Un milliard de dollars contre Daesh

La nouvelle est restée discrète. Mais intervenir en Irak ou en Syrie contre Daesh coûte entre 7 et 10 millions de dollars au gouvernement américain.

"Ces missions sont financées par le budget dit « Overseas Contingency Operations » (OCO), destiné à prendre en charge les interventions extérieures des forces américaines ainsi que des actions du département d’Etat de l’agence de développement et d’assitance USAID.

Pour l’année fiscale en cours, le montant du budget OCO  est de 85 milliards de dollars. Pour la prochaine (1er octobre 2014/30 septembre 2015), il devrait être de 80 milliards, malgré la fin de mission Afghanistan, le Pentagone ayant vu large afin de compenser partiellement les coupes automatiques auxquelles il a dû faire face lors de la sequestration." (source)

Les principes se heurtent souvent à des questions d’argent.

On a coutume de dire que les Etats-Unis n’interviennent que pour leurs intérêts, c’est-à-dire du "business". On oublie que les guerres coûtent avant de rapporter.

44 ? Les Bretons …

Catalogne, Bretagne, Ecosse: sont-ils tous fous ?

Le weekend dernier, des Bretons de toutes sortes ont manifesté pour leur unité… Gros sujet…

Il y a des pauvres, du chômage, la Syrie, les attentats, la guerre, la mort, l’avenir.

Et il y a la cause de la réunification administrative de la Bretagne.

Je ne moque pas.

Dans l’un de mes coins familiaux, le Sud, les Catalans ont aussi voulu l’indépendance, en Espagne. Après l’Ecosse, j’ai cru à un virus.

L’identité locale fait partie de ces socles qui vous aident à tenir quand d’autres ont lâché. Je le reconnais bien volontiers.

Mais quand même.

Où va-t-on ?

"44=Breizh" proclamaient certains manifestants bretons lors de cette manifestation.

44, mon âge, ce mois-ci.

Vive la Bretagne.

Et la Catalogne.

301931_2LMECY7KAW4UNDBWQIZPZVE44ORYYC_anniversaire_H134450_L

Le droit à la complexité

La vie politique est ainsi faite aujourd’hui que de raccourcis en caricatures, il devient bien difficile de justifier un peu de complexité dans ce bas monde.

Dans ces colonnes, on ne s’y résout pas.

J’ai taclé MEDIAPART, je les taclerai sans doute encore. Par exemple, je n’ai pas aimé le procès d’intention dressé contre Hollande l’exact jour de son élection. J’ai aussi voulu croire que Valls à l’intérieur pouvait désactiver les surenchères sécuritaires et xénophobes mises en place par Nicolas Sarkozy.

Je me suis trompé.

Plenel a écrit un nouveau bouquin. J’espère un jour avoir le même temps pour écrire. Pour l’heure, il frappe juste, j’en parle sur le blog principal.

J’ai des amis qui soutiennent Hollande, d’autres qui le détestent. La complexité de nos avis fait la richesse d’un pays. Il est difficile aujourd’hui de faire valoir ces différences sans être sommé de prendre parti à jamais.

Le droit à la complexité des idées et du débat est un bien précieux.

 

Hong-Kong, en révolte

La péninsule a été rattachée à la Chine continentale en 1997. Un récent voyage familial m’a permis de voir combien Hong-Kong était à part. Et pas vraiment.

La ville est en révolte, "soft" mais ferme, parce que la Chine a décidé que l’élection au suffrage universel de l’executif se ferait désormais parmi des candidats choisis par l’Etat central. Un simulacre de démocratie.

"Dear President Obama,

We, the democracy-loving people living in the US and other parts of the world, urge you to press the Chinese Government to honor its promise of democratic elections to the Hong Kong citizenry.

Beijing’s recent decision ruled out a democratic election of the HK Chief Executive, which has made large-scale peaceful protests in Hong Kong inevitable. Given Beijing’s records, we fear a second Tiananmen Massacre will happen in Hong Kong. We believe that the US has the responsibility to prevent such bloody tragedies from happening. We hereby strongly appeal to the U.S. government to make it clear to the Beijing authorities that any effort to crackdown peaceful demonstrations by force will be strongly opposed and severely punished.

Mais à HK, n’imaginez pas vivre libre et critiquer durement.

HK

Le dernier bouquin de Plenel

Je voulais en parler dans ces Coulisses. Je l’ai lu d’une traite, un dimanche de septembre. Edwy Plenel a écrit "pour les musulmans".

Le sujet est vivace, il attire des propos détestable dans l’opinion, dans nos médias, dans les sondages.

Plenel est allé à la source, il y a 130 ans, quand un gars dénommé Dreyfus était suspecté,  tort, d’espionnage, parce qu’il était juif.

En 1896, Emile Zola avait écrit un article dans le Figaro intitulé "Pour les Juifs". Il s’indignait de cet antisémitisme rampant et visible, de gauche à droite, un antisémitisme devenu mondain. On sait ce qu’il advint à la France e 1940.

Plenel a pondu un ouvrage court mais remarquable.

L’antisémitisme est encore vivace en France, mais l’islamophobie a pris le relais. Pour un Dieudonné, combien de tarés ?

Je voulais en parler dans ces Coulisses. Mais le propos est plus vaste que de simples confessions personnelles. Le bouquin de Plenel est salvateur même et surtout si vous êtes effrayé par ces burqa de trop, ces immondes décapitations.

J’ai écrit dans ces colonnes combien les religions m’insupportent. Mais il faut être lucide sur les dangers , sur vers où nous allons si personne ne réagit. Sur où nous sommes déjà, un stade avancé de la haine collective.

L’islam, comme la religion juive ou catholique, m’insupporte quand elle s’adresse à moi, à mes proches, à mes enfants. Mais cela ne justifie aucune haine ni stigmatisation des musulmans en général.

 

Auteur de Sarkofrance (2007-2012); coulisses personnelles.

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Rejoignez 425 autres abonnés