Recul et abstinence, la leçon de Guy Birenbaum


  

Je l’ai lu d’une traite. Cela ne m’est pas arrivé depuis des lustres, de finir un livre aussi vite. Habituellement, un écran m’accroche, une autre envie me décroche. Ou le sommeil a raison de moi. Mais cette fois-ci, le livre de l’ami Guy m’a happé. Il a littéralement frappé au coeur.

Guy Birenbaum avait disparu des antennes radiophoniques entre mars et mai 2014.  Quand je l’ai contacté le 20 mai dernier pour me réjouir de son retour à l’antenne, sans savoir pourquoi il avait disparu, il avait évoqué sa dépression en quelques lignes dans un email.

 Je suis resté désemparé. 

 Revenu sur France info chaque matin juste avant 9 heures, Guy a couché sur le papier son « aventure« . C’est d’abord l’histoire d’une dépression et d’une quasi-guérison. Guy explique qu’il est encore sous traitement. On s’identifie facilement parce qu’on est tous un dépressif potentiel. La description méthodique de Guy est simple. Elle m’a renvoyé à de nombreux mauvais moments personnels après la fin de Sarkofrance.

Guy relate aussi l’enfer de l’hyper-connexion dans laquelle nous sommes, de la socialisation permanente et égotique du moindre geste ou de la moindre pensée. Des travers qui nous privent de recul, où l’esprit s’égare. Nous les avons déjà évoqués ici. En relatant sa descente en enfer, Guy donne les clés à celles et ceux qui ont senti le piège.

Ces clés sont une épouse, des enfants, des proches, des liens amicaux quotidiens, un excellent psychiatre.

Internet n’est pas la cause de ses tourments, le web a plutôt accéléré, fragilisé, confronté Guy avec d’autres angoisses qu’il partage dans son ouvrage. Les réseaux sociaux l’ont éloigné de ses proches, de sa famille, de son histoire familiale. Il l’écrit. Mais les mêmes réseaux sociaux lui ont balancé aussi en pleine figure la haine de vermines antisémites, la rancoeur de ces racailles. La mauvaise parole s’est libérée. Guy en fait les frais. Lui qui était resté presque distant avec sa propre histoire familial se fait insulter sur ses origines juives.  Et ça l’affecte. Internet nous permet de voir le pire et le meilleur. Mais le pire marque forcément davantage que le meilleur.

Guy dresse le portrait d’une époque, d’une dépression collective. Nous ne savons plus où nous allons, nous ne savons plus qui nous sommes, nous sommes terrifiés de comprendre l’absurdité qui nous entoure, le vide de sens et la bêtise politiques, l’absence d’issue politique positive, la perte d’espoir, la déchéance de la culture devant la victoire du superflu et de l’agitation.

C’est une lecture que je conseille à toutes et tous, une lecture émouvante, et qui remplit d’espoir.

« J’ai décidé de me retirer du temps réel ». Guy Birenbaum.

 

92 réflexions sur “ Recul et abstinence, la leçon de Guy Birenbaum ”

  1. Le Web n’est qu’un outil au service du sens qu’on cherche à donner à notre présence « numérique » ! Mon blog pro assure le commercial. Mon blog perso me permet d’écrire sur les informations qui ont retenu mon attention. J’ai bien écouté Guy Birenbaum. Je ne l’ai pas encore lu. Selon lui, c’est la dépression qui l’a amené à passer autant de temps sur le web. Pas l’inverse ! Même s’il reconnaît que son omniprésence numérique a pu jouer le rôle d’un amplificateur.

  2. @ervé à quel endroit de Paris ?

    Ce sont sur les réseaux sociaux que tous ces fachos, antisémites et autres qui se défoulent avec leurs discours et bien souvent les modérateurs « oublient » de supprimer.

  3. Je le lirai….mais sans l’avoir lu, je peux déjà dire qu’il lui a sûrement fallu un courage rare…..
    le web n’est qu’un reflet d’une société qu,i si elle est le fait d’une minorité, devient de plus en plus cruelle. Les désaccords deviennent vite violence comme si c’était le seul moyen de convaincre. çà fait mal ….

    1. Le web ne serait-il pas, trop souvent, le reflet de la nature humaine profonde, avec ses haines rancies, son mépris de l’autre, son arrogance et son absence d’humanisme ?

      1. @ Alain bobards je crois comme vous que le web permet, facilite l’émergence de ce que certains ont du pire en eux ….lâchement puisqu’ils ne risquent pas un « poing dans la g….le »….une fois de plus je crois qu’il s’agit d’une minorité mais qui finit par séduire une horde de frustrés….mais les effets secondaires sont pire car le web est une onde de choc qui diffuse rapidement et loin….mais aussi bien les belles choses !

