Madame Michu, la résistance rance.


Elle commence mal, cette résistance netosphérique du clan sarkozyste. Mon confrère Politeeks revient sur un tweet particulièrement odieux du pseudo Madame Michu, qui menaçait de « cramer le siège du PS« . Il y aussi les attaques contre Christiane Taubira – nous y reviendront -, les articles sur une vie privée que Hollande n’exhibe pourtant pas – à la différence de son prédécesseur.

Quand le Figaro consacre un article aux blogueurs antisarkozystes, quelques exemplaires de cette résistance rance s’expriment encore.

« c’est marrant toutes ces personnes ont des noms ou prénoms bien français : JUAN, JEGOUN etc… incroyable d’avoir au sein de notre pays des gens qui viennent d’ailleurs et veulent nous donner des leçons et critiquer notre ex président. » Sirven

Je me souviens avoir écrit ici que l’antisarkozysme n’excusait pas tout, y et compris et surtout sur mon blog hébergé chez Marianne2. La remarque vaut tout autant pour l’opposition à François Hollande.

 

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14 réflexions sur « Madame Michu, la résistance rance. »

  1. “c’est marrant toutes ces personnes ont des noms ou prénoms bien français : JUAN, JEGOUN etc… incroyable d’avoir au sein de notre pays des gens qui viennent d’ailleurs et veulent nous donner des leçons et critiquer notre ex président.” Sirven

    même Mistral ne ferait pas ça ,!
    Ces putrides devaient être mis sur fil à linge après lessive !

    incroyable d’avoir des cons pareils au pays de Voltaire.

  2. Ce genre de remarque fait mal au coeur et froid dans le dos. Et ces gens là veulent revenir aux manettes sous prétexte « d’équilibre des pouvoirs » ? J’ai du mal à imaginer que quiconque puisse être convaincu par ce genre de « pensée » (pensée, vraiment ?) et pourtant…

  3. Moi qui est un nom archi franchouillard j’estime que mon blog fait aussi partie des Leftblogs alors que mame ou père Michu se taisent.
    C’est comme en Allemagne. Vu mon teint blême et mes yeux bleus-ligne-des-Vosges on me prend pour une anglo-saxonne et on me susurre « vous ne trouvez pas qu’il y a trop d’étranger ici ? » à quoi je réponds « Scuse mais je suis moi-même étrangère ». Ca jette généralement un gros froid.
    A Berlin, je rappelle que seulement 2% des expats ont voté FHaine. On sait ce que veut dire « étranger » nous vu qu’on l’est du matin au soir nous-même. C’est aussi la raison pour laquelle nous avons voté Eva Joly à 14% car cela ne nous dérange point d’avoir une présidente étrangère. On ne voit pas (ou plus, pour certain) où est le problème.
    Je recommande aux Michu de tout poil d’aller travailler quelques temps hors de leur pays. Cela leur permettra de changer leur vision mesquine et étroite du monde.
    Cela dit il y a quand même 2% de trouducs parmi les expats.

  4. Mais allez voir chez brèves.3.0 ou chez Didier Goux habite ici, liens disponibles chez Nicolas J, vous verrez de beaux spécimens biens gras avec des commentaires haineux qui font passer celui-ci pour un « gentil ». Il est urgent de se secouer pour les faire taire. Je considère cela comme de la pédophilie intellectuelle!

  5. les attaques contre taubira sont à la limite de l’agression raciste

    on ne changera pas les ceux qui fricotent avec le FHaine

  6. Même quand ils n’étaient pas « résistants » ils avaient les mêmes propos mais ça ne se voyait pas tant c’était noyé dans un flot de paroles élyséennes qui quelquefois les dépassaient .
    J’ai toujours lu sur beaucoup de forums ce genre de remarque nauséabonde. Ceui d’Orange en regorge depuis 2007, il y a même là un nid de fachos de la plus belle espèce.
    Ca s’appelle l’extrême-droitisation décomplexée . Evidemment aujourd’hui c’est encore plus agressif , la haine a bien été entretenue ces dernières 5 années par qui vous savez!
    Après le racisme ordinaire c’est maintenant le tour de la haine ordinaire . Celui qui sortira les propos les plus orduriers aura gagné la médaille du parfait « résistant » à l’envahisseur . Morano , Copé, Luca et les autres ont sonné « l’hallali » dont la racine est « haler » et non pas « halal » mais ils ont dû confondre .

