Discuter de la loi Travail


Nous allons pouvoir, peut-être, discuter de loi Travail. Je dis peut-être puisqu’à l’heure où j’écris ces lignes, cette loi n’est connue que dans ces grandes lignes, mais pas en détail. Le détail viendra plus tard, en plein été, quand presse et citoyens seront moins attentifs et moins présents.

Dans ma précédente chronique hebdomadaire, j’ai repris les points connus de cette loi. 

Le gouvernement s’abrite derrière une petite cinquantaine de réunions avec MEDEF et syndicats pour expliquer qu’il y a de la concertation. L’Express, qui est loin d’être un torchon gauchiste, a résumé l’affaire: en gros, chaque organisation dispose d’environ 2 heures de questions orales en tout et pour tout. Ajoutez que les députés voteront sans le travail parlementaire habituel pour cause de vote forcé par ordonnance, cette opération est une belle arnaque d’un gouvernement qui passe en force sans mandat populaire pour le faire.

Commentons un peu le détail.

La fusion des instances du personnel est une mesure antisociale évidente pour qui connait comment cela se passe. Cela va surcharger des instances déjà surchargées. Et nuire au débat, à la bonne information et au contre-pouvoir, pourtant modeste, accordé initialement aux salariés dans l’actuel code du travail.

La loi prévoit de confier encore davantage de primauté aux accords d’entreprises, sans qu’on en connaisse encore tous les détails. Rappelons aux naïfs que l’entreprise est un niveau où les rapports de force sont aux détriments des salariés par rapport aux branches, même si les accords de branches comprennent parfois des obligations stupides. L’intention affichée du gouvernement dans son projet de loi est de limiter la primauté de l’accord de branche à un nombre restreint de domaines. La loi Travail veut ainsi autoriser les entreprises « à aménager les modalités d’indemnisation légales, la durée de la période d’essai, le préavis, les congés familiaux ».

Plafonner les indemnités prudhommales ? Mon meilleur ami a perdu sa boite à cause d’un procès aux prudhommes qui a duré 4 ans avec son deuxième employé. Je suis un peu sensible sur le sujet. J’ai besoin de lire le texte des intentions du gouvernement qui, forcément, n’est pas divulgué.

Faciliter les licenciements dans les filiales de multinationales ? #lol. Sans commentaires. Depuis quand une grande entreprise a « peur » d’embaucher quand elle a besoin d’embaucher à cause de l’actuel droit du travail ? Macron et ses sbires utilisent l’argument des TPE pour alléger les contraintes des grandes entreprises et des multinationales. C’est triste, c’est con, c’est indigne.

Le projet de loi Travail ne ménage pas spécialement les TPE et les PME par rapport aux grands groupes. Comme souvent en matière de lois anti-sociales, les arguments des petits servent à défendre les gros. Pour l’instant, cette loi promet un saccage.

Attendons les détails, qui sont déjà écrits mais cachés et connus du petit cercle macroniste. Pour l’heyre, le gouvernement déploie tous ses talents pour éviter de braquer les syndicats. Macron a même débaucher un ancien de FO.

Ensemble, tout est possible.

 

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36 réflexions sur “ Discuter de la loi Travail ”

  1. C’est bien, discutons en.

    C’est d’autant plus dégueulasse, que le morpion attend visiblement que bison futé annonce les premiers bouchons des départs en vacances pour donner le feu vert au matraquage du salarié du secteur privé…

    Pour les réunions en cours, il ne faut pas compter le MEDEF, qui serait plutôt pour foutre le code du travail entier au feu, ni la CFDT dont le patron a déjà donné son accord total pour la première phase de la loi, il est peu probable qu’il soit contre cette fois ci.
    Quand aux autres syndicats, je ne suis pas sûr que se battre pour le secteur privé leur soit bien motivant…(c’est peut être osé mais j’imagine bien un deal gagnant gagnant possible)

    Que reste t’il comme contre pouvoir en France pour aider les 14 millions de salariés qui vont se faire pourrir leur avenir ?…pour commencer.

    Pour autant, ceux qui ne sont pas concernés à priori, en subiront les conséquences à court terme indirectement.