  4. Guy Birenbaum décrit, tout simplement, une vraie dépression ( non pas dans le sens édulcoré dans lequel nous utilisons souvent ce mot, les jours où nous n’avons pas trop le moral), avec tous ses symptômes ultra-classiques, pouvant parfois conduire au suicide, telle que les psychiatres en voient tous les jours, et en voyaient déjà avant l’existence d’ Internet.

    C’est le propre des gens ayant un accès facile aux médias, comme Birenbaum, de relater comme une expérience extraordinaire une maladie qui touche des millions de Français anonymes tous les jours.

    1. Et alors, chaque souffrance est unique et « extra ordinaire »….et la fréquence d’une maladie n’en fait pas pour autant une maladie facile à supporter….ni une maladie banale.

      1. Mais c’est très bien d’avoir écrit ce livre, ça fera mieux connaître une maladie très fréquente et si mal comprise (« Allons, mon vieux, secouez-vous un peu, et ça passera! »)

        1. elle est à la fois mal comprise et ne dispose d’aucun marqueur biologique comme n’importe quelle autre maladie….il n’y a que les mots du malade qui permettent au médecin de l’évaluer. Alors oui, les autres ont du mal à comprendre mais sont aussi souvent désemparés et malheureux de ne pas pouvoir agir d’où parfois des mots d’impuissance et maladroits comme ceux que vous évoquez « secouez vous…. »…. mots inutiles et même difficiles à entendre par celle ou celui qui lutte contre un mal diffus et plus douloureux qu’une douleur physique

  5. Accuser le WEB , les réseaux sociaux, les ce que vous voulez, pour mémoire, tous las appareils ont un bouton d ‘arrêt.
    Les anti sémites coupables de tous les maux,, pas de tous, car partagé avec les racistes, les anti laïcs, les anti islamiste , les….
    A force de rabacher que nous sommes anti, de nous faire croire que nous sommes les seuls à être raciste, nous le devenons.
    Pour mémoire, de tous temps et dans tous les pays,  » le juif  » a été la cible désigné. Pourquoi ? qui le sais réellement .
    Des millions de chômeurs font ou risque de faire des dépressions, accusent- ils la haine des vermines antisémites?

  6. je suis bien dans l’abstinence médiatique, c’est la première fois que je lis quelque chose à propos de ce gars…

    par contre, je peux vous parler d’obscurs qui ont des chiennes de vie depuis leur enfance, qui sont dépressifs ou dans des états équivalents et qui ne peuvent pas toujours l’écrire dans un livre …..

    et comme je ne vais pas non plus excessivement sur le web….

    ma déprime c’est juncker, valls ettoute la clique politique…….c’est dire aussi que je m’en remet aussi très vite,

    rien qu’à savoir que nous allons dérouiller tous ensemble des manigances de ces escrocs, ça remonte le moral….

    1. Junker et sa clique « troïquesque », c’est une relation… de cause à effet. En européen : »Junker » doit justement vouloir dire dépression par le truchement étymologique de l’allemand, voulant dire : « jeune seigneur terrien », pour un « luxe en bourgeois » qui se prend pour la cuisine à Jupiter, çà doit filer la déprime…

  7.  » Guy relate aussi l’enfer de l’hyper-connexion dans laquelle nous sommes, de la socialisation permanente et égotique du moindre geste ou de la moindre pensée……………

    mais personne n’est obligé de vivre comme ça, se trouver dans cette position ne peut être que conscient et consenti, dès lors que l’individu choisi de « porter  » les problèmes du monde, il choisit également la possibilité de ne pas en avoir la force morale et mentale…

     » Ces clés sont une épouse, des enfants, des proches, des liens amicaux quotidiens, un excellent psychiatre………..

    il n’est pas nécessaire de lire le livre de ce monsieur pour savoir que l’homme arrive en ce monde avec nombre de cercles concentriques sociaux qu’il peut franchir ou non;..

    Premier cercle : les proches, famille, amis (éviter les copains de vin, ils vous pompent souvent l’air, en plus du porte monnaie)

    Deuxième cercle : les relations professionnelles de proximité

    Troisième cercle : le blog de JUAN…

    ……vous faites ce que vous voulez, moi avec les deux premiers, j’en ai ma claque, le troisième c’est pour me passer le temps …)

    reste un cercle qu’on peut définir par cette devinette : quel est le but de l’homo…?

