Le Media, c’est parti.

Seconde prise d’antenne, dimanche dernier, pour le Media. La démarche reste fraiche et sympathique. Je suis pour ma part un fan des Jours, mais il me manque un média video.

Qu’un nouveau média se créé, indépendant, brouillon, sincère, devrait faire plaisir. Et qu’importe les ronchons qui s’imaginent qu’il s’agit de la voix officielle de la France insoumise, ce qui est faux.

Les journalistes participants ont signé une déclaration publique d’intérêt. On attend que d’autres, ailleurs, fassent de même.

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Johnny, D’Ormesson, retour après une séquence hallucinante

Quiconque assistait aux hommages nationaux sans connaitre les deux grands disparus de la semaine dernière a du penser qu’il s’agissait de très grandes personnes que l’on célébrait-là.

D’Ormesson a eu droit aux Invalides, comme  Simone Veil, André Malraux, le Commandant Cousteau, l’Abbé Pierre, ou les victimes d’attentats islamistes. Et Johnny a rassemblée chaînes d’info, hommages télévisées et présidence de la République pour un hommage au cœur de la capitale.

Que sommes nous devenus ?

Qui était donc Jean d’Ormesson pour mériter pareil hommage ? Je ne sais plus, on ne sait plus. Il n’a pas inventé la poudre ni découvert le vaccin contre le SIDA. Il n’est pas Victor Hugo, pas même André Malraux. Il n’a pas résisté à l’oppresseur, on ne lui demandait pas cela. Il était simplement très connu et très âgé, sympathique et jamais polémique.

Il comptait quand même dans ses fidèles et amis nombre d’écrivains  cités par Macron qui sont de belles personnes mais aussi d’autres qui étaient de cette France rance si archaïque qu’on se demande pourquoi Macron s’est entiché de les célébrer dans un discours écrit comme d’habitude par ce Sylvain Fort qui aimait écrire aussi des tribunes dans Valeurs Actuelles: Jupiter a cité l’ex-Filloniste de la campagne de 2017 François Sureau; ou ces antigaullistes de droite les Hussards –  Nourissier; Berl, attentiste sous Vichy, ami de Drieu La Rochelle, rédacteur des premiers discours de Pétain; Déon, l’académicien et ancien admirateur de Pétain ; ou même Michel Mohrt, un autre ancien de l’Action Française.

Sympa, les références.

Jupiter est même allé loin dans l’hommage, presque ridicule: « nous vous demandons pardon, Monsieur, de ne pas vous avoir tout à fait écouté, pardon pour cette pompe qui n’ajoute rien à votre gloire.  » Pourquoi aurait-il fallu écouter d’Ormesson ? On pouvait apprécier l’écrivain sans oublier combien il savait être rétrograde.

Fichtre, nous pouvions être gênés, même si nous admirions l’écrivain, par cet étalage sous les ors de la République.

Mais ce n’était pas tout. D’Ormesson s’est presque fait volé la vedette par plus ridicule encore. Johnny meurt. Et quatre soirées durant, les principales chaînes de télévision nationale dédient leurs antennes à Johnny Haliday, personnage sympathique, ex-idole des jeunes et qui sera enterré dans l’un de nos paradis fiscaux, Saint Barth. Nous avons évité la cérémonie en Suisse, puisque l’artiste en avait fait sa seconde demeure en 2007 pour fuir le fisc.

« On a souvent dit que je m’étais barré pour ne pas payer d’impôts. C’est en partie vrai, mais c’est aussi parce que c’est épui­sant cette ambiance. En France, quand t’as une belle voiture, on te traite de voleur. » (Source)

Johnny a donc eu droit à toutes les attentions de la République. Brigitte Macron a même géré l’organisation protocolaire puisque la famille du défunt l’a réclamée. Les Champs Elysées ont été fermées à la circulation. Harley Davidson a pu privatiser le défilé des bikers. Et même Jupiter lui-même en est allé de son hommage au sein de l’Eglise de la Madeleine.