    Je vais tâcher de préparer quelques tableaux légers ces prochains jours, pour tenter de faire comprendre l’ampleur du problème. Et surtout pourquoi il s’agit d’une entourloupe d’envergure d’intérêts privés puissants qui pilotent un polichinelle placé à la tête de la France sur un coup de pub…

  2. 26 juin, ..parlons boulot (zen)
    d’ailleurs cette année (cet été !) plutôt que d’emmener les freluquets ou les merdeux (comme tu veux)
    vers qql distant flot bleu,
    pour 20 balles j’ai une piscine (??) gonflable.
    C’est moi qui gonfle (fait chier)
    Et change l’eau tous les 3-jours (elle est verte!)

    j’aurais du faire patron ou ouvrier: ainsi des convictions !
    (alors de l’esprit; et d’acheter une pompe chez Darty)

    (ou) on ira au lac, ..c’est gratuit !

  3. Plafonner les indemnités prud’hommales…c’est se mettre clairement du côté des patrons….cela ne veut pas dire qu’ils ne subissent parfois des injustices ….mais combien de salariés en subissent de pire ou combien renoncent à toute procédure ( quand on connaît les délais d’attente…) . Cela ne justifie en rien ce plafonnement ….
    Bienvenu dans le monde du salarié Kleenex!

  4. Il faut prendre le problème par un bout et dérouler la pelote au fur et à mesure pour bien comprendre les effets de la casse qui se profile.
    On nous vend la casse du droit du travail comme un déclencheur d’emploi en masse dans une économie qui serait à nouveau en croissance (1.6 %INSEE et 1.4% OCDE) dont il faut analyser les détails pour observer qu’elle peut se retourner aussi vite que la veste d’un élu PS qui entrait au gouvernement de Sarko… (je n’ai pas voulu prendre plus récent c’est devenu si banal…

    Quelques lectures en amuse gueule pour ceux que ça intéresse avant de prendre un repos bien mérité

    http://alencontre.org/europe/flexibilite-du-travail-arnaque-neo-liberale-i.html

    https://www.bastamag.net/Partout-en-Europe-les-reformes-du-travail-facilitent-les-licenciements-et

  5.  » Faciliter les licenciements dans les filiales de multinationales ………. »
    je me permets un commentaire Mr JUAN

    Pour comprendre les catégories ci dessous, il faut lire le Décret n°2008-1354 article 3 uniquement

    Nombre d’entreprises par catégories en France( les chiffres sont de l’INSEE ed 2016).

    Les GE ;
    274 entrep…………. possédant 26 008 unités et 4 333 000 salariés (30 % des effectifs salariés)
    soit 95 filiales en moyenne par entreprises et 23.49 % des salariés.

    Les ETI (entreprises de taille intermédiaire)
    5322 …………..possédant 46157 unités pour 3473 000
    soit 9 filiales en moyenne

    Les PME :
    138 117 … …..possédant 236 728 unités et 4 169 000 salariés

    Les micro entreprises
    3 6060 741 ………………pour 2808 000 salariés

    On voit donc assez rapidement que 0.15 % des entreprises en France, possède 72 000 filiales et un peu plus de 52 % du personnel salarié…

    Ca commence d’autant plus à causer que Monsieur JUAN a oublié un élément important dans son « lol sans commentaire », qui est relatif à l’article L 1233-3 de la loi Macron/El Kohmri

    https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?idArticle=LEGIARTI000019071191&cidTexte=LEGITEXT000006072050

    J’explique en (suite).

    1.  » peu plus de 52 % du personnel salarié…

      pardonnez moi, c’est un peu plus de 41 % des salariés du secteur privé..

      Je suis un amateur, et je vous signale que des pros racontent parfois des conneries sans s’excuser ni rectifier..

      Faire les soutes des libéraux , ça fatigue..

  6. (suite)

    l’article en question définit les possibilités de licencier pour des baisses de résultats en simplifiant.

    Or, une entreprise multinationale, peut pratiquer la consolidation comptable. cette consolidation que nos députés n’ont pas voulu adopter pays par pays (année dernière par un de ces hasards bétas comme on en voit la nuit au sien du parlement. Un manque de majorité qu’ils ont dit…pas de bol..
    , , ce qui aurait permis de compliquer la fameuse casse de la loi travail de demain..

    Pourquoi, parce qu’une multinationale (ou pas) pratique les échanges commerciaux intrafiliales qui leur permet de décider qui prend la marge d’un produit ou d’un service selon les « optimisations  » offertes par le lieu où est la filiale..