    1. « élargir le cercle de ses amis » ? Mais des amis on en a pas pléthore!!! J’ai beaucoup de copains, copines, connaissances mais je n’ai que deux ami(e)s

      1. auroremathe

        « élargir le cercle de ses amis » ?

        heu…comment te dire délicatement…..

        la vaseuse est à prendre au second degré…….il faut que tu imagines un cercle qui puisse s’élargir lorsqu’il y a sollicitation, genre tenon dans mortaise…

  8. J’ai répondu à elie arié chez moi, je répète…

    @lie Arié
    “Vous ne faites que décrire une vraie dépression ( je connais, je suis passé par là) avec tous ses symptômes classiques, pouvant conduire au suicide, telle que tous les psychiatres en voient tous les jours, et telle qu’ils en voyaient avant l’existence d’ Internet.”
    Etc…
    Oui, et c’est très exactement ce que j’explique… Je ne fais “que ça”, je confirme !
    “Mais c’est l’avantage des gens qui travaillent dans les médias de pouvoir écrire et promouvoir un livre sur ce qui leur semble extraordinaire, mais que des tas de Français anonymes vivent tous les jours: tant mieux, ce sera mieux connu”.
    Là vous vous plantez totalement…
    “ce qui leur semble extraordinaire” aux gens des médias…
    NON !!! Rien d’extraordinaire, au contraire !!
    J’explique en long et en large que c’est ordinaire et que ça concerne tout le monde.
    D’où mon livre et ma parole publique pour ceux qui ne l’ont pas…

    1. Comme disent les généralistes voulant avoir l’air carabin : « C’est psychosomatique » Le mot magique fourre tout allant du panaris à l’envie de se jeter sous le train. « Çà vous grattouille ou çà vous chatouille ? »

    2. @ Guy Birenbaum

      (réponse postée également sur votre blog)

      Mais il n’y avait aucune agressivité ni critique dans mon commentaire ! Je trouve que vous avez bien fait d’écrire ce livre!

      Il se trouve (est-ce contagieux?) que je sors moi-même, depuis une quinzaine de jours, d’une dépression cognée ( trois semaines à dormir 22 h sur 24, cinq jours sans pouvoir manger, une heure pour trouver l’énergie d’avaler un comprimé d’antidépresseur, incapacité de lire même les gros titres d’un journal, attaques de panique, envie de sauter par la fenêtre, etc.), mais que je n’aurais jamais eu l’idée d’en faire un livre…qui, de toutes façons, ne se serait pas vendu. Et qui n’a aucun rapport avec Internet ( j’ai un blog, mais ni compte twitter, ni facebook) , je crois que c’est une fausse « explication ».

      1. toubib

        je m’inquiétais à ton sujet ces derniers temps, à juste titre visiblement.

        malgré toutes les vacheries qui nous séparent depuis des années, j’espère que tu te requinqueras ces prochaines semaines….

        1. Merci, c’est sympa.

          Quand je te ressortirai des vacheries, ce sera la preuve que je vais vraiment mieux !

          1. non non Arié…..çà va pas du tout….. parce que vous, dire à Stanislas « c’est sympa »…..c’est pas normal du tout….
            j’ose à peine vous souhaiter de vous remettre parce que vous lire encore me répondre que c’est sympa va m’arracher le coeur !! 😉

            .je me permets un bisou d’encouragement sincère !

              1. Puis-je vous en faire une aussi ?!… Bon… juste une seule😉

                ***

      2. Il y a dans la dépression un évènement déclencheur, celui de Birenbaum ne peut pas être le même que le vôtre.

        Il faut bien dire qu’entre ses activités sur internet (depuis le « post ») et journalistiques, il m’a toujours donné l’impression de vivre à 200 à l’heure (ça finissait même par m’atteindre quand je le lisais ou je l’écoutais :-))

        Un amical bécot à vous, Elie.

        1. L’ « événement déclencheur » d’une dépression, ce n’est qu’une apparence, la goutte d’eau qui fait déborder un vase qui était déjà plein sans qu’on le sache.

          Les dépressions consécutives à un événement sont normales : la perte de quelqu’un qu’on aime, un licenciement inattendu, etc.; c’est l’absence de dépression qui serait alors anormale.

          La vraie dépression, c’est celle qui vous tombe dessus du jour au lendemain et qui vous met KO, alors que tout semble aller bien.

          Je n’aurais jamais cru que ça pourrait m’arriver, à moi.

          1. Ca m’est arrivé en 1981, sans que je comprenne pourquoi.

            J’ai eu tant de mal à le vivre, que plusieurs années après j’y pensais souvent.

            Dormir, dormir, dormir, pour fuir la dépression et quand on en a le courage, s’obliger à marcher dehors, même si on ne veut pas voir et être vu…. arriver à garder un lien avec l’autre monde, celui de ceux qui sont debout.

            Toutes mes pensées bienveillantes , hélène

            1. Merci.

              En fait, je supporte très mal l’idée d’avoir déjà 76 ans : mais, dans moins d’un an, ce sera fini !

          1. toubib

            ça y est, tu repètes la forme tu refais ta pub sur les autres blogs et ton billet est magnifique, merveilleux, génial, d’une justesse remarquable…

            Un sage, que dis je ? un saint….

