Macron, jeu de cons en Corse


Je vais dire un truc sympa sur Macron: en Corse, il n’a pas démérité. Les élus nationalistes m’exaspèrent. Ils ont eu davantage que ce qu’ils méritaient.

Certes, Macron n’a pas été poli, il a même été hargneux dans son premier discours, mais je n’étais plus surpris tant le jeune monarque a depuis longtemps convaincu de son arrogance. Président, il aurait du être aussi de la mêlée. En attaquant l’un de ses interlocuteurs, Gilles Simeoni, ancien avocat de Colona, Jupiter a commis une faute.

Mais pour le reste, reconnaissons lui bien généreusement qu’il a renvoyé dans les choux des nationalistes qui sont coincés dans leurs postures symboliques et jusque-boutistes.

Je suis favorable à l’indépendance à de la Corse, rapide, le plus rapidement directe. Et nette, bien tranchée. Merci, au-revoir, adieu, bye bye.

Les représentants d’une communauté, qui n’ont gagné cette fois-ci que sur fond d’abstention, expriment une énième fois leur hargne contre la métropole. Macron leur a offert d’inscrire la Corse dans la Constitution.

Ces gens voulaient des symboles, ils en ont obtenu un et pas des moindres.

Pour le reste, Macron a justement renvoyé les requêtes de ces Napoléons d’opérette.

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29 réflexions sur « Macron, jeu de cons en Corse »

  1. Que vous soyez « pour » l’indépendance de la Corse (qui n’a jamais été indépendante de toute son histoire) n’a guère d’importance, dans la mesure où les premiers concernés, les Corses, sont tout à fait contre.

    1. Encore que Pascal Paoli ait proclamé une République Corse en 1755, république qui a battu monnaie, a eu une constitution (assez célèbre, et qui aurait inspiré la constitution américaine), un parlement, un système judiciaire, une armée (toute petite), une marine (encore plus petite), une université, un ordre national avec médailles et tout le tremblement, et même une reconnaissance diplomatique (par le bey de Tunis). Ce sont les Français qui ont mis fin à cette république en 1769, après avoir vaincu l’armée de Paoli à Ponte-Novo.

      1. Zap Pow
        Pas exactement : Les Génois ont vendu la Corse à la France en 1768 . La bataille de Ponte Novo est postérieure . A noter qu’à un an près, Napoléon était Génois .

  2. Chapeau, Juan : un billet favorable à Macron sur une affaire importante. .. (mais Stanislas ne va-t-il pas se suicider ? )

    1. Toubib

      Le Corse reste une anecdote pour politologue en errance..Tous les présidents font un numéro de cirque là bas, après quelques mois d’exercice, histoire de se refaire quelques points de sondage à bon compte….accessoirement ça redonne la patate aux Corses…

      Et Juan qui réfléchit, vient de faire une petite gâterie à un certain toubib qui va du coup passer une bonne journée..

      Et dire que les gens croient que les choses sont compliquées en politique..

    2. La Corse, une affaire importante ?
      Là, Doc, vous atteignez un sommet de l’humour .

  3. Je me demande aussi si la constitution depuis Sarko ne commence pas à devenir un tapis à poussière sur lequel les politiques libéraux financiers s’essuient les pieds.

    Si ça continue ce ne sera plus une constitution, qu’on aura, mais un traité de type bruxellois .

    C’est ça la modernité, les décideurs qui ne veulent pas décider s’en remette à Bruxelles, aux USA, à l’ONU; à l’Allemagne, aux pays du nord, du sud, de l’est et de l’ouest…et à la constitution…

    1. « C’est ça la modernité, les décideurs qui ne veulent pas décider s’en remette à Bruxelles »

      La Commission de Bruxelles n’a aucun pouvoir de décision: elle ne fait que traduire, sous forme de directives, les décisions prises par le Conseil des ministres (ou Conseil de l’ Union Européenne) , qui représente les gouvernements des États membres.

      Plus exactement :

      Dans les domaines où l’Union a des compétences propres (domaines de l’« ex-premier pilier ») :

      – La Commission européenne émet un règlement ou une directive (la directive, moins contraignante que le règlement, est souvent privilégiée en vertu du principe de proportionnalité).

      – Le Conseil de l’Union européenne et le Parlement européen adoptent ou rejettent le texte juridique (au Conseil de l’Union, chacun des États avait un nombre de voix, redéfini en 2001 par le traité de Nice, pour déterminer l’adoption ou non des lois ; le traité de Lisbonne remplace ce système de voix par un système de double majorité qualifiée basé sur la démographie des États).

      -Si le texte est adopté, les gouvernements des États membres transposent cette législation dans leurs États. Ces transpositions sont ensuite vérifiées par la Cour de justice de l’Union européenne.

      Dans les domaines où l’Union a des compétences partagées (domaines des « ex-deuxième et troisième piliers ») : :

      -Le Conseil de l’Union européenne prépare les réunions du Conseil européen.