    Où veux je en arriver ?
    Que la baisse de résultat suffisante pour virer du salarié peut se « fabriquer » comptablement, si je puis dire, le court temps nécessaire pour être dans les canons de l’article L 1233-3 cité supra…

    Confucius a dit  » parfois la loi est comme une toile d’araignée. La grosse mouche passe à travers ses mailles, tandis que le moucheron s’y empêtre. »

    Ici Stanislas en direct des caves pourries des libéraux financiers..

  7. Ce que veut ce gouvernement ( et le MEDEF ), c’est la mort des Conventions Collectives et donc, la disparition de toutes règles . Quand au plafonnement des indemnités prudhommales, c’est un clou de plus dans le couvercle du cercueil : Essayez donc de plaider devant cette juridiction sans référence, a minima, à des accords de branches .

    1. J’ai l’impression de toute façon que les prudhommes auront de moins en moins de boulot à l’issue de la saloperie estivale

      – les licenciements par rupture conventionnelle sont de plus en plus nombreuses

      – les licenciements évoqués plus haut (article L1233-3 )vont prendre de l’importance assez vite…

      – la rotation des personnels va s’élargir au delà du noyau dur des CDI assez vite car nous n’avons pas encore le détail des saletés probables qui vont surgir dans une loi fourre tout, comme le merdeux sait en faire…

      – A moins de trois ans de présence, les indemnités sont quand même sans grandes surprises..
      et sauf preuve du contraire comme le cas du pote à Monsieur JUAN…

  8. « « Plafonner les indemnités prudhommales  »

    Je suis sceptique sur la constitutionnalité de cette mesure: une indemnité compense un préjudice à sa valeur estimée exacte: ni plus ni moins (je sais que ce n’est pas facile: mais le principe, c’est celui-là); je ne suis pas certain qu’il soit constitutionnel de limiter le montant de l’indemnité au-dessous de celle qui compense le préjudice subi.

    Ceci étant, les prud’hommes ne sont pas des magistrats: ils proposent un chiffre, et , si les deux parties sont d’accord, ça s’arrête là; c’est une sorte de chambre de médiation censée éviter un procès, et dont on a tendance à abuser un peu ( un syndicaliste m’a dit : »Il faut toujours aller aux prud’hommes, parce que c’est comme le loto: ça ne coûte pas cher, le résultat est imprévisible, et ça peut rapporter gros « ) ; si l’indemnité plafonnée est jugée insuffisante par le licencié, il peut faire appel, et, là, il aura à faire à des vrais magistrats, qui lui accorderont (peut-être…) un montant qui n’est pas plafonné.

    1. Elie
      Bien sûr !!!! N’importe quoi !!!!
      De + en +, du fait de l’engorgement de certains tribunaux prud’homaux, le salarié se dirige sur le TGI. Mais il faut avoir été salarié et conseiller prud’homal pour le savoir !
      Maintenant est en place la « rupture conventionnelle » où c’est une grosse arnaque pour le salarié. Mais beaucoup ne savent pas qu’il y a recours dans les 6 mois de la signature de ce protocole.
      C’est le dossier que j’ai monté pour mon mari …. et que j’ai réussi

  9. Vue les textes existants et compte tenu de ce que concocte le gouvernement, le licenciement sans causes réelles et sérieuses ( le plus souvent plaidé devant les prudhomme ) aura un sacré plomb dans l’aile .
    Nous avons déjà l’ANI, la loi (49-3) El Khomri . Reste plus que la fusion des instance et les accords d’entreprises et le XIXeme siècle sera de retour .

    1. InstanceS .
      Curieusement, le projet gouvernemental prévoit le plafonnement des indemnités prudhommales , mais pas le raccourcissement des délais de décisions . J’ai souvenir de procédures engagées devant les prudhommes où l’employeur jouait la montre d’une manière éhontée .

    2. Reste que le plafonnement ne concerne que les indemnités accordées par les prud’hommes: si le licencié n’est pas satisfait, il peut toujours aller en Cour d’ Appel, et, là, les indemnités ne peuvent être plafonnées.

      1. Non: c’est proposer une indemnisation pour un licenciement abusif; si le licencié la juge insuffisante, il va en Cour d’ Appel, où il est sûr de gagner si le licenciement est abusif.

  10. Oui mais plafonner les indemnités pour licenciement ABUSIF c’est cautionner l’illégalité et ça c’est inadmissible…

    1. SMAX

      Exact, le problème c’est qu’avec la loi travail, les licenciements abusifs risquent de se faire rares.