            1. j’ai fait la paix avec le toubib, je m’en vais arroser ça illico..j’en suis tout estourbi…..
              c’est beau la paix..

              professeur, je vais me faire un petit single malt à ta santé et en même temps que pour clore cette journée de merde…

      3. Bonjour Elie,
        toujours apprécié chez vous une vraie honnêteté intellectuelle, malgré des côtés parfois irritants..
        La déprime, j’ai la chance de ne pas l’avoir connue par contre j’ai vécu celle d’un proche et le sentiment terrible de l’impuissance face à cette situation.
        Et puis ça repart…le mystère de la nature humaine,une part de soi à jamais inaccessible à notre entendement.
        Petit bonjour à ceux que pu rapidement cotoyé.

          1. 🙂 ni l’une, ni l’autre, l’envie n’est plus là peut être.Je jette un coup d’oeil de temps en temps dans l’arrière boutique du bistrot.

    3. Pour une fois je vais prendre la défense de notre estimé carabin . Je ne pense pas que ce qu’il a voulu mettre en avant était votre possibilité de diffuser votre dépression sur tout moyen médiatique comme pour s’en plaindre, mais que votre cas présentait l’avantage de permettre à tous ceux qui vivent cette souffrance de façon anonyme, de la faire partager avec plus de tonalité. Le problème d’interprétation est aussi l’un des problèmes du Net. ARAMIS

  9. Voila, je sens que je vais en faire une!
    Un commandant de gendarmerie parle .
    Ce mardi à 11h00, l’empereur HOLLANDE était chez nous, dans la Drôme…A l’heure des économies, à l’heure où il faut se serrer la ceinture,

    il aura encore « claqué des millions d’euros pour sa propagande !!! 1265 gendarmes déployés !!! Oui, vous avez bien lu 1265 !

    Nous montons la garde 24h/24 à l’aérodrome de Chabeuil et à la gare TGV.

    Son altesse ne voulant pas venir en Falcon , il vient en Airbus (plus spacieux et nettement plus « digne » de son rang, du moins le pense-t-il).

    Seulement, il n’y a pas de rampe pour le faire descendre de l’avion ; ce n’est pas grave, on en fait venir une, vite fait, par convoi exceptionnel
    depuis Lyon !!!
    Pour ne pas être gêné , l’Empereur aura la voie rapide Valence/ Romans coupée dans les deux sens pendant 30 mn. (60 voitures d’usagers de la SNCF (sur son passage) seront mises à la fourrière, elles gênaient !)
    .Et si jamais il y avait un contretemps, ce ne serait pas grave : un hélico Puma est tenu à sa disposition avec son hélico Gazelle en appui… Il va donc aller faire le beau sur deux sites (École de Chatuzange-le-Goubet et Salle polyvalente d’Alixan) et pour se faire mousser, il a invité 3000 personnes à un petit vin d’honneur avant de remonter dans son avion à 14h00. Je vous laisse faire le calcul de la facture à l’adresse des contribuables que nous sommes… Dire que la France est au bord de la faillite et lui, il nous met une balle dans la nuque !
    Pour info, c’est une évidence, mais il est bon de le dire… au moindre sifflet, au moindre tag , à la moindre banderole hostile, le préfet saute ainsi que le Commandant de Groupement de gendarmerie…
    Pauvre France, nous sommes tombés bien bas avec un tel petit Monsieur…….

    1. Sarko n’était pas en reste…. et déjà quand il est parti il nous a laissés une ardoise de campagne électorale, car il ne faut pas se leurrer ce sont les contribuables qui ont réglé. Les adhérents se sont bien dépêchés de se faire faire un reçu pour déduction d’impôts et nous, pauvres cons, nous les remboursons par nos impôts.
      Alors pouet! pouet ! ET JE NE SUIS PAS SARKOZYSTE !!!

        1. Peut être ( et même certainement), mais pour l ‘ instant c ‘est le  » moi président » qui le fait.
          Vous pensez qu ‘actuellement la police n ‘est pas aux ordres? Vous pensez que les parties politiques ont les mains propres et pas de cadavres dans leur placard?

          1. Là je suis bien obligé d’abonder dans votre sens en ce qui concerne pépère la tanche et par le fait que dame du pen tournant à l’extrême droite se tient prête à en croquer à son tour, vu que sa notion de l’Etat ne peut être que bourgeoise, mais il n’empêche que je n’envisage pas çà du tout pour notre 6e République. Si c’était pour faire pareil que ce qu’on vire, je serai l’un des plus fervents combattants contre. Vous non ? ARAMIS

          2. Sarko est une peste et Hollande un choléra. Nous avons viré l’un et récupéré l’autre qui parlait de changement pour finalement faire pareil et parfois pire. Nous n’allons tout de même pas chopper le sida Lepen pour essayer d’éviter les deux autres tout de même. Pour moi, seule antidote possible, la 6e République qui change carrément la Constitution et remet la balle au centre du débat citoyen en replaçant la vraie gauche à une place digne du CNR. Sinon quoi d’autre que ces familles bourgeoises œuvrant pour leurs petites paroisses en détruisant la spécificité du pays ? ARAMIS

  10. Le temps court, la course aux petites phrases, le manque de recul font que les journalistes deviennent les commères de l’événement.
    C’est ce que le corps de Birenbaum a compris avant lui.

