La théorie du genre, la vraie. A Puteaux

Il y a un mythe, celui d’une théorie selon laquelle garçons et filles ne savent rien de leur sexe sans qu’on leur enseigne s’ils "doivent" être garçons ou filles ou vice versa.

Le second mythe de nos jours est que cette théorie serait enseignée/ aurait dû être enseignée dans nos écoles. L’ancien gouvernement Ayrault ne cherchait qu’à tester comment apprendre l’égalité des droits entre femmes et hommes, rien de plus, rien de moins.

Il y a quelque chose qui n’est pas un mythe mais une réalité: une théorie mise en pratique des milliers de fois et cette fois-ci encore selon laquelle il faut "typer" les garçons et les filles dans des clichés dès le plus jeune âge: des couleurs, des attitudes, des pratiques. Il faut les enfermer, les contraindre, les discipliner sur les clichés les plus crétins.

Un exemple ridicule et local fut fourni par la mairie de Puteaux.

"Pour 2014, 4.500 écoliers putéoliens se sont vus distribuer des sacs très genrés : les filles ont eu le droit à un cartable rose vif tandis qu’un modèle bleu a été préféré pour les garçons. Un cadeau a également été glissé dans chaque cartable : un kit de création de bijoux pour les filles et un lot de construction de robots pour les garçons." (source: RTL)

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Discussion sur Najat avec un sarkozyste

Je me suis retrouvé récemment à discuter de la nomination de Najat Vallaud-Belkacem lors d’un dîner en ville (en l’occurrence, nous n’étions pas en ville, et l’assistance était composée d’amis voisins). L’un des convives que je connaissais mal raille la nouvelle ministre de l’Education.

Lui: "Elle est doctrinaire, l’image même de la bien-pensance"

Moi: "Qu’y-a-t-il de doctrinaire chez elle ?"

Lui: "Elle n’accepte pas le débat"

Moi: "Elle a une ligne directrice, l’égalité des droits entre femmes et hommes, c’est ça qui te change"

Lui: "Je te dis, elle n’accepte aucun débat, elle est doctrinaire"

Moi: "Mais de quoi doit-on débattre sur l’égalité des droits ? Plus ou moins de droits pour les femmes ?"

Et lui d’embrayer sur l’homo-parentalité et les lois de la nature, la PMA et l’ordre juste des choses. Alors que nous nous quittions, il confia involontairement qu’il n’avait pas voté Hollande en 2012.

Je m’en étais douté.

Najat Vallaud-Belkacem fait l’objet d’une campagne assez ignoble, comme Christiane Taubira en son temps. Permettez-moi de juger que le déluge de critiques qui tombent sur elle sont d’abord l’expression d’un racisme et d’un machisme à peine refoulés. Pourquoi une telle affirmation ? Simplement parce que ce ne sont pas les actions ministérielles précédentes de Mme Vallaud-Belkacem pour l’égalité des droits qui méritent une telle rage.

Ce que la télévision apporte à nos aînés

C’est devant ce poste de television que nous retrouvons chaque année ma grand mère pour l’amener plus haut dans la montagne. L’été est cette période rituelle de transhumance familiale, davantage encore que Noël.
Le petit poste, dont l’actuelle version est plus moderne que les précédentes, siège dans la salle à manger.
Nous avons l’habitude de fustiger le petit écran, l’abrutissement que le media Tv procurerait aux foules. Railler la télévision à coups de messages assassins sur les réseaux sociaux est un exercice désormais quotidien  la toile.

Voir ma grand mère de province devant le poste me rappelle chaque année à une autre réalité que celle de bobos et autres hipsters dont la "connexion" avec le monde si nous entoure prend forcément des voies plus dynamiques.

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Taubira va-t-elle rester au gouvernement ?

Mardi, Christiane Taubira est restée au gouvernement .

La Garde des Sceaux avait une loi à faire passer, une qui puisse marquer son ministère, une qui corrige partiellement les détestables textes de la décennie précédente. Partir au milieu du gué, alors que les tensions sont grandes pour que son texte initial soit complètement détricoté, aurait été une mauvaise idée.

C’est ce qu’on pouvait se dire s’il fallait défendre sa décision de rester dans l’équipe Valls.

Cette position me paraît bien étroite.

Samedi, la ministre s’est montré au rassemblement des frondeurs du PS à la Rochelle. On s’est vite interrogé sur les conséquences politiques de sa venue.

"Je ne vois pas où est le problème. Je suis invitée par des amis parlementaires, on peut entendre les débats."

Et de poursuivre:

"Nous avons laissé les Français se démoraliser. Aujourd’hui n’avons pas le choix, nous devons refaire place à la politique. La politique c’est s’interroger sur la vie dans la cité (…) La politique, c’est débattre. Ce matin, j’y ai pris ma part et j’en assume les conséquences".

La balle est dans le camp de Manuel Valls. La ministre n’a rien prononcé qui soit en désaccord avec la politique de son gouvernement. Mais elle reconnaît, par sa présence et ses propos, la nécessité d’un débat au sein de la "majorité" présidentielle. En d’autres termes, elle récuse le "TINA" politique que Hollande et Valls veulent imposer à leurs soutiens.

Il parait que les universités d’été, qui n’intéressent plus grand monde depuis des lustres, servent à "peser" sur l’agenda politique de rentrée.

Cette année au moins, il y a effectivement un enjeu: mesurer l’ampleur de la cassure au sein du parti socialiste.

Mince, je tweete comme Jean-Michel Aphatie.

Auteur de Sarkofrance (2007-2012); coulisses personnelles.

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