      Selon les chiffres que j’ai pu trouver, il y a eu 390 000 homologations de ruptures conventionnelles.

      Il y a environ 600 000 licenciements chaque année et 190 000 affaires au prudhomme, soit environ 30 % qui font litiges.

      Si on élimine les licenciements économiques qui n’en seront bientôt plus compte tenu de l’aménagement de l’article L 1233-3 de la dernière loi et de la possiblité de faciliter les filiales ;. Que restera t’il d’abusif, à part des cas devenus particuliers ?

      Tout cela à condition que n’apparaisse pas un article qui pourrait poser la non justification du licenciement. Avec le principe des ordonnances qui peut dire jusqu’où ira la toute puissance de l’executif en plein été…

  11. En effet ça se rafraîchi, ..hein les lascars..
    Sont-ils tjs aussi cons les jeunes ? ..ou qu’en été ?!
    Bah, je suis un pépé vacciné, ..j’ai payé, je paie et paierai.
    Vivement la relève !
    Sous le pavé le sable (n’est-ce pas) Me v’là rassuré !

  12. Pour terminer sur le nombre d’actifs salariés par catégories d’entreprises, en 2013, 6.6 millions de salariés travaillent en France (chiffres 2013), dans une multinationale, ce qui fait presque 1 salarié. sur 2.

    Il y a en France 2700 entreprises exportatrices de plus de 250 salariés. Cette seule catégorie représente 66% des firmes exportatrices..

    Je parierais gros que la motivation première à flexibiliser le droit du travail français se trouve ici pour permettre de faciliter la rotation des salariés :
    – par mise en concurrence éventuelle avec des salariés détachés

    – pour délocaliser éventuellement plus facilement après « organisation comptable  » des objectifs déclencheurs de licenciements collectifs sans trop de « coûts sociaux » pour l’entreprise.

    A suivre donc.

  13. Comment voulez-vous empêcher la rotation d’un salarié employé sur un manège à surveiller les gamins ?

  14. FO = Force Ouvrière (des fois je suis, merci à vous !) disons Aurore, Carron, Castor, Grisou, Alain (lancien ?)
    bref, j’ai appelé l’OCDE (coopération et développement; ça ne s’invente pas) ni je vous dit combien de siècles il m’a fallu pour piger ou plutôt m’intéresser à ce truc; re-merci !

    ils m’ont dit: « buvez de l’eau ! »
    je confonds avec l’OMS ? non.
    Chouette j’en ai ! plein le robinet !

    °°°°°°°°°°°°°°°°° °°°
    ok, sorry, zen, ..alors en version mathématique (chic !)
    ..elle commence avec Socrate (lui on connait) qui par un matin glacé dormait encore quand un des mecs de la grotte se pointe, le réveille avec ce projet:

    CH2(s) + O2(g) alors CO2(g) + H2O(g)

    ..il prend 2 bouts de bois qu’il frotte-ensembles,
    et invente le feu (quelle idée; ta gueule ti suisse)

    Moralité (kif!) : pour survivre, buvez !

    /pourquoi Socrate ? parce que Karman, X-Ibit Los Angeles,
    (ex rue Ste Croix de la Bretonnerie; et Congo, belge)

  15. 2ème tableau rapide qui a de l’importance : le nombre de salariés par secteur d’activité en 2017 . Il s’agit bien des salariés, ne sont pas compté ici les NON salariés, c’est à dire les personnes à leur compte sous différentes formes juridiques.

    4 secteurs d’activité (emplois en milliers) et poids économique de chaque sur le total.

    – agriculture : 301 …………………..1.21 %
    – Industrie : 3 141 ………………….12.60 %
    – Construction : 1 343 …………………..5.39 %
    – Tertiaire : 20 146…………………80.80 %

    Je ferai aussi un distinguo entre secteur public et privé. Il y a de fortes chances que ce soit le secteur privé qui dérouille d’abord de la casse du droit du travail. Pour éviter les énervements inutiles, il faut signaler une montée des contrats précaires dans le secteur public, mais à la marge…

    (Toujours emplois en milliers)
    Secteur privé : 19 121
    fonction publique : 5 810

    Connaitre le poids des secteurs est important, même s’il faudrait aller dans le détail pour comprendre quels sont les activités qui nécessitent du personnel qualifié ou non (ce sera l’objet d’un autre tableau), en effet, le personnel qualifié est parfois plus difficile à remplacer, et dans un secteur sous tension, bénéficie encore d’un salaire efficient (ce qui veut dire qu’il peut être en mesure de négocier)…quoique plus ça vient…

    Prenons un exemple qui foute la merde.. Le secteur de la construction

    Le secteur de la construction exige du personnel qualifié. Il est souvent en recherche de personnes qualifiées, même si le secteur a perdu beaucoup d’emploi depuis la crise de 2008 (quasi 1 million).