    Comme quoi on ne désespère pas de la vie.
    Maintenant faudrait pas que sa dépression devienne le fond de commerce de son épicerie🙂

  11. oui, yes je suis bien ici, ni le seul.. cool
    (je repasse plus tard; promis) Welcome E

  12. Le dernier exploit du moi président.

    Taubira et Valls sabrent l’ élite de la Gendarmerie pour son expertise. Le Drian laisse faire. Trahison !
    Ces officiers supérieurs de gendarmerie avaient été sollicités dans le cadre d’ une mission parlementaire de la commission des lois pour livrer leur expertise dans le cadre de la lutte contre l’ insécurité. Nous avions tous pu admirer sur les vidéos enregistrées pendant ces témoignages la courageuse franchise, la lucidité, le calme et la courtoisie, malgré leur amertume, de ces hommes d’ exception. Oui, mais voilà …

    Nous sommes en Hollandie : on brûle impunément notre drapeau, nos couleurs disparaissent des sites officiels au profit du rouge et noir, la Légion d’Honneur est distribuée comme des Smarties aux petits copains, la Marseillaise est un « karaoké d’estrade » pour la Garde des sceaux, le défilé du 14 juillet a été menacé d’être reporté au 15 pour cause de finale footeuse, l’Algérie y est invitée à défiler au côté de nos braves… et pour couronner le tout, l’élite de la Gendarmerie est sanctionnée pour avoir dit la vérité !
    Le premier qui dit la vérité doit être exécuté ! (par Jean-Marie Viardot)

    Des Généraux de Gendarmerie transférés de leurs fonctions de directeurs à des postes de second plan.

    par Jean-Marie Viardot

    > > Chef d’Escadron de la Gendarmerie Nationale ER
    > > Médaille Militaire – Chevalier ONM
    > > Pr. dpt des Retraités de la Gendarmerie
    > > Pr. dpt du Souvenir Français
    > > Pr. dpt des Marins Anciens Combattants
    > > Délégué dpt de l’ASF

    Les généraux: Pierre Renault….Bertrand Souberet….Philippe Mazy…
    Denis Favier payent leur franchise

  13. La dépression ou le vide c’est la même chose.
    Je pratique l’abstinence internet et « forumistique » depuis déjà quelque temps et ça va beaucoup mieux car je remplis tous les jours par des actes concrets le vide sidéral creusé par nos « bonnes » paroles.
    Tous les « causeux » le savent (j’en faisais partie), ils passent forcément un jour du côté des « taiseux », contraints et forcés ou par instinct de survie.

    Car notre époque est hystérique, la parole doit forcément être « décomplexée » , et tant pis pour les dégâts collatéraux. Ce qui compte c’est casser « l’autre » , montrer qu’on en a et qu’on crie forcément beaucoup plus fort que tout le monde que rien ne va, que tout est pourri, que rien ne sert à rien.
    On braille à tout va , vous allez voir ce que vous allez voir quand c’est tout le contraire qui arrive, qu’on ne voit jamais rien si ce ne sont les élucubrations de quelques allumés pas seulement politiques.
    On a l’impression que tout nous échappe, que tout ce qu’on a fait jusque là, tout ce qu’on a construit s’écroule, que tout le monde s’en fout, que c’est chacun pour soi et que dans ces conditions rien ne sert de réfléchir, il faut juste gonfler ses biceps et paraître plus fort que les autres. L’hyper-communication nous pousse à parler toujours plus ..pour dire tout le temps la même chose, que c’est la faute à…, que « y’en a marre », que tout est noir et ne vaut même plus la peine d’être vécu.

    La dépression vous tombe dessus alors que vous vous croyez au top niveau de votre intellect, alors que votre activité débordante vous fait croire que vous êtes plein de vitalité, que rien ne pourra vous écorcher ou vous atteindre.

    Mais c’est tout le contraire, c’est souvent le signe avant-coureur d’une maladie latente.
    Se « bouger », de démener dans tous les sens et le crier très fort pour mieux cacher ses faiblesses et ses blessures c’est ce que la société de l’apparence nous demande de faire tous les jours.
    On ne marche pas on court, on ne réfléchit plus calmement, on se dépêche de sortir la petite phrase avant les autres ou la vidéo qui fera mouche sur les réseaux a-sociaux.
    Alors pour me guérir j’écoute pousser les fleurs et je parle avec mes voisins, je viens en aide à celles et ceux qui en ont besoin, concrètement, sans rien demander d’autre qu’une parole sympa, qu’un vrai échange et en évitant tout « blablabla ».
    C’est seulement dans l’échange que vous revenez à la vie, que vous vous sentez enfin exister, que la couleur des choses reprend de vivacité, que le chant des oiseaux redevient mélodieux , que tout ce que la société considère comme futile, donnant toujours plus d’importance au virtuel, redevient au contraire essentiel.
    Déprimé après la mort d’une de mes enfants, c’est ainsi que je me reconstruis petit à petit chaque jour et que je me sens beaucoup plus fort qu’avant, même si je ne me sens pas à l’abri d’autres sables é-mouvants.
    Merci Merci à Guy Birenbaum, à Elie Arié et à tous ceux et celles qui partagent leurs témoignages, leurs peurs, leurs doutes et leurs faiblesses , ça fait du bien de redécouvrir enfin des vrais humains et de quitter le monde des robots.

