77 % des conducteurs en grève.


« Le sens de la grève à la SNCF dépasse la SNCF. (…) Il y aura moins d’arrogance. chez Macron. »

Dimanche soir sur BFM TV, François Ruffin a bien résumé l’enjeu. Il y a bien sûr le projet de réforme spécifique à la SNCF – « adapter » l’entreprise à l’ouverture à la concurrence. Il y a aussi toutes les autres luttes contre des réformes sans débat (on préfère parler de « concertation« ) ou l’absence de décision, l’immobilisme coupable comme dans les Epahds ou les hôpitaux.

La grève mardi et mercredi s’annonce massive. Les lignes les plus perturbées seront les TGV. La concertation promise par le gouvernement était artificielle. Et l’ex-directrice de la stratégie de la SNCF (2002-2007) devenue ministre des transports ne peut que déclamer son mépris et son incompréhension devant l’ampleur du mouvement de grève pour ces 2 premiers jours.

C’était drôle et cocasse.

Ce début de grève est un succès.

https://platform.twitter.com/widgets.js

266 réflexions sur « 77 % des conducteurs en grève. »

  1. Si je puis me permettre : Elisabeth Borne, ministre des transports, vient de la RATP . C’est Florence Parly, ministre des armées, qui vient de la SNCF

      1. En fait, elle a été directrice de la stratégie de la SNCF de 2002 à 2007. J’ai corrigé: pas une décennie mais un quinquennat.

    1. Je résume : le chef des Juifs s’appelle Kalifat et la patronne des transports se nomme Borne.

      Le monde est en train de virer à sa caricature.

      1. Comme quoi les ceusses qui ont fait une place de choix à ces bipèdes, font preuve d’humour, fut-il involontaire !

      2. Et le « cheval » de Parly….Martin Vial qui gère les participations de l’Etat vers Safran, Airbus, Thalès…:-)

          1. Stan
            Le jeu de mot sur le cheval de (p)Marly de Robert Spire n’est pas mal non plus !

            1. Alain

              Robert Spire a des interventions millimétrés et trop rares à mon goût, et ensuite, je reconnais ne pas avoir la culture qu’il faudrait pour vous suivre…..il y a forcément de la déperdition..

    2. Et pourtant Alain …sur Marianne ils disent qu’elle a été directrice de la strategie à la sncf de 2002 à 2007 ??????

      1. Exact .Ensuite prêfet et directrice à la RATP de 2013 à sa nomination en tant que ministre des transports .
        On n’a pas idée, non plus, d’avoir deux ex directrices de la stratégie à la SNCF dans un gouvernement

        1. Surtout à la stratégie……et question stratégie dame Borne a des cours à prendre ……

  2. Bon Juan, je me dis que l’anglais est parlé par des humains, et depuis le démantèlement de la tour de Babel, je m’étais fait une raison ; mais là, votre renvoi touiter me donne ceci :

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    HELENE

    t’as quelque chose pour traduire ça ?

    1. J’ai fait la traduction du précédent article sur Google traductions, qui a fait des progrès hallucinants.

      1. Aah.. je commençais à m’inquiéter ! un an (plus?) sans un p’tit witz, et en majuscule, ça fait plaisir !
        Vrai que c’est un long week-end, ..sans enfant, ni lapin, ni train, même le chocolat ne distrait pas longtemps.

        Une ‘tite question me trotte, -mine de rien je kiffe le frouze (sa mangue) qu’importe si polyglotte ou pas,
        c’est lequel ? le plus bonnard ?!
        Il y en a une flopée (tel les blog) de Québec à Lomé, sans parler (?) de nos provinces, certaines moins ensoleillées (flute) je demanderais bien à un Académicien, mais jamais j’en croise.
        No urgence !
        ..j’entendais dire, Hagège ? Kleiber ? pas dit des références, que vers Chambéry il cultivait peu la différence.
        Sans parti pris, où irait-on !

        42 lancien, ..et l’excuse du vélo solitaire,

        1. Si-pas une géographie (lieu où un français parlé ou écrit excelle) alors une période, une époque.
          Son style, sa classe. La subjectivité, cf. le parti pris.
          Le droit évidemment à qql nostalgie, tant pis pour qql ségrégation: le sourd & muet invité !

    2. Le lien https://platform.twitter.com/widgets.js est un lien vers un script javascript (d’où le .js à la fin) et évidemment, il n’affiche que le code dudit script.

      Pour accéder à la discussion Twitter que Juan a postée sur le succès de la grève, il faut cliquer sur le lien en bas du tweet reproduit, autrement dit ce lien :

      1. Zut, ça a foiré, le lien a été directement traité par WordPress. Mais on peut toujours accéder à cette discussion en cliquant sur le petit oiseau bleu dans le commentaire précédent, ou dans l’article.

    3. Salut Stan,
      As tu réussi à lire le tweet ?
      Je viens de le faire et je n’ai aucun problème.
      Il faut cliquer sur les mots en bleu, pas sur le lien vert.
      Désolée j’ai pas vu ton message avant.

      1. HELENE

        T’inquiète, j’avais de quoi m’occuper ….c’était juste de la curiosité..

        donc merci à toi et Zappow qui s’était aussi remué pour réduire la fracture numérique française..

  3. Tiens! Elie! Pas de « le groupuscule des cheminots CGT ne parviendront pas à bloquer le pays »
    On est sans voix ?

    1. @ Aurore
      Mais quel intérêt, bon sang, qu’ils bloquent ou pas les trains (et non : »le pays « : il y a des autoroutes , des cars, des voitures, des avions, etc.) ? De toute façon, grève suivie ou pas,la réforme Macron passera, ou alors la SNCF se fera bouffer par une concurrence décidée depuis plusieurs années.

      1. En quoi la modification des statuts des cheminots auront la moindre incidence sur un marché concurrentiel ?
        La dette de la SNCF, c’est la dette de l’Etat (Cf les 100 TGV génération future ) . Sauf à ce que l’Etat injecte le fric qu’il doit à la SNCF, cette dette perdurera
        Sachant que les TER, c’est, matériellement parlant, la propriété des régions ( et donc des contribuables-usagers ), en quoi une ouverture à la concurrence améliorerait-elle le service offert ?
        La concurrence pour le transport voyageur existe en Angleterre ( avec des résultats déplorables en matière de service offert ) et en Allemagne ( avec une dégradation de ce même service . Un pays frontalier s’en sort bien, la Suisse, avec un mixte CFF/ compagnies privées, avec une structure remontant aux débuts du ferroviaire dans ce pays . A noter que les Suisses ont le bol de ne pas être dans cette fameuse  » UE qui protège  » !
        Ce tintouin ferroviaire, c’est, uniquement, dû à cette p….. de concurrence libre et non faussée, voulue par les Chefs d’Etats et de gouvernements européens au service des lobbys financiers, que ça plaise ou pas !

          1. Non : Air France n’est pas la seule compagnie décollant de Paris, vous savez ? Elle perdra de l’argent, des clients, et permettra à ceux-ci de découvrir les autres compagnies – et, pour certains, définitivement. ..La concurrence, c’est aussi ça !
            Mais ne désespérons pas Billancourt. ..

            1. Mais, mon bon toubib, y a pas que les pilotes, y a, aussi le personnel des pistes ; Y a, aussi, les contrôleurs aériens qui envisagent de s’y mettre aussi . Et là, pas question de décoller !

            2. Air France transporte, quand même, pas mal de monde et rien ne dit que les habitués de la compagnie nationale trouveront des places chez les autres transporteurs .
              C’est, d’ailleurs, le cas semble-t-il .
              Mais faut pas désespérer Neuilly !

              1. Tout ça pour dire que cette envie irrépressible du gouvernement de modifier le fonctionnement de la SNCF, ça s’appelle l’UE et la financiarisation débridée !
                Et ces crétins qui s’étonnent de la montée des extrêmismes, alors que ce sont eux qui la provoquent !
                A noter qu’ils préfèrent ( on se demande bien pourquoi – humour – ) l’extrêmisme de droite à celui de gauche . Faut dire que les objectifs des uns et des autres sont diamétralement opposés !

          2. Elie
            Question : Vous êtes un homme d’affaire, pour qui  » le temps, c’est de l’argent « ; préférez vous faire Paris Marseille, en car , par l’autoroute, en 12 heures, ou avec le TGV en 3h30, ( aller, 3h40 de Paris11ème à Marseille St Charles ).?

            1. @ Alain Bobards

              Hommes d’affaires…Vous croyez vraiment que ce sont les hommes d’affaires qui sont les plus affectés par les grèves des week-ends fériés qu’ils attendent avec impatience, et qui ont pris depuis longtemps leurs billets sur Hop!, la filiale low-coast d’ Air France ? Parmi les familles désespérées que l’on voit clouées dans les aéroports, je n’ai jamais vu Dassault ni Bernard Arnault.

              Pour critiquer Macron, lisez plutôt ça, étonnant quand on voit qui en est l’auteur :

              Professeur à l’Ecole polytechnique et à l’université Panthéon-Sorbonne, Patrick Artus, 66 ans, dirige le département de recherche économique de la banque Natixis. Membre du Conseil d’Analyse économique auprès du Premier ministre, il fait aussi partie du petit groupe d’experts qui conseille la ministre du Travail Muriel Pénicaud. Il siège au conseil d’administration de Total et d’Ipsos. Interview.

              Patrick Artus : « Rendons le pouvoir aux salariés »

              Avec la journaliste Marie-Paule Virard, Patrick Artus publie un essai sur les dérives du capitalisme financier qui fait supporter tous les risques aux travailleurs.
              Par Sophie Fay
              Publié le 02 avril 2018 à 14h02

              Vous êtes un économiste libéral et pourtant, dans votre ouvrage, « Et si les salariés se révoltaient ? » (1), vous n’hésitez pas à dire que Marx avait raison : le capitalisme est condamné par ses propres excès…

              Il n’avait pas raison sur tout, mais certainement sur le point suivant : devant le risque de baisse de rendement du capital, le capitalisme a réagi en serrant la vis aux salariés. Les actionnaires anglo-saxons ont des exigences de rentabilité déraisonnables. Au point de menacer le fonctionnement du système tout entier.

              D’où viennent les excès de ce capitalisme effréné ?

              Le capitalisme anglo-saxon s’est imposé en Europe, avec une règle simple : la gouvernance des entreprises est au service des actionnaires. Les PDG le disent ouvertement : je suis nommé et payé par eux pour gouverner l’entreprise dans leur intérêt. Or ce capitalisme a dérivé de manière insupportable et inefficace sur le plan économique. Pourquoi ? Il exige une rentabilité du capital pour l’actionnaire de 15%, quel que soit le niveau des taux d’intérêt. Or comment fait-on pour rémunérer le capital à ce niveau, quand les Etats ou les banques s’endettent à 1% ou 2% ? D’où vient cet argent ? On donne plus aux actionnaires au détriment des salariés.

              Il n’y a que deux pays qui dérogent à cette règle : la France et l’Italie. Ce sont les seuls endroits – grâce au smic et à un pouvoir syndical encore fort – où les salaires progressent plus vite que la productivité. L’Allemagne, les Etats-Unis, les pays d’Europe centrale, les émergents n’augmentent pas ou peu les salaires. Le pays le plus dément de ce point de vue, c’est le Japon. Cela fait vingt ans que les salaires baissent et que la productivité monte. Résultat : les profits des entreprises représentent deux fois leurs besoins d’investissement. Elles ont cinq mille milliards de dollars de cash dont elles ne savent pas quoi faire et qu’elles ont prêté à 0% aux banques. Au lieu d’augmenter les salaires elles stockent du cash à 0% !

