La nuit sera longue pour les castors


Il y a encore des castors pour s’affubler d’un doux qualificatif de « progressiste », et d’y croire. Ne riez pas. Certains ont été « socialistes », « soc-dem », « soc-lib », qu’importe l’étiquette.

Voici qu’un infâme media « gauchiasse » s’est amusé à résumer ainsi la présidence Macron: « les Français les plus riches s’enrichissent plus vite que n’importe qui d’autre ».

Ce média si contestataire qui, en d’autres lieux, mériterait l’excommunication officielle est … Blomberg. L’agence explique même la France est le pays « où la richesse des plus riches a augmenté le plus vite en 2019 ».

Merci Macron, merci patron.

« The 14 people from France on the 500-member Bloomberg Billionaires Index added a combined $78 billion to their collective net worth since Dec. 31, a 35% increase. That’s more than double the pace of China’s richest, at 17%, and the U.S.’s 15%. The best returns outside of France came mostly from Asia as Thailand’s wealthiest were a close second at 33%, followed by Singapore’s 31% and 24% for Japan. »

 

Où sont passés les castors ?

 

101 réflexions sur « La nuit sera longue pour les castors »

  1. Nous, salariés, ouvriers, retraités, chômeurs sommes contents d’apprendre que la France est au top économiquement grâce à nos sacrifices imposés sans concertations. Nos milliardaires sont champions du monde 2019 de la Finance, loin devant les USA! Voilà qui réconforte notre égo national aprés l’élimination des filles du foot …:-)

    1. Bonsoir Robert & @ tou(te)s, la France au top économiquement…! DETT€,déficits, désolé, MAIS, C »EST FAUX. QUESTION ENVIRONNEMENT, c’est PIRE ENCORE…,quant au niveau de l’humanité & de la société

      N.b.: ce qui réconforterait votre ego, »au niveau national »,y changera-t-il quoique ce soit…? J’en doute. Question coupe du monde de football, je vous renvoie @ mon avis qui aimerait bien être éclairé par plein de questions &, au moins autant de réponses

        1. @ Robert, désolé de manquer d’humour…

          NOIR & DE CYNI$M€,à l’inverse des…
          décisionnaires qui pourrissent la…
          (SUR-) »vie »de la majorité des
          Français(es) & de l’humanité

    1. les castors sont les macronistes. 😉 (et surtout les neuneux de la premire heure qui ont avalé le disocurs « progressiste » de la campagne 2017

      1. Merci Juan pour cette réponse explicative. Perso., j’ai voté blanc tel(le)s 4,6 millions de citoyen(ne)s pour dégager ce système à LA CON, en vigueur depuis 1958…, & pour lequel, nombre d’entre nous, NE se sont JAMAIS prononcé(e)s, n’étant pas né(e)s ou, n’ayant pas le droit de voter à ce moment là. Le terme de castor est-il approprié sachant que l’animal participe à la régulation de l’environnement qui est le sien & celui d’autres espèces ?

        Car-là, tu me parles de personnes qui auraient un discours progressiste…,TOUT en agissant CONTR€ l’environnement & l’intérêt général de l’humanité…

  2. Avec les zigotos nommés à la commission de Bruxelles, les friqués ont encore de beaux jours devant eux .
    Tout ça pour ça ….!

    1. @ Alain Bobards
      Vous espériez voir Philippe Martinez élu à la tête de la Commission de Bruxelles ?

      Vous auriez peut-être été déçu: souvenez-vous de la virulence tonitruante du syndicaliste Éric Martin lors de la fermeture d’ Arcelor Mittal, et voyez comme il est devenu sage depuis que le PS l’a fait élire eurodéputé !

      Vous êtes certain que Martinez n’ aurait pas changé ? Il aurait pourtant eu droit à un bureau encore plus beau que celui de Le Paon qu’ il occupe aujourd’hui et pour lequel il l’avait fait virer…

      1. Toubib
        D’abord, le syndicaliste que vous citez ne se prénommait pas Eric mais Edouard . Ensuite, il était à la CFDT, ce qui explique qu’il se soit prosterner devant le P.S pour un plat de lentilles … pour une investiture à l’Assemblée Européenne .
        En ce qui concerne Martinez, la question ne se pose pas : il n’était pas candidat .
        Plus sérieusement : croyez vous qu’il était nécessaire que les chefs d’Etats et de gouvernements se ridiculisent durant des semaines dans des discussions de marchands de tapis pour nous sortir une présidente de la C.E. pro OTAN , une directrice de la Banque centrale venant en droite ligne du FMI ( sûr que les Grecs ont sauté de joie ), un consensuel qui ne contrariera personne à la présidence du Conseil de l’Europe et un Espagnol sorti de nulle part chargé de la « politique étrangère  » (? ) de l’U.E ? Pourquoi ne pas prendre directement Trump pour diriger tout ça ? Ce serait plus clair !

        1. @ Alain Bobards
          Le handicap de Christine Lagarde, c’est le compromis imposé par Sarkozy ( cassé depuis par la Justice) dans l’ affaire Tapie /CL.

          Sinon, à la tête du FMI :

          -elle a toujours plaidé pour une annulation d’une partie de la dette grecque, mais n’a jamais pu l’obtenir des 2 autres membres de la troïka ( BCE et UE, surtout Merkel );

          -elle a toujours défendu l’idée qu’ un trop grand écart entre revenus des citoyens était un frein à la croissance…mais ce n’ est pas le FMI qui mène l’économie mondiale.

          1. Le FMI ne mène peut être pas l’économie mondiale mais pour ce qui est d’imposer l’austérité, ça fait longtemps qu’il en est le champion et Lagarde ( pas plus que ses prédécesseurs ) n’ont changé sur ce chapitre !

            1. Uniquement aux pays qui lui sollicitent des prêts ( et parfois même des dons); aux autres, il n’a rien à dire.
              À noter que Chavez n’avait pas annulé son adhésion au FMI ( qui n’est pas obligatoire ), sachant qu’il en aurait peut-être besoin un jour.

              1. 9 pays ( sur 189 ) détiennent la majorité des droits de vote au FMI .
                Ca laisse entendre que 180 pays sont  » tenus' » par le FMI .
                C’est beaucoup !

                1. certes ça aide les dits pays….
                  Que TOUS les autres considèrent en « gens de rien » ….

        2. @Alain
          Sans compter que la « Reine Christine » a quelques gamelles aux fesses, notamment pour le cas Tapie

        3. Salut Alain & @ tou(te)s, oui, ça ressemble à un système américain du genre censitaire…! Là encore, L’ABSTENTION EST FORTE…

          L’ARGENT ROI…, cf.Lobbies qui agissent…

          CONTRE L’ENVIRONNEMENT, L’intérêt
          général des Américaines & par
          conséquent de l’humanité…

    2. A propos des nominations je ferais remarquer une petite bricole de rien du tout, mais qui m’a fait tressaillir, c’est « fumée blanche »

      sauf erreur, ce rite bizarre concernait la nomination d’un pape
      Je ne sais pas qui a eu l’idée reprise en boucle de ce symbole catholique pour une ou des nominations qui ne le sont pas du tout..