    1. hello coup de.. je n’ai pas eu l’impression que le forumstique s’emballait, m’emballait (blabla et tralàlà) plutôt, tel un support alors m’apporte, m’apportait (?) qql chose.. comme tu dis: « échange », comme nous tous, il me semble.. (je garde un fond naïf et provincial)
      ma dépression.. on a chacun la sienne, non.. oui l’échange donc et j’ajouterai (parole d’un ami): le (s) projet (s)
      et enfin, ça me fait plaisir de te voir (…) ainsi que tous les autres camarades,
      je n’irai pas jusqu’à dire que le taulier, le blog, est un soleil (trop tard..) car, comme aujourd’hui: p’tite pluie /de printemps, Cheers

      1. Salut ti suisse , Non il n’y a pas que du blabla sur ce blog mais on y relit comme partout toujours à peu près les mêmes choses…tout va mal, tout est de la faute des autres, etc…. Pour les « habitués c’est naturel, pour les autres ça peut paraître « déprimant ».
        Certes il y a des échanges mais c’est plutôt frustrant car ça ne débouche sur rien de concret. C’est mon simple ressenti « à moi personnel » comme dirait un de mes amis et ce n’est pas un jugement sur untel ou unetelle, chacun(e) fait et pense ce qu’il veut.
        C’est juste que j’aime beaucoup plus réparer un robinet qui fuit plutôt que … me lamenter sans cesse parce qu’il fuit! Et même si je fais des erreurs en le réparant, au moins, comme le colibri de Pierre Rabhi, je fais ma part.
        Evidemment, à l’heure des ordinateurs, des tablettes, des réseaux sociaux et de la « télé-réalité » tout le monde veut démontrer qu’il a un avis sur tout, mais ça ne suffit pas, il faut aussi démontrer que ça fonctionne. Et avec des « si » et des théories jamais démontrées, on a du mal à se projeter dans l’avenir.
        Cela dit je viens lire les commentaires ici tous les jours ( j’aime bien Juan, chut faut pas lui dire) , et si je ne mêle plus aussi souvent des conversations c’est pour m’éviter les coups de sang inutiles mauvais pour ma santé physique et mentale.
        Bien amicalement CdG

        1. c’est ça n’est-ce pas: on ne se force (s’oblige) pas.. en tous cas, je l’apprécie des blogs, forums etc. car: à moi l’interrupteur

          franchement, j’ignore la-les contraintes du web (ne veux pas les voir ?!) je le vois (web, blog etc.) l’use et l’appréhende « selon mon bon plaisir ».. comme disait, répondait le cheik bédouin à Lawrence d’Arabie (.. la ‘possibilité’ de l’aider à bouter l’ottoman du quartier)
          aussi, tu le sais probablement, malgré des coups de blues (et toute la bande) je suis un optimiste (de nature; j’arrive à le cultiver) souvent, à mes enfants par ex. je nuance « râleur certes (gaulois donc) mais rien à me plaindre », pas l’goût,
          oui, j’ai le choix (ce blog, ses commentateurs..) ni besoin de flatter ou son contraire, c’est là je me sers..
          ‘servir’, c’est ce que l’on fait non.. Juan (par ex.) de nous et réciproquement (je ne force pas le trait, juste vite fait) et ainsi de suite..
          je sais, et apprécie ! nos différences.. peut-être je m’attache à la forme (plus qu’au fond ?) à l’avis, l’opinion plus qu’aux convictions, à la personne, même contradicteur (arrogant etc.) alors son absence me manquera.. disons que je distingue l’affect de la vanité (si/quand je me demandais pourquoi j’écrivais)

          père, Marine 27, Milan 36 ans, alors (évidence) tjs eu cette crainte.. celle que tu as rencontré / hélas
          je ne sais pas comment je le ‘vivrai’

          je papote pote.. sans confiance je ne le ferai pas

          du rab.. ce lundi, je me suis offert (?!) un « assistant ».. ! un p’tit gars, 19 ans, sorti de chez E Zola (plus de mama ni papa, hébergé par mon pote Husseyin, un homme de cœur) et comme dit ma femme « il ne parle pas le wesh » tout mimi, qqls heures/jours, alors lui tout happy et moi pareil ! il m’apporte qql vaillance, genre la déprimante quand elle fait défaut.. tiens, ce soir concert rock au bistrot place Nat, je paie la bière (et sors de ma tanière.. ex sportif de haut niveau, mon cul !)
          ..c’était bien le sujet.. Non à l’abstinence ! des bizes