              Pourquoi cela menace-t-il le fonctionnement du capitalisme ?

              Parce qu’il faut distribuer les gains de productivité aux salariés pour que l’économie tourne correctement. Les innovations se propagent beaucoup plus rapidement quand la classe moyenne est prospère. C’est la base du fordisme : la voiture se développe quand la classe moyenne achète des voitures. Si on étrangle le pouvoir d’achat, on étrangle la capacité à diffuser des innovations et le progrès technique.

              D’où sort cette exigence de rendement de 15% ?

              C’est une sorte de coutume locale, une norme qui s’est installée dans la deuxième moitié des années 1990 sans que l’on sache très bien pourquoi. Le rendement baisse un peu durant les crises, mais il remonte assez vite. Qui demande ce rendement ? Ce ne sont pas les banques mais le monde des investisseurs : les fonds de pension américains, les grands managers d’actifs, les hedge funds, les fonds de private equity, les fonds activistes… Ils sont en concurrence entre eux pour gagner des clients, des parts de marché. Ils mettent la pression sur les entreprises dont ils sont actionnaires.

              Il y a une deuxième dérive. Le capitalisme anglo-saxon impose un rendement élevé, constant. C’est une aberration. Aujourd’hui, les chocs économiques ne sont plus supportés par les actionnaires. Ce sont les salariés qui portent le risque sous la forme d’une très forte flexibilité de l’emploi, des conditions de travail, des rémunérations… C’est l’inverse de la définition du salariat, où le salarié est protégé et l’actionnaire prend les bénéfices, mais aussi les risques. Si le salarié porte le risque, il doit être rémunéré en conséquence.

              Sous quelle forme ?

              Il faut par exemple développer l’actionnariat salarié (6% du capital du CAC 40 aujourd’hui). Il faut réinventer totalement l’intéressement et la participation qui concerne aujourd’hui 60% des salariés des grands groupes mais seulement 10% des salariés des PME. Il faut tout simplement augmenter les rémunérations quand il y a des profits. Certains grands groupes (Amazon, Walmart, Total qui distribue des actions gratuites…) le font déjà.

              Ne pourrait-on pas revenir sur la flexibilité en revoyant l’objet social de l’entreprise, comme le propose le rapport Notat-Senard (2) ?

              Leur proposition ne concerne que les entreprises volontaires. Il me paraît plus efficace de reconstruire un système de rémunération où le salarié qui prend des risques bénéficie du retour à la prospérité. Il faut aussi développer le dialogue social dans l’entreprise et ne pas affaiblir les syndicats. Je suis extrêmement favorable à la présence de salariés dans les conseils d’administration.
              Sans évolution, les salariés se révolteront selon vous. Comment ?
              Ni par la grève ou le Grand Soir mais par les urnes. Si on ne change rien, les salariés diront : le capitalisme anglo-saxon, ça ne marche pas. La mondialisation, ça ne marche pas. On va casser les machines, fermer les frontières, élire des hommes politiques – comme Donald Trump – qui promettent de nous protéger contre les méchants Chinois. Le Brexit est le premier grand choc de démondialisation.

              Comment peut-on changer ce capitalisme ?

              Il faut développer une vraie finance européenne. Nous avons en Europe des assureurs-vie et des caisses de retraite qui achètent des dettes publiques et se contentent d’une rémunération plus modeste du capital. Mais ils n’investissent pas ou peu en actions. On peut développer un capitalisme différent avec des rentabilités plus faibles, avec un rôle plus actif des salariés dans les conseils d’administration si l’Europe redevient propriétaire de ses entreprises.
              C’est une réflexion pour la gauche : elle a toujours considéré que détenir des actions, c’est une honte, que les fonds de pension, c’est une honte. Pourtant si on avait des fonds de pension français ou européens, ils seraient propriétaires de nos entreprises et on ne laisserait pas le pouvoir au capitalisme anglo-saxon aujourd’hui ou, demain, au capitalisme chinois, qui monte en puissance avec un objectif : défendre les intérêts à long terme de Pékin.

              Vous remettez en question une autre théorie, sur laquelle repose la politique d’Emmanuel Macron : la destruction créatrice définie par l’économiste Joseph Schumpeter. Pourquoi dites-vous qu’elle ne marche pas ?

              Ça ne marche pas disons… pour l’instant. Que nous dit Schumpeter ? Que la croissance économique vient du remplacement d’emplois de mauvaise qualité par des emplois de meilleure qualité, ou du remplacement d’entreprises peu efficaces par des entreprises mieux armées. En général, ce processus s’accélère quand il y a des innovations technologiques. Cela fait monter la productivité et ça fait de la croissance. D’où les pics d’activité après les révolutions industrielles.
              Robots et IA : « La hausse de la productivité, une bonne nouvelle pour l’emploi »
              Aujourd’hui, alors que nous avons une révolution technologique – internet, les robots, l’intelligence artificielle – nous ne voyons aucun signe d’accélération de la productivité, donc de supplément de croissance. C’est même l’inverse.

              Pourquoi ?

              Deux explications à cela. Dans chaque industrie, les entreprises qui adoptent le digital ont bien une forte amélioration de leur efficacité, mais elles sont une minorité, trop peu nombreuses pour tirer les chiffres à la hausse. Et, surtout, les autres ne disparaissent pas, soutenues artificiellement par la politique de taux d’intérêt bas.
              La deuxième explication, c’est que le développement des start-up et des travailleurs indépendants – au cœur du mythe macronien – n’est pas suffisant pour doper l’emploi ou la croissance. Aux Etats-Unis, les emplois dans les nouvelles technologies ne représentent que 3,5% de l’emploi total, et ce chiffre est plutôt en train de diminuer. En France, on est à 2,7%. Le potentiel de création d’emplois haut de gamme est donc limité. Quant aux travailleurs indépendants, ils sont souvent liés à des plateformes internet et plutôt mal rémunérés.
              Il n’y a donc pas vraiment de destruction créatrice ?
              Quand une entreprise installe un robot, elle détruit en moyenne trois emplois. Ce robot génère toutefois du revenu, qui est distribué soit aux autres salariés de l’entreprise, soit à ses propriétaires, soit à ses clients. Comment le dépensent-ils ? En consommant des services. On détruit donc trois emplois industriels et on en crée quatre dans les services. Pour la première fois, une révolution industrielle remplace des emplois par d’autres moins productifs en majorité.

              Le robot, ennemi ou ami du boulot ?

              Pour une raison simple : les économies contemporaines deviennent toutes des économies de services domestiques. La demande des ménages dans tous les pays, y compris en Chine, c’est du loisir, des services à la personne, des restaurants, de la livraison rapide… Il n’y a donc pas de problème d’emploi global. La Corée – le pays le plus robotisé de la Terre – a un taux de chômage de 3% et les Etats-Unis de 4%. Mais il y a un problème de nature des emplois.

              Que peuvent faire les gouvernements ?

              Taxer les robots pour sauver les classes moyennes ? On sait que ça ne marche pas. Cette modernisation apporte des revenus tout de même !
              Elever les compétences ? Il faut le faire pour pourvoir les 300.000 emplois vacants dans le secteur de la santé, la construction, l’artisanat… Mais ce ne sera pas une solution pour tous. C’est la malédiction des jeunes. Les études longues sont une protection contre le chômage (en France, on a 4,5% de chômage des qualifiés et 18% de chômage des peu qualifiés), mais pas contre le déclassement des savoirs. Même avec un bon diplôme, on risque d’avoir un emploi dans les services, bien moins sophistiqué que ce qu’on espérait.

              Ne peut-on pas revaloriser les métiers de service et mieux aligner utilité sociale et rémunération ?

              Certains emplois de service vont monter en gamme. C’est déjà le cas dans la logistique où il y a beaucoup de technologie. Nous avons aussi le rempart du smic. On sait que sans lui les petits salaires seraient encore plus bas : les indépendants ont en moyenne 450 euros par mois de revenu, cela donne une idée ! La seule solution pour aller plus loin, c’est la redistribution. La société pourrait décider de donner 500 euros de plus à l’aide-soignant en Ehpad par exemple.
              Sauf qu’en France, on est arrivé aux extrêmes limites des politiques redistributives. Nous avons le niveau d’inégalités primaires de revenu – avant redistribution – le plus élevé de l’OCDE (plus élevé qu’aux Etats-Unis ou au Royaume-Uni). Et nous avons le niveau d’inégalités après redistribution le plus bas de l’OCDE. Je ne suis pas sûr qu’on ait les moyens financiers d’aller plus loin. Cette politique de redistribution, que nous développons depuis les années 1980, a un coût : la pression fiscale qui peut avoir des effets négatifs et pose un problème de compétitivité par rapport aux autres économies, qui acceptent mieux les inégalités. Jusqu’au jour où leurs salariés se révolteront

              Propos recueillis par Sophie Fay
              (1) Editions Fayard, en librairies.
              (2) « L’Entreprise, objet d’intérêt collectif », rapport remis au gouvernement, le 9 mars 2018, par l’ancienne dirigeante de la CFDT, Nicole Notat, et le patron de Michelin, Jean-Dominique Senard.
              Trois lanceurs d’alerte sur un capitalisme mal en point

              Et de trois ! En l’espace d’un mois, trois observateurs du capitalisme, plutôt libéraux, ouverts à la mondialisation, passionnés par la vie de l’entreprise, tirent la sonnette d’alarme.

              Outre Patrick Artus, Christine Kerdellant, journaliste et directrice de la rédaction de « l’Usine nouvelle », annonce dans un pamphlet « le Suicide du capitalisme » (Robert Laffont). Comme Patrick Artus, elle dénonce un monstre : « L’obsession du rendement de 15% pour les actionnaires », et l’aveuglement des patrons, qui tirent tellement sur le système avec leurs rémunérations astronomiques qu’ils sont en train de le détruire. Elle n’a pas peur, elle aussi, de prédire une explosion sociale.

              C’est pour l’éviter que Jean Peyrelevade, ancien patron du Crédit lyonnais, exhorte également les patrons à faire une vraie révolution culturelle. Une seule voie est possible à ses yeux : l’adoption de la codécision à l’allemande dans les entreprises, avec l’entrée massive des salariés dans les processus de gestion, les conseils d’administration, et le capital. « Chaque salarié doit obtenir des avantages concrets, mesurables, de son bon fonctionnement et de son retour à une situation de compétitivité », écrit-il dans un stimulant avertissement : « Changer ou disparaître. Adresse au patronat » (Editions de L’Observatoire).

              Sophie Fay

              1. Dites donc, Arié, ça va durer encore longtemps, cette nouvelle manie des copié/collé fleuve ? Je vous préviens que si vous venez jouer à ce petit jeu chez moi, la censure sera impitoyable !

                (Mais aucun risque, puisque je ne tiens pas un blog sérieux, préoccupé par les grands problèmes de notre temps…)

                1. Monsieur Goux

                  Arié est une sorte de médium, il restitue les voix des esprits bavards d’un autre monde, ensuite il a souvent des difficultés à rejoindre le nôtre, ce qui explique qu’il confonde avec l’esprit de ce blog…

              2. @Elie
                Artus, économiste à la CDC depuis le début des années 1980, qui s’est royalement planté avec Natixis en 2008, enfonce un nombre phénoménale de portes ouvertes .
                Si vous n’étiez gavé d’élitisme , persuadé que les commentateurs de ce blog sont des quasi demeurés, vous vous rendriez compte qu’ils ne disent pas autre chose et en moins de lignes !

                1. Et le point faible de ce que prône Artus, c’est que si les actionnaires n’ont pas leurs 15 %, ils s’en vont ailleurs, et la boîte n’a plus qu’à fermer.