Johnny était-il un héros militaire, politique, scientifique, ou humaniste ? Non, rien de tout cela. Johnny était une idole yé-yé.

Il reposera d’ailleurs en paix dans une île où l’on ne paye ni ISF ni impôt sur le revenu passés 5 années de résidence. Johnny a bien mérité cela, n’est-ce-pas ?

Triste époque.

Triste monarchie jupitérienne.

Chanson du dimanche: « blessé »

Un autre Johnny.

Mon préféré.

 

 

La manipulation du désir 2/2

Et voici la suite de cette analyse de la première partie de « Capitalisme, désir et servitude – Marx et Spinoza« , de Frédéric Lordon.

 

– LA MANIPULATION DU DÉSIR  (2/2) –

 

Le délire de l’illimité, c’est l’intensification de la crainte. Un changement sémantique s’opère aussi : « déficitaire » devient « insuffisamment rentable », qui témoigne de l’intensification du rapport de domination capital-travail.

Et ainsi le capitalisme n’existe et ne survit que parce qu’il est accepté de tous, ou d’assez, pour que ceux qui n’acceptent pas n’aient pas le choix.
 L’individu est tellement aliéné par l’entreprise qu’on en vient à inventer, à mettre en place de nouveaux concepts, qui placent le salarié au centre de problématiques de l’entreprise, alors que celle-ci même se sert de ses employés de la manière la plus totale. Sous couvert de développement personnel, de primes, de comité d’entreprise, on offre un bien-être ponctuel, une « illusion de bien-être » même aux personnes qu’on exploite, afin qu’elles se sentent individus quand elles ne sont même plus individuelles.

On se sert de ces mêmes outils pour diviser la masse salariale, en créant de la compétition dans la production -la productivité-, des avantages en fonction de l’ancienneté, des commissions… Ainsi, en plus de déposséder le salarié de son propre désir intrinsèque, l’entreprise cherche à occuper la moindre parcelle de sa vie ; et donc, à englober, au maximum, son désir résiduel. Cette illusion d’individualité est, pour les salariés, comme un cache-sexe de l’absence de leur individualité dans leur persévérance dans l’être.

L’aliénation totale s’illustre aussi par les changements sémantiques qui émanent de la totalitarisation entreprenariale : avant, on espérait obtenir, aujourd’hui on craint manquer. Un renversement des affects est mis en action dans le processus de reproduction matérielle. Ce qui est produit est capté et se totalise en gain de productivité puis se converti en rendement.

Et que fait-on quand le pouvoir est total ? On cherche à l’étendre. C’est pourquoi on assiste à l’extension du principe de dépendance au corps entrepreneurial-même, avec le recours aux sous-traitants.

L’exploité est tellement aliéné et enrôlé qu’il y sent comme une illusion de libre-arbitre. Une liberté sous forme de contrainte finalement : être libre de faire et faire pour autrui, c’est n’avoir d’excuse que soi-même. Le libre-arbitre est utilisé comme le masque de l’exploitation : on a peur de choisir alors on laisse le choix être fait pour nous.

Il convient donc d’aborder ici le moyen de survit du capitalisme : l’argent.
 Celui qui détient l’argent arrive à faire croire à ceux qui ne l’ont pas que sans lui, ils ne pourront jamais satisfaire leurs désirs. C’est ce que Lordon appelle l’ « hétéronomie matérielle », il y existe celui qui a et celui qui n’a pas.
 Alors, le travail est obligé de passer par la satisfaction du désir maître avant celle du sien, car l’argent n’est pas une unité de mesure, mais la croyance qu’il est la condition intrinsèque de la persévérance dans l’être -il faut de l’argent pour manger, se loger, s’habiller…-.  Celui qui détient l’argent peut faire de son désir le désir maître, ceux qui pensent avoir besoin de l’argent, ne peuvent que suivre.
 La monnaie n’est pas l’argent. La monnaie c’est le rapport social et l’argent le nom du désir qu’on donne à ce rapport. La monnaie est une croyance. L’argent, ce sur quoi la croyance est centrée : « Le dieu argent ».

