Trump’s business in Middle East

It looks like the Trump campaign is trying to get after Hillary Clinton because ot her Fondation and how it is financed. Morever, the same Trump advocates, including conservative media, depict Hillary Clinton as a rich amongst the richest.

This is true.

But Trump is worse on that exact same theme.

How could you simply imagine that a billionaire businessman has no conflict-of-interest issues to deal with ?

J’écris ces quelques lignes en anglais après un curieux échange il y a quelques semaines sur Twitter avec des supporteurs de Trump. La campagne américaine me semble exemplaire de la bêtise qui nous attend dans quelques semaines en France.

Despite Trump’s proposal, a fair amount of the billionaire’s assets come from business ventures in the Middle East.

In spite of Trump’s proposed policy to ban all Muslims from entering the United States to prevent terrorism, his luxury real estate company, the Trump Organization, has a significant amount of real estate in the Middle East, and Qatar Airways rents space in a Trump tower for its New York headquarters.

(Source)

Trump est un milliardaire.

Ses affaires l’ont naturellement conduit où est l’argent.

C’est-à-dire au Moyen Orient.

Il a pris beaucoup, business as usual.

Le Trump International Golf Club in Dubai, le Trump Hotel Collection in the Middle East, ou la location (passée) de quelques dizaines de mètres carrés à l’islamiste Qatar Airways ?

Et oui.

Donald Trump commerce.

C’est son métier.

« We chose to collaborate with Trump Home for an exclusive Middle East launch keeping in mind the growing demand of the region’s style-conscious consumer’s need for premium and bespoke brands, » Lifestyle CEO Sachin Mundhwa told Arabian Business at the time.

« Dubai is a top priority city for us, » Ivanka Trump said. « We are looking at multiple opportunities in Abu Dhabi, in Qatar, in Saudi Arabia, so those are the four areas where we are seeing the most interest. We haven’t made a final decision in any of the markets but we have many very compelling deals in each of them. » (source)

NO COMMENT.

#DTC

Où sont passés les débats de fond?

Je réagis à Nicolas qui réagissait (longuement) à un précédent billet de ses colonnes. Je souscris à l’essentiel de son propos, mais il faut quelques précisions.

« ‘On’ est un peu responsable, donc. Je ne sais pas qui est ce ‘on’ «  écrit-il. Le « on » est collectif. C’est lui, moi, nos politiques, des journalistes, des gens connus ou des anonymes sans importance comme nous autres blogueurs. Le dossier auquel je fais référence – que Nicolas ne lira pas parce qu’il est écrit en anglais😉 – explique simplement la chose suivante: aux Etats-Unis (et nous pourrions dire en France également), nous nous sommes efforcés de tacler la classe politique dans son ensemble. Elle le méritait sans doute. Trop d’abus, trop de promesses non tenues. Mais cette petite musique n’a eu qu’un résultat, discréditer l’ensemble d’un échelon nécessaire à la démocratie sans proposer autre chose que l’extrême droite fascisante.

Second problème, les moins investis dans la chose publique et les partisans du compromis s’abstiennent de plus en plus. Ils laissent la place aux plus braillards, aux plus virulents, aux moins susceptibles de négocier les compromis nécessaires à l’exercice démocratique. Aux Etats-Unis, les primaires (présidentielles ou locales) sont trustées par des braillards qui découragent le plus grand nombre et remportent des nominations sur la base d’une infime minorité  de suffrages. En France, c’est particulièrement vrai à droite: la droite que j’appelle « furibarde » dans nombre de billets, celle qui court après la rageuse nationale-socialiste Le Pen, est l’exemple même de  cette dérive. A gauche, nombre de mes amis vrauchistes et mes ex-camarades hollandais sont dans la même posture: ça crie, ça hurle, ça invective.

Je ne crois pas à une droitisation du pays. Il s’agit plutôt d’un retrait inquiétant de nombre d’électrices et d’électeurs du débat politique et du vote. La gauche perd des élections parce que nombre de ses soutiens s’abstiennent. A défaut de convaincre sur une aletrnative, il faut au moins tacler les braillards.

