Le Media, un peu d’humour

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Ces prédateurs sexuels

L’affaire Harvey Weinstein qui n’intéressait pas le grand public français a fort heureusement ricoché dans notre hexagone quand une journaliste française s’est attelée à convaincre d’autres femmes victimes de harcèlement sexuel d’exposer leur propre témoignage sur le réseau social.

Connaissant personnellement certaines des victimes, j’ai été stupéfait d’apprendre ce qu’elles ont subi. Le harcèlement semble rarement public, devant témoins. Ce harcèlement est souvent solitaire et c’est pour cela pour qu’il est terrifiant.

Personne ne devrait être être surpris d’apprendre l’ampleur du phénomène (5000 tweets en un weekend). #BalanceTonPorc a généré 25 000 tweets en 5 jours.

Le sujet a embrasé la planète médiatique comme un feu de paille. Mais c’est d’un incendie dont nous avons besoin, pas d’un feu de paille éphémère.

Près d’une semaine après, on entend déjà les critiques: cette campagne serait une opération de délation. C’est faux, massivement faux, puisque les agresseurs ont été rarement dénoncés. Bruno Le Maire a eu cette formule désastreuse, qui l’a conduit à des excuses publiques et face caméra. Mais d’autres ont poursuivi. La réaction la plus (involontairement ?) cynique est venue du philosophe médiatique Raphael Enthoven sur Europe 1.

« La meilleure intention du monde culmine parfois dans la délation » explique-t-il. Vraiment ?  93% des plaintes pour harcèlement sont classées sans suite. C’est donc bien d’un choc qui, pêle-mêle, bouscule les graveleux, les assaillants, et les irrespectueux dont nous avons collectivement besoin. Un choc qui les terrifient enfin.

Les milliers d’anecdotes misogynes et d’incidents voir de délits ou de crimes méritent mieux que des commentaires de philosophe. Pour changer un pareil fait culturel, il faut  que la parole se libère totalement et sans censure.

Le président des riches, arrogant.

Il a tout fait pour évacuer cette image. Une heure et quart d’entretien encadré et fatiguant, une heure et quart ultra-classique et sans révolution.

Macron a beau lâcher quelques dizaines d’euros d’aumône publique pour le minimum vieillesse ou l’allocation handicapée. Tous les efforts « sociaux » de Macron et son sbire Castaner ne sont rien à côté de des efforts de la macronista pour les plus riches de notre pays. Accusé d’être président des riches, Jupiter a raté l’occasion de se défendre puisque la défense était impossible. Il a cherché à remplacer la théorie du ruissellement par celle d’une autre plus dangereuse encore, « la cordée« : « Je ne crois pas au ruissellement mais à la cordée ». Si le premier de cordée tombe, la cordée tombe. CERTES, mais il en va de même si le dernier de cordée tombe.

Acculé, Macron est paru agacé arrogant, méprisant, obstiné, avec une vision punitive de l’impôt.

Ce fut un heureux désastre.

Merci Macron, merci patron.

Même sur la formation professionnelle, Macron prends à la formation des salariés pour financer celles des chômeurs.

Jupiter a eu aussi cette phrase curieuse: « je suis là pour transformer pour le pays« . C’est faux. Il a été élu pour faire barrage au FN au second tour de l’élection présidentielle sur un chantage qui ne fonctionnera plus.

« Je suis président, je ne m’occupe pas du détail« , bizarrement le monarque oublie que ses conseillers sont aussi ceux du premier ministre. Jupiter a sans doute la trouille d’être exposé au premier plan. Il a besoin de fusibles, il est Jupiter. La réalité du pouvoir en France est différente. Les conseillers élyséens sont aussi les mêmes que ceux de Matignon. Sa majorité parlementaire est assujetti.

Macron a fait une mauvaise promesse: il a promis que les résultats de son action seront jugés « d’ici un an et demi, deux ans. » Nous sommes ravis.

« La plénitude des réformes conduites par le gouvernement, vous les verrez dans un an et demi, deux ans. »

Macron a récusé la réalité de ces insultes d’une curieuse manière: « Je n’ai pas cherché à humilier. Je continuerai à dire les choses. J’assume totalement ce qui a été dit« . Nous prenons acte de son mépris. Macron pense viser ses opposants politiques, il s’adresse gravement à plus large.

La personnalité de Jupiter effraie.

Sa politique aussi.

 

 

 

Chanson du dimanche: la vraie vie.

Cette drôle de petite musique…

Vous l’entendez sans doute comme moi, cette drôle petite musique.

Une variante consiste à expliquer que Macron et ses député(e)s ont été élu(e)s avec une telle majorité qu’il ne faut ni critiquer ni s’opposer.

Une autre consiste à railler la trop faible opposition, ou à moquer sa division. Comme si le nombre l’emportait sur la justice, comme s’il fallait suivre Macron puisque l’opposition était faible.

Oui, le combat oppositionnel est difficile.

Oui, certaines manifestations ne réussissent pas.

Oui, Macron a gagné l’élection présidentielle, y compris avec certaines de nos voix puisque nous étions traités de traîtres à la République si nous ne votions pas Macron.

Mais l’argument selon lequel la faiblesse de l’opposition devrait nous convaincre d’applaudir le jeune monarque est l’un des plus lâches qu’il m’est été donné d’entendre récemment.

Oui, l’un des plus lâches.

Un moment d’égarement, de stress peut-être. Revenons à l’essentiel: disputons-nous sur le fond de cette politique.

C’est déjà bien suffisant.

Le média des gens.

Hier soir, un nouveau média s’est lancé.

Ce n’est ni un réseau social, ni un journal, ni un télé mais un peu tout à la fois.

« Le Média . Indépendant, collaboratif, pluraliste, culturel, francophone, humaniste, féministe, antiraciste, écologiste, progressiste »

Ce média a déjà été caricaturé en « Pravda de Mélenchon » par certain(e)s qui n’ont rien lu. Ils/elles n’ont rien compris, rien appris.

Le média s’est lancé ce 11 octobre avec un site tout propre où il propose à tout un chacun d’en devenir copropriétaire, une chaîne sur Youtube, avec le soutien de « vloggers » tels Camille et Justine, Demoskratos, ou le Stagirite, un manifeste publié en septembre dernier et animé par Gérard Miller et signé par une cinquantaine de personnalités telles que Aurélie Filippetti, Arnaud Montebourg, Josiane Balasko, Pierre Joxe, Philippe Poutou, François Ruffin, Jean-Pierre Darroussin, Bruno Solo, Noël Mamère, Thomas Guenole, Lucas Belvaux, Josiane Balasko, François Morel ou Eva Joly (quelle bande de gauchistes insoumis ! #lol!).

Gérard Miller a loué d’autres médias indépendants et cité ainsi Le Canard Enchaîné, Mediapart, Arrêt sur Images, l’Huma. ce média se créé parce qu’il y à un manque.

Ce média est une coopérative, et donc l’appel à l’achat de titres (5 euros le titre) auprès des gens (Je soutiendrais sans doute cette initiative même si mon attention médiatique et mon soutien va pour le moment et avec plaisir vers un autre média qui me plait bien, Les Jours (que je vous invite à découvrir)).

Auteur de Sarkofrance (2007-2012); coulisses personnelles. "Ce n'est pas le désaccord qui gêne mais la façon dont il s'exprime."