                  1. C’est tout le problème de vouloir absolument  » des investisseurs étrangers  » dans le capital d’une boite nationale, alors que l’épargne française se balade à l’étranger .
                    La joie de la mondialisation financiarisée, quoi !

                    1. Elie
                      Non, mais il leur serait plus difficile de foutre le camp avec la caisse, les brevets et le matériel !

  4. Extrait du blog de Nicolas Jégou :

    « Et tous les arguments sont sous forme de slogan. Je vais en sortir.

    1. Êtes-vous pour l’emploi à vie des cheminots alors que dans 20 ou 30 ans les trains seront automatiques ? Vous avez eu des petits trains quand vous étiez gamins ? Ils tournaient tout seuls…

    2. Vous trouvez normal de confier aux régions les transports régionaux mais de ne pas les laisser choisir leurs opérateurs (sachant que la SNCF est évidemment le meilleur) ?

    3. Vous êtes pour le maintien des petites lignes de train alors que le car va plus vite et pollue moins ?

    Je suis presque triste que mes copains de gauche limitent un combat à celui de la défense d’un avantage acquis alors que les mutations de la société sont en cause.

    Je suis triste parce que la gauche perd à cause de ses combats rétrogrades. « 

    1. « Le car va plus vite et pollue moins  »
      Ok, pas la peine d’insister, vous êtes ( et Jegou itou ) un cas désespéré !

  5. Que de tapage pour une grève .
    Pour résumer la situation : la SNCF transporte environ 50.000 usagers par jour, hormis les périodes de vacances scolaires où ce chiffre grimpe.
    Ces 50.000 usagers sont principalement groupés dans la région parisienne.
    Cette grève va perturber la région ile de France et Paris, le reste du pays , cad la majorité des français ne seront pas impactée, ou très peu.
    Une grande partie des gens ne met jamais les pieds dans un train, pourtant elle paye très cher ce service.( 14 milliards par an + les ponctions dans les caisses de la CNAV ) ce qui est appréciable
    Alors, si la télé et les médias ne faisaient pas ce foin pour une grève, environ 100.000 personnes seraient ennuyé.
    Pour air france, idem, si demain l’ état les met en concurrence, les pilotes pleureront pour travailler avec un salaire moindre.
    Il serait plus intelligent de discuter plutôt qu’ espérer sur la gène causée aux usagers pour satisfaire…….quoi au fait, puisque pour les grévistes rien ne changera. Seuls les nouveaux embauchés verront le statut changer. Subir pour subir, autant macron devrait appliquer de suite ces changements.

    1. Tu devrais revoir tes chiffres : rien qu’à la gare du Nord, c’est 700 000 voyageurs/jour

  6. Pour dire l ‘ importance de la grève, combien de réponses réellement pour le commentaire de juan ? 4, 5 ? sur 38

  7. HELENE

    Ca devient même pénible d’avoir à expliquer des évidences devant des lèches boules, ou des non informés. On sait bien que le jeu c’est de détourner l’esprit des gens en axant l’argument sur le statut de cheminot, le seul argument qui les jette les uns contre les autres.

    Si ce n’est pas une privatisation de suite, ça le deviendra, puisque Marron a en projeeeeet de vendre les participations de l’état des entreprises publiques.. On parle de la SNCF de suite, mais il faut évoquer ensuite, EDF, les aéroports et d’autres monopoles naturels qui seront mis en BRADERIE sur le marché de la finance..et des groupes privés.. (l’agence de participation de l’état possède 81 entités.)…

    En soi, la qualification « mise en concurrence « est un gag, une débilité dès lors qu’il n’y a qu’une infrastructure pour relier deux points.
    Je veux être là, le jour où un voyageur pourra choisir deux trains, à la même heure, sur le même quai , lui proposant deux tarifs différents, pour un avantage comparatif avéré..

    1. La vente de titres de participation de l’état dans les entreprises publiques ne peut être qu’une BRADERIE organisée.. Allez juste pour dérouiller les neurones à la fraiche….

      1° le nombre de participant en mesure de s’offrir une partie de la SNIF, d’EDF, des aéroports etc…. est très faible. Il y aura lutte de principe… quoique des possibilités d’échanges d’amabilités préalables, sans fil, sans micro et caméras sont possibles…

      2° La vente est annoncée à l’avance. Demandez donc à Bouygues, à Arnaud, s’ils font paraître leurs intentions dans la presse avant une opération d’OPA, de fusion/acquisition, ou de prise de participation…

      3°Pour reprendre l’exemple de la SNIF :
      Qui va décider de la valeur faciale du titre ou d’un paquet de titres,

      – quand le marché est  » illiquide », ou plutôt qu’il n’a jamais été liquide, et que les acheteurs potentiels sont rares…

      – quand le vendeur (donc l’état) a bien pris soin de décortiquer au préalable et longuement, l’état de déconfiture de la boutique qu’il doit mettre en vente…

      – quand il est plus ou moins convenu (voir rapport Spinetta) qu’à postériori, l’état pourrait porter ou supporter les « freins »,héhé… (partie de la dette ? des investissements de rattrapage ? )

      C’est rassurant de savoir que tout va être légal et que ce sera au nom de la grande cause nationale du pétage du statut de ces salauds de privilégiés de cheminots….

    2. « Je veux être là, le jour où un voyageur pourra choisir deux trains, à la même heure, sur le même quai , lui proposant deux tarifs différents, pour un avantage comparatif avéré.. »

      Impressionnant, le don d’incompréhension poussé à un tel degré, et l’incapacité de comprendre que la concurrence, ce peut être une offre d’un train à une heure où il n’existe pas aujourd’hui.

      1. Elie
        Les propos de Stan ne sont pas idiots : ça a existé ( et ça existe encore avec les TGV ) deux trains partant à la même heure, pour la même destination . La différence était que l’un, rapide, avec un service haut de gamme ( Le Mistral, par exemple ) entrainait la perception d’un supplément, alors que l’autre, moins rapide et marquant davantage d’arrêts, ne percevait que le prix kilométrique .
        Les TGV font , aujourd’hui, la même chose ( INOUIE pour l’un, OUIGO pour l’autre ) à une minute d’écart au départ !
        Avant de parler d’incompréhension, faut creuser un peu le sujet, n’est ce pas ?

      2. E. Arié,
        C’est vous qui ne comprenez pas le raisonnement poussé à l’absurde
        de la concurrence dite libre et non faussée qui, en fait, est entravée et faussée et dont Stan fait la démonstration imparable et que vous avez tant de mal à justifier par de prétendues vertus économico-sociales émancipatrices.

  8. Bien vue.
    Pour l’ ensemble Ile de France il y a par jour 1.680.000 voyageurs ( 2013
    ) en constante diminution ( une remontée en 2017 ) moins de 3% de la population nationale et 12% des habitants Ile de France
    Ce chiffre est à diviser par 2 car en majorité des AR.
    J’ aime vous voir vous apitoyer sur les cheminots, c’est vrai quoi, ces travailleurs de force se battent pour que leurs enfants fassent le même travail, sont cons ou quoi. Avoir un boulot si pénible et le léguer aux enfants…… mauvais parents .
    NB certaines années la sncf transportait jusque 2,6 millions de passagers jour. Pourquoi tant d’ usagers ont fuit, ce serait une question à poser .

    1. Pour la dernière question, la réponse est dans le délabrement du réseau ( ces fameuses petites lignes ) . RFF, empêtré dans les partenariats publics privés, a privilégié les LGV, jusqu’à ce que les régions, déjà propriétaires des matériels roulants, mettent la main à la poche pour entamer la rénovation des lignes régionales . Vu que les dotations de l’Etat sont à la baisse, ça devient compliqué pour les régions . La SNCF ( et donc l’Etat, responsable de l’endettement de ladite ) va devoir mettre la main au porte monnaie, les élus locaux en ayant marre qu’on se foute de leur fiole .
      Pour le reste, ce sont les sacro-saints délires habituels , les autres ayant toutes les tares, mais jamais soi-même !

  9. @Stan,
    Les chaînes d’info évitent toujours le sujet, mais on sent que la barrière est fragilisée.
    En revanche, on ne peut pas dire qu’elles n’ont pas mis le paquet.
    Depuis hier, les « pédagogues » qui viennent en soutien au gouvernement se succèdent « à la barre »
    J’ai même entendu quelqu’un dire : « de toute ma manière c’est une directive de Bruxelles, et il n’est pas possible d’y échapper ».

    Tiens, un petit feuilleton pour tes heures de repos :

    https://fr.news.yahoo.com/blues-touquet-053000654.html

  10. Quand on parle du « statut des cheminots « , on pense toujours au conducteur, « La Bête Humaine « , Gabin au visage couvert de charbon, etc. : bref, le métier de plus en plus automatisé et appelé à disparaître
    On oublie tout le personnel de bureau appelé à persister et qui bénéficie des mêmes avantages, on ne sait trop pourquoi.

    1. Il y beaucoup d’automatisme dans le matériel, qu’il soit roulant ou fixe . Et malgré tout, il y a toujours des agents dans le poste de conduite ou devant les écrans d’aiguillages .
      C’est quand même curieux ce besoin de tirer les salariés vers le bas, au nom de la sacro sainte rentabilité pour le plus grand profit d’actionnaires . C’est Mitterrand qui disait ne pas aimer ceux qui s’enrichissaient en dormant . Il pensait aux proprios mais ça peut parfaitement s’appliquer à ceux qui se contentent de placer leur fric et d’en attendre le retour sur investissement, le fameux 15%

      1. En effet, s’enrichir en dormant (à part les hoteliers) n’est pas très glorieux, j’ose.. pas très classe.
        Surtout quand l’exercice, la pratique se convertit en impératif, Et au détriment de l’individu.
        Je pense pareil Alain: l’homme n’est pas une merde.

        En tous cas (déjà dit) ‘sous’ Mitterrand la bourse fit un bon en avant. Ce qui (hasard merci) beurra mes épinards.
        Comme d’autres petits épargnants (perso cigale ascendant écureuil) ni les moyens, par ex., d’acheter un appart ou studio à mettre en loc (retour sur investissement: entre 8/10 ans)

        J’enseignais de bonne heure à mes enfants la phrase: « dormez, la souris passe ni ne se lasse ».
        Et l’appliquais en leur achetant qqls actions Fr Télécom fraîchement privatisé.
        Ils s’offrirent grâce au profit, à la rentabilité de l’opération (pas dit productivité !) une après-midi à la vogue.
        J’ignore pourquoi, malgré « la magie » du procédé, ils ne donnèrent, ni après, une suite.
        Ces p’tits gauchistes, bobos idéalistes (pléonasme?) auraient des valeurs (!) autres qu’opportunistes ?!
        Ca les regarde.
        Pareil Stan: tout foutu, sauf nos mômes !

    2. Non. Encore une contrevérité assenée avec aplomb.

      Un exemple, seuls les conducteurs peuvent partir à la retraite à 52 ans. Ils représentent à peine 10 % des cheminots. Et pour toucher une retraite à taux plein, ils doivent cotiser comme n’importe quel salarié. Et seul les salaires (sans les primes) sont pris en compte pour la retraite.

      Pour que ce soit parfaitement clair, un billet d’utilité publique :
      https://emmaclit.com/2018/03/19/les-preneurs-dotages/

  11. L’UE veut liquider les services publics mais n’est pas fichue d’instaurer un standard en matière d’alimentation électrique des chemins de fer . Rien que pour le Thallys PBKA ( Paris Bruxelles Cologne Amsterdam ) il y a quatre types de courants utilisés, avec, du coup, des variantes de puissance motrice !