Nicolas, pour revenir à son billet, se plaint à juste titre du manque de débat sur des sujets de fonds. Il a raison. Les sujets de fond se cachent dans notre quotidien.

Mais ils intéressent rarement.

 

Sarkozy, l’indifférence

Il a annoncé sa candidature. On dira que c’est une surprise pour personne, et forcément pas pour lui. Il y pense depuis le 6 mai 2012 au soir.

Nicolas Sarkozy candidat à la présidentielle, vous noterez qu’il s’abstient de penser à la primaire comme si elle était déjà gagnée. Et s’il l’a gagné, François Bayrou partira au combat, Sarko perdra les centristes à force de courir après l’extrême droite.

J’ai toujours échoué à deviner le résultat d’une élection. Même en 2012, j’ai été surpris de voir combien Sarko l’animal politique n’était qu’une bête abrutie par son propre narcissisme. Pour 2017 donc, je dirai qu’il a toutes ces chances.

Et c’est déjà un effort que d’écrire ces lignes.

 

 

 

 

 

 

PS: cette photo d’illustration date de la seule fois où je l’ai rencontré.

 

 

Cécile (Duflot), n’y va pas.

Chère Cécile Duflot.

Je t’apprécie depuis longtemps. Tu es l’une de ces personnalités politiques sympathiques qui apportent au débat, et qui défend des idées non sans un courage certain.

Mieux encore, tu est une femme (encore) jeune dans un milieu politique surpeuplé de quinqua vieillissants.

Tu as rompu avec un gouvernement dans lequel tu ne te reconnaissais plus. Bien sûr, comme tout le monde, tu as des défauts.  Tu t’emportes ainsi facilement contre Mélenchon lequel n’en demande pas moins. Mais ceci n’est que l’écume.

Sur le fond, je croyais que tu aurais compris pourquoi une candidature écologiste à la prochaine présidentielle n’avait aucun sens.

En 2012 déjà, malgré tout le respect et l’immense estime que nous pouvions avoir pour Eva Joly, cela n’avait aucun sens. Le contrat de gouvernement avec les socialistes avait été négocié et signé. En 2012, j’étais encore chez EELV.

Le scrutin présidentiel à la Française peut servir à faire entendre une voix. Aux Etats-Unis où l’on ne parle que de Trump et Clinton, la candidate du Green Party attire aux alentours de 5 à 7% dans les sondages et, parfois, parvient à se faire inviter dans les médias. Sans cette tribune occasionnelle, impossible de faire passer quelques messages. Et même dans ce cadre-ci, on peut s’interroger sur l’utilité.

En France, une candidature écologiste à la présidentielle en 2017 n’a aucun sens per se.

Car elle ne l’emportera pas.

#1. Sans contrat de gouvernement avec un autre parti, les écologistes ne servent à rien.

#2. En 2017, l’urgence est de recomposer la gauche. Et EELV est un parti dévasté qui mérite une cure de réflexion/refondation avant de prétendre à se présenter nationalement devant les électeurs.

#3. L’écologie politique est largement mieux incarnée par Mélenchon. Pourquoi donc se porter candidate contre lui et non pas avec lui ? A cause d’autres désaccords, me répondra-t-on. Faut-il que je fasse la liste des désaccords que nous avons avec l’équipe Hollande et son bilan.

#4. Si Mélenchon ne convenait pas, peut être aurait-il fallu se concerter, chère Cécile Duflot, avec les autres frondeurs qui rêvent d’en découdre avec Hollande: Montebourg le nucléariste ? Hamon l’associatif ?

#5. Enfin, j’aurai préféré que EELV boude purement et simplement la présidentielle. Que le parti imagine par exemple lancer une grande consultation/réfléxion sur le meilleur programme écolo pour 2017, mais sans candidat. Un peu comme Hulot l’avait (mal) fait en 2007.

Bref, se porter candidate… quelle mauvaise idée chère Cécile.

 

Chanson du dimanche: Cécile, ma fille

Un clin d’oeil à une Mme Duflot qui s’égare.

Ciel d’un jour #66

Celui-là est simple. 

Auteur de Sarkofrance (2007-2012); coulisses personnelles. "Ce n'est pas le désaccord qui gêne mais la façon dont il s'exprime."

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