      Gaffe quand même camarades manants, si miracles il y a ils seront du genre bonneteau…

      1. Enfin l’esprit saint a étendu ses petits doigts boudinés sur Bruxelles
        nous sommes sauvé..

        Lourdes devrait renforcer sa pub, Bruxelles affiche une solide ambition sur le marché des miracles…

  3. Comme dirait Audiard, les riches sont des gens qui ont la particularité de s’enrichir, c’ est même à cela qu’on les reconnaît.

    Si les riches étaient pauvres, comment ferait-on pour les reconnaître ?

  4. Il y a ceux qui coûtent un pognon de dingue …et ceux qui le gagnent …nous sommes en pleine justice sociale 😀

    1. Ce sont tous des héritiers ( Sauf Bernard Arnault qui, lui, a fait un beau mariage )
      Ils n’ont pas créé grand chose, mais ils ont fait fructifier leurs capitaux, sur le dos de leurs salariés et des sous traitants . On peut rajouter à ce panel Arnaud Lagardère qui est sur le point de couler Europe 1 .
      Bref, que des gens biens !
      Des gens fortunés – voire très fortunés – j’en connait quelques uns qui respectent leurs employés et savent très bien ce qu’ils leur doivent . Je ne suis pas sûr que ce soit le cas des pèlerins cités dans l’article !

      1. @ Alain Bobards
        L’époque où l’on respectait ( enfin, plus ou moins…) le salarié, et où « le client était roi » ( avez-vous déjà eu à faire à des hotlines ?) est révolue depuis longtemps.

        1. God merci, il y en a encore ! Je vous le dis, j’en connais ! Mais je vous concède que l’espèce est en voie de disparition !

  5. Article du Monde ouvert aux non- abonnés, sur  » le meilleur économiste de France » :

    La justice française enquête sur un compte bancaire caché de Raymond Barre en Suisse

    L’ancien premier ministre, mort en 2007, aurait placé 6,7 millions d’euros. Ses fils ont payé près d’un million d’euros pour régulariser leur situation fiscale.

      1. Et un escroc de plus…on comprend mieux pourquoi ces types sont si méfiants …ils sont l’escroquerie …

        1. L’austérité pour les travailleurs et l’or en Barre pour les Raymond politiciens et leurs souteneurs milliardaires. Rien de neuf au royaume de France.

        2. @Sylvie-Fouquier-Tinville

          Avez-vous remarqué que cette affaire n’en est encore qu’au stade de l’ enquête ?

          1. Vu la longueur des procédures de la justice fiscale, la tolérance des autorités qui abouti à l’impunité des plus puissants. Cela donne l’impression d’une justice Fouquet’s en ville. En moyenne chaque année il y a 1000 à 1200 procédures engagées, mais seulement une centaine arrivent devant les tribunaux et ne concernent que du menu fretin (à part quelques rares exceptions notoires genre Balkany, Tapie, Cahuzac,etc..).
            Lire « L’impunité fiscale » d’Alexis Spire.

              1. Le premier ministre Raymond Barre avait promis la guerre aux fraudeurs. Depuis, d’autres dirigeants politiques ont annoncé des mesures contre la fraude fiscale tel le sieur Cahuzac…..Ce n’est pas Mr Darmanin qui va faire peur aux grosses fortunes ainsi qu’aux multinationales, à leurs énormes moyens juridiques et de pressions diverses, chantage à l’emploi, corruption, etc…

                1. Cahuzac rt Guéant aussi étaient certains de ne rien risquer en tant que ministres…

            1. Sauf erreur, la procédure est en cours depuis 2016, pour des faits détectés depuis 2013 .
              A quand les héritiers de feu l' »homo ça pionce  » derrière les barres …oh !

  6. Bonjour, et merci pour vos billets que je lis avidement !
    C’est dommage que l’on ne puisse les partager sur FB ….
    Serait-ce possible de rajouter le lien ?
    Merci

  7. Hello Aurore (long time..) j’agrémente, ainsi nuance le propos: Tapie, lui passait à la télé (sa tête à la fenêtre; le billot viendra, zen) vivant et français, quand sa quantité d’x collègues, toujours actuelle, elle anonyme, se planque caraïbe, -sous entendu: à défaut de surprise, l’invisible me régale.
    Aussi il goûta du pénitencier (Botton et un autre, oups! raté Tiberi, y family; ça fait peu en 60 ans de 5° répu, façon preuve de qql probité; qu’importe on en tient un, etc.)
    ni un petit joueur: acteur, chanteur, politique, ministre, hâbleur, présentateur, président (seul frouze champion de foot) patron de press, croisiériste, marchant d’art (proxo?)
    Et liquidateur ! (on crucifie pour moi que ça)
    ses collègues, eux sont des repreneurs, virgule,
    Calmels par ex., talentueux ! il avait son écurie de Formule 1 (avec Larousse) il tuait sa femme (revolver) sa vie routine, pourquoi l’ennuyer, le show must go on (je dis lui, au pif !)
    ils sont des milliers.

    °°° °°
    je passais avec l’idée: « service (ou sens) public, corrélé à sens (ou service) civique »,
    il y a des indulgences qui se perdent, n’est-ce pas,

    ensuite m’égarer (sinon m’irriter, ni le seul !)

    1. Un article qui conclut que la charité des plus riches va régler le problème des inégalités, en voilà une sacrée « idée reçue »!? 😭 Quant-à ce qui précède…constater que les plus pauvres des pays riches sont moins pauvres que les plus pauvres des pays pauvres. Lol! Quelle découverte avec de savants calculs! Et se référer aux arguments d’Adam Smith, vieux de 200 ans, comme si depuis aucun penseurs n’avaient proposés de solutions, relève de la mystification.

      1. …alors que se référer à la pensée de Marx, qui ne remonte qu’à 170 ans, ça, c’est du modernisme !

        Pauvre Adam Smith, dont on a fait le thuriféraire de la main invisible du marché, alors qu’il a bien insisté sur le fait qu’elle était efficace, mais dépourvue de toute morale ( aujourd’hui , on dirait de toutes valeurs éthiques ) indispensable pour en corriger les effets pervers…C’est un débat qu’on retrouve aujourd’hui dans celui sur l’ Intelligence Artificielle.

        1. Je ne faisais aucunement allusion à Marx mais plus à un économiste contemporain: Erik Reinert (hétérodoxe non marxiste) « How rich countries got rich and why poor countries stat poor » (2007). Lisez et vous verrez que l’on peut être « moderne » sans parler de Marx. Adam Smith ne tenait pas la « main invisible » en grande estime, voir les explications de Paul Jorion (Vers la crise du capitalisme américain ? – pages 31 et 32). Dans sa « théorie des sentiments moraux », Smith montre bien que la morale et le capitalisme ne font pas bon ménage, depuis cela n’a guère évolué.

    2. Comme quoi on peut être maitre de conférence à Paris Descartes et écrire un gros paquet d’âneries !

  8. C’est long, mais c’est clair, c’est enfin sérieux, et ça décoiffe !

    ________

    Le premier rapport du tout neuf Haut Conseil pour le Climat n’a pas reçu l’accueil qu’il mérite. Sous son vocabulaire châtié et son style technocratico-compatible, il cache des propositions qui frisent la Révolution.

    Corine Le Quéré, climatologue franco-canadienne, en poste au Royaume-Uni, préside le Haut Conseil pour le Climat.

