Les intérêts de ton député

L’Assemblé nationale a mis en ligne les déclarations d’intérêt des 577 députés ce 24 juillet. Les députés sont partis en vacances la veille.

Allez donc vérifier celle de votre élu.

Elle sont parfois assez succinctes.

Mon député UMP se déclare retraité. Il cumule quelques fonctions locales (maire notamment), pour lesquelles il ne déclare AUCUNE rémunération.

La totalité de sa déclaration est d’ailleurs… vide.

Fantastique.

an

Comment se détester sur les réseaux sociaux.

C’est une dispute entre blogueurs. Ce n’est pas la première.

Je me souviens d’une tranche d’échange quelque part en décembre dernier où Nicolas et moi pensions inviter quelques confrères et consoeurs de Babordages. Nous étions dans les premiers jours de janvier 2014, le truc s’est envenimé en quelques phrases forcément courtes puisque nous étions sur Twitter (140 caractères, hein ?). Ce fut raté. J’ai dans l’affaire perdu quelques suiveurs, j’ai également cessé de les suivre. Nous sommes devenus étrangers.

Dans la vraie vie, on peut se parler. Pas dans la vie 2.0.

L’une des 2 raisons  – il n’y en a pas une de plus – qui me pousse à tenir ce blog est que les réseaux sociaux ne me permettent pas d’exprimer ce que je pense. Je blogue parce que je suis. Parce qu’il m’est impossible de résumer en quelques courts messages ce à quoi à je crois.

Bref.

Du temps a passé. Des routes se sont "décroisées".  On s’observe sans doute de loin. J’ai conservé une réelle affection pour certaines et certains qui le savent.

Ces derniers jours, une nouvelle dispute. le terme ne minore nullement dans mon esprit l’importance des sentiments sous-jacents. Bembelly et Nicolas bataillent.

Je n’entrerai pas dans l’affaire.

Il y a aussi des agressions dans les commentaires de ce blog de Coulisses. Je ne censure pas les commentaires parce qu’ils expriment un désaccord avec ce à quoi je crois. Je me désole parfois de certains clashs. Mais ma vie professionnelle et personnelle est suffisamment nourrie en stress et clash pour n’avoir pas envie d’en gérer davantage.

Appelez cela une mesure de protection.

On n’a qu’une vie.

 

Crimes de guerre

Le cap des mille morts palestiniens a été franchi hier dimanche 27 juillet 2014, à en croire nos médias rapidement informés grâce à la découverte de nouveaux cadavres pendant le trop court cessez-le-feu intervenu samedi.

Mille morts chez eux, une quarantaine de l’autre côté. Bizarrement, on ne dit pas assez que les morts palestiniens sont civils pour l’essentiel. Que les morts israéliens sont militaires.

Quand les Alliés bombardaient des villes allemandes pendant la seconde guerre mondiale, on n’a pas osé parler de crimes de guerre. Il a fallu attendre longtemps, très longtemps pour le crime soit reconnu, mais il ne fut jamais sanctionné. L’horreur nazie valait excuse, pardon et oubli des exactions alliées.

Nous sommes en 2014 et je déteste les comparaisons de siècle à siècle comme je viens de le faire.

Israël, dont le droit à l’existence est largement défendu sur ce blog à longueur de colonnes, commet des crimes de guerre qui facilitent une fois de fois la haine du juif la plus primaire chez les plus haineux.

 

20140727-074807-28087000.jpg

Gaza: une manif de trop à Paris

20140727-074807-28087000.jpg

Ils étaient un millier, encerclés place de la République. On pouvait facilement accéder aux lieux, sauf en véhicule motorisé.

Je me suis retrouvé involontairement dans les parages. J’avais deux neveux à transiter de la Gare du Nord à celle de Lyon, la place de la République était pile poil sur le trajet.

On ne pouvait deviner qu’à cent mètres se tenait une manifestation pro-Gaza. Elle était d’abord calme, même pour BFM TV.

Le quartier était bien bouclé, et il paraît qu’il y a eu des heurts.

Laissez moi deviner.

Quand une manif est interdite, que le quartier est pour le coup sécurisé, mais que des gens viennent et qu’il y a des heurts, c’est forcément des "provocations policières" ?

Malgré l’interdiction, plus d’un millier de personnes étaient rassemblées samedi à Paris pour une manifestation pro-palestienienne interdite mais que certains organisateurs entendaient maintenir coûte que coûte. (source)

Samedi vers 19h, on comptait 50 interpellations. En fin de soirée, le compteur s’était emballé jusqu’à 70 interpellations, et 37 gardes à vue.

J’étais contre l’interdiction de cette manifestation. L’autoriser aurait permis à d’autres mouvements plus structurés de la rejoindre avec leur propre service d’ordre. Mais la loi est la loi. Et je n’ai pas le sentiment d’être tombé en plein dictature sous prétexte qu’une manifestation dont les organisateurs sont incapables  d’en assurer la sécurité a été interdite…

Les résistants à la petite semaine pouvaient aller voir à Gaza directement. Qu’ils en profitent.

La loi anti-terroriste n’a pas encore été votée.

#énervé

Auteur de Sarkofrance (2007-2012); coulisses personnelles.

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Rejoignez 412 autres abonnés