    1. Le Touquet, cette commune de pôvres hères…! Le type qui demande à Macron de ne rien lâcher ( comme par hasard, y avait un journaliste dans le coin ), ne connaît probablement rien au statut des cheminots pas plus qu’à celui du personnel de la maison de retraite du Touquet !
      Est ce que vous nous la jouer provoc, toubib, ou est ce votre conviction ?

      1. Tout ceci n’est que mascarade ….quand on sait à quel point il est difficile d’approcher un President ! Et de plus que les seules images diffusées ne sont qu’à son avantage ….

  12. Plutôt que d’enquiquiner les cheminots, le gouvernement devrait courir après les évadés et les fraudeurs fiscaux . Vu que cela représente 60 milliards de manque à gagner pour l’Etat, ce fric couvrirait la dette de la SNCF et laisserait encore de la marge .

    1. Il y a une stratégie a mener ….la SNCF est une sorte de bastion à faire plier …s’il y arrive le reste passera comme une lettre à la poste !

      1. Sylvie
        Oui, c’est mon avis, et c’est pourquoi une épreuve de force dont il sortira sans doute vainqueur n’est pas pour déplaire à Macron.

            1. Ben oui ! Mais si on ne charge pas la barque, on manipule moins facilement l’opinion .

          1. Sylvie,
            Merci de remettre les pendules à l’heure. Cette analyse contredit complêtement la thèse d’Arié qui joue à répandre les biais idéologiques des médias mainstream tels des briseurs de ( g ) rèves assujettis à leurs fantasmes.
            Là, on voit d’où  » parle  » Arié….

  13. C’est marrant : notre Elie national ne nous parle plus de ces syndicats « réformistes  » si ouverts aux orientations gouvernementales, au vu des mouvements divers qui se font jour dans notre beau pays !

    1. @ Alain Bobards

      Ce sont eux qui signeront l’accord final mettant fin aux grèves.
      Pour l’instant, on en est à l’épisode de défoulement qu’il faut laisser s’épuiser («  Ce sont nos troupes, nous devons donc les suivre« …en attendant le moment de les reprendre en main).

      1. @Elie
        Décidemment, vous avez du mal à comprendre le fonctionnement syndical : ce sont la fédération de cheminots, pour la SNCF et les fédérations de la santé et de la fonction territoriale qui mènent le bal . Les confédérations doivent suivre, bon gré mal gré, d’autant qu’il y a des élections qui se profilent à l’horizon et qu’il ne ferait pas bon se risquer à une « reprise en main » malvenue !

        1. Et pourquoi invoquer  » le passé  » ? Sous couvert de modernité, c’est un retour en arrière de 80 ans qui se profile .
          Je vais me répéter mais la droite et le patronat européens n’ont jamais digéré 1936 et 1968 ( parce que, hein, ça n’a pas eu lieu qu’en France ) et donc, depuis quarante ans, estimant que les conditions le permettaient, ils se sont lancés à l’assaut des acquits sociaux . Macron et ses prédécesseurs n’ont rien, mais alors rien, de modernes, pas plus que les chefs d’Etats et de gouvernements de l’U.E, au contraire !
          Je vous suggère cet article du  » Diplo » de ce mois, sur la montée de 5 étoiles en Italie . Les causes, relations mafieuses en moins ( quoique, parfois…!) sont quasiment les mêmes qu’en France .

          1.  » relations mafieuses en moins ( quoique, parfois…!….

            Oui, c’est juste une question de pays, mais la finalité est la même…

        2. Allons, la suite se prépare déjà :

          « «On a des chances d’éviter un conflit dur» (CFDT)
          Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, pense qu’il est encore possible d’éviter trois mois de conflit dur à la SNCF. «La CFDT cheminots a intégré l’ouverture à la concurrence et a fait des propositions au gouvernement sur les conditions sociales. Plus on discutera vite avec l’exécutif, plus on a de chances d’éviter un conflit dur que je ne souhaite pas», explique-t-il dans un entretien au Figaro.
          « 

          1. La CFDT cheminot joue avec le feu, si elle se risque à des propositions sans l’accord de l’inter syndicale .
            Les fameuses conditions sociales c’est la conservation du statut cheminot pour ceux qui voudraient rejoindre le privé, voyages gratuits en moins . 1) pourquoi vouloir rejoindre le privé ( qui ne paiera pas mieux, rentabilité oblige ) si c’est dans le même cadre ? 2) Quelles peuvent être les garanties à moyen/long terme de cette conservation statutaire ? 3) Ce serait croquignolet d’avoir, dans le privé, deux statuts, un pour les anciens de la SNCF, un pour nouveaux entrants, surtout sachant que la SNCF, avec son statut si « favorable  » , a du mal à recruter . 4) Les exemples de France télécoms et d’EDF devraient faire réfléchir Laurent Berger, les statuts ayant volés en éclat à la vitesse grand V avec suicide de personnel à la clé .

            1. Au fait : y a que les crétins qui peuvent vouloir un conflit dur et, surtout, long . Personne ne souhaite paumer trop d’argent . Mais il ne s’agit pas, non plus, de négocier à la va vite, ce que suggère Laurent Berger, dont on ne pouvait pas attendre moins !

              1. Pendant qu’on y est : Berger devrait se rappeler de la gamelle électorale de la CFDT après les grèves de 1995, et la fuite de militants qui ont créer SUD .

                1. Et peut-être se souvient-il aussi (contrairement à vous ?) que, depuis les élections professionnelles du 31 mars 2017, la CFDT est le premier syndicat dans le secteur privé …

                  1. @Elie
                    Ce dont je me rappelle, c’est le pourcentage de votants . Le problème, c’est que le collège cadre vote réformisme ( régression ) en majorité et que le collège employé , qui vote toujours CGT en majorité, se précipite moins aux urnes, le plus souvent par démoralisation . Le résultat, c’est la CFDT en tête dans le privé ( mais pas dans la fonction publique )

  14. On évoque la SNCF mais d’autres secteurs sont à l’arrêt un peu partout., ..c’est moins relayé, forcément, l’enjeu n’est pas le même..

    1. @ Stanislas

      C’est vrai qu’entre les cheminots, les éboueurs, le personnel hospitalier et les étudiants, les problèmes et les revendications sont rigoureusement identiques. Il ne manque que les députés, qui vont se joindre aux manifs pour exiger le rétablissement de leurs obsèques payés par le contribuable…Car le point commun de toutes ces revendications, c’est : ON NE TOUCHE PAS AUX AVANTAGES ACQUIS, comme le disaient les nobles et le clergé avant 1789.

      1. Mais, bon dieu, pourquoi faudrait-il toucher aux acquits sociaux ( parce que ce terme d’avantages me sort par les yeux ), alors qu’on brandit un sabre en bois vis à vis de l’évasion fiscale, bien plus coûteuse que ces fameux acquits, sans parler du CICE , pour rester poli !

        1. L’évasion fiscale.. une affaire qui tourne !
          Tiens Johnny, ..lui en ex. car il est sondé, scruté (avocats, press, ou x spécialistes spécialisés) on connait à peu près la somme et où elle se trouve (je crois; tant de méandres) quant à mettre le grappin sur qql miette dû à l’Etat, l’affaire grippe.
          Une méthode semblait fonctionner: effrayer le trésor, donc son proprio. Je pense à la ‘fuite’ d’une liste de fuyards (par un employé HSBC) tenue secrète, telle épée pénaliste menace l’heureux riche.
          La trouille en bonne conseillère.
          (rab) fustiger l’artiste, le sportif.. celui qui passe à la télé, est bien moins fatigant; déculpabilisant car rassurant.

        2. @ Alain Bobards

          Si le terme d’avantages vous sort par les yeux, utilisez plutôt celui (effectivement mieux adapté par rapport à la situation de l’immense majorité de tous les autres salariés qui les financent sans en bénéficier eux-mêmes pour autant) de privilèges.

          1. @Elie
            Cette manie de tirer les salariés vers le bas, fait de vous le perroquet Macronien par excellence .
            Mettez vous dans le crâne que ce ne sont pas les salariés de la SNCF dont il faut blâmer les acquits sociaux, mais gouvernement, financiers et patronat qui ne veulent pas lâcher les moindres de leur privilèges ( parce que là, il s’agit de privilèges ) .
            Vous pouvez disposer de tout le fric que vous voulez, si vous n’avez personne pour produire, vous finirez comme le roi Midas : mort de faim !

      2. Moi je m’en fous, je suis foutu, mais j’espère que les gens qui ont l’avenir devant eux vont se battre pour ne pas se faire asservir par une bande de petites frappes aux ordres..
        Mes gosses les premiers.

        Si la grève continue je vais aller à la gare transporter gratuitement jusqu’à la ville la plus proche des gens qui n’ont pas les moyens de prendre leurs véhicules…

      3. Ben voyons.
        Les avantages acquis, comme vous dites, vous en avez profité aussi. Vous n’avez jamais pris de congés payés, vous n’avez jamais été remboursé par la sécu ?
        Tous ces avantages, obtenus de haute lutte, ont profité à tous. Et c’était le but de ces luttes.
        Si les cheminots se font laminer, c’est tous les travailleurs qui en paieront le prix.

      4.  » ON NE TOUCHE PAS AUX AVANTAGES ACQUIS, comme le disaient les nobles et le clergé avant 1789.  »
        Amalgamer les privilèges seigneuriaux et royaux avec les avantages acquis par les luttes politiques et sociales après 1789, c’est de la pure idéologie bourgeoise.
        De toute façon, votre allégation est factuellement fausse, les nobles et Cie n’ont jamais dit cela. Alors le reste…

        1. « les avantages acquis par les luttes politiques et sociales  »

          …ce qui n’a jamais été le cas du statut des cheminots, imaginé et accordé par le patronat ( privé, à l’époque) pour retenir en particulier les conducteurs qu’il était difficile de remplacer au pied levé (à l’époque, seuls les fonctionnaires avaient droit à une retraite).

          Ce n’est pas le seul cas: il en est de même du statut des intermittents du spectacle ( accordé aux techniciens au début du XXè siècle, et auquel les acteurs n’ont eu droit qu’en 1968, ce qui l’a déséquilibré)..

    1. Ti Suisse,

      Encore un texte lucide…

      les lèches boules médiatiques gagnent du fric pour dire des conneries, s’accrochent à leurs postes, chialent quand ils sont lourdés, et montrent du doigt la classe moyenne basse pour aider des petites frappes corrompues qui veulent vendent la France en pièces détachées à leurs maitres…

    2. Entièrement d’accord avec ce texte @ ti Suisse….
      Et quand on aura fini de taper sur les cheminots on tapera sur les autres fonctionnaires ….parce que les gens vous diront qu’eux qui bossent dans le privé n’ont aucune raison de payer pour tous ces  » privilégiés » …puis comme leurs impots leur coûteront toujours autant et que la csg continuera à augmenter ..ils vous diront qu’ils ne veulent plus payer pour les chômeurs …puis ils finiront par penser que la sécu leur coute trop cher et qu’ils ne veulent plus payer pour les malades ….etc etc ….et les gens, selon le principe de trou dans le plancher, continueront à payer toujours autant de taxes et d’impôts …et vive le libéralisme réformiste et mortifère !

      1. Sylvie
        Je vous signale que le propre du libéralisme, c’est quand même de diminuer les impôts et , par conséquent, les services publics et sociaux ,ainsi que le nombre de fonctionnaires qu’ils financent : il faut quand même rester cohérente. ..