  7. Evidemment, avec une opposition de si bas niveau, nous n’avons pas grand chose à craindre mais pourtant tant à redouter ! La stratégie « Buisson » a fait des petits, et jamais la droite n’a autant penché vers l’extrême que depuis cette campagne électorale. Alors que les Umpistes pourraient gagner des points en présentant un programme digne de ce nom, ils se contentent de patauger dans la boue puante laissée par Sarkozy.

    Je me dis que Hollande et ses comparses vont devoir beaucoup travailler pour effacer de notre beau pays ces relents puants et ignobles.

  8. ces haineux me feraient presque honte d’être « de souche » je ne comprendrais jamais cette haine de l’autre,
    comment sortir de là ,je suis inquiète, mlp monte chez moi, elle a fait un bon score aux élections ,et c’est vrais qu’ils sont décomplexer,
    un des leurs m’a meme expliqué qui aurait le droit de rester ici et qui devrait « dégager »si elle passait brrr!!!!
    je regarde mes voisins d’un autre oeil
    pauvre de nous qu’est ce qui a pu engendrer ça
    esperons que JLM puisse la faire sortir de Hennin beaumont ,ce bleu marine fait tache dans notre NPDC rouge

  9. Mercredi 23 mai 2012 :

    Les enquêteurs chargés de l’affaire Bettencourt cernent Nicolas Sarkozy. Le nom de l’ex-président apparaît désormais dans la procédure, instruite à Bordeaux par le juge Jean-Michel Gentil, visant les délits d' »abus de faiblesse » et d' »abus de confiance » commis au préjudice de la milliardaire. Selon les procès-verbaux dont Le Monde a pris connaissance, le magistrat semble tenir pour acquis que M. Sarkozy a bénéficié, lors de sa campagne présidentielle de 2007, d’argent en espèces du couple Bettencourt. Et ce par le biais de Patrice de Maistre, ex-gestionnaire de fortune des Bettencourt, et Eric Woerth, ex-trésorier de l’UMP. Les deux hommes sont mis en examen – le premier étant toujours en détention provisoire.

    Le juge Gentil s’est d’abord attelé à tracer l’argent liquide. Le 17 janvier 2007, 50 000 euros sont retirés de l’un des comptes Bettencourt par la comptable Claire Thibout, sur l’injonction de M. de Maistre. Celui-ci réclame initialement 150 000 euros, mais la comptable refuse de sortir une telle somme car ce montant excède son autorisation de sortie d’espèces à la banque. Le magistrat s’est procuré l’extrait de compte qui donne crédit aux assertions de Mme Thibout. Interrogée le 14 septembre 2011 par le juge Gentil, celle-ci a réitéré que la demande de M. de Maistre était claire : c’était, selon les propos que lui aurait tenus le gestionnaire de fortune, « pour donner à Eric Woerth ».

    ENVELOPPE KRAFT

    Le lendemain, 18 janvier, un rendez-vous est pris avec Mme Bettencourt pour lui remettre les fonds. Mme Thibout, dans son agenda, note : « Pour donner enveloppe qui donnera à Patrice. » Les agendas de Mme Bettencourt et de M. de Maistre confirment la tenue de ce rendez-vous. L’enveloppe kraft contenant des liasses de vingt billets change donc de mains, pour atterrir dans celles de M. de Maistre. Le lendemain, soit le 19 janvier, celui-ci rencontre M. Woerth, qu’il connaît depuis 2006, et dont il s’apprête à engager l’épouse, Florence Woerth. Le tête-à-tête se déroule dans un café, près du QG de campagne, rue d’Enghien, à Paris. Question du juge à M.Woerth, lors de son interrogatoire du 9 février: « Vous souvenez-vous de la station de métro ? ». « Non, a répondu l’ancien ministre du travail, je ne m’en souviens pas. » Remarque perfide du magistrat : « Vous ne vous souvenez pas de la station de métro que vous avez emprunté tous les matins… »

