Tous les articles par Juan S.

Filoche, quel tweet.

On fait tous des erreurs. On peut écrire, parler, sous le coup de l’émotion. On a tous nos moments de rage.

Pour l’heure, je suis stupéfait.

Filoche, que j’apprécie, a commis un mauvais tweet à la mort du patron de Total. Il sera peut être exclu du PS pour cela, ce qui est encore plus crétin. Mélenchon lui tend la mai pour le PG, ce qui est généreux et crétin à la fois.

Nicolas écrivait hier: « Je ne sais pas si vous vous rendez compte que vous en êtes réduits à regarder votre poste uniquement pour pouvoir sortir des conneries dans Twitter. »

Il a raison. On n’est pas toujours d’accord tous les deux, politiquement j’entends. Mais Twitter dérive. On doit revisiter nos équilibres. J’y ai trouvé une nouvelle fonction, que j’ignorais – masquer les tweets de celles et ceux qui ne m’intéressent plus, sans les bloquer pour autant (certains sont capables de t’en faire des billets).

Je suis tous les jours sur Twitter. Je n’écris que rarement. Certain(e)s comprendront que cette plate-forme n’est plus qu’utile que comme un fil afp.  Twitter avait cette particularité de nous confronter individuellement au monde. Facebook était plus fermé, mais plus intrusif.

Il y aura d’autres réseaux sociaux, plus spécifiques encore.  On y trouveras des limites, des excès.

 

Vice-News, nouveau journalisme

Vice News s’est imposé comme « la » source d’informations brutes et au « ras du trottoir » (ou du sol, suivant le terrain) des nouvelles générations.

Le principe, largement copié depuis, est toujours le même: le/la journaliste est jeune, et il est « « .. Il/Elle se tourne régulièrement vers la caméra, interroge sans manière ses interlocuteurs. Il/Elle est toujours en mouvement. On a l’impression d’y être. C’est proche, c’est direct, c’est sans fioriture. C’est moins théâtral que d’habitude.

Observer ce qui se passe en ce moment à Hong-Kong avec Vice News est presque une obligation pour qui veut se sentir sur place.

Vice News est aussi au Kurdistan, côté turc, dans un camp de réfugiés qui ont fui le Califat islamique; ou à Lampedusa, en Italie, aux côtés de migrants clandestins.

 

 

 

A quoi joue Martine Aubry ?

Elle est sortie de son silence, dimanche 19 octobre 2014.

Il paraît que cela signifie qu’elle prend la tête des frondeurs. Si c’est le cas, c’est un mouvement insuffisant. Autant le dire tout de suite.

Le réquisitoire qu’Aubry livre dans les colonnes du JDD est certes implacable: elle préfèrerait 20 milliards, et non 5, d’allègements d’impôts pour les ménages; elle veut réduire les allègements de charges employeurs à 20 milliards au lieu de 40. Elle souhaite que les nouvelles aides aux entreprises soient ciblées vers celles qui sont exposées à la concurrence; elle veut une réforme fiscale.

Son réquisitoire est sans appel.

Emanant d’une ancienne dirigeante du PS, il est presque incroyable, comme un coup de tonnerre.

« La politique menée depuis deux ans, en France, comme presque partout ailleurs en Europe, s’est faite au détriment de la croissance. Les efforts fiscaux et les économies réalisées sur les budgets publics ont engendré des pertes de recettes liées à la moindre croissance qu’ils ont provoquée. Les déficits ne se sont pas résorbés, et le chômage augmente. Entendons-nous bien : la question n’est pas de renoncer à réduire les déficits. »

Espérons que Martine Aubry aille jusqu’au bout.

Qu’elle tende la main à l’opposition de gauche.

Que cette dernière accepte cette main.

Que l’on reconstruise.

Il n’est pas trop tard.

 

Ça m’énerve !!

« Ils » ont le droit de se voir, de se rencontrer, de s’apprécier.

Même quand ils sont journalistes, hommes d’affaires, gens de culture, et de bords apparemment « différents ».

Mais quand « ils » sont si nombreux à se retrouver que le groupe en devient imposant, qu’on comprend qu’il n’y a pas qu’une affaire d’amitiés ni de relations intimes dans tout cela, on est surpris, agacé, énervé.

C’est à lire dans Marianne, cette semaine.

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