Archives pour la catégorie Chroniques personnelles

Les Bleus contre les bleus

La victoire de notre équipe nationale est réjouissante. Réjouissante car symbolique à plus d’un titre.

Point.

Ensuite, le reste peut provoquer nausée et tiraillements.

La rapidité et le soin apportés à la récupération macroniste ne surprennent pas. Jupiter a répété son geste de victoire. Il a pris soin de se faire photographier par l’agence TASS. Puis le cliché de double bras tendu a été publié. Il fallait récupérer, incarner la macronista dans cette victoire.

Faire oublier les bleus d’une politique clivante, xenophobe, antisociale grâce à ces Bleus black-blancs-beurs, la tentation est grande. Le jeu donne la nausée.

« On est champion!! »

Mais qui est champion ? Les 11 Bleus, la vingtaine de l’équipe, leurs entraîneurs et le brillant Deschamps.

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Merci à la patrouille de France

L’équipage de l’avion qui s’est autorisé à lâcher du rouge plutôt que du bleu lors de son passage aérien au-dessus du jeune monarque sur les Champs Elysées le 14 juillet 2018 sera sans doute sanctionné. Pourtant, cette erreur humaine a plutôt suscité amusements que commentaires rageux, et ce fut heureux. Merci à al patrouille de France d’avoir rappelé que l’erreur est humaine.

En ce weekend caniculaire, chacune et chacun attendait surtout cette finale footballistique.

J’hésite encore à profiter du plaisir du spectacle, la joie est communicative et celle-là, bigarrée à souhaits, l’est assurément. J’imagine aussi la rage haineuse et raciste qui s’exprimera si les Bleus perdent cet après midi face à la Croatie. Il y a 20 ans, la joie était immense, mais nous sommes à un autre moment. Depuis cette fameuse coupe Black-Blanc-Beur, nous avons connu le 11 septembre 2001, les Le Pen à deux reprises en finale de l’élection présidentielle, la droite furibarde, la haine sécurité, le terrorisme islamiste, et les attentats de 2015-2016 en France.

Quelque soit l’issue de cette finale, notre sentiment collectif sera différent.

Nous sommes collectivement différents.

 

 

 

(Une heure avant le match France/Croatie, 15 juillet 2018. )

Ce spectacle du foot

Je n’y arrive pas. Je n’arrive à m’intéresser à cette coupe du monde. En 1998, ma petite fille venait de naitre, et j’avais été attrapé par cette compétition qui nous avait tous surpris.

Cette année, elle est plutôt chouette, cette équipe.  L’équipe belge aussi était réjouissante. Les Belges sont plus divisés que nous, Flamands contre Wallons.. A Bruxelles, il faut certains commerçants flamands refuser de parler français, pour saisir qu’il y a du lourd entre ces deux communautés. Les Belges se sont incarnés dans leur équipe nationale.

Certes, ces joueurs sont tous de gentils millionnaires dont on découvrira plus tard que certains échappaient à l’impot. Certes, le foot est un cirque, ces coupes et championnats sont nos jeux du cirque, l’opium du peuple, toussa, toussa.

Mais mais mais… on n’oubliera pas l’incarnation de la diversité et, surtout, le parcours de ces jeunes, le plus souvent issus de la France d’en bas.

Bravo les black-blancs-beurs !

 

Médine, loin des clichés

Je suis tombé par hasard sur cette interview de Médine, ponctuée de reportages (voir celui sur Amina, jeune boxeuse havraise coachée par Medine). Elle vaut le coup d’être écoutée sur la longueur.

Je ne suis pas fan, loin de là, de ce rap-là, mais l’entretien, qui provoquera indifférence et/ou railleries de certain(e)s, mérite le détour. Il révèle la personnalité d’un gars qui s’interroge, qui reconnait que sa chanson Jihad d’il y a une décennie n’a aucune chance d’exister aujourd’hui car elle choque trop.

Caroline Fourest s’est vautrée quand elle expliquait que Medine appelle à la guerre. Et en même temps, le garçon s’amusait à faire des quenelles. On dirait qu’il a une fascination a marcher plus ou moins droit sur le fil rouge de nos excitations.

« Si j’ai un mode de vie, ce mode de vie est pour moi. J’espère de ne pas les imposer. »

Lâchez-vous.

« Je fais peur aux fainéants ».

Gloire, déchéances et débat d’idées sur le racisme Outre-Atlantique

Pour quiconque s’intéresse avec bienveillance à ce qui se passe chez nous cousins d’Amérique, les remous qui agitent la communauté afro-américaine sont stupéfiants.

L’une des icônes du rap « bling bling » – Kayne West – sombre semaines après semaines. Son soutien à Donald Trump était déjà cocasse, surtout après les déclarations complaisantes du clown de la Maison Blanche à l’égard des néo-nazis et suprémacistes blancs après les évènements de Charlottesville en août 2017. Qu’importe, Kayne West poursuit et affiche encore et toujours son soutien.

Puis, il y a quelques semaines, le voici qui part en vrille, en quasi-direct, dans l’une des salles de rédactions du media à « gossips hollywoodiens », TMZ. Patatras ! Le voici qui justifie l’esclavage en expliquant que ce dernier doit être une « forme de choix » puisqu’il a tant durer en Amérique.

 

 

Tout n’est pas perdu. K. West souffre et s’abime, il représente de moins en moins, sauf à rester objet de curiosité pour sites à ragots.

A l’inverse, l’artiste Donald Glover est sur la pente ascendante d’une notoriété et un soft power mérité. Et le couple J-Zay et Beyonce, récemment rappelé à notre souvenir par l’ami Bembelly, continue de raconter l’Amérique telle qu’elle est.

 

L’appel du 18 juin

C’était il y a 78 ans.

 

Mais aujourd’hui, c’est surtout la première épreuve du Bac pour quelque 800 000 élèves, dont la moitié attendent toujours une affectation post-bac qui leur convienne ou une affectation tout court.

Merci patron, merci Macron.