Archives pour la catégorie Chroniques personnelles

Les racailles

Trois abrutis sont venus frapper une passagère, infirmière, qui leur demandaient gentiment de porter le masque dans un bus.

Cinq jours d’ITT (incapacité totale de travail) ont dû lui être prescrits en raison des blessures infligées. Deux des trois agresseurs ont été rapidement interpellés par trois ASVP (agents de surveillance de la voie publique) de la ville de Neuilly-sur-Marne et la police nationale. Le troisième jeune qui n’avait pas participé aux violences n’a pas été inquiété. (lire la suite)

Des racailles, contrées par des citoyens qui protestent puis des agents de la RATP qui interviennent, un fait divers de plus, comme il en existe des milliers, et depuis longtemps.

« Une première femme s’est levée, je suis extrêmement reconnaissante et fière d’elle, une fois qu’elle s’est levée d’autres personnes ont dû se sentir plus courageux vu l’effet de groupe ». Mais les deux jeunes, décrits comme « grands et forts », sont difficilement maîtrisable et poursuivent leurs coups. (lire la suite)

Ah bien sur, cela va réactiver le sujet de la « FRANCE VIOLENTE », de l’ensauvagement. J’entends cela depuis que je suis gamin – à l’époque, mon arrière-grand-mère. 40 ans plus tard, la même violence – c’est vrai qu’on ne progresse pas.

Sur Twitter, un gars que je ne connais pas m’a aussitôt sorti que ces trois jeunes étaient des électeurs insoumis – pauvre homme.

 

Le traitement des faits divers est un sujet d’étude sociologique et historique depuis longtemps: leur sélection, leur traitement par la presse correspond à l’époque. Ainsi à la fin du XIXème, début du XXème,

« Illégitimité, débauche, alcoolisme, jalousie, folie, suicide, paresse, etc. : si ces désordres des conduites sont partagés par d’autres classes sociales, c’est la catégorie des ouvriers et des employés qui est particulièrement mise en scène » (Chronique de faits divers et grandes affaires judiciaires : des différents discours sur le désordre des conduites dans La Gazette des Tribunaux à la fin du 19e siècle)

 

Les médias choisissent une histoire ou traitent ce qui intéressent leurs lecteurs.

Chanson du dimanche: way of hearts

Macronistan en 3 ans d’images

Je rassemble sur mon compte FlickR, créé en 2008 puis intégralement vidé il y a quelques temps, toutes les iconographies et montages photos que je fais depuis que Macron est président.

ça fait peur.

https://www.flickr.com/photos/sarkofrance/?

juan

Culture du viol

Certains ne veulent pas comprendre. La culture du viol est un truc très bien expliqué par la blogueuse Crêpe Georgette dans un récent ouvrage. Cela désigne cet ensemble de principes et de réflexes que les hommes font subir aux femmes au nom de leur plaisir sexuel et de domination.

Gérald Darmanin ne nie pas avoir demandé une faveur sexuelle en échange d’une faveur professionnelle. Il conteste que la femme n’était pas consentante. Non seulement il y a désaccord entre les deux, mais en plus c’est exactement à cause de que Darmanin avoue – l’exercice tranquille de cette culture du viol – qu’il doit démissionner.

Dans Libération, Laure Lebreton résumé la seconde indignation, après la stupide intervention de Macron du 14 juillet.

“Pouvait-il choisir pire défense ? «Il y a aussi une relation de confiance d’homme à homme», a expliqué Emmanuel Macron mardi, pour justifier sa décision de promouvoir au ministère de l’Intérieur un élu visé par une enquête pour viol. Tout d’un coup, aux yeux des partisans comme des pourfendeurs de Gérald Darmanin, il n’est plus question de présomption d’innocence et encore moins de «grande cause du quinquennat». On parle de solidarité masculine, de cet entre-soi qui est au cœur du combat pour l’égalité entre les femmes et les hommes.

C’est effectivement la pire des défenses. Et la plus sincère. Quel odieux personnage…

14 juillet, été brutal

Ecouter Mélenchon, tranquillement.

Je sais bien que les antiMélenchonistes primaires qui ne s’arrêtent à un demi-tweet ou un extrait par les médias officiels ne prendront pas la peine d’écouter cette video de la semaine. Ils ont tort. Qu’ils se taisent.

Je me fatigue à lire Sarko et maintenant Macron et ses sbires, dans le texte et le plus exhaustivement possible. On attend de même des gugus qui braillent Mélenchon=dictateur.

Chaque semaine, et celle-ci encore, il explique clairement et calmement l’actualité. Il ne s’agit pas d’être d’accord béatement avec tout ce qu’il dit. Mais juste de reconnaitre que ce travail est l’une des meilleures explications du monde qui nous entoure.

 

« Ce qui nous sépare de EELV, ce n’est pas l’écologie, c’est la question sociale dans l’écologie. »

Pas mieux.