    2. Il a vraiment fallu cet article et la déprime de Guy Birenbaum pour me décider à parler de la mienne, dont je commence tout juste à sortir : j’ai été élevé dans le « Never explain, never complain », et, quand quelqu’un me demande « Comment vas-tu? », je réponds « Et toi? »; et, s’il insiste , je lui dis que je peux sortir mon dossier médical, mais qu’on en aura pour deux heures…On ne demande pas « Comment vas-tu? » à des gens de mon âge, la seule réponse possible étant  » Moins bien qu’hier, mais mieux que demain » .J’avoue que si un éditeur m’avait proposé de raconter ma déprime dans un livre, j’aurais refusé. Si chacun commençait à exposer ses problèmes de santé, ce serait franchement ridicule, et je suis sûr que certains de ceux qui nous lisent en ont de plus graves.

      1. toubib

         » On ne demande pas « Comment vas-tu? » à des gens de mon âge………………

        peut être,……. mais bon ça reste une politesse, je me vois mal rencontrer une connaissance bien plus vieux que moi, et lui dire « alors, comment va le mourant ? »

    3. @coup de grisou

      Votre commentaire est vraiment bien.
      Il est d’une clarté formidable.

      Revenez de temps en temps pour en faire des « pareils ».

      1. @ Hélène Dici,
        Avant je commentais ici tous les jours et parfois plusieurs fois. C’était comme une nécessité, comme une addiction .Malheureusement dans toute addiction il y a frustration, déception et même dépression car ce que vous attendez de ces pseudo-échanges ne se réalise jamais ou si peu.
        Alors j’ai compris que pour vivre mieux il fallait que je me débarrasse de ce tic ou de ce toc, de ce besoin obsessionnel qui me faisait réagir sur tout et n’importe quoi.
        Aujourd’hui je vois peut-être un peu plus clair car je prends le temps de décanter, et je m’efforce de ne pas réagir au quart de tour, au jour le jour.
        @petite plume perdue,
         » L’augmentation de la sagesse se laisse mesurer exactement d’après la diminution de bile.  » Friedrich Nietzsche …à méditer

        1. la sagesse est aussi un choix de liberté face au pire….et vous avez fait le » bon choix » (bien que dans votre cas je pense que le « terreau était déjà fertile » avant…..j’espère comme hélène et petite plume vous relire plus souvent !

          1. merci Sylvie, c’est promis j’essaierai de revenir plus souvent…mais pas trop quand même, je ne veux pas refaire la même erreur qu’avant.
            Cela dit, je viens quand même tous les jours pour vous lire. Portez-vous bien.

  14. quand je rencontre quelqu’un que je commence à connaître je demande quasi systématiquement « es tu (ou êtes vous) heureux ?  »

    réponses les plus courantes : (dans le désordre) :

    – 😀
    – ……………………….

    – pourquoi tu me demandes ça ?

    – oui ou ça va

    je n’ai jamais entendu NON

    1. De demander « comment ça va » à quelqu’un fait partie d’un automatisme urbain, mais rare sont ceux qui posent cette question « sérieusement ». Quand mon mari est décédé je rencontrais des personnes et c’était « alors comment ça va ? » à la finale je sortais le moins possible. Puis quand on me posait cette question je répondais invariablement « ça va… » « non ça va pas » et à la finale la personne en face de moi n’en avait rien à foutre.
      Donc tout ça ce ne sont que des hypocrisies urbaines

      1. auroremathe

         » non ça va pas « …..mais c’est l’occasion unique de faire le compte de tes potes…c’est une vraie occasion de faire le tri …

        écouter son pote ou sa potesse pleurer sur sa putain de vie suppose un minimum d’intérêt pour l’icelui ou l’icelle, si ça ne fonctionne pas, c’est que tu as en face de toi quelqu’un qui s’intéresse à ton whisky ou à ta bière….

        – nous sommes des grecs
        – nous sommes des américains
        – nous sommes charlie

        si vous voulez………………

        nous sommes même le monde in fine…et c’est à partir de là que tu pètes un plomb, en te rendant compte que tu es sur terre, au milieu de tout ce monde qui souhaite la dèche pour son fumier de voisin à condition de ne pas être touché soi même par la même vérole économique…….

        vaut mieux faire envie que pitié ….

        1. Stanislas

          Oui tu as raison.

          Mais heureusement pour moi que j’étais entourée de mes enfants, petits-enfants, mes potes et potesses, ce qui m’a permis de dépasser ces moments pas très sympas et surtout de sombrer.