      – À l’issue de ces sommets, le Conseil européen rédige des conclusions qu’il adresse à la Commission européenne.

      -La Commission européenne émet un règlement ou une directive répondant aux demandes du Conseil européen.

      -Le Conseil de l’Union européenne et le Parlement européen adoptent ou rejettent le texte juridique, qui traduit en actions les orientations fixées par le Conseil européen
      .
      -Si le texte est adopté, les gouvernements des États membres transposent cette législation dans leurs États. Ces transpositions sont ensuite vérifiées par la Cour de justice de l’Union européenne.

      1. @ Elie
        Tiens, puisque vous en parlez : le transnationalisme aux Européennes de 2019 a du plomb dans l’aile : les députés n’en veulent pas et une majorité de chefs d’Etats et de gouvernements non plus . Pas fous, les gars, z’ont pas envie de refiler encore plus de poids aux grands pays de l’Union (?), Allemagne en tête .

      2. Monsieur le toubib

        C’est fait plus de monde que je croyais à n’être responsable de rien finalement. puisque ces gens là vous disent aussi qu’on ne peut rien faire à cause de la « mondialisation »

        Avant les hommes se prévalaient de l’aide de dieu pour faire des conneries, maintenant il faut un conseil – une commission- des parlements – des gouvernements ..

        Les voies des seigneurs sont toujours aussi impénétrables…

  4. Ce qui serait croquignolet, c’est que cette idée d’inscription de la Corse dans la Constitution fasse capoter la réforme d’icelle, voulue par le petit marquis !

  5. La Corse. Beaux département français.
    Grande utilisatrice de subventions, c’est pour cela que jamais les corses n’ ont demandé l ‘ indépendance
    Ils veulent plus d’ autonomie, c’est à dire avoir les subventions et les gérer librement, faire leurs lois pour leur petite popote personnel, racketter librement et se donner l’ illusion d’ être les maitres
    Des napoléon en bref.
    Je pense que nous devrions couper l ‘ amarre avec leur ile.

  6. De là à féliciter macron pour son discours!!!
    Que peut- il faire d’ autre? Les autres régions feraient de même et le région île de France serait isolée

  7. La seule région frontalière qui pourrait raisonnablement vouloir son indépendance c’est l’Alsace. D’abord parce qu’ils sont nettement plus allemands que français, mais sans pour autant vouloir redevenir allemands ; donc, le mieux est qu’ils soient vraiment alsaciens. Et ensuite parce qu’ils sont bosseurs et riches.

    Curieusement, ils ne le demandent pas.

      1. C’est l’inverse, Sylvie: leur Sécu remonte à l’époque où ils étaient allemands, près d’un demi-siècle avant que la France ait la sienne…

        1. J’ignore où ils poseront et useront leurs chaises (pas dit entre le haut ou bas Rhin) le siège de qql indépendance, mais je sais que leur culte (aussi le notre) ils sont les seuls à le nourrir, à cracher au bassinet !
          (pourtant peu protestant ?!) ça les gave ! une loi allemande me semble t-il, où l’Eglise y serait donc indigente.
          Ne pas « être allemand » ni géographiquement, leur apparaît comme une victoire (!)
          Aussi constater que l’alsacien (avec le corse) est celui qui a, en France, l’identité (particularité) la plus marquée.
          Inutile de prier pour eux, le service est compris,

  8. « Après les épreuves du Bac, un Corse rentre chez lui et son père le questionne :
    – Alors, et ce bac, ça a marché ?
    – Tu va être fier de moi : Ils m’ont interrogé trois heures et j’ai rien dit ! »

    Ok je sors.

  9. Disons que nous envions les corses , une belle île, refusant toutes contraintes, vivant à leur rythme au maximum avec leur production et se foutant des continentaux car après Marseille, c’est le Mord

  10. « Emmanuel Macron a été élu Président de la République sur un programme qu’il a développé, il l’applique. Je pense que les Français ne peuvent pas l’oublier sauf à mettre en cause le principe de la démocratie. Emmanuel Macron essaie de trouver un équilibre, c’est son fameux « en même temps ». Il a eu l’immense mérite d’en finir avec une ‘partitocratie’ qui pesait sur le pays depuis trop longtemps et qui avait entraîné la désaffection des Français par rapport aux partis politiques qui se succédaient, chassés par une sorte d’effet d’essuie-glaces. Emmanuel Macron essaie d’innover, d’inventer une politique qui marche. Je lui souhaite plein succès, parce que son succès sera aussi celui de la France.  »

    JP Chevènement, 8 février
    précédé de quelques considérations sur la Corse

    https://www.chevenement.fr/La-methode-des-nationalistes-corses-est-la-mise-sous-pression-constante-de-toutes-les-autorites-de-la-Republique_a1971.html

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