    Le Haut Conseil pour le climat a été mis en place par Emmanuel Macron le 27 novembre 2018. Ses membres sont tous compétents sur le sujet. Et leur premier rapport annueldéménage, dès lors qu’on sait le lire. Ce qui n’a rien d’étonnant puisque ce texte est en ligne avec le dernier rapport du GIEC. Ce dernier l’affirmait déjà, seules des politiques de ruptures – économiques, sociales, culturelles, techniques… donc politiques – peuvent nous conduire sur la trajectoire d’émissions de gaz à effet de serre compatibles avec l’objectif climatique adoubé par les Nations à la COP-15 de Copenhague, ne pas dépasser 2°C d’élévation de la température planétaire relativement à période pré-industrielle.

    Extrait du rapport du Haut conseil pour le climat.

    Prenons la première de ses recommandations législatives. «Rendre les  budgets carbone de la SNBC (stratégie nationale bas carbone) contraignants vis-à-vis de l’ensemble des textes de loi qui devront alors montrer leur compatibilité avec ces budgets.» Les conseillers climatiques font court, mais fort. Réaliser véritablement cette petite phrase, signifie jeter tous les indicateurs de la Loi organique relative à la loi de finance (la LOLF) à la poubelle et les remplacer par un indicateur prioritaire : la compatibilité avec le budget carbone de laStratégie nationale bas-carbone. 

    Une loi de finance anti-climat

    Est-ce révolutionnaire ? Il suffit de commencer l’exercice. La loi de finance est-elle climato-compatible par les impôts qu’elle organise ? Non, répond dans son langage châtié le HCC avec sa recommandation n°4 : «la transition bas-carbone doit être juste et perçue comme telle pour que les actions soient durablement soutenues par l’ensemble de la société». Or, l’une des causes du changement climatique est le consumérisme qui ravage notre société, sous les coups de boutoirs d’une publicité qui colonise les imaginaires. Ce consumérisme est alimenté par un moteur rugissant : les inégalités indécentes de revenus et de patrimoine. Il faut donc supprimer les plus élevés.

    La quatrième recommandation du Haut Conseil pour le Climat dans son premier rapport.

    Propos de marxiste au couteau entre les dents ? Nenni. Voici l’argumentaire, présenté par l’économiste Thomas Piketty, dont les choix politiques sont plus souvent roses que rouge : «Pourtant tout indique de plus en plus clairement que la résolution du défi climatique ne pourra se faire sans un puissant mouvement de compression des inégalités sociales, à tous les niveaux. Avec l’ampleur actuelle des inégalités, la marche en avant vers la sobriété énergétique restera un vœu pieux. D’abord parce que les émissions carbone sont fortement concentrées parmi les plus riches. Au niveau mondial, les 10 % les plus riches sont responsables de près de la moitié des émissions, et les 1 % les plus riches émettent à eux seuls plus de carbone que la moitié la plus pauvre de la planète. La réduction drastique du pouvoir d’achat des plus riches aurait donc en tant que telle un impact substantiel sur la réduction des émissions au niveau mondial. Par ailleurs, on voit mal comment les classes moyennes et populaires des pays riches comme des pays émergents accepteraient de changer leur mode de vie (ce qui est pourtant indispensable) si on ne leur apporte pas la preuve que les plus aisés sont mis à contribution. La séquence politique observée en France en 2017-2019, étrangement absente de la campagne, apporte une illustration dramatique et emblématique de ce besoin de justice.»

    Thomas Piketty vous défrise ? Alors lisez cet autre argumentaire, présenté par trois économistes de l’Agence Française de Développement  :  «Les inégalités de consommation représentent aussi un moteur de comportements de consommation intensifs en carbone. On sait en effet que le désir d’imiter un comportement social jugé supérieur constitue l’un des déterminants principaux des motifs de consommation, un phénomène de mimétisme qui accélère la dynamique d’émissions intensives quand la référence est celle du dernier percentile, c’est-à-dire des 1 % les plus riches.» Cet article dont je vous recommande la lecture note bien d’autres effets anti-politique climatique sérieuse des inégalités sociales.

    Règle d’or budgétaire

    Donc, si l’on prend au sérieux la proposition du Haut Conseil pour le climat, et que l’on fait de l’indicateur climatique une règle d’or budgétaire et législative, la loi de finance actuelle est à recaler. Comme toute future loi de finance qui n’organisera pas la réduction drastique des inégalités, laquelle ne peut se faire qu’en rabotant – mais avec un rabot très aiguisé et coupant très profond – tout ce qui donne envie de copier les riches… en les supprimant (comme riches, inutile de s’attaquer aux personnes). Est-ce révolutionnaire ? A chacun de juger.

    De nombreux autres points du rapport du Haut Conseil pour le Climat sont de même acabit. Cinglant pour les politiques actuelles, dévastatrices pour les tenant d’un statu quo, voire de petits pas tellement petits qu’on n’avance pas du tout.

    Extrait du rapport du Haut Conseil pour le Climat.

    Prenons un deuxième exemple : les échanges internationaux dont la signature récente de l’accord Union Européenne/Mercosur montre une fois de plus que les élites formées à HEC et à l’ENA qui gouvernent n’ont toujours pas imprimé le message du GIEC à cet égard. Le rapport du HCC tient un langage de vérité sur la responsabilité de la France dans les émissions de gaz à effet de serre à l’origine du changement climatique. Il rompt avec l’hypocrite présentation qui ne tient compte que des émissions territoriales, ou nationales. Hypocrite car elle permet d’afficher une vertu inexistante : selon cette présentation, la France a en effet diminué d’environ 15% ses émissions de GES depuis 1990. Mais, souligne le HCC, ce qui compte vraiment c’est l’empreinte carbone, c’est à dire une comptabilité des émissions qui tient compte de celles induites par tous les objets importés, déduction faites de celles liées aux objets exportés. Or, la désindustrialisation du pays est si profonde (la part du PIB consacré à l’industrie a chuté à 10%), et les importations d’objets manufacturés ont si augmenté, que l’empreinte carbone des Français à augmenté de 20% entre 1995 et 2015. Les émissions dues aux importations égalent en effet désormais 40% des émissions territoriales (une coquille dans le rapport indique 60% après inversion des deux termes).

    Souligner ce point crucial, c’est condamner toute politique poursuivant ces importations massives. C’est relocaliser en France le maximum possible de production d’objets manufacturés. Avec un double effet kiss cool : comme l’électricité française utilisées par les usines est décarbonée à plus de 90% cela  provoquera une diminution nette des émissions et non seulement leur rapatriement.

    Combien de jus ?

    Troisième exemple : l’électrification des transports. Comme le souligne le rapport : «Le scénario de la SNBC propose une électrification importante des usages de l’énergie (transport, procédés industriels, chaleur…), sans expliciter les conditions opérationnelles d’atteinte de ces objectifs. Les hypothèses du scénario de référence sont fortes : 100 % de voitures neuves sont électriques
    (ou à hydrogène) dès 2040, électrification de nombreux procédés et  utilisation d’énergies renouvelables dans le secteur de l’agriculture ou encore un taux d’électrification de 70 % des consommations du secteur de l’industrie en 2050. Ce scénario présente des risques compte tenu des limites potentielles liées à la production d’électricité (essor des renouvelables, réduction prévue de la production nucléaire, recours aux centrales alimentées par des énergies fossiles en situation de stress tels que  durant les pics de demande ou de perte temporaire de capacités de production décarbonées), des contraintes techniques, économiques, géostratégiques et environnementales liées à la fabrication et l’utilisation de batteries, ou encore du temps de mutation nécessaire pour la mise en place de l’infrastructure et des réseaux nécessaires à l’électrification du transport.» En clair, le HCC dit au gouvernement que son objectif vertueux n’est pas atteignable sans mise en cause de la baisse programmée de la production nucléaire et sans une accélération considérable de tout ce qui tourne autour de la voiture électrique (batteries, bornes de rechargement, etc).