          Ce que je disais c’est que quoique la réponse que nous faisons à ces questions, elles sont posées en espérant qu’on ne s’étende pas.

          Je sais ce qu’est la dépression et tout ce qui a été décrit ici ça m’est arrivé (il y a fort longtemps) et la pente a été dure à remonter…. mais maintenant « ça va bien, merci et toi ? »

  15.  » j’ai été élevé dans le « Never explain, never complain », ….

    le toubib a écrit ça, si quelqu’un peut me traduire …………………

    1. Au débotté et sans avoir fait d’English, grâce à la magie d’internet, je dirais : élevé dans le « Ne pas expliquer, ne pas se plaindre » (c’était aussi le mot d’ordre imposé à la Libération aux gens ayant subi les camps de concentration, because la « réconciliation » nationale). Tu t’en tire bien. En tant que carabin il aurait pu te faire çà en latin. ARAMIS

  16. tenez, ce matin en allant chercher le pain frais (oui j’amène le café au lit à ma femme le week end ; elle n’a plus qu’à le moudre), j’ai été obligé de faire un brusque écart avec ma voiture pour éviter un oiseau sur la route, celui ci n’a absolument pas bougé ; à ma connaissance, il n’avait pas de plaquette qui aurait pu détourner son attention.

  17. Si l’on suit les milieux psys des secteur social et médico social, nous observons actuellement une accélération et une multiplication des pathologies psychiques et des conduites d’addictives. Ce constat indique que notre époque fortement anxiogène provoque bien des réactions individuelles et collectives qu’il ne faut pas ignorer.
    Il y a moins d’un demi siècle, la dépression (même pas forcément sévère) était soignée par électro choc en psychiatrie. Les techniques se sont quelque peu améliorées fort heureusement, inutile de vous relater la gueule du dépressif qui sortait de séances d’électro chocs et de périodes de sommeil chimique…

    Cela est-il étonnant ?
    la soupe actuelle faite de politiques économiques délibérément déstabilisatrices et basées sur la peur, d’incertitudes, parfois d’angoisses réelles ou supposées du lendemain, les infos en boucle distillées par des télés ou des radios, l’apport d’internet et de sa multitude d’informations, la tendance à l’immédiateté et au court termisme concourent à noyer progressivement mais sûrement l’individu dans un jus d’émotions jusqu’à rencontrer, parfois, celles savamment enfouies d’un trauma initial.
    L’apaisement médicamenteux est une solution temporaire pour celui dont les souffrances psychiques sont insupportables, mais le mieux est de partir à la recherche de ses schèmes d’identification et du ou des traumas initiaux. C’est souvent pénible, mais à terme , la remontée à la conscience de son monde perdu s’avère bienfaisant.

    …..sauf détection d’anomalies de secrétions glandulaires….

    1. Les électrochocs se pratiquent toujours, et donnent d’excellents résultats dans les dépressions graves rebelles aux traitements classiques.

      La dépression a toujours existé, et sans doute dans les mêmes proportions qu’aujourd’hui, mais n’a pas toujours été considérée comme une maladie; on appelait ça « troubles de l’humeur » et on attendait que ça passe; la proportion de suicides était plutôt plus élevée dans le passé..

      Ce n’est que depuis le début-moitié du XX ème siècle que certaines sociétés vivent avec la notion de « sécurité » ( sociale, professionnelle, physique), qui n’a jamais existé auparavant dans l’histoire de l’humanité.

  18. Le moindre événement, et vous entendez . Infantilisation des gens, leurs faire ressentir le sentiment d ‘ être incapable de réfléchir par eux même .
    Un fait divers dans une école, et même les élèves absents ce jour là, ont droit au baratin d ‘un psy. Les gens ont donc si peu de cervelle au 21ièm siècle qu’ il faut leur expliquer le nombre de fruits et légumes qu ‘ ils devraient manger, le nombre de cigarettes ou de verres de vin qui amèneront cancer ou cyrrhose.
    Les infos vous raconte que l ‘automobile tue. Responsable, la vitesse, la drogue,l ‘alcool, le téléphone, le mauvais état du véhicule, certains médicaments, la fatigue,etc et que, dans le même temps, les gaz d ‘échappement, les particules fines ( et grosses ), le nombre de voitures, les bouchons polluent l ‘ atmosphère, donc déconseiller de faire du sport, de promener les bébés, que les vieux restent chez eux etc mais qu ‘ il faut faire au moins 1/2 heure de marche par jour…..
    De quoi faire une dépression…. de là en faire une publicité ??.

  19. Hé oui « La Misère de l’Homme sans Dieu ».
    Ne reste que le Divertissemet. et à s’Enivrer de Tout

    Essayez donc maintenant la Chasse,le Jeu de Paume
    la Conversation Friponne, le Tric Trac, être supporter d’ue
    équipe de foot ou bien d’autres Aclools….

Les commentaires sont fermés.