« qui a allongé de plusieurs mois la durée d’activité nécessaire pour partir en retraite à taux plein avant 60 ans« ). Mais pourquoi n’est-ce pas la colone vertébrale du contre-plan socialiste ? Pourquoi une telle myopie ?

Le second handicap du plan socialiste est qu’il n’abroge pas clairement le paquet fiscal. Dans sa communication, le parti socialiste dit le contraire. Mais le paquet fiscal de l’été 2007 est un ensemble composite de mesures. Il rappelle avec justesse le « fiasco de la défiscalisation des heures supplémentaires« , une mesure anachronique qui a planté l’intérim et les CDD dès le début de l’année 2008. Bizarrement, le plan ne dit pas explicitement qu’il annulera cette mesure. Il en propose d’autres (un oubli ? Faut-il lire entre les lignes d’un texte souvent précis ?). Autres mesures non abrogées explicitement dans le document, le bouclier fiscal et les exonérations de droits de succession (qui ne profitent qu’aux plus riches).

Troisième critique, les socialistes ne nous ont pas épargné quelques slogans démagogiques, comme « davantage imposer les stock-options » : le problème des stock-options n’est pas leur imposition (41% !) mais le non-encadrement de leur distribution (que le plan mentionne par ailleurs).
Ou le soutien à la « voiture verte« . D’un point de vue environnemental, je préfèrerai que Renault et PSA construisent des bus que des voitures individuelles ! Pire, le document rappelle (page 35) que l’inconvénient de la prime à la casse est qu’elle favorise notamment les « petits gabarits ». Les socialistes préfèrent-ils la construction de grosses berlines ?
Ou encore « la suppression de l’ensemble des indemnités de départ et des bonus des dirigeants ayant conduit leurs entreprises dans l’impasse. » Un pur slogan sarkozyste ! Qui qualifie les responsabilités ? L’idée est séduisante, mais le vrai problème est ailleurs, dans l’inégalité des salaires. C’est la disproportion du parachutes des uns vis-à-vis de la précarité des autres qui est en cause. pas l’existence même de parachutes ou d’indemnité de départ.
Les socialistes se permettent même de suggérer que « le coût de la crise devra être mis en partie à la charge des secteurs qui en ont été à l’origine, à savoir le secteur financier et bancaire, dès lors que la situation sera stabilisée à moyen terme.. » Belle idée ! On commence par quoi ? Plomber le secteur bancaire une année de plus ?

Quatrième critique, l’Europe. Deux pages à peine, sur 46, pour lui faire un sort. Et pas un mot sur l’Europe politique. La relance européenne n’a pas existé autrement que par des plans disparates car nationaux. Et pour cause ! L’Europe politique est (provisoirement ?) morte un certain jour de juin 2005.

Au total, ce plan est prometteur et décevant.

Soyons solidaires, mais l’espace est grand, à gauche, pour proposer mieux.