    Députés et gouvernants inéligibles

    Extrait du rapport du Haut Conseil pour le Climat.

    J’invite les internautes à méditer le texte du Haut Conseil pour le climat, remarquable de clarté dans son exposé du constat et des enjeux de décisions. Mais il serait possible d’y ajouter une proposition complémentaire à sa demande majeure : «Rendre les  budgets carbone de la SNBC (stratégie nationale bas carbone) contraignants vis-à-vis de l’ensemble des textes de loi qui devront alors montrer leur compatibilité avec ces budgets.» En effet, ce sont les députés qui votent le budget et les gouvernements qui le proposent et l’exécutent qui sont responsables d’assurer cette contrainte. Mais s’ils échouent, que leur arrive t-il ? Rien. C’est là une faille dans le dispositif.

    La première recommandation du rapport du Haut Conseil pour le Climat.

    Aussi, rendre efficace la proposition n°1 du HCC (ci-contre) suppose que l’on y ajoute un élément décisif avec une conséquence mécanique pour les élus – députés, sénateurs, Président de la République – et gouvernants qui auraient échoué à atteindre l’objectif climatique fixé par la loi et nos engagements internationaux. Cet élément pourrait être celui-ci : si, en fin de mandat, on constate que les émissions de GES ont dépassé les objectifs de la Stratégie nationale bas carbone, alors, les députés, sénateurs, Président de la République sont inéligibles à l’élection qui suit et les membres du gouvernement sortant sont inéligibles et interdits de nomination comme ministres. Cette mesure de salut public serait, au moins dans un premier temps, un très efficace moyen de renouvellement des élites…

    Sylvestre Huet

    1. Si le dernier paragraphe était appliqué, ça en ferait, des politiciens – chômeurs !

      1. @ Alain & @ tou(te)s, bonjour. Y’a-t-il besoin d’attendre la fin d’1 mandat de 5 ans ? De mon point de vue, dans une 6ème R.F., participative directe, tout(e) élu(e) doit pouvoir répondre d’un premier bilan de son programme au bout de 3 mois & non 5 ans. Gain de temps, d’effiscience & donc d’argent : 57 mois. C’est MI€UX

    2. Bonjour, que ce soit ceux du G.I.E.C., bien antérieur(1989, de mémoire) à ce rapport du H.C.C., les problèmes étaient déjà posés. Rien de nouveau, si ce n’est que l’accélération des milieux naturels réagissant aux agressions opérées par une minorité de »décisionnaires politiques »ou autres, devrait faire de grosses vagues…,menaçant le vivant…

      La durée de mise en route de la 5ème r.M.B.f.jacobine POURRI€ €T ses »représentant(e)s élu(e)s cf.Scores »…à LA CON, ou NON, SONT, il me semble, TOTA£(-E-)M€NT INCOMPATIB£€$ avec £€$ Problèmes posées depuis longtemps…,1958…, »république »pour laquelle peu de citoyen(ne)s se sont aujourd’hui eut à se prononcer, d’où possiblement, CETTE ABSTENTION MASSIVE…

      N.b.: de mémoire encore, entre la présidentielle, presque 52 %…
      à 49,88 % à l »élection »européenne, en France…
      MAIS…,£€$ »élu(e)s »de tout bord font mine…
      D’IGNORER L€ Problème…

      La ‘tite planète bleue, elle, s’en fout & devrait continuer de tourner

      sauf guerre nucléaire globale…(?,!)

  9. Un vrai scandale …400 écoles vont fermer ! On continue à casser le service public…bien sûr de manière détournée …

    1. Sylvie

      Pourquoi est-ce un scandale ? Connaissez-vous les besoins en places scolaires, et si l’offre est excédentaire ou déficitaire ? À voir les efforts que font certains maires de petites communes pour y retenir les familles avec enfants scolarisables, elle me semble plutôt excédentaire.

      Ou bien pensez-vous qu’à partir du moment où une école a été construite, c’est pour l’éternité, quelle que soit l’évolution démographique, notamment entre villes et petites communes ?

      1. Le problème des petites communes n’est pas que scolaire : les voiries sont déficientes, les transports collectifs obsolètes, le numérique balbutiant . Donc, difficile d’attirer des entreprises et, de fait, des cadres, ouvriers et employés . Et le tourisme, c’est saisonnier .
        Les choix effectués par les Régions ( et les départements ) n’arrangent rien, surtout avec le désengagement massif de l’Etat !
        C’est un phénomène qu’on constate dans mon département et j’imagine qu’il en est de même dans certains autres départements !

    2. Sylvie

      La mode est au groupes scolaires « mutualisés » et aux transferts de compétence adhoc vers les communautés de communes..
      certains villages ont d’ailleurs l’effectif pour garder leurs écoles mais pas bien….

      Petit résumé d’un espèce de délire moutonnier sur la base d’un cas réel
      1) coût souvent exubérant de nouveaux centres scolaires regroupant X villages (notre communauté de commune va s’endetter de plus de millions d’euros ..

      2) création de friches assez souvent au centre des villages désertés. Pour les reconvertir (logements, locaux divers) il faut que la commune engage des frais importants malgré un effet ciseau sur les recettes

      3° A l’heure où les zexperts, écolos de tous poils sortent les sirènes du climat, nous créerons donc de toutes pièces l’organisation nouvelle de transports de bus de ramassage..

      4° Les maires ruraux qui ont un rôle souvent important dans le fonctionnement scolaires ou périscolaires auprès des parents et des instits, vont passer la main à des techniciens hors sol des dites communautés de communes

      5° La mutualisation des personnels génèrent des licenciements en ATSEM et personnels divers..

      Bah… faut bien entretenir les dépenses publiques supplémentaires et inutiles depuis qu’on nous dit qu’il faut baisser les dépenses publiques

      1. Tout est dit Stan… On nous dira que les décisions ont été prises par les maires… Alors qu’ils ont de telles contraites qu’ils sont dans un non choix…
        On gère les écoles comme les hôpitaux… On parle d’efficience quand il ne s’agit que d’économies…

        1. Au contraire : vous savez que c’est au nom de l’efficience que Macron a fait dédoubler les petites classes, à l’âge où l’essentiel se joue, en dépit des dépenses supplémentaires que cela entraîne.

          Mais…chut ! Ici, il ne faut pas le dire !

          1.  » a fait dédoubler les petites classes »

            Outre que c’est un test puisqu’il y a 180 000 classes de primaires en France comme l’écrit l’article de début 2019 ci dessous, « le ministère reste mesuré : « Nous n’en sommes pas à la généralisation, » »

            On doit être à 6 millions d’élèves et la mesure concerne pour l’instant 300 000 élèves soit 5 % des effectifs

            https://www.lepoint.fr/politique/dedoublement-des-classes-de-cp-en-rep-de-premiers-resultats-encourageants-23-01-2019-2288256_20.php

            L’ex carrossier du thorax, qui doit ne lire que les titres et les illustrations de ses abonnements ; se permet également, d’asperger de son mépris les commentateurs qui évoquent la vraie vie..