  15. A mon avis, ce qui rend très improbable l' »union de tous les mécontentements de toutes les professions et des étudiants » , vainement attendue depuis mai 68 (il y a un demi-siècle…), c’est que, (comme Mélenchon l’avait d’ailleurs prévu ) ne s’est pas produite lors de la réforme du Code du Travail, qui concernait pourtant tous les salariés du public et du privé.
    Et je note d’ailleurs l’extrême discrétion de Mélenchon dans ce mouvement tout de même très corporatiste de la SNCF.

    1. En fait, c’est pire que ça : Mélenchon injurié et expulsé de la manifestation d’aujourd’hui !

    2. Je commence à penser, mon bon doc, que vous avez vécu trop longtemps sous Franco !

  16. la suite (?) d’un lien vu chez Gavroche -Les Echos refusent une interview dictée; E Borne- aussi apprendre que la salle de presse n’est plus dans les murs du Palais !?

    http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/2018/04/03/25001-20180403ARTFIG00099–les-echos-refusent-de-publier-une-interview-d-elisabeth-borne-trop-reecrite-par-matignon.php

    une suite (?) ..ou l’écho français du billet précédent,
    Les Echos, l’intitulé :
    – La France en grève mais attractive.
    « Drôle de coincidence: au premier jour d’une grève SNCF qui s’annonce longue et dure (…)  »
    /clic; désolé le sujet dérape (mais) du grain à moudre,

    https://outlook.live.com/owa/?path=/mail/junkemail/rp

  17. Une petite histoire vraie.
    Un secteur du privé menacé de fermeture, les ouvriers grévistes eurent l ‘ idée ( pas forcement intelligente) de faire un feu de palettes et pneus sur une voie sncf.
    Un voisin cheminot hurla qu’ il y avait sabotage, que les cens ne se rendaient pas compte des ennuis causée par les arrêts et retards des trains. Il faut avouer qu’ il avait en parte raison!
    Par contre, quand ce voisin faisait grève, causant de la gène à des milliers de personnes, là il défendait ses droits.
    Eternel recommencement. L’ un défend ses avantages ( c’est normal), l’ autre en a assez de les lui payer sans contre partie ( c’est normal).
    Ce qui ne l’ est pas est la méthode utilisée pour espérer gardez ces avantages( ni la méthode pour les acquérir ) par le chantage à l’ utilisateurs. Un service public, donc payé par le public, profiter des ennuis que ses grèves causent au public pour en gagner d’ avantages n ‘ est pas un service public, mais une charge d’ état.
    C’est ce que sont devenu les services publics, des charges et plus des services .

    1. D;Goux
      Je doute que Contrepoints soit d’une bonne foi sans limite, compte tenu de sa vocation et des personnalités qui interviennent dans ses pages .
      Perso, la dégradation des services ferroviaires anglais m’a été confirmée par des relations britanniques et des amis français ayant à séjourner souvent outre manche . Je précise que ces personnes ne sont pas des gauchistes forcenés !

  18. Monsieur Goux

    Il connait bien son sujet effectivement, en plus il semble avoir une idée bien arrêtée…c’est bien…

    LA LIBERALISATION FERROVIAIRE: CONDITIONS ET INTERETS D’UNE REFORME INDISPENSABLE

    http://www.theses.fr/s169797

    ce passage :

     » Néanmoins, l’expérience britannique accoucha aussi de nombreux succès : ainsi, entre 1992/1993 et 1999/2000, l’évolution du transport ferroviaire s’inversa soudainement à la hausse, que ce soit pour les branches d’activité « fret » ou « voyageurs ». La rentabilité revint à l’horizon et ce, alors que les tarifs des billets n’avaient finalement que peu augmenté………………..

    Il eut été intéressant qu’il citât des sources à l’appui parce que la réflexion qui consiste à évoquer une hausse de trafic nécessiterait de regarder des causes extérieures, ou des stimulations conjointes pour que ce fait se soit produit .
    Il évoque la rentabilité :
    rentabilité de qui ? et de quoi ?

    basé sur une hypothèse simple et assez souvent vérifiable : lorsque vous augmentez le nombre de clients et éventuellement le prix unitaire du billet, vous pouvez effectivement passer d’une perte légère en rentabilité …

    Et il ne démontre pas de nombreux succès mais un seul : la rentabilité……il ne reste plus aux lecteurs sceptiques qu’à chercher si c’est vrai

    Même si c’est pour vous charrier un peu Monsieur Goux, il n’en reste pas moins vrai que sa démo sans renvois ou supports de démonstration, est un peu légère si peu qu’on y mette un peu d’esprit critique

    1. Vous savez, j’ai mis le lien à titre d’information, histoire ne ne pas toujours avoir le même son de cloche, celui qui s’exprime si volontiers ici. Mais, personnellement, je n’ai rigoureusement aucun avis sur la question : j’ai cessé de prendre le train (sauf plus tard l’Orient-Express pour aller à Venise…) quand les walkmans sont apparus, c’est vous dire.

      1. D Goux

        Le « même son de cloche » de ce blog connu comme soutien à un projet de société alternatif à celui de Marron, qui comprend une poignée de commentateurs actifs ( et de lecteurs silencieux ??????) et ne représente qu’un ilot dans l’océan de propagande de la politique économique en vigueur.

        Pour vous aérer un peu, je peux vous conseiller :
        l’Express – le Figaro, – le Monde – BFMTV, les chaines 1-2-3 et suivantes ci dessous..

        http://www.acrimed.org/Medias-francais-qui-possede-quoi

        Justement, je viens me rafraichir ici pour écouter ou lire un » autre son de cloche »

        1. « Pour vous aérer un peu, je peux vous conseiller :
          l’Express – le Figaro, – le Monde – BFMTV, les chaines 1-2-3 et suivantes ci dessous.. »

          Dites carrément que vous voulez ma mort, ce sera plus franc !

      2. @Didier Goux
        Vous vouliez parler du même son de cloche ou du son de la même cloche ?

    1. ah j’ai oublié que cet article semble avoir été écrit en 2011

       » Cet article a été publié une première fois en 2011…. est il écrit. Il est donc remis en ligne (si je puis dire) en 2018 . A t’il fait l’objet d’évènements nouveaux depuis 7 ans ?

  19. C’est incroyable comme l’Etat est un très mauvais employeur et mauvais gestionnaire …on nous explique que la SNCF c’est la cata ( c’est sympa pour ceux qui y travaillent …Borne en tête ). …la faute a qui d’ailleurs ?…et plutôt que d’essayer de la redresser comme tout bon patron ferait et se retrousser les manches ….il va la brader petit à petit …de tronçon en tronçon …en faisant passer les cheminots pour seuls responsables …
    Et on continue à voter pour des gens qui reconnaissent implicitement leur incompétence !

    1. SYLVIE

      Le niveau d’arguments est tellement bas qu’il en devient presque préoccupant. Les éléments de comm sont destinés aux impulsifs, aux émotifs, aux processus primaires et aux conquis d’avance.

      L’inquiétude à avoir n’est pas au niveau de la compétence de ces gens, mais plutôt sur cette capacité qu’ils ont de mettre le feu dans une société pour préserver leurs privilèges, leur idéologie et leurs petites carrières.

      Si les résultats sont bons, ils pourront continuer de se foutre de la gueule des privilégiés de la classe moyenne

      1. @stan
        Ils agissent comme les fossoyeurs dans certaines grandes entreprises, qui licencient les gens pour faute totalement inventée …à la seule différence que nous n’avons aucun recours puisque soit disant nous les avons élus !!!
        Et ils parlent de courage à grand coup de  » j’assume »….

        1. @Sylvie

          Les dirigeants des entreprises sont élus??? Les recours (gratuit ) aux prud’hommes pour licenciement abusif, ça n’existe plus ?

          Faîles attention: depuis quelque temps, vous avez tendance à écrire n’importe quoi, vous êtes en train de vous stanislaniser.

          1. Vous jouez sur les mots, toubib : la SNCF est un EPIC, dont les dirigeants sont nommés par des politiques eux mêmes élus mais pas forcément d’une compétence avérée dans le domaine ferroviaire .
            Borne ( et après elle Parly ) était directrice de la stratégie de la SNCF . Avec de pareils stratèges, on comprend pourquoi les cheminots se rebiffent !

          2. Si vous ne savez pas comprendre une comparaison Elie…je n,y peux rien 😳
            Je n’ai pas dit que les chefs d’entreprises sont élus …je compare les méthodes que l’Etat est en train d’utiliser avec le service public !

            1. @ Alain Bobards et @ Sylvie

              Il me semble que vous comprenez mal les responsabilités des uns et des autres…

              La SNCF étant un service public nationalisé, c’est l’ Etat qui fixe ses objectifs : en l’occurrence, depuis 35 ans, il a fixé celui, assez louable, de développer un grand réseau de TGV en France.

              Mais les impôts n’étant pas augmentables à l’infini, cela s’est fait aux dépens des lignes RER de banlieue, qui transportent tous les jours des millions de personnes dans des conditions lamentables.

              Quant au directeur de la SNCF (Pépy) et aux directeurs de stratégie, ils ne peuvent pas remettre ces orientations de l’ Etat en cause : ils n’ont que le pouvoir de chercher les moyens de les appliquer; et, compte tenu du coût de la généralisation du TGV, ils n’ont pu qu’augmenter les tarifs et s’endetter.

              L’ Etat avait décidé de créer une nouvelle structure, Réseaux Ferrés de France (RFF) , uniquement chargée de l’entretien des rails, et séparée de la SNCF, uniquement chargée des trains, qui lui a refilé sa dette et s’est retrouvée en équilibre financier : youpi ! Mais RFF étant également une entreprise publique, son déficit reste à la charge du contribuable, et ce n’est qu’un jeu d’écritures.

              Quant à la privatisation, elle a pour effet de transférer le remboursement de la dette du contribuable au voyageur : la Grande-Bretagne n’a pas augmenté ses impôts lors de la privatisation du train britannique, n’a pas repris à la charge de l’ Etat sa dette, mais s’est retrouvée avec le kilomètre de train le plus cher au monde: c’est un choix politique: qui paye, le contribuable ou le voyageur ?

              1. @Elie
                Pour ce qui est de l’Ile de France, vous racontez une connerie : Le matériel est payé par le STIF, la SNCF est prestataire de service et l’état du réseau est excellent par rapport à celui des petites lignes de province qui ont fait les frais des LGV, financés en PPP, soit dit en passant .
                Le coup du transfert de la dette du contribuable au voyageur par l’effet de la privatisation, c’est une vaste blague, le voyageur étant, aussi, contribuable et vis versa .
                C’est du ressort du Directeur Général de la SNCF – et de ses responsables de la stratégie – d’aviser les pouvoirs publics des conséquences de leurs options . Mais Pépy, avant d’être porté à la Direction de la SNCF, était son directeur du…marketing, ce qui laisse planer un doute sur sa compétence . Un Louis Armand, qui était ingénieur et d’une autre trempe que Pépy, ne se faisait pas dicter les orientations par le pouvoir . Bien au contraire, celui-ci en tenait compte .
                Mais je ne vais pas me lancer dans plus d’explications, y aurait pas la place !

                1. Ah oui, un dernier truc, quand même : ce sont les gouvernements successifs qui ont endetté la SNCF avec des choix pour le moins douteux, et c’est aux cheminots qu’on présente la facture .
                  Et certains trouvent ça normal !

                    1. Oui, bien sûr; expliquons donc, puisqu’il le faut…

                      En réalité, le train est payé en France à la fois par l’usager ( vous aurez remarqué qu’il n »‘y a pas de billets gratuits, sauf pour le personnel de la SNCF) et par le contribuable (c’est à dire par tout citoyen à condition qu’il soit imposable) – puisqu’il s’agit d’une compagnie nationalisée – même s’il ne prend jamais le train; mais, en cas de privatisation, la totalité devant être payée par l’usager, le prix augmenterait forcément.