L’argent est donc pensé comme l’intermédiaire obligatoire au désir, et donne naissance à de frustrations qui empêche le plein accomplissement de l’être. La personne désirait. Aujourd’hui, personne désire l’argent pour désirer plus loin. Si le capitalisme survit c’est que les individus voient le désir d’autrui comme les étapes de leur propre désir, dans le sens où, ce que je fais, est ce que autrui1 veut faire et autrui2 a déjà fait. Il s’agit d’un cercle vicieux, celui du « réussir sa vie » , avec la reproduction matérielle comme finalité.

C’est ici que s’achève le résumé de ces quelques pages. Il convient cependant de garder cette maxime en tête : « avant, on espérait obtenir, aujourd’hui on craint manquer ».

 

Bien à vous, Lianne.

(*) Pages 6 à 89.

La manipulation du désir 1/2

Je prête ces colonnes à une auteure de ce billet qui n’est plus une petite racaille sauf pour moi.

—-

LORDON Frédéric, première partie de « Capitalisme, désir et servitude – Marx et Spinoza« , La Fabrique édition, 2010. (*)

 

– LA MANIPULATION DU DÉSIR –

Lordon dresse ici une critique du social-démocrate, celui qu’on appelle « social libéral » et qui se targue aujourd’hui, d’être le dernier défenseur, au mieux de l’objectivité, au pire, de la neutralité.
Que sont-ils ces termes qu’on pose en argument d’autorité, que représentent-ils ? 
La réponse à cette question est bien simple : le libéralisme est aujourd’hui la pensée dominante, et ce qui domine s’impose comme norme, il est normal d’être libéral, normal, normé et donc, se présentant comme le juste milieu -ni de droite, ni de gauche, non, au milieu- le libéralisme est neutre.

On prend donc comme point de départ, comme fil rouge, ce terme pourtant emprunt d’idéologie, on place débats et idées en comparaison avec ce qu’on nous présente comme « le neutre du siècle », un parfait compromis entre la droite et la gauche -on pioche dans les idées de droite pour la sphère économique, parce qu’elles sont réalistes-pratiques-pragmatiques, on se contente de la gauche pour tout ce qui est société « Macron n’est pas à droite, il est pour l’avortement et le mariage gay », on réduit des programmes à deux points conscrits et on met en silence les vrais enjeux de la gauche, la gauche sociale, économique et culturelle-.

Et on appelle ça « compromis », puisque après tout, les seules différences entre le PS et les Républicains sont sur cette nouvelle sphère qu’on appelle « sociétale ». Alors comme il est plus facile de suivre ce qui existe déjà, plutôt que de remettre en cause un système entier de propriété et de domination, on est d’accord pour donner peu à quelques uns, et on crée un nouveau terrain de débats attractifs, qui jouent sur les affects, histoire que chacun aie quelque chose à dire. C’est ainsi qu’on libére-alise la parole : si tout le monde peut parler, alors nous sommes en démocratie.

Et ces « sujets de société », comme on les appelle, sont bien les seuls enjeux que tout le monde peut comprendre -car l’expression, sauf chez certains responsables politiques et membres du gouvernement, n’est permise qu’une fois la question comprise-, ce sont ces mêmes enjeux que l’on donne en pâture aux individus énervés, comme un terrain à catharsis détournée, sur lequel explosent des colères qui n’ont rien à voir avec les sujets donnés. Une fois l’abcès percé, il n’est plus question d’énervement et s’il revient, on trouve un autre sujet.