            Le méccano des pectoraux croirait t’il le baveux s’il lui venait à l’esprit de faire la réforme des opérations du coeur…
             » par souci d’efficacité et de compétitivité, dorénavant, il faudra passer par le trou du cul, par la bouche ou les narines pour faire des économies sur les fils de suture  »

            Pour rester béat d’admiration devant l’ex de tout, il faudrait ne pas vérifier….

            1. Chez moi, l’école primaire coiffe deux communes et fonctionne en SIVU ( syndicat intercommunal à vocation unique, pour ceux qui ne supportent pas les sigles ) . Les maires des deux communes président alternativement le SIVU . L’ inquiêtude des deux édiles est que le cota d’élèves chute et entraine la dissolution du SIVU et, de fait, la fermeture de l’école, avec transport des enfants dans les autres écoles de l’intercom et les difficultés liées à l’hiver et à l’état des routes .
              On en revient donc au problème des villages ruraux et de l’incompréhension des grandes métropoles vis à vis d’iceux, qui sont pourtant essentiels dans la vie d’un pays !

                1. Toubib, vous êtes bien affirmatif … ! Pour votre info, le petit bled où je demeure est remonté de 80 à 283 habitants en un peu plus de dix ans .
                  C’est pas le top, mais c’est une tendance . Avec de meilleures infrastructures, cette tendance pourrait se développer, ici comme ailleurs !

  10. Autre approche du problème des retraites, dont on peut discuter des solutions proposées ( aucun pays n’a encore trouvé la bonne ), mais problème qu’il ne sert à rien de pousser sous le tapis parce qu’on ne sait pas comment le résoudre.
    _____

    IDÉESDÉBAT SUR LES RETRAITESRéforme des retraites : « Le vieillissement, une rupture unique dans l’histoire de l’humanité »TRIBUNE

    Jean-Hervé Lorenzi

    Economiste

    François-Xavier Albouy

    Economiste

    Alain Villemeur

    Tribune. Le vieillissement a, de tout temps, été considéré comme la simple phase d’un cycle de vie. Cette vérité simple ne peut plus cacher que nous vivons aujourd’hui une rupture unique dans l’histoire de l’humanité. On prête à Fernand Braudel ce trait : « L’histoire du monde, c’est l’histoire de la démographie. »Nous voici plongés dans l’ère de la société du vieillissement, dans laquelle un tiers de la population passera un tiers de sa vie en tant que senior.

    Toutes les recherches académiques, toutes les politiques ont jusqu’alors considéré que les problèmes du vieillissement devaient être traités comme des problèmes spécifiques, abordés selon les techniques traditionnelles de l’économie, de la sociologie et de la politique. Nous défendons, à l’inverse, l’idée que la progression vers la société du vieillissement, tant dans les pays avancés qu’émergents, constitue, avec les révolutions technologiques et le choc environnemental, le triptyque de l’évolution du monde. Nous ne pouvons plus nous contenter de mettre en œuvre des solutions partielles, mais nous appuyer sur une approche globale d’un nouveau modèle

    Cette rupture est celle de tous les dangers. En effet, la génération des retraités possède l’essentiel des patrimoines et de l’expérience ; elle pourrait être à l’origine d’une captation inédite du pouvoir politique. La véritable ambition politique pour une société du vieillissement sera de parvenir à une harmonie entre les générations tout en augmentant le bien-être de chacun.

    Subtil équilibre

    Une société du vieillissement harmonieuse est une société où les conditions de vie des seniors sont satisfaisantes ; où se généralise une activité socialisée, engageante et altruiste pour chacune et chacun ; où est reconnu comme valeur première le souci de soi, c’est-à-dire la permanence de l’acquisition de connaissances, le développement des activités réflexives, physiques, intellectuelles et spirituelles ; où la priorité est donnée à la recherche de la longévité en bonne santé. Et surtout, ne l’oublions pas, l’implication des seniors dans la vie de la société est une contrepartie essentielle des transferts monétaires dont ils bénéficieront de plus en plus.

    En fait, c’est à un nouveau contrat social entre les générations que nous appelons. Dans cette perspective, il faut repenser tous les transferts publics et collectifs, lesquels vont principalement aux plus de 60 

    Comment y parvenir de manière équilibrée et acceptable par toutes les générations ? Les jeunes sont paradoxalement les premiers concernés. Il faut leur garantir deux principes fondamentaux : la volonté absolue de concentrer prioritairement tous les efforts sur l’éducation et la formation, afin de surmonter le délitement de notre système éducatif. Par ailleurs, l’immense majorité de la jeunesse ne croit plus au système de retraite. Il faut donc constitutionnaliser l’existence d’un régime de retraite universel et unique. Le montant de 14 % du poids des retraites dans le produit intérieur brut ne doit pas être dépassé, sauf à créer des phénomènes violents de rejet de la part de la jeunesse.

    Mais maintenir l’équilibre entre les générations suppose de ne pas pénaliser les futurs retraités. Pour cela, un cinquième de l’épargne des ménages doit être consacré à l’épargne retraite. Cela implique un effort fiscal majeur pour atteindre un objectif d’encours de 800 milliards d’euros en 10 ans, et ainsi dépasser significativement les objectifs actuels de la loi Pacte (300 milliards d’euros).

    Harmonie sociale entre les générations

    Quand aux retraités eux-mêmes, il faut d’abord régler le problème spécifique des Françaises et des Français qui survivent avec de toutes petites retraites ou avec le minimum vieillesse, en instaurant un « revenu universel des seniors ». Mais le problème le plus difficile, pour les années à venir, est celui de la dépendance. Nous sommes convaincus qu’une assurance obligatoire contre la perte d’autonomie, souscrite à partir de 40 ans et réassurée par l’Etat, couvrirait l’ensemble des hypothèses sur l’avenir. Le problème des « aidants », cette génération des 55-70 ans qui prend en charge le soutien de ses parents, doit aussi être résolu.

    Article réservé à nos abonnés Lire aussi  Métiers du grand âge : les détails de la mission confiée à Myriam El Khomri

    La valorisation du patrimoine immobilier des seniors doit être repensée, par exemple, selon un schéma de vente garantissant le maintien dans les lieux des personnes âgées, notamment les plus modestes, tout en apportant la garantie par l’autorité publique de la revalorisation des biens ainsi bloqués.

    Voilà quelques éléments qui devraient conduire à une harmonie sociale entre les générations. L’activité des seniors restera un élément-clé de ces transferts entre générations et de la réallocation des investissements publics, tout en maintenant l’équilibre financier global. Les capacités nouvelles d’épargne retraite pourraient même favoriser le financement d’investissements productifs, et donc un léger surcroît de croissance.