                      Ceci n’a rien de bien original : l’usage des autoroutes privatisées est exclusivement payé par les péages, c’est-à-dire par l’automobiliste qui les utilise; celui des routes (nationales, régionales, départementales, communales), etc. exclusivement par le contribuable (national, régional, départemental, communal) même s’il n’a pas de voiture et ne les utilise jamais.

                    2. Erreur, mon bon toubib : les autoroutes les plus récentes ont été édifiées dans le cadre de PPP et donc, l’usager paie deux fois : en temps qu’utilisateur et en temps que contribuable .

  20. Je me suis bien marré en entendant Edouard Philippe défendre la réforme de la SNCF à l’ Assemblée . Selon lui, cette réforme n’a pas vocation  » a privatiser, remettre en cause, etc…! ». Lorsqu’on entend ça , on se pose la question : si c’est pour ne rien changer, à quoi bon tout ce tintouin ?

    1. Pour s’adapter à la concurrence (sur laquelle personne ne peut revenir( puisque c’est une décision prise à l’unanimité par les chefs d’ Etat démocratiquement élus de l’ UE, et à laquelle la Commission n’a fait que fixer une date-limite) , concurrence qui n’impose nullement la privatisation : les services publics peuvent être mis en concurrence avec les services privés.

      1. Mais bon sang, en quoi transformer le statut d’EPIC de la SNCF en S.A à capitaux publics – soit disant incessibles – permet de s’adapter à la concurrence, surtout lorsqu’on voit la D. B reprendre la main sur les services de transports voyageurs , restructurer le fret et fermer le service de cars DB, l’équivalent de Ouibus à la SNCF ?

  21. Pliera, pliera pas ? (et la question, le problème de pognon ?! ..Alain hier, où tu cites L Berger)
    Aussi j’entendais, ni la première fois ! cette grève a valeur de ‘test’, pour le gvt et autre future revendication/grève,

    ..ça fait bcp de cloches pour moi, ni je dois être le seul (il y du monde dans le beffroi; ni avare de palabres je suppose) et j’en ai une qui laissa du chocolat !

  22. Selon « Marianne », les Echos ( ce repaire d’affreux gauchistes ) a censuré un entretien avec Elisabeth Borne, au motif qu’il aurait été  » trop réécrit  » par Matignon . Que doit-on en conclure , que Borne est à coté de ses pompes ou qu’elle a dit des choses que Matignon ( et l’Elysée ) ne souhaitait pas divulguer ?
    J’opterais pour la seconde hypothèse !

    1. j’envoyais le lien hier, ..ah oui l’autre (lien) ne marche pas, ni important, un papier des Echos qui débute avec la grève SNCF et soudain bifurque sur l’impact (positif) de l’AI en France, (ding & dong)
      ..en tous cas, les ‘corrections’ de Matignon passent mal dans les rédactions (certaines ! cela va de soi)

  23. (rien à voir; effleuré hier) évasion fiscale: on en tient UN !
    un Boudou, frère de Laetitia, ..j’exagère ? ouiz, ni le seul,

    1. En 1968, c’est plutôt les semelles qui ont dérouillé . Et elles n’étaient pas en liège !

    1. Chouette ! vraiment, ..et il y a des copines (!) aussi une croix dans ce monde, dans cet endroit croissant.

      Zou! je vous laisse, la grêle a cessé aussi la pluie,

      1. Coucou ti Suisse
        Je ne vois pas de croix (ce sont des scouts musulmans).
        En revanche tu as du voir l’insigne du scoutisme mondial.

        1. hello Hélène, ..ils sont musulmans, parfais ! je l’ignorais; ni un spécialiste du scoutisme (qu’un mois d’été, gamin, coaché par le catéchisme du quartier, même oublié mon sobriquet, ouf?) je croyais le mouvement d’obédience catho.
          (pas de pirouette pas de cacahuète) dans ce monde de croyances, aux doctrines croissantes, ma croix tombe à l’eau !

      1. On verra quel sera le premier à sortir l’idiotie classique « Ça ne vaut rien, c’est dans le Figaro » (j’ai ma petite idée…)

        1. une-fois j’ai lu (zut, source oubliée) : « Schumacher, après un accident de ski, est dans le coma »,

          God ver domme.. même! farter est politique ??

        2. Je m’esquinte à expliquer que la concurrence existe déjà sur le réseau français, en ce qui concerne le fret , sans que cela remette en cause le statut de la SNCF .
          L’article du Figaro passe à l’as l’hyper filialisation de la SNCF ( Kéolis, ,Akiem etc…jusqu’à 1350 filiales ), sans que le statut nuise en quoi que ce soit .
          Une tentative de concurrence sur l’Italie – Thello opérateur privé- n’ a pas fonctionné et le statut de la SNCF n’y est pour rien . Thello s’est recentré sur le trajet NIce / Italie
          Aux pays Bas, on note les premières faillites d’opérateurs fret privés,
          Les compagnies européennes n’ont pas été confrontées à la coordination rail/route, qui a plombé le ferroviaire en France .
          Entre la fin du XIX ème siècle et la nationalisation de 1937, les chemins de fer de l’Etat, à capitaux publics, sous contrôle du Parlement, ont été en concurrence avec le P.O, à capitaux privés, sur les trajets Paris Bordeaux et Paris Nantes – pas sur le même itinéraire – sans que ça ai la moindre incidence sur les prix .
          La DB reprend en main le service voyageur, restructure le fret et ferme DB cars, l’équivalent de Ouibus en France .
          C’est pas dans le Figaro, ce sont, simplement, des faits vérifiables et ça pose la question de la mise en cause du statut des cheminots, lesquels, faut le rappeler, peuvent prétendre, pour les roulants, à la retraite à 53 ans ( 57 pour les sédentaires ), à condition d’avoir cotisé 40 ans, ce qui revient à dire que, pour partir à 53 ans, un roulant devrait être dans la cabine de conduite à l’age de…13 ans !
          Mais, hein, les syndicalistes sont des demeurés rétrogrades .

          1. @ Alain Bobards

            « cheminots, lesquels, faut le rappeler, peuvent prétendre, pour les roulants, à la retraite à 53 ans ( 57 pour les sédentaires ), à condition d’avoir cotisé 40 ans, ce qui revient à dire que, pour partir à 53 ans, un roulant devrait être dans la cabine de conduite à l’age de…13 ans ! »

            Hou, le vilain menteur !!!

            Jusqu’au 31 décembre 2016, les personnels roulants de la SNCF pouvaient partir à la retraite à partir de 50 ans et les travailleurs sédentaires à 55 ans. Les réformes successives depuis 2008 ont augmenté tant la durée de cotisation que l’âge de départ légal pour l’ouverture des droits.

            Depuis le 1er janvier 2017, cet âge minimum d’ouverture des droits augmente de quatre mois par an, pour atteindre en 2024 52 ans pour les conducteurs et 57 ans pour les autres.

            Mais l’âge d’ouverture des droits dépend aussi de la date de naissance des salariés. Comme indiqué sur le site de la caisse de prévoyance et retraite de la SNCF (CPR), les sédentaires auront donc le droit de toucher leur pension à partir de 57 ans s’ils sont nés après 1967, et les agents de conduite à partir de 52 ans s’ils sont nés à partir de 1972. Par ailleurs, les conducteurs devront avoir occupé ce poste pendant 15 à 17 ans pour bénéficier de l’ouverture de leurs droits à 53ans. …15 à 17 ans, ce n’est pas 40 ans !

            Un conducteur né le 1er janvier 1968 pourra ouvrir ses droits le 1er juillet 2019, à 50,8 ans.Pour bénéficier d’une retraite à taux plein, il devra avoir cotisé 166 trimestres, soit 41,5 annuités. Mais pour annuler sa décote sur trimestre manquants, il devra travailler jusqu’à 54,8 ans.. Sinon, une décote de 1,125% sera appliquée par trimestre manquant (sur 16 trimestres maximum).

            1. @Elie
              Parce que , pour vous, une décote, ça ne compte pas ? Et, le jour où la SNCF sera devenue une S.A, on en reparlera !

              Mais, pourquoi toujours vouloir remettre en cause les acquits sociaux ? Les orientations des grosses têtes gouvernementales, directoriales et patronales, ce ne sont pas les salariés qui les décident . Que je sache, dette ou pas dette, Pépy, Parly ( jusqu’à sa nomination aux Armées ), et les membres de la direction ne remettent pas en cause leurs propres acquits sociaux .
              Pendant qu’on y est, y a une autre catégorie professionnelle qui bénéficie de la retraite à 50 ans : les égoutiers parisiens . Est – ce que, par hasard, ça paraitrait scandaleux ? Si on me répond « oui », j’ai une anecdote personnelle pour remettre en cause cette belle certitude .

              1. Tiens, un autre petit truc lorsqu’on va sur le site de la CRP : la différence entre pensionnés et cotisants .
                Si le statut est si génial, comment se fait-il que le différentiel se creuse ? Et pourquoi escamoter la volonté des pouvoirs publics de ne pas remplacer les départs en retraites , lesquels pouvoirs publics bêlent ensuite sur le déficit de la caisse de retraite ?
                En matière d’enfumage et de mauvaise foi, il est difficile de faire pire que les gouvernants !

                1. Pour finir : il y a le mode de calcul du montant des pensions, sur le site . Il serait intéressant de connaître le salaire moyen de la piétaille et d’appliquer ce mode de calcul .

                  1. @ Alain Bobards

                    Vous partez dans toutes les directions (les égoutiers, . ..) alors que je me suis borné à préciser que votre affirmation selon laquelle un conducteur, pour partir à la retraite à 53 ans, aurait dû exercer son métier pendant 40 ans, était…disons inexacte, pour être poli.

                    Je vous ai signalé qu’il lui suffisait de l’avoir exercé pendant 15 à 17 ans, ce qui n’est pas tout à fait pareil, n’est-ce pas ?

                    Et que pour toucher sa retraite à taux plein, cela dépend de sa date de naissance: s’il est né au 1er janvier 1968, il lui faudra travailler jusqu’à 54,8 ans : terrible, non?

                    1. @Elie
                      « On vit plus vieux de nos jours et donc on peut travailler plus longtemps  » ? Certes, pour ce qui est de la durée de vie – encore que certaines études démontrent que cette durée se réduit – mais dans quel état ?
                      Cet acquit de départ à 55 ans ( acquit que les textes rognent un peu plus à chaque fois ) est lié aux contraintes de la profession . Lorsque je cite les égoutiers, c’est parce que eux mêmes ont cet acquit de départ à 50 ans, pour des causes identiques . Curieusement, les chevaliers blancs qui dénoncent l’affreux statut des cheminots évitent de la ramener sur des statuts identiques, preuve que ce n’est pas tant le statut cheminots qui est en cause mais la volonté de briser les services publics

                    2. @ Alain Bobards

                      Non : c’est parce que les raisons qui ont justifié le statut des cheminots, à ses débuts, n’ont plus de raison d’être ( sans parler du personnel non roulant…)

                  2. @Elie
                    Vous devriez suivre un roulant . Peut-être comprendriez vous ce que « contraintes » signifie dans la profession !