    Curieusement, ce rendez-vous ne figure pas à l’agenda de M. Woerth, contrairement à celui de M. de Maistre qui a précisé que l’entrevue s’était déroulée de 8 h 30 à 9 h 30. Plus ennuyeux pour M. Woerth, l’agenda de Mme Thibout porte cette mention, à la date du 19 janvier 2007: « Patrice et trésorier, rue des Poissonniers (…) sécurité. » « Lors de ce rendez-vous, interroge donc le magistrat, M. de Maistre vous a-t-il remis une somme de 50 000 euros en espèces ? » « Non, proteste M. Woerth, il ne m’a jamais remis d’argent (…). Nous avons parlé de la campagne qui commence… » Si le magistrat postule que l’enveloppe a bien, ce jour-là, été remise à M.Woerth, il manque 100 000euros : Mme Thibout a assuré que M. de Maistre s’était débrouillé pour les trouver. Or, le 28 janvier 2007, M. de Maistre se rend à Genève, où il a rendez-vous le 30 janvier avec l’avocat René Merkt, qui gère les comptes non déclarés du couple Bettencourt. Interrogé, M. Merkt confirme la rencontre, et précise que M. de Maistre réclamait des fonds, par le biais d’un mécanisme de compensation, en insistant pour qu’ils soient livrés en main propre à Mme Bettencourt.

    Les 100 000 euros ont-ils été débloqués ce jour-là ? Toujours est-il que le 5 février 2007, un coursier débarque chez Mme Bettencourt, en présence de M. de Maistre, entre 17 h 15 et 17 h 45. Les enquêteurs ont établi que les fonds étaient toujours livrés ainsi. Deux jours plus tard, le 7 février 2007, M. de Maistre et M. Woerth se retrouvent de nouveau, le matin, toujours dans ce café discret. Juste après la rencontre, le trésorier de l’UMP file au QG, où se tient une réunion avec l’équipe financière.

    « Il voulait évoquer l’importance du rôle des PME dans l’économie française », se défend l’ex-ministre sur procès-verbal pour justifier ce rendez-vous avec M. de Maistre. L’explication ne convainc pas le magistrat qui relève notamment que l’agenda de M.Woerth mentionne ce jour-là deux réunions importantes censées se tenir aux mêmes horaires, mais au QG de campagne. Pourquoi, du coup, ne pas avoir organisé le rendez-vous au bureau ? Pour M. Woerth, le café, « c’est plus convivial ». Il réfute la thèse du magistrat, convaincu que 100 000 euros lui ont été donnés ce jour-là. « Patrice de Maistre ne m’a jamais remis d’argent liquide », assure l’ex-ministre au juge.

    ARGENT DISCRÈTEMENT DÉBLOQUÉ

    Quoi qu’il en soit, le lendemain, 8 février 2007, l’étude Merkt à Genève reçoit un virement de 560 000 euros, sur un compte de Mme Bettencourt, la somme paraissant provenir d’un système de compensation. Le magistrat semble donc persuadé qu’une partie de l’argent ainsi discrètement débloqué est parvenu à M. Woerth, dans le but, de financer – illégalement – la campagne de M. Sarkozy.

    Via un procès-verbal daté du 27 février, le juge Gentil a donc décidé de verser à la procédure ouverte pour « abus de faiblesse » plusieurs témoignages d’anciens membres de la maisonnée Bettencourt. Il précise sa pensée: « Disons faire le lien avec plusieurs dépositions de témoins faisant état d’une visite de Nicolas Sarkozy au domicile de Liliane Bettencourt pendant la campagne présidentielle de 2007. » Pour le magistrat, il s’agit de prouver que cet argent sorti en liquide de Suisse, a servi, in fine, à financer la campagne de M. Sarkozy. Il accumule donc les indices. Comme cette phrase extraite d’un cahier tenu par l’écrivain François-Marie Banier. A la date du 26avril 2007, celui-ci mentionne que sa richissime confidente se plaint des exigences financières de Nicolas Sarkozy. Or, ce même 26 avril 2007, 400 000 euros, décaissés de Suisse, ont été apportés à M. et Mme Bettencourt.

    Pourquoi cette arrivée d’espèces, alors que le couple « n’avait pas de besoins pour financer son quotidien puisque tout lui était acheté », comme l’a expliqué Mme Thibout au juge ? Sur l’implication de M. Sarkozy, les dépositions des témoins apportent au magistrat des éléments nécessaires, à défaut d’être suffisants. Secrétaires ou chauffeurs, ils sont formels : M. Sarkozy a bien rendu visite à Mme Bettencourt durant la campagne électorale. Mais ces rencontres-là, le dictaphone du majordome Pascal Bonnefoy, dont les enregistrements pirates ont déclenché toute l’affaire, ne les a pas enregistrées…

    http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/05/23/bettencourt-la-piste-du-financement-illegal-de-l-ump_1705801_3224.html

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