#radioblogueurs2016

De chanson du dimanche en chanson du dimanche, j’ai fini par me faire une idée du titre qui accompagnerait mon été.

L’ami

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Mon titre n’est pas gai, mais très beau.

 

 

La compil des blogueuses/blogueurs de cet été est à écouter ici:

écoutez la radio des blogueurs

Et j’attend bien sûr quelques contributions de collègues: lalanguedeboiscenestpaspourmoi;L’arène nue; les pages du petit bonhomme; Icezine; laloute; Bembelly; et Pensez Bibi. L

Les lectrices et lecteurs peuvent contribuer ici en commentaires bien évidemment.

 

 

 

 

 

Voulez-vous un référendum sur l’UE en France ?

C’est la question qui surgit: en France, référendum ou pas ? Et en cas de référendum, qu’auriez vous voté ?

« Should I stay or should I go ? » s’interroge Marco, par chanson interposée.

Des commentateurs n’ont pas manqué de faire le parallèle entre Le Pen et Mélenchon. Marine Le Pen réclame un référendum de sortie. Mélenchon veut sortir des traités. Il faut rappeler l’essentiel. L’extrême droite cherche le retour aux frontières nationales, la discrimination nationale, pour un libéralisme dans un seul pays.

La gauche cherche autre chose, un rapport de force contre l’austérité et le libre-échangisme intra-UE. Comme depuis longtemps en matière de construction européenne, les débats sont loin d’être simples et binaires. Seuls les référendums le sont. Je me souviens, comme d’autres, d’un Traité constitutionnel volumineux en 2005 sur lequel on nous avait demandé de répondre par oui ou non.

Une gageure.

 

« Le refus des peuples n’est pas le refus de la paix, n’est pas le refus de l’union et de la bonne entente. C’est le refus d’une Europe des privilégiés, c’est le refus de l’Europe des faces de pierre de la Commission européenne. C’est le refus des TroÏka et autres proconsuls qui viennent dans chaque pays organiser le pillage lorsque la Commission l’a décidé et ainsi de suite. » Mélenchon, le 24 juin.

 

Si un référendum de sortie de l’UE se présentait en France aujourd’hui, je serai incapable de savoir quoi voter.

 

Comment le Royaume Uni va rester en Europe

Le Royaume Uni ne sort pas de l’Europe, il quitte simplement l’Union européenne. La précision a son importance.

Depuis vendredi matin, on a l’impression qu’un nouveau Mur va se construire entre l’île et le continent.

 

Le vote de jeudi a pris pourtant une importance symbolique plus forte que la réalité. C’est toujours le cas quand on parle d’Europe: les défenseurs de la construction européenne s’abrite derrière les souvenirs sanglants et guerriers du passé et la symbolique de la paix pour convaincre. Qu’un pays quitte cette construction politique finalement sans âme, et c’est forcément le drame.

Relativisons pourtant.

Le Royaume Uni avait déjà un statut particulier.  Il n’a échappé à personne qu’on n’entrait pas au RU comme dans un moulin; ou que leur monnaie était toujours la Livre sterling.

Les Bourses ont dévissé, et elles dévisseront encore puisque le Brexit risque d’avoir un impact économique immédiat: relèvement des frais douaniers, renchérissement des importations, perte de pouvoir d’achat, ralentissement économique. Mais ce n’est ni la fin de l’Histoire, ni la fin du monde.

Le Royaume Uni reste en Europe. Londres sera toujours à trois heures de Paris en Eurostar.

Il y a aussi fort à parier que le RU négociera un accord de libre-échange avec l’uE comme la Suisse, le Canada et quelques autres en ont: la pression en faveur de la libre circulation des biens et des personnes est forte. C’est un pays « libéral » (même quand les Travaillistes y étaient au pouvoir) qui s’en va; le Royaume Uni est un débouché essentiel et l’Union européenne est le premier partenaire commercial du pays.

Money is money.

 

 

La pire conséquence immédiate de ce vote est l’accession probable d’Alexander Boris de Pfeffel Johnson au poste de premier ministre. L’ancien maire de Londres est un bouffon conservateur que les médias adorent et qui a fait campagne pour la sortie au prix de prix de mensonges à peine croyables.

 

 

 

Chanson du dimanche: nos amis les Anglais

Désolé, mais vous resterez Européens quoi qu’il arrive.

Parce qu’on vous aime.

Et depuis longtemps.

 

Les 5 bêtises du Brexit

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Des Britanniques ont voté.

1. Non, une majorité de Britanniques n’a pas décidé de partir de l’Union européenne: 37% des électeurs seulement ont choisi la sortie de l’Union, 34% auraient aimé y rester. Et 28% ne se sont pas déplacés.

2. A cause du Brexit, le Royaume Uni se fissure. Ce n’est pas un peuple enchanté et soudé qui quitte une Union technocratique et hors sol. L’Ecosse a voté majoritairement (en relatif) pour l’UE. L’Irlande divisée est dans une situation pire encore. Le RU s’est fracturé. Ces votes-là fracturent durablement les peuples. Qu’on se le dise et le répète avant de jouer avec le feu.

3. La construction européenne libérale a antagonisé les peuples; elle a permis de faire croire que l’immigration et la technocratie étaient les deux mamelles du grand marché. Bêtises, encore bêtises. L’Union européenne paye le prix fort mais encore incomplet de sa bêtise.

4. Les bourses ont chuté mais ce n’est pas la fin du monde. C’est  presque réjouissant. C’est peut être le début d’un autre monde. Le début d’une prise de conscience qu’une Europe incapable de soutenir la Grèce ne mérite pas grand chose.

5. La sortie du Royaume Uni n’est pas la fin du monde. Ni de l’Europe. Comme souvent, il n’y a nul plan B. Ni chez les uns, ni chez les autres. C’est simplement une aventure.

PS: Suis-je content de cette sortie ? Oui et non. Les enthousiastes de deux bords, surtout en France, sont exaspérants.

British friends, make your choice

 

If I were British, I would not know what to vote today.

I think Im a true Euro-friendly citizen.

For years, I’ve supported the European union. I’ve felt we Europeans couldn’t survive in this world if we were divided. I’ve long thought that the EU was key to peace and solidarity.

Maybe I’ve been mistaken. The EU was unwilling to save Greece. Indeed, the EU prefered to save banks rather than the Greeks themselves. The European Union could have been than a market. It is not. It could have helped migrants, it did not. It could have protected workers, it encouraged free competition.

So today, if I were a British citizen, I would be ill at ease, if not torn apart.

La construction européenne n’a pas rempli, loin s’en faut, ses promesses. Mais là n’est sans doute plus le problème pour nos amis britanniques.

Combien sont-ils à vouloir de l’Europe ce que nous Européens voulions d’elle ?

 

Auteur de Sarkofrance (2007-2012); coulisses personnelles. "Ce n'est pas le désaccord qui gêne mais la façon dont il s'exprime."

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