    Lire aussi  Comment est née la retraite à 60 ans

    François-Xavier Albouy est directeur de recherche de la chaire transitions démographiques, transitions économiques (TDTE – Institut Louis-Bachelier et université Paris-Dauphine). Jean-Hervé Lorenzi est président du Cercle des économistes. Alain Villemeur est directeur scientifique de la chaire TDTE. Ils ont écrit L’Erreur de Faust. Essai sur la société du vieillissement(Descartes & Cie, 2019)

    Bienvenue dans la « société de la longévité »

    « Pour un “new deal” générationnel », par Anne-Marie Guillemard, professeure émérite de sociologie de l’université Paris-Descartes

    « Les retraités auraient généré environ 8 % du PIB français en 2018 », par Nicolas Moreau, professeur d’économie à l’université de l’île de La Réunion, et Elena Stancanelli, professeure associée à l’Ecole d’économie de Paris

    « Le vieillissement, une rupture unique dans l’histoire de l’humanité », par François-Xavier Albouy, directeur de recherche de la chaire transitions démographiques, transitions économiques (TDTE – Institut Louis-Bachelier et université Paris-Dauphine), Jean-Hervé Lorenzi, président du Cercle des économistes, et Alain Villemeur, directeur scientifique de la chaire TDTE

    « Dans les territoires en déclin, les jeunes partent, les anciens restent », par Pierre-Marie Chapon, géographe spécialiste du vieillissement, et Bernadette Oudiné, proviseure retraitée

    « Les 45-50 ans sont à l’orée d’une nouvelle étape de leur vie professionnelle qui va durer quinze ans », par Jean-Marie Luttringer, juriste, consultant en politique de formation professionnelle, Bernard Masingue et Alain Meignant, experts en formation professionnelle, et Philippe Carré, professeur de sciences de l’éducation à l’Université Paris Nanterre.

    Jean-Hervé Lorenzi (Economiste) , François-Xavier Albouy (Economiste) et Alain Villemeur (Economiste)

  11. Tout ça, c’est bien gentil, mais bassiner le monde avec l’allongement de l’espérance de vie qui conduirait à bosser au delà de 63 ans, c’est oublier qu’on vire des salariés à 55 ans sans espérance de retrouver un boulot, sous prétexte qu’ils sont trop vieux !
    Franchement, les théoriciens, économistes et autres experts, devraient, beaucoup plus souvent, se colleter avec la réalité de tous les jours

        1. Lorenzi et Albouy travaillent pour les banques et l’idéologie capitaliste dans le pur style du « Nouvel esprit du capitalisme » (Luc Boltanski)

          1. Oui, et…?
            Lorenzi est un des rares économistes dont je n’ai pas le souvenir de l’avoir entendu se tromper dans ses prévisions, que celles-ci me réjouissent ou pas.

            Je me rappelle d’une de ses interventions que j’avais été écouter, lors d’un think tank chez Chevènement avec d’autres de la même pointure mais d’opinions différentes ( Jorion, etc.), il y a environ 4 ans, sur l’avenir de l’€ que tout le monde voyait alors exploser, avoir démontré qu’il ne voyait pas le moindre risque pour l’€, mais qu’ il ne voyait pas non plus ce qui pourrait relancer la croissance en Europe dans un avenir prévisible.

            Ah, cette manie de se contenter de juger les analyses des gens d’après  » pour qui ils travaillent « !

            1. ( suite) Et vous vous figurez que « les banques  » embauchent les économistes les plus nuls qu’on trouve sur le marché ? Et qui ne raisonnent pas dans le cadre de « l’ économie capitaliste  » qui est celle du monde d’aujourd’hui ?

              Lisez-vous parfois les analyses de Patrick Arthuis, de Natixis, qui travaille ( comme les autres, j’imagine ) avec une armada d’économistes sous ses ordres, d’un pessimisme étonnant ?

            1. Le Cercle des économistes travaille à défendre les intérêts des privilégiés et surtout anesthésier toute dissidence à la gouvernance des capitalistes. Ils se posent en experts et seuls porteurs de la bonne parole en donnant au dogme des airs de pensées critiques. Ils ne sont que les bonimenteurs de fondations privées. (Et grassement rétribués)
              Arthuis et son pessimisme, lol, le gars qui avait écrit qu’il n’y aurait pas de crise financière avec les « subprimes »…

                  1. Patrick Artus a sévit à la CDC avant de passer chez Natixis . J’ai rarement vu un « expert  » se gourer autant que lui !

      1. Toubib
        La réalité, on ne la retrouve guère dans leurs écrits et interventions !

  12. Pas envie, ..d’habiter un chalet paumé dans un champ ni de vivre en ville; pas envie.

    Oui Alain, le Léman Express machin sera bien utile à qql 100aine de millier de clampins qui chaque jour file à Genève saluer leur banquier (je déconne?)

    Ou la version « ma gueule », idem les habitants périphériques (?) du patelin (entre Annemasse/Genève)
    je précise que très peu scolarise ni besoin de maternité (c’est déjà ça !) ou que mon âge optimise la moyenne.
    Voilà, dans nos ruelles perpendiculaires ou parallèles à qql boulevard (en moyenne 6 maisons de chaque côté) ils ne laissent que deux (2x) places de stationnement temporaire (disk bleu, 2 hrs; pour le kiné ?)
    Et c’est tout !
    Il y a des bites partout !
    ..c’est le royaume de la poussette, -inexistante.

    C’est pas fini, ..héhé,
    on se prend prune sur prune ! (135 €, yes)
    par flic banalisé, clic-clac, reçut 10 jours plus tard = impossible de réclamer à la mairie. Bingo.
    Une paire d’exemples; une voisine se gare devant son portail, pose ses course, Paf !
    perso, le temps de poser ma mère, ravagée d’Avc, l’accompagner jusqu’à la porte de la case, Paf !
    et ce couple aux deux voitures, sur sa seule allée, il en sort une pour dégager l’autre, Paf !
    Eric, le garagiste, ne pourra plus se faire livrer ?
    ou tartempion (x moi) son fioul ou un canapé ?
    Mais si !! et souvent …les « autres » patienteront, klaxonneront (cf. bites ou poussettes faut choisir) Youpie.

    Pris pour un con l’homme devient con (pas contrariant)
    ou réciprocité, équité toujours: le service public fout le camp, ..ainsi mon sens civique. Period.
    Fini ! Terminé les 20 ans de tri, Et déchetterie (végétal, bouteilles, gnâgnâ) tout à la poubelle !
    Tout; avant: 1/2 poubelle un dimanche-soir sur deux, dorénavant deux containers-trottoir par semaine.
    Allez, au boulot, et patientez, ..c’est payé !
    /mes débris faisaient 10 km par mois (bagnole; mon temps!) soit 120 par an, en gros 140€,
    eh hop! en grève (et) affective (jamais parano)
    mais keeping composting; magnanime ? rien d’altruiste ou d’éthique: tout ce qui m’est pratique déculpabilise (telle x instruction quotidienne; dispensée par divers chefs élus ou x autre composante dirigeante; n’étais-je pas assez obéissant, pas vous ?)