Si encore on parlait de ces « questions de société » dignement, alors la question de la « catharsis déviée » ne serait pas pertinente. Mais ce n’est pas le cas : l’écriture inclusive, les violences sexuelles faites aux femmes, les PMA et GPA, excluent de la scène médiatique, et donc du débat public et publicité, les questions sociales et économiques, sur lesquels l’avis du peuple semble inopportun. On discrédite donc de « vrais sujets » -vrais dans le sens de légitimes- en invitant, dans les médias qui en parlent, des hommes et femmes hétérosexuels pour l’ouverture des PMA-GMA aux couples gays, des hétérosexuels en faveur contre des catholiques intégristes pour le mariage gay, des Académiciens connus pour leur engagement politique dans l’avancée de la langue pour ce qui est de l’écriture inclusive.

Il n’y a pas de compromis possible dans le libéralisme du capital, car le compromis, c’est la fin des rapports de domination entre le travail et le capital. Le capitalisme ne fonctionne que parce que le travail est aliéné par le capital, et qui est aliéné est autre -chantage, affects et autres- et ne peut consentir, alors compromettre, discuter de nouveaux rapports, c’est à l’évidence, tout à fait impossible.
 L’universalisation du conatus c’est la fin du compromis, dans le sens où faire d’un désir l’unique, c’est mettre en silence et en incapacité de compromettre ce silence, ceux qui n’ont pas les moyens d’imposer leurs désires comme désirs-maître.

On en vient donc au sujet traité dans le livre : il n’y a pas de compromis dans les rapports de domination, c’est le dominant qui parle et le dominé qui acquiesce, tant il est aliéné, en silence.

Ainsi, on « sociétalise » le compromis pour le rendre illégitime sur la scène économique. Il n’y a de compromis que dans les sphères sociétales, pour permettre à ceux qui sont frustrés de n’avoir pu être entendus.
Fachos, racistes, nazis et les autres ont prétendument une légitimité à être entendus parce qu’ils sont de classes supérieures, des hommes, des blancs.
Et parce que c’est le peuple après tout, « laissez le peuple français de France s’exprimer ».
On ouvre de fait, sur ce qu’on pourrait appeler la « scène publique » ; on donne l’impression d’une fin de domination intellectuelle -des « bien-pensants », de l’élite- ; d’anciens débats, afin de passer sous silence les processus de domination patronale.

Il s’agit d’un déplacement de la notion d’une sphère à une autre.
 Déplacer, c’est faire oublier et rendre impossible la contestation : il est hystérique aujourd’hui de parler de « système », de « capital », d’« exploité » : le glissement sémantique discrédite et amoindrit, rend obsolètes et, au mieux « radicales », au pire « extrêmes », des situations, des conditions, des « acquis » -dans le sens, non « naturels », contraire d’inné- et permet la pérennisation non d’une pensée, mais d’un système de domination inattaquable, parce qu’impensablement dominant.

Cette instrumentalisation des différentes scènes du politique est une illustration intéressante du « désir-maître » dont parle Lordon dans son livre. Les dominants, ceux qui détiennent capital et, ou pouvoir, contrôlent les « tendances » et les imposent. Les individus pensent choisir les sujets, ils ne choisissent que de réagir, et encore. Jamais on a vu un sujet s’imposer sur la scène médiatique ; les médias se sont emparés de tous ceux qui sont sortis de l’ombre, pour donner la parole à ceux qui n’en parlaient pas -le hashtag balancetonporc, par exemple, a donné lieu à de nombreux articles sur des hommes qui se rendaient compte qu’ils n’étaient pas tous des « mecs bien, parfois », on a donc centré le débat sur les seuls qu’on entendait…déjà- .