  24. Je n’ai (tjs) pas d’avis; enfin si: « deux », comme souvent, aucun n’étant orienté express ou rancunier.
    Ils se résument (se distinguent?) entre: « Allez de l’avant », une position naturelle (etc.) Et bien sûr: « la protection, la garantie de son actif », donc son producteur, donc sa main d’oeuvre.
    C’est pas gagné (antienne)

    « Excellent! » Elie à 12:52, ..le voyageur, un contribuable auxiliaire, le non-voyageur aussi. Point (…)
    Les deux raquent, ..si j’ai bien compris,
    ainsi le cheminement habituel, ..c’est ça,

    il me manque (?) le: « vrai ou faux »; pas encore lu,
    déjà ‘deviner’, ..qu’importe l’absence de boule de cristal puisque l’enfumage le remplace adroitement,
    aah la routine.. jamais se fatigue ??

  25. (il repleut, ..jusqu’à l’apéro?) certes Alain, ni abîmer no lacune: j’y mets pas les doigts.

    Par contre j’ai une piste ! (pas dit solution)
    finie la grève: « on débraie » ! (comme en Suisse)
    ..le personnel d’entretien du CERN, qu’importe,

    Ou façon Privilège, donc tous les jours dimanche,
    le Gendarme joue, (faux; on s’en fout)
    ..ils sont si mignons,
    /qui ?

    https://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/Un-policier-genevois-chante-Imagine-en-pleine-gare/story/26923027

  26. @ Alain Bobards

    Il faut arrêter avec ces arguments pas sérieux : » on ne touche pas au statut des cheminots, tant qu’on n’e a pas fini avec la fraude fiscale et le CICE, qui coûtent plus cher ! »

    Sur l’évasion fiscale :

    http://www.leparisien.fr/economie/evasion-fiscale-ce-que-prevoit-le-nouvel-arsenal-du-gouvernement-28-03-2018-7634433.php

    et, déjà avant Macron :

    Cliquer pour accéder à 09-lutte-contre-fraude-fiscale-RPA2016-Tome-2.pdf

    Sur le CICE :

    Cliquer pour accéder à 124000591.pdf

    Ben oui, les 2 derniers sont longs, ce n’est pas pour Stanislas: mais il n’y a pas des réponses simples à des questions complexes !

  27. Bien plus grave que les grèves, regardez un larbin servile tenter d’ expliquer une nouvelle trahison.
    Immigration : le grand enfumage de Macron et Collomb – JT TVL 4 avril 2018

    Un copier /coller

  28. Sinon on pourrait mettre fin aux statuts des parlementaires, députés, sénateurs et autres privilégiés d’un monde qui évolue et d’une mondialisation galopante !!!!
    Pour leurs billets de train , n ont qu a faire comme de nombreux travailleurs qui se respectent , des notes de frais et uniquement sur les trajets utiles dans le cadre de leur mandat…et pour leur café ….le payer eux mêmes ( le Foll n’aura plus de souci à se faire !)
    On pourrait dire comme Philippe…c’est non négociable !!!

    1. Sylvie
      La gratuité des transports ferroviaires pour les parlementaires, ça remonte à la IIIème République et, même parmi eux, certains remettaient en cause ce PRIVILEGE .
      C’était il y a plus de 100 ans et la gratuité pour les députés existe toujours !

    2. Parfaitement exact, pourquoi les uns ont des privilèges que les autres payent.
      Pourquoi des statuts spéciaux pour les uns, statuts spéciaux que les autres payent
      Pourquoi des gens qui ne mettent jamais un pieds dans un train, donc payent pour un autre moyen de transport payent- ils pour la sncf
      Pourquoi le CE d’ edf a le droit de prélever un impôt sur les consommations d’ électricité.

      1. Est ce que ça te vient à l’esprit qu’un type qui n’a jamais travaillé dans les hauts fourneaux a cotisé à la CNAV pour une autre activité et que ta retraite, dite par répartition, tu la lui doit, autant qu’il te doit la sienne ?
        Est ce que ça te vient à l’esprit qu’un type qui ne prend que le train paye pour l’entretien de la route départementale ou nationale que tu emprunte régulièrement, soit pour aller bosser, soit pour te rendre chez des potes ?

        1. Il y en a comme l ancien qui croient qu’ il n’y a qu eux qui paient pour les autres !!! Et qui pensent que ni eux ni leur famille n auront ou n ont besoin de la solidarité nationale !

        2. …et chez mes multiples maîtresses, sans participer financièrement à leur entretien, qui me revient pourtant très cher (et ça, je trouve que ce n’est pas juste: je suis pour la sexualité par répartition ! )

          1. On pourrait le budgéter @ Elie…avec tous les éléments de langages qui vont avec …. » J’assume » ,  » sans tabou » ,  » non négociable » etc etc …….dans un monde en perpétuel changement un zest de mobilité conjugal s’impose ….mais gare à la précarité sentimentale 😀

            1. hahah !
              et, tu en parlais hier je crois, j’ai tjs un peu de peine avec l’usage de: « j’assume », ..j’entends une variante de Ponce Pilate mâtinée d’un: « rien à faire de ce que vous (en) pensez ».
              Allez moi aussi j’assume, ..Zou! ânerie suivante,

              le syndrome « Robinson Crusoé » (seul au Monde; qu’importe le nom du département, de la ville, l’activité..) à l’occase concurrence celui de « Calimero ».
              Les « Bisounours » n’ont ka bien s’tenir !

              1. Le  » j’assume » @ ti Suisse ….est le nouveau slogan a la mode ….ca évite d expliquer ….faut dire qu Édouard Philippe a eu du mal à expliquer en quoi le statut faisait arriver les trains en retard …..j’ai failli être mal à l’aise pour lui !!!!

        3. C’ est bien pour cela que je paye mes impôts sans discuter. Remarques que les ex cantonniers n’ ont pas les mêmes avantages, bien que l’ ont puissent se demander pourquoi en faire des fonctionnaires.
          Pour la CNAV FAUX. Ma retraite est payé par les travailleurs actuels.
          Si la CNAV n’ était pas obligée d payer les retraites des cheminots et autres profiteurs, voir les dockers, les agriculteurs , les commerçants etc, ma retraite serait certainement plus élevée. Note aussi que j’ ai cotisé plus de 40 ans pour une retraite complémentaire qui est largement ponctionnée aussi par les régimes spéciaux.
          En tant que profiteur, je te comprends très bien .

          1. « En tant que profiteur, je te comprends très bien  » !
            Bravo de reconnaître ta situation !

            1. Faire rentrer une chose dans un crane de coco pfuitt impossible .
              Cerveau bridé dès la naissance .

              1. Mon pôvre : non seulement, tu ne sais pas lire, mais, en plus, tu ne sais pas écrire .
                Un petit retour en C.P. peut être…!

  29. Macron s’est fait plein de copains dans le milieu hospitalier, ce matin à Rouen !
    Edouard Philippe, aux avirons ce matin sur France inter, au sujet de la « réforme » de la SNCF !
    Réjouissant !

    1. Bon exemple du conservatisme d’une certaine gauche, en matière hospitalière.

      Extraits d’une TL du professeur Rémy Nizard qui constate, dans une tribune au « Monde », que l’hôpital public est à bout de souffle. Il identifie six pistes à suivre afin de sortir de la situation actuelle.
      __________________

      Il existe des remèdes à cet état. Il faut les mener de front, accepter d’être politiquement courageux et intellectuellement audacieux. La médecine moderne, de pointe, ne peut se faire partout, elle nécessite compétence, moyens matériels et humains au-delà d’une norme bonne pour tous. Ceci signifie que certaines structures doivent fermer, le nombre d’hôpitaux, universitaires ou non, est trop important et leur rôle trop large.

      Les équipes qui composent ces hôpitaux universitaires, en particulier, sont souvent trop petites et ne permettent pas à ceux qui en ont la responsabilité de remplir les quatre missions de soins, de recherche, d’enseignement et d’animation. Il est certain qu’à l’image de la suppression de la taxe d’habitation les élus locaux se lèveront d’un bond, comme ils l’ont déjà fait, si leur hôpital est menacé de transformation ou de fermeture.Le premier employeur du territoire qu’il est souvent s’élèvera sans tenir compte de la qualité de ce qui est fait, de l’isolement de médecins prenant des gardes en nombre indécent, sans égard pour la dépense publique, en engageant des mercenaires à prix d’or. Comme à la SNCF les statuts ne sont plus adaptés à notre nouveau monde, il existe une absolue nécessité d’évoluer ; il va falloir du courage, de l’imagination, de l’audace.

      Des pistes existent.

      Ce sont : l’acceptation qu’un seul individu ne peut pas mener de front les quatre missions ; une nécessaire remise en cause des 35 heures pour les médecins salariés moyennant des compensations adaptées ; une modification de la gouvernance hospitalière dans le sens d’une simplification de la prise de décision et une diminution des tâches non liées à l’activité de soin ; une délégation de tâches pour des soignants ayant eu une formation complémentaire avec une rémunération adaptée ; une valorisation du travail collaboratif avec la médecine de ville en ouvrant largement les portes de l’hôpital pour une utilisation optimale des si coûteux plateaux de blocs opératoires ou d’imagerie ; le développement des outils numériques, qui seront, personne n’en doute, source de sécurité et de productivité.

      Sans tout cela, les risques sont que nos soignants soient moins engagés, que notre population soit moins bien soignée, et peut-être, le pire, que notre recherche biomédicale ne soit plus en mesure d’être présente dans la compétition mondiale.

  30. @ Alain Bobards
    Vous revenez toujours à votre postulat : « On ne doit pas toucher aux « acquis/avantages /privilèges (rayer les mentions inutiles) sociaux « .

    Vous ne semblez pas comprendre que cela n’est possible que dans des sociétés économiquement et socialement fixes et immuables dans leur modèle, dans lesquelles les classes qui ne vivent que de leur travail arrachent des redistributions des revenus aux classes qui ne vivent que des revenus de leur capital: ce qui est acquis reste acquis, et il faut en arracher toujours un peu plus.

    Mais que ce système ne fonctionne plus lorsque le modèle économique de la société a changé : si les conducteurs de diligences avaient obtenu de ne plus payer de leur poche le picotin de leurs chevaux, cet avantage social ne leur sert plus à rien dans une société où le train aura remplacé les diligences ; tout comme la retraite avantageuse des conducteurs de train ne leur servira plus à rien lorsque les trains n’auront plus de conducteurs.

    Nous vivons actuellement un bouleversement radical du monde, avec les progrès hallucinants de l’informatique, de l’ Intelligence Artificielle, de la libre circulation des capitaux, de la recomposition des classes sociales dans laquelle les salariés américains deviennent les actionnaires majoritaires des entreprises françaises et exigent un taux de profit maximal puisqu’il s’agit de financer leurs retraites – le tout étant intimement lié.

    Comme nous ne sommes pas capables de modifier cet état des choses -car il est mondial et non national – il nous faut imaginer des avantages sociaux adaptés à la réalité d’aujourd’hui, au lieu de mener des combats purement retardataires sur les avantages acquis dans un monde disparu (le statut des cheminots, si ce n’est pas pour cette fois-ci, ce sera pour la prochaine ).

    1. @Elie
      Réservez vos théorie à Warren Buffet, Georges Soros, Bill Gates, Paul Allen et les autres .

      1. Amusante, votre liste de gens qui n’ont rien en commun, à part le fait d’être riches…Au fait : que reprochez-vous à Bill Gates, par exemple ?

        Ce ne sont pas « mes » théories, ce sont des lieux communs, sauf pour ceux qui s’accrochent au passé.

        1. Ben oui, ils sont riches , tout comme Arnaud Lagardère, , Bernard Arnaud, Vincent Bolloré …!
          Si vous ne voyez pas où je veux en venir, je vais être plus précis : Bernard Arnaud est actionnaire de Carrefour . Je vous passe les acrobaties financières dudit sur cette opération . Toujours est-il, que, pour permettre à ce monsieur de retrouver des billes qu’il à paumé, on fini par mettre 2400 salariés sur le carreau .
          Je passe sur les opérations de Bolloré en Afrique, ainsi que sur certaines autres de Bill Gates ( qui, en plus, est un faux jeton )
          Alors, mon bon toubib, votre laius sur ceux qui s’accrochent au passé…!

