Archives pour la catégorie Chroniques personnelles

Frère Tariq

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No resignation at all

Last week, it was repeated to envy that even the brilliant François Ruffin would begin to doubt the capacity of left-wing France Insoumise would fail to achieve power. This is not the issue of French politics.

Jean-Luc Mélenchon himself acknowledges his disappointment. Ten days ago, the results of the first round of two parliamentary elections were sad: voters’ abstention was higher than ever. Have the French become indifferent?

The weakness of citizens’ mobilization strikes everywhere: observe the ridiculous turn-out in Wauquiez’election at the head of LR, or the melting of the LREM workforce . Even the Socialist Party survives only because of its local presence.

Has France become a-political?

Rather than gloss over tactics, everyone should be interested in the substance of actions and speeches, explaining what we are experiencing and seeing. To do so, it is probably necessary to reverse news hierarchy; and take the time to listen and read; Avoid dive too deep into the buzz, futile controversy, or even comments of small political talks. Rather than blaming their opponents, Macronist supporters should help us understand why their mentor’s action is so successful.

When there is no longer election at sight and when Macronist marketing puts us to sleep, to be interested in French politics deserves effort and relentlessness. However, French politics is far from having reached any equilibrium: our governement’s answers to worsened inequalities, new forms of precariousness, ecological disasters, and financial instability are so weak or non-existent that one can think that the relative general indifference is only the premise of a coming shock.

Be aware.

Chanson du dimanche: la chanson d’Hélène

Chanson du dimanche: des gens bien élevés

Réhabilitons DSK

Il faut comprendre le propos de cette tribune, l’angoisse de quelques femmes d’un « retour au puritanisme », le besoin de se démarquer d’un mouvement de fond, l’envie de défendre quelques mâles qui ont mal.

Mais quand même…

Quelle insondable bêtise.

Pas d’autres mots pour qualifier la tribune de 100 femmes dont on ne retient que leur protestation contre les centaines de milliers de cas de harcèlements et d’agressions sexuelles. Il y en a même qui ont voulu faire cette gigantesque pirouette et accuser les « délatrices » de faire le jeu de l’islam radical.

Raaaaaaa….

Pouvez-vous simplement voir le sujet tel qu’il est ? Pouvez vous comprendre que l’attitude misogyne, machiste, dominatrice des mâles qui ne sauraient contrôler leur pulsions est la justement la première excuse des bigots musulmans qui exigent de voiler les femmes ?

Bravo à la séquence humoristique qui s’en suivit sur France inter. Il fallait a minima rire de ces bêtises.

 

 

Toujours macroniste ?

Les premiers plans collectifs de « licenciement à l’amiable » se font jour, dès ce début d’année 2018, à peine entrées en vigueur ces fichues ordonnances Macron sur la loi Travail.

200 suppressions de postes chez Pimkie, 1300 chez PSA.

Chez Pimkie, les syndicats ont dit halte au feu. Le projet a fait long feu.

Voici les premiers effets, directs, immédiats et sans débat, de la loi Macron que d’aucuns ont tenté de nous « vendre » l’été dernier comme un grand progrès. Des employeurs qui vont mettre une autre pression, parfois échouer, parfois réussir.

Pourtant, naïfs, on croyait que des centaines, des milliers, des dizaines de milliers de créations d’emplois allaient plutôt être enfin annoncés par des patrons aux anges d’avoir été « libérés » de cette « peur d’embaucher« .

Macron exécute. Le Medef se réjouit. Les salariés dégustent. Les godillots macronistes se taisent.

Cette loi Travail est une tâche, une bonne grosse tâche. Le retour à « avant« , il y a très longtemps. Une « modernité » qui a le goût rance du Comité des Forges.

Quand on interroge les Muriel Pénicaud, Benjamin Griveaux et autres laquais d’une France d’en haut qui n’en demandait pas tant, ils ne s’excusent même pas, ils expliquent que la loi prévoit que les salariés, représentés par ces syndicats que les mêmes jugent si peu représentatifs, ont leur mot à dire. Quel mot ? L’accord majoritaire, c’est-à-dire la signature d’une majorité de représentants syndicaux au bas d’un accord posé le flingue sur la tempe ? On nous dit aussi que si on se fait virer volontairement, on évite le « traumatisme du plan social« … Ne pleurez pas.

Bizarrement, le recours au référendum n’a pas été prévu pour les cas de plans de ruptures conventionnelles collectifs.

Bizarrement.

Les salariés qui partiront dans ce nouveau cadre n’auront pas accès au contrat de sécurisation professionnelle.

L’administration a 15 jours pour faire ses remarques, sinon le plan est tacitement accepté: « L’absence de réponse du DIRECCTE dans le délai de 15 jours (à compter de la réception du dossier complet) vaut décision d’acceptation de validation. »

Un détail.

Merci Macron, merci patron.