    Ce secteur particulier recrute des personnels détachés de l’union européenne (environ 200 000 travaillent en France) à des conditions de salaires du pays d’accueil mais aux conditions de charges sociales du pays d’origine (en règle, les libéraux financiers aiment parler de concurrence libre et non faussée…le tout à jeun..)

    Une constante à avoir à l’esprit c’est que moins la personne est qualifiée et plus elle est remplaçable assez vite,

    La qualification fixe un peu plus….sauf preuve du contraire,

    A bientôt, bonne journée.

  16. La loi en cours de rédaction dirait que « sauf accord contraire » il serait possible de fusionner les IRP dans les entreprises sans limitation de taille. On ne voit pas vraiment les délégués ou membres du CE renoncer facilement à leurs mandats et leurs heures de délégation sans l’accord des syndicats dont ils sont membres le plus souvent.
    La loi Rebsamen de 2015 prévoyait déjà la fusion des IPR, or l’échec des négociations a abouti à la rendre caduque.
    Qui connait réellement les compétences du CE ou du CHSCT, des délégués du personnel ou syndicaux dans son entreprise ?
    A part le financement du colis de noël ou des colonies de vacances des moutards ?

  17. Stanislas qui nous donne une leçon d’économie, pourquoi pas ?
    Leçon qui n’est pas mal ficelée.
    Mais était-il indispensable de traiter le président de « morveux » ou, pire, de « morpion » ?

    1. Madame

      1° Je ne donne aucune leçon d’économie, je ne suis pas un . J’essaie d’expliquer succinctement, sur la base de la structure productive en France, pourquoi la la casse du droit du travail, la flexibilité et ses artifices de compensation (formation et CPA) n’est qu’une vaste entourloupe pour salariés qui ne fera qu’accentuer la précarité. C’est démontré dans d’autres pays..
      Pensée émue aux non salariés ubérisés….

      J’avance donc par petits tableaux successifs avec commentaires. La difficulté c’est de faire court, mais tout est lié.

      Enfin mes fonctions professionnelles diverses m’ont permis d’avoir une bonne connaissance de divers secteurs d’activité et une bonne connaissance du droit du travail pour le pratiquer quasi journellement.

      J’ai bien conscience qu’il est possible que j’écrive même juste pour moi. Mais s’il y a des gens que ça intéresse, tant mieux.

      1. Madame

        2° Pourquoi j’appelle Macron le morpion, le merdeux, le polichinelle….(et je reste poli sur ce blog par rapport à ce que je pense)
        Parce qu’il a fait ses preuves dans l’ancien gouvernement,
        Ce type là est méprisant, tout en étant complètement piloté, dans sa manière de produire la loi, Avec ses lois fourre- tout, et prochainement les ordonnances sur des points aussi importants que le droit du travail, la destruction des conquètes sociales des générations précédentes.

        Ca me fait penser à tous ces gens qui mettent dans la tronche des abstentionnistes que « c’est pas bien de ne pas voter parce qu’il y a eu des morts » quand dans le même temps ils soutiennent des principes de destructions d’acquis sociaux qui ont connu leurs propres morts.
        Respecter les premiers et pisser sur les seconds, bonjour l’asymétrie de la morale….

        Pour en revenir à Macron, comment voulez vous que je qualifie avec respect, un individu qui envisage de détruire le code du travail, autoritairement, seul, pendant la période consacrée des congés des salariés, qui vont baisser donc la garde et se retrouver au travail avec une « subordination contractuelle renforcée »….

        Il est étrange d’ailleurs d’en arriver là, puisque c’est en contradiction avec les observations de Bruxelles, qui considèrent que la France a mieux tenu le choc de la crise grâce à ses stabilisateurs sociaux. Eh oui…
        Les schizophrènes sont bien à la barre…

        Si Mélenchon avait prévu un plan comme ça, j’imagine l’hystérie collective des bons et beaux esprits, des philosophes modernes qui ne se posent plus de question et qui, pour la même raison, auraient affublé le dit Mélenchon de « facho » « extrémiste » « communiste » et j’en passe et des meilleures.

        Là rien…normal..

        Le mépris est réciproque et mutuel, si vous respectez un individu qui vous méprise, vous créeez un espace pour une relation malsaine et injuste, une relation dominant-dominé à l’issue de laquelle vous êtes le perdant constant. C’est valable pour les groupes à mon sens.

        LA pratique Macron est tyrannique, elle s’appuie sur une domination et une pratique perverses.
        Ca commence par le « renouvellement » au parlement . Il n’a pas une majorité de députés, il a une majorité de députés redevables de leur poste, qui lui donneront quitus pour une œuvre de destruction qui ne fait que commencer. Macron est déjà dans la toute puissance..
        Un contre pouvoir solide doit se mettre en place pour ne pas laisser lui laisser le champ libre. J’espère personnellement que les français s’en rendront compte avant qu’il ne soit trop tard.

        Et ne me critiquez pas pour ma leçon de psychologie de comptoir, j’ai appris à faire en lisant et écoutant les éditorialistes à propos de Mélenchon .

        Enfin vous noterez au passage que je vous respecte, sans vous connaître, puisque je vous explique.

        1. Je répète ma question : est-il indispensable d’injurier un adversaire politique ?

          1. Je vous ai donné la signification de morpion la dernière fois

            1.(argotique)petit garçon, enfant, môme, mioche.

            et merdeux

            petit merdeux (n.m.)

            1.(péjoratif)petit garçon, enfant, môme, mioche.

            Ce n’est pas une injure.que de s’exprimer en argot ou en péjoratif, et il est plus jeune que moi.
            Et finalement, peut être, ne fais je que devancer une grande partie de mes concitoyens. Il est même possible que je sois le plus poli avec ces qualificatifs à très court terme.

  18. Qui parle de syndicats? Si demain l’état arrête ses subventions, plus un centime ne rentre dans leur caisse
    En échange peut être se bougeraient- ils le cul à défendre l ‘ouvrier plutôt que d’aller guincher dans les ministères.
    Et puis qui va protester, le public, certes pas si ( pour l’ instant on ne touche pas à ses avantages.
    Le privé l’ éternel baisé mais en redemandant ,bloquera quelques trains, brulera quelques pneus et tête basse reprendra le boulot, heureux de travailler pour pouvoir engraisser ceux qui se foutent de lui
    En bref la routine

  19. Je souhaite bien du plaisir aux juges du TGI, saisis par un salarié pour licenciement abusif et qui devront trancher en se basant sur un accord passé dans l’entreprise du salarié en question . Pour peu que, auprès de ce même TGI se présentent des cas issus d’entreprises différentes, il faudra prévoir beaucoup d’aspirine pour les magistrats

  20. Le secteur tertiaire comprend entre autres celui des services.

    http://www.xerficanal-economie.com/emission/Alexandre-Mirlicourtois-Alerte-rouge-sur-la-competitivite-des-services_3744856.html

    Finalement ça revient à dire que casser le droit du travail ça va mettre en rogne du monde pour rien ; la solution c’est de payer le Français au prix le plus bas du marché mondial.

    Problème à résoudre quand même, il n’y aura plus assez de monde pour éxecuter les commandes qui tomberont comme à Gravelotte…
    Quoique, avec les gosses et les retraités pour compléter les salaires familiaux enfin réunis dans la même pièce, ça pourrait faire le compte..

  21. Je vais me répéter ,mais macron est président pour 5 ans.
    Alors se gargariser de ce qu’il va faire d’une manière ou d’une autre ne changera rien Il est élu point barre. Conjuguer le verbe pleurer sur le lait répandu si ça peut faire plaisir à certain.
    Stanis si cela te fais plaisir libre à toi mais si tu savais ce que le monde s’en fout mais alors s ‘en fout.
    Quand tu comprendra que tant que les aides sociales seront aussi élevées,tant que les allocs et primes à la fainéantise tomberont la paix sociale règnera. Il y plus d’assister que de travailleurs, alors les lois travaiou les prud’hommes, aussi important que la première couche

  22. LANCIEN

     » Stanis si cela te fais plaisir libre à toi mais si tu savais ce que le monde s’en fout mais alors s ‘en fout…..

    Tu as tout compris. Bravo..

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