          1. Quand à Georges Soros, il a fait sa fortune sur UN coup de bourse ! Ce type, même si il veux donner l’impression qu’il fait du social, n’est qu’un vulgaire spéculateur, avec les conséquences que ça engendre pour des salariés qui n’en peuvent mais !

            1. Tourne toi Alain !!

              Ah ouais …………..tu as un trou dans ta chemisette, ça doit être parce que tu t’es accroché au passé..

              ah la la….

            2. Ce n’est pas par hasard que je vous ai demandé ce que vous reprochhiez à Bill Gates…le seul sur lequel vous ne me répondez pas.

              1. Par ailleurs, ce que vous dites sur Soros est faux..

                « L’unique coup » auquel vous faites allusion est celui du 16 septembre 1992 (« mercredi noir »), Soros vend à découvert 10 milliards de livres, pariant donc à la baisse sur cette monnaie. Il provoque, par cette opération, une pression telle sur la livre que la Banque d’Angleterre sort sa devise du Système Monétaire Européen.

                La plus-value qu’en aurait tiré Soros serait d’environ 1,1 milliard de dollars. Il est alors surnommé pour cela « l’homme qui fit sauter la Banque d’Angleterre ».

                Mais pour vendre à découvert 10 milliards 10 milliards de livres, il faut en posséder 10 %, soit 1 milliard : il n’était donc pas fauché au départ…

                Et ce n’est pas son » unique coup » : George Soros a gagné 3,3 milliards de dollars en 2009. En fait, Soros a une fortune suffisante (en quarante ans, George Soros accumule une fortune estimée à 20 milliards de dollars en 2012) pour se permettre de gagner 2 milliards sur un coup, mais aussi de perdre 1 milliard sur un autre: il reperd des montants importants dans la spéculation contre d’autres monnaies telles que le Deutsche Mark; en 2016, convaincu que les marchés dégringoleraient après l’élection de Donald Trump, il parie à la baisse sur l’évolution des indices américains. Il perd dans les semaines qui suivent près de 1 milliard de dollars sur les marchés.

                Même s’il reconnaît que le système financier actuel est néfaste pour le développement des pays les plus pauvres il critiquait le SME comme enrichissant mécaniquement la spéculation et l’encourageant, ce ne sont pas les salariés qui font nécessairement les frais de ses spéculations sur les monnaies: dans ce type de spéculation, ce qui est gagné par un spéculateur est perdu par un autre, c’est une « opération blanche »- et, parmi les salariés, qui n’y peuvent effectivement rien, certains sont perdants et d’autres sont gagnants; il semble bien, par exemple, que la dévaluation de la livre anglaise qu’il a provoquée ait été bénéfique pour les salariés britanniques; et ses spéculations contre le SME ont valu à Georges Soros un ressentiment important de la part de tous les partisans français du « franc fort ».

                En fait, ce n’est pas la spéculation boursière en elle-même qui est défavorable à l’économie et aux salariés (elle a existé de tous temps et n’a pas empêché la croissance) , mais la financiarisation de l’économie, qui repose essentiellement sur deux facteurs, qui n’apportent aucune valeur ajoutée à personne :

                1- Les produits dérivés et autres juke bonds ( gros risques, mais gros gains possibles),

                2- La puissance informatique de certains spéculateurs, qui peuvent gagner une précieuse seconde à certains spéculateurs, leur permettant d’acheter avant les autres une action proposée à l’achat et la revendre aussitôt à un prix très légèrement supérieur…mais à des centaines de millions d’acheteurs.

                1. @Elie
                  Vous vous rendez compte qu’en en rajoutant sur Soros, vous apportez de l’eau à mon moulin : Soros n’est qu’un vulgaire spéculateur qui, sous un vernis social, se fout éperdument des salariés des entreprises avec lesquelles il joue en Bourse .
                  Quand à la financiarisation de l’économie – appelée improprement  » mondialisation », c’est ce qu’on se tue à expliquer sur ce blog ( entre autres ) .

    1. Laure CP,
      L’intelligence artificielle n’est qu’un artifice… technologique appliqué par des processus logiques qui n’ont rien à voir avec l’intelligence qui ne peut être ni domestiquée ni réduite…sauf à risquer son suicide. L’IA est un abus de langage risquant de placer l’Humain en second plan dans une tentative de dépossession/dépersonnalisation/surexploitation/déshumanisation. La SF a souvent traité ce thème qui en montre les limites.
      Cela dit, la technologie sopistiquée ouvrant à des usages controlés et profitables à tous est souhaitable.

  31. (désolé de changer de sujet, ..enfin ça s’tient)
    Hervé Falciani, le lanceur d’alerte ou fuiteur d’HSBC (Swissleaks donc) est arrêté en Espagne = extradition en Suisse ! (5 ans de zonzon l’attendent)
    Où j’apprends que le secret bancaire swiss n’est plus..
    (que) depuis l’année dernière (qué Sarko; etc.)

    Si Denis Robert s’en est mieux sorti ??

    Moralité: faites pas chier les riches !
    Oh je n’ai rien contre eux, sauf ses ‘fatigantes’ pleureuses,
    – « le pays (plus habité) est en faillite » ! etc., ni humour !
    je suis pour la réciprocité ! les fuites (leaks) pour tous !
    enfin.. laisser aux frangines ce qui leur appartient,

    https://www.20minutes.fr/monde/2249283-20180404-swissleaks-lanceur-alerte-franco-italien-herve-falciani-arrete-espagne-demande-suisse#xtor=EPR-182-%5Bwelcomemedia%5D–%5Barticle_monde%5D–

  32. Tiens, je vois que maintenant, les cheminots souhaitent que les étudiants les rejoignent dans leur grève ( refaire mai 68 : quelle imagination, toujours tournée vers le passé !)

    Extraits du blog de Nicolas Jégou :

    «  Les étudiants ont une formation payée par la solidarité nationale (mes impôts). Libre à eux de faire une « grève étudiante » et de foutre en l’air la solidarité nationale (et mon pognon). Je veux bien soutenir leurs revendications (mais pas nécessairement celle de pouvoir suivre des formations inutiles pour lesquelles ils n’ont aucune aptitude ; ils feraient mieux de se battre pour les logements étudiants, par exemple). Mais je rappelle qu’on leur paie une formation pour acquérir un rab de culture et les moyens d’obtenir un boulot, voire, à terme, la possibilité d’avoir une rémunération largement supérieure à la moyenne nationale sauf s’ils ne savent pas ce qu’ils veulent et finiront par finir enseignant au détriment des types qui ont une véritable fibre pédagogique.

    Faudrait pas nous prendre pour des cons.

    Je rappelle que grève veut dire : « Cessation collective et concertée du travail en vue d’appuyer des revendications professionnelles dont l’employeur a connaissance. ». L’étudiant n’a pas de revendication professionnelle vu qu’il n’a pas de profession donc, par conséquent, pas d’employeur.

    Faudrait pas trop nous prendre pour des cons« .

    1. Quid du débrayage ? ..un *§# » synonyme.
      Qué confiance au jeune ?? (même propre)
      ..peut-on vivre sans avoir été..
      Est-ce que: « le voyage forme » ? je dirais sauf le sédentaire ou le sectaire.
      Oh je ne suis qu’un *#称 de provincial, ni la gueule de no emploi (on ne peut pas tout avoir)
      « la prise de con » ..heureusement qu’elle existe !
      sinon: zéro avenir (!)

      °°°°°° °°°
      Eh, ..je me détends ! (ni indulgence request)
      Yapa que mes chats, ..aussi vous ! tous; et plus,

    2. J’en connais un, toujours tourné vers le futur, sans voir le mur, avec un grand M qui arrive à la vitesse grand V !

        1. Tiens, vous étiez déjà né ?
          Sors de ce corps, comte de Saint Germain !

  33. Celle là est trop belle.
    Des sénateurs communistes( il en reste quelques uns) proposent d’ inscrire dans la constitution: l’ avortement principe fondamental de la république. Si si, des cocos
    Ces gens-là sont fous. Selon Valeurs actuelles citant les parlementaires, « il s’agit de faire barrage aux “forces réactionnaires” » qui s’opposent à l’IVG. Pêle-mêle, ils dénoncent « multiplication des ingérences religieuses, recrudescence des idées d’extrême droite », etc. « L’avortement est un droit qui doit être respecté. Il en va de la liberté des femmes à disposer de leur corps. »
    Certes, ces gens-là ont de grands ancêtres à côtés desquels ils semblent de petits garçons. Et le communisme n’a jamais toléré d’opposition, puisqu’il est la vérité. D’ailleurs, ils sont communistes comme je suis bonne sœur… En réalité, ils traînent avec eux un bagage idéologique mal digéré qui en fait surtout des défenseurs de tous les droits individuels, avec un atavisme contestataire vite oublié à la buvette du Sénat. La démocratie bourgeoise a du bon quand on est sénateur…

  34. « Une société de mobilité n’est pas une société de précarité »

    LE MONDE ECONOMIE | 05.04.2018 à 10h30 • Mis à jour le 05.04.2018 à 11h52 | Par Jean Pisani-Ferry (Professeur d’économie à Sciences Po, à la Hertie School de Berlin et à l’Institut universitaire européen de Florence)

    Les réformes sociales succèdent aux réformes sociales : après les ordonnances sur le droit du travail, le Parlement va être saisi de celles concernant l’apprentissage, la formation professionnelle et l’assurance-chômage. Viendront ensuite les retraites. Beaucoup crient à la frénésie. La vraie question, cependant, est inverse : pour passer d’une société de statuts à une société de mobilités, est-ce suffisant ?

    L’inspiration des réformes Macron est moins nouvelle qu’il n’y paraît. Pays-Bas et Danemark en ont posé les bases dans les années 1990, avant que le rapport Supiot les conceptualise (Au-delà de l’emploi, Flammarion 1999) : dans une économie plus volatile, la sécurité des actifs ne doit plus reposer sur leur statut, mais sur des parcours professionnels combinant emplois et formations ; pour mettre les personnes en mesure de construire de tels parcours, il faut transférer la responsabilité de la formation des entreprises aux salariés ; le soutien aux chômeurs doit passer d’une logique d’assurance à une logique d’accompagnement ; et il faut lever les obstacles à la mobilité professionnelle.

    Du droit individuel à la formation de 2004 au compte personnel d’activité de 2016, en passant par la rupture conventionnelle de 2008 et les droits rechargeables de 2013, ce programme a largement inspiré l’action des gouvernements précédents. Mais, à force de petits pas, ils ne sont pas allés bien loin.

    La nouveauté est qu’Emmanuel Macron cherche à faire système, à réunir la masse critique nécessaire à la tran­si­tion d’un modèle à un autre. Pour la première fois, cette perspective devient crédible. Mais nous ne sommes pas au bout du chemin.

    En matière de formation, les droits ne suffisent pas. Loin de corriger les écarts initiaux, la formation professionnelle a jusqu’ici tendu à les accroître. A celles et ceux qui ont précocement quitté l’école, elle oppose un maquis impénétrable. Le gouvernement entend simplifier radicalement l’offre de formation et garantir la transparence sur les débouchés. C’est essentiel, mais cela ne suffira pas non plus. La collectivité va devoir consacrer des efforts soutenus à l’accompagnement du parcours professionnel des personnes les plus vulnérables.

    Une société de mobilