Tous les Articles par Juan Sarkofrance

Nullité politique (bis)

Nous sommes au fond d’un certain gouffre. Mon confrère Nicolas détaillait combien la politique était devenue nulle, de gauche à droite, des amateurs aux professionnels. Il l’écrit avec ses mots à lui. Je  vais modérer son enthousiasme.

1. Oui, la politique française s’affaisse. Nous autres commentateurs ou lectrices/lecteurs attentifs de l’actualité politique essayons régulièrement d’apporter quelques explications: échec des "grandes formules" idéologiques; hystérisation nuisible du débat; manipulations médiatiques, etc…

2. Nous ne sommes pas obligés de suivre ce bordel. Il nous nourrit d’ailleurs. On écrit pour s’en protéger. On écrit, même mal, pour éviter de lire la vacuité médiatique ambiante. On écrit des billets ou des commentaires pour sortir de ce bordel.

"Il n’y a rien à faire.

Mais on le fait bien."

3. Tous les moments de "politique aigüe", c’est-à-dire où l’on s’excite plus d’ordinaire comme une élection présidentielle ou une guerre à Gaza, ne sont pas nécessairement des moments d’aveuglement. On réfléchit davantage, la pensée s’affirme. Le conflit israélo-palestinien est comme une affaire de religion chez certains. L’emballement vient trop vite, le conflit touche des ressorts intimes qui brouillent la réflexion. Comme Nicolas, je suis frappé par la résurgence d’un antisémitisme qu’on cachait auparavant. Dire cela n’empêche en rien de fustiger l’intervention israélienne.

Quelle période.

 

A quoi ressemblait la vie politique à Gaza

Je me suis souvenu de quelques lignes, dans un paragraphe consacré à Gaza. L’ouvrage, rédigé par Frederic Martel, traite d’Internet. L’auteur à visité Gaza, et notamment le quartier général des médias du Hamas. Il rappelle au passage les conditions des échanges commerciaux entre la bande de Gaza et Israël.

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Frédéric Martel relate aussi la répression politique en vigueur. Depuis sa victoire électorale en 2006, le Hamas persécute les militants du Fatah et, d’une façon générale, toute opposition politique locale. Il est cocasse de lire comment le Hamas parvient à interdire toute manifestation politique à Gaza depuis des années: combien sont ils, parmi les supporteurs français de la cause palestinienne à considérer le Hamas comme un simple mouvement démocratique de résistance ? L’indépendance de la Palestine est un sujet connexe dans l’agenda politique du Hamas.

Martel a rencontré les médias locaux: le Hamas en contrôle l’essentiel: le Kassam Forum, la radio officielle Voice of Al Aqsa, la chaîne de Tv Al Aqsa. Le Fatah, le parti du président Abbas, maintient une présence semi clandestine, le Fatah Forum, dont les serveurs sont secrets. Troisième force locale, le Jihad islamique dispose aussi de son reseau, Al Quds, financé comme le reste par l’Iran.

 

J’ai compris que je n’avais pas envie de vivre dans cette Palestine-là. Que la réalité – oppression israélienne, caricatures propalestiniennes en France – était décidément bien grise. Qu’il fallait s’en tenir à fustiger une guerre indigne, sans JAMAIS soutenir le Hamas et quelques autres là-bas.

Bref.

Les intérêts de ton député

L’Assemblé nationale a mis en ligne les déclarations d’intérêt des 577 députés ce 24 juillet. Les députés sont partis en vacances la veille.

Allez donc vérifier celle de votre élu.

Elle sont parfois assez succinctes.

Mon député UMP se déclare retraité. Il cumule quelques fonctions locales (maire notamment), pour lesquelles il ne déclare AUCUNE rémunération.

La totalité de sa déclaration est d’ailleurs… vide.

Fantastique.

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Comment se détester sur les réseaux sociaux.

C’est une dispute entre blogueurs. Ce n’est pas la première.

Je me souviens d’une tranche d’échange quelque part en décembre dernier où Nicolas et moi pensions inviter quelques confrères et consoeurs de Babordages. Nous étions dans les premiers jours de janvier 2014, le truc s’est envenimé en quelques phrases forcément courtes puisque nous étions sur Twitter (140 caractères, hein ?). Ce fut raté. J’ai dans l’affaire perdu quelques suiveurs, j’ai également cessé de les suivre. Nous sommes devenus étrangers.

Dans la vraie vie, on peut se parler. Pas dans la vie 2.0.

L’une des 2 raisons  – il n’y en a pas une de plus – qui me pousse à tenir ce blog est que les réseaux sociaux ne me permettent pas d’exprimer ce que je pense. Je blogue parce que je suis. Parce qu’il m’est impossible de résumer en quelques courts messages ce à quoi à je crois.

Bref.

Du temps a passé. Des routes se sont "décroisées".  On s’observe sans doute de loin. J’ai conservé une réelle affection pour certaines et certains qui le savent.

Ces derniers jours, une nouvelle dispute. le terme ne minore nullement dans mon esprit l’importance des sentiments sous-jacents. Bembelly et Nicolas bataillent.

Je n’entrerai pas dans l’affaire.

Il y a aussi des agressions dans les commentaires de ce blog de Coulisses. Je ne censure pas les commentaires parce qu’ils expriment un désaccord avec ce à quoi je crois. Je me désole parfois de certains clashs. Mais ma vie professionnelle et personnelle est suffisamment nourrie en stress et clash pour n’avoir pas envie d’en gérer davantage.

Appelez cela une mesure de protection.

On n’a qu’une vie.