    « les meilleurs lois ne remplace pas la morale »,
    Confucius ? sinon ma femme,
    qui elle, dans son courrier au proc et au maire (« faut pas faire chier le marin », ni l’alsacienne)
    parle de décence,
    /qui tolère la-fureur ? (et poussière) à bordel ambiant,
    Qui n’est pas fini (la preuve)

    je recommence,
    Qui que vous soyez, où que vous soyez :
    – les travaux ne sont jamais finis, ..héhé,

    1. Ti suisse C’est très à la mode de remplacer le ramassage des poubelles par des containers …il y a qq gaulois qui résistent mais on leur a dit que c’était plus écolo…c’est vrai qu’il vaut mieux le déplacement de milliers de voitures plutôt qu’un camion…on voit donc fleurir de  » jolis » containers dans certaines villes et villages qui fleurent bon la rose en été et attirent nos amis les rats ! Et qu’importe que les vieux les handicapés ou les malades soient les oubliés de cette affaire ! On leur a dit de demander de l’aide à leurs « gentils » voisins . Tout cela initié par les communautés de communes qui ne manquent pas d’imagination…il y a pourtant des  » chanceux » dans cette affaire …ceux qui ont ces fameux containers devant chez eux , profitant ainsi du va et vient des voitures, des dépôts sauvages des gazouillis des bris de verre la nuit etc…
      A la clé il y a encore du chômage ..ceux qui travaillaient au ramassage mais ça aussi ça n’inquiète pas nos esprits complexes qui évoquent sans rire « l’évolution » des pratiques …

      1. Sylvie, je ne comprends pas cette histoire de conteneur.

        A la campagne nous avons des conteneurs depuis plus de 20 ans avec un camion de ramassage.

        Et il y a à quelques kms des conteners où l’on porte soi même le tri sélectif (ça ne pose pas de problème puisque la voiture est indispensable pour les courses etc.)

        1. Hélène Dans de nombreux cas ça se passe bien ..et se fait dans la concertation…
          Ce qui n’est pas le cas de toutes les communes qui l’imposent, abandonnant du jour au lendemain le ramassage de porte à porte …invoquant une augmentation des taxes si le changement ne s’opère pas…imposant également l’implantation des containers …des personnes se sont retrouvées avec des containers placées devant chez eux supportant ainsi les odeurs et le va et vient permanent des personnes déposant leurs ordures..
          De plus on pourrait imaginer un service minimum pour ceux qui n’ont pas de voiture ce qui est le cas parfois même à la campagne …ou tout simplement ne peuvent pas se déplacer aisément..
          Dans les communes où le ramassage de porte à porte se passe très bien et garantit un service de qualité à tous, je ne vois pas l’utilité de changer .

  13. un p’tit sujet champêtre, début du siècle précédent,
    vieux ou disparu, (ainsi) rien de conséquent,
    si rabâché ni surprenant; Vice news,
    ça détend (avant dimanche)

    1. Le pire n’est pas sûr, la bande d’escrocs de gouvernement des groupes privés envisagent de taper à nouveau dans les APL, ne bronche pas quand les prix sectoriels montent pour de très mauvaises raisons.
      Normal les groupes privés ont pris le contrôle de l’état ils décident donc de la régulation tarifaire dans leur domaine à grand coup de chantage à l’emploi, au droit du travail, à la fiscalité (sous forme de tranferts d’argent public,
      On, appelle ça le « pouvoir de marché ».

      Les 1ere mesures de casse sociale et les pseudos gains de pouvoir d’achat (2017-2019) ne feront pas leurs effets puisqu’il s’agissait d’annonces de propagande pure pour 7 millions de ménages déjà les plus fragiles…

      Les taux d’intérêts sont passés en dessous de zéro, ce qui veut dire que l’épargne des manants qui ont un peu les moyens se liquéfie ou oblige les organismes qui la détiennent à partir vers des actifs très risqués (nettoyage garanti)…

      Comme je le prétends depuis des mois, les salariés serviles des groupes privés de gouvernement ont toujours eu devant eux des gens « socialisés et bien respectueux » qui se sont habillés en jaune pour alerter sur leurs difficultés (retraités, ouvriers, petits indépendants).

      Les « hors système » habitués de ne pas ou plus avoir de boulot depuis des lustres, de vivre d’expédients, de petits trafics et de RSA et équivalents, n’ont pas bougé, ils ne se sentent pas plus solidaires des « socialisés » que les bourgeois à plus de 5 000 €/mois qui croient « faire partie de l’escroquisme » et qui se vont se rincer comme des cocus qu’ils sont déjà..

      Si ceux là sortent pour une ou des raisons que peu de zexperts auront compris…….

  14. Comme je ne réussis pas à placer un commentaire sur les semaines pour une raison que j’ignore, encore un bon tour d’horizon de l’action des escrocs dans votre 34e semaine Monsieur Juan..

    rien à jeter..

  15. Très curieux, les gens que Juan a choisi de censurer sur son blog:

    – l’ancien, qui par son mélange de propos , certains de gauche et d’autres lepénistes, issus exclusivement de sa vie personnelle, est assez représentatif du discours Gilet Jaune ;

    – Didier Goux, qui fait de la provocation humoristique assez fine;

    -Laure CP, qui fait des commentaires assez subtils s’appuyant sur une vraie culture philosophique qui fait ici défaut…

    1. (suite) Tout cela est assez mystérieux : c’est comme si Juan voulait rabaisser volontairement le niveau de son blog, en éliminant tous ceux qui lui apportent un peu de richesse et d’ originalité, pour arriver à un  » Je ne veux entendre qu’une seule voix ! » ( PPP, Sylvie, Alain Bobards, Stanislas, etc.)

    2. Bonjour, comme la plupart d’entre vous, inclus les trois susnommés (je me permets de parler pour eux, les ayant côtoyé, donc sondé leurs travers, ..héhé)
      je regrette toute « exclusion ».
      Qu’importe si le tenancier ou autre x lecteur-posteur du blog peut à l’occase être « contrarié » (qui ne l’est pas ??) je doute d’une volonté d’expulsion (du verbe: casse-toi tu pues)
      J’en doute.
      J’ignore ce que font Laure ou Didier ni m’en inquiète; sauf pour lancien (la plus dissonante des voix; chic)
      C’est tout.
      Chacun fait ce qu’il veut; et différence.
      Aussi l’orientation « philanthrope désintéressée » du site, éventuellement syndiquée, politique, associative, personnelle… fait que j’y traîne mes guêtres.
      Je me trompe ?

      °°° °°
      Je reviendrai tacler le « service public », hors anecdote (zut?) ainsi ses nbx dérives azimutées.
      Qui fructifient, virgule,

      1. Au lieu de vouloir tacler un service public essentiel, pourquoi NE PAS AVOIR TACLER un système à LA CON…cf.ABSTENTION à 49,88 % à l »élection »européenne »,près de 52 % à la présidentielle ?

        1. Désolé, »taclé »est + dans la règle; MAIS TACLER la 5ème r.M.B.f. jacobine POURRI€, est le ce qu »il NOUS faudrait faire

        2. holà Mons, ouiz ils sont essentiels; ni je cible l’infirmier, le prof ou le pompier, mais celui dont la vocation, le mandat (service & public) s’égare et abuse du « prélèvement »,
          on le reconnait facilement (enfin, si tu le vois) te taxe pour ta sécurité Et de l’autre (gagnant-gagnant; bingo)
          zen: la-morale incluse dans le tarif !
          Option habituelle: « ne sait pas » et ça « ne le regarde pas » (à tous les coups !) sauf tes numéraires évidemment.
          Faut-comprendre: il est commissionné (!)

          Ou autres exemples concernant nos-vieux, ceux échappant à l’Ehpad (ouf?) mais dont divers services (disons associatifs; pas tjs les même n’est-ce pas) ne franchissent pas la barrière des 4 kilomètres de distance. Pas envie.
          Je zappe autres « déserts » (scolaire, hospitalier, financier..) des camarades s’en occupent,
          bon app,

  16. Et maintenant, on saura si ce gouvernement a du courage politique, et sait faire passer les critères de santé publique avant les intérêts électoralistes, ou bien s’il se dégonfle comme il l’a fait pour les 80 k/h.
    _________

    Le Monde – – Homéopathie : automédication ou pensée magique.

    « Chaque fois que, dans une société, l’irrationnel progresse, il s’en suit inévitablement, tôt ou tard, des catastrophes. » estime Elie Arié au sujet du débat sur l’homéopathie

    « Le cas de l’homéopathie est différent, car il ne s’agit pas simplement de quelques placebos, mais d’un véritable corpus théorique aussi complet relevant de la pensée magique »

    Le vendredi 28 juin la Haute Autorité de la Santé a rendu publique sa décision pour le déremboursement des produits homéopathiques. Mais le gouvernement, à ce jour, n’a toujours pas pris sa décision de suivre ou non cet avis. Le combat contre l’homéopathie s’est limité à celui de la lutte pour le déremboursement de pseudo « médicaments » en fait bon marché et faiblement remboursés (30 %). Cependant cela à tout de même coûté en 2018 à l’Assurance maladie de la Sécurité Sociale 126,8 Ms € et près de 250-280 Ms € aux mutuelles et assurances complémentaires obligées de les répercuter sur leurs cotisations.

    Le déremboursement néanmoins est indispensable pour mettre fin à un passe-droit que rien ne justifie. Les médicaments remboursés le sont sur la base d’études démontrant leur action supérieure à celle d’un effet placebo, alors que les produits homéopathiques ne le sont qu’en vertu de leur « usage traditionnel » (sur ce principe : à nous les saignées et les préparations à base de bave de crapaud !). L’extraordinaire double discours des laboratoires Boiron, qui expliquent qu’il s’agit d’une médecine non évaluable car strictement personnalisée, tout en faisant de la publicité, en période grippale, pour l’Oscillococcinum pour tout le monde.

    Mais la problématique de ce débat récurrent a changé depuis les quelques années. La France s’est lancée de façon irréversible dans le déremboursement d’un grand nombre de médicaments, certains à effet purement placebo, d’autres à effets propres indiscutables, et dans le développement croissant de l’automédication, permettant aux patients de décider eux-mêmes de quels médicaments actifs (et donc à risques) ils ont besoin, et de les acheter sans ordonnance. La récente histoire d’une jeune fille de Strasbourg mal orientée par le SAMU semble avoir été liée à une intoxication hépatique aiguë mortelle par prise trop prolongée de paracétamol. Mais pour une histoire connue (pour d’autres raisons), combien d’histoires identiques inconnues ?

    Il y aura toujours quelques placebos bon marché, plus ou moins remboursés, à la disposition des médecins qui estiment utile de les prescrire dans quelques cas (patients très anxieux lors d’une fenêtre thérapeutique, patients au-dessus de toute ressource thérapeutique auxquels on ne veut pas donner l’impression que la médecine les abandonne, troubles fonctionnels sans danger qui disparaîtront tous seuls sans aucune prescription). Mais, l’automédication ne concerne pas les placebos, elle concerne la prise de médicaments réellement actifs sans ordonnance et sur seule décision du patient.

    Or, le cas de l’homéopathie est différent, car il ne s’agit pas simplement de quelques placebos, mais d’un véritable corpus théorique aussi complet que relevant de la pensée magique :

    – allant à l’encontre de tout ce que les médecins ont appris pendant leurs études. Les homéopathes abusent donc de leur titre de médecin ne pouvant se prétendre scientifique, puisque immuable depuis deux siècles malgré toutes les connaissances acquises depuis lors en matière de pharmacologie, biologie, physiologie, physique, chimie, etc.,

    – de plus en plus dangereux, quoi qu’il en dise, en surfant sur les modes du moment, telles que celle de l’ « anti-vaccination »par la commercialisation de gélules d’eau sucrée supposées augmenter les moyens immunitaires et amenant certains sujets à se croire ainsi protégés et à ne pas se vacciner… alors que Samuel Hahnemann (1755-1843) inventeur de l’homéopathie, était un promoteur acharné de la vaccination antivariolique, la seule qui existait de son temps. ou bien en organisant des manifestations telles que « Homéopathie sans frontières », distribuant des gélules d’eau sucrée aux enfants du tiers – monde, qui seront considérés comme ayant été « soignés » et mourront ensuite… mais loin des caméras de télévision.

    Aussi, à l’heure où la France bascule dans une part croissante d’automédication, qui implique une connaissance aussi rationnelle que possible des Français sur le fonctionnement des médicaments, on ne peut plus accepter de continuer à prendre le risque de la diffusion, par des médecins, des théories relevant de la pensée magique.

    L’Ordre des Médecins doit abandonner son étrange classification de « médecins à exercice particulier », et choisir entre :

    – la défense de la confraternité à tout prix, qui ne peut constituer le nec plus ultra d’une politique de santé publique ;

    – et à une définition de ce qu’on doit entendre par « charlatanisme » au XXIe siècle ;

    – et le gouvernement ne peut plus continuer à prendre le risque de tolérer éternellement que des médecins se proclament homéopathes, hydropathes, urinopathes, etc. et se parent de leur diplôme pour diffuser des théories farfelues là où il faudrait maintenant une éducation du public au bon usage du médicament et à la réalité de ses mécanismes d’action.

    Ajoutons un aspect trop souvent méconnu : en France, 95 % des consultations médicales donnent lieu à la délivrance d’une ordonnance de médicaments, contre 47 % aux Pays Bas, sans que l’on constate la moindre différence d’espérance de vie ou d’indicateurs de santé entre les deux pays… sauf, évidemment, en France, beaucoup plus d’accidents iatrogènes qui coûtent parfois cher à soigner ; comme il est difficile d’imaginer un patient allant consulter un homéopathe acceptant d’en ressortir sans une ordonnance de ces miraculeuses gélules d’eau sucrée, la pratique de cette pseudo-spécialité renforce notre particularité culturelle de ces économies immédiates qui, à moyen terme, coûtent beaucoup plus cher.

    Bien entendu, cette proposition, qui doit être jumelée avec le déremboursement des gélules homéopathiques, la séparation physique, dans les pharmacies, entre ce qui relève des médicaments ayant obtenu leur autorisation de mise sur le marché (AMM) sur la base d’études validées, et de la parapharmacie non remboursée, dans laquelle les gélules homéopathiques auront toute leur place, et l’enseignement en Faculté (non obligatoire pour exercer l’homéopathie…) conférera, au contraire, à tous les marchands de placebos le statut flatteur de martyrs du Big Pharma ; mais le Parlement aura eu l’honneur de lancer ce débat. Car chaque fois que, dans une société, l’irrationnel progresse, il s’en suit inévitablement, tôt ou tard, des catastrophes.

    Docteur Élie Arié, Paris 
    Cardiologue, ancien enseignant d’économie de la santé au CNAM 
    Co-auteur (avec Roland Cash) du livre « Tempête sur l’homéopathie » (Les Asclépiades)

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