Ainsi, pour reprendre les termes « désir-maître » , Lordon parle d’extension du conatus à autrui -le conatus de Spinoza, soit la persévérance dans l’être de chaque individu- pour en faire l’intérêt commun. Le dominant étend donc sa persévérance dans l’être aux dominés, le transformant de ce fait en « norme du désir », en « désir commun », en « intérêt commun ». Il est impensable d’être contre l’intérêt commun. Et l’intérêt commun c’est le projet démocratique. Alors universaliser le désir d’un, c’est aliéner ceux qui ne peuvent que suivre parce qu’ils n’ont pas les moyens -légitimité, capital, audience- d’universaliser/de suivre leur propre désir.
Le conatus étant la persévérance dans l’être, persévérer pour autrui, c’est être privé de soi.

Là est l’aliénation du travail et l’ignorance de la morale kantienne qui interdit l’utilisation d’autrui comme moyen.

Ce désir-maître, qu’on institue en désir commun, c’est la production, à qui on donne la valeur, non seulement de désir, mais aussi de besoin.

Cependant, l’aliénation des individus n’est pas complète. Il reste ce qu’on appelle le désir résiduel. « L’angle alpha ». Le but du capitalisme c’est que ce désir résiduel atteigne zéro : le dominé devient exploité, l’individu est totalement aliéné, il ne reste donc que le désir-maître. Cette aliénation est double : d’abord, l’exploité suit le désir maître de l’exploitant, qui devient son désir intrinsèque propre. On dédouble ensuite le désir-maître de production en y ajoutant une valeur numérique : il ne s’agit plus de produire, il s’agit de produire « toujours plus ».

(…)

 


 

La suite, bientôt. !

Génération.s ?

Je saisis les clins d’oeil multiples, de ce nom au pluriel,

« La route sera longue, et elle pourrait ne le mener nulle part…  » résume l’ex-Pravda de Sarkofrance, que l’on n’attendait pas clémente de toutes façons. Benoit Hamon a son micro-parti pour « relancer la gauche ».

Il n’a pas saisi que nous étions fatigués.

J’ai tendance à penser que le sujet n’est pas de savoir si l’on est de gauche ou de droite. Cette affaire est du temps d’avant. Écrire cela, qui choquera peut-être quelques camarades et compagnons de route du moment. Et « en même temps« , la campagne des insoumis depuis plus d’un an s’est affranchie de cette référence.

Primo, Macron ne cherche pas à attraper un quelconque héritage de gauche pour faire passer son suppositoire au camphre libéral. A la différence de Hollande, il se déclare « au-dessus » de ces clivages. Puisqu’il conduit une politique si proche du libéralisme old-school des années 80, il suffit de l’attaquer sur cela et non sur des brevets de vrauchisme. Macron est la dernière réincarnation de la présidence des riches, un travailleur détachés des puissants de ce pays qui mène en leur nom une politique de classe qu’il tente de cacher par complexe. Point barre.

Secundo, j’ai une grande méfiance, une immense méfiance envers quiconque cherche à jouer à la vérité idéologique. Le PS de ces dernières années nous a servi le discours mais pas la politique. Aujourd’hui, Hamon et nombre d’autres socialistes tétanisés s’en réfèrent à leurs racines. La question est donc de savoir si l’on est révolté.e ou pas.

Je ne suis pas venu pour être un idiot utile. Je suis là car nous voulons reconstruire la gauche et l’écologie. Nos destins sont liés. Benoit Hamon.

Tertio, il ne s’agit pas de nier ses racines. Les insoumis ont aussi des racines idéologiques. Au plus fort de la « crise » de ce second tour où Mélenchon devait expliquer pourquoi il n’appelait qu’à voter contre Le Pen ou s’abstenir face à Macron, il a eut ce constat simple: le vote insoumis a rassemblé des gens de gauche, d’extrême gauche et d’ailleurs, des parcours militants ou pas du tout militants. Le même constat de diversité vaut encore aujourd’hui. Mais voir ces ex-socialistes ou socialistes se réfugier derrière une recherche d’étiquette de gauche semble le premier signe d’un grand désarroi.

 

Auteur de Sarkofrance (2007-2012); coulisses personnelles. "Ce n'est pas le désaccord qui gêne mais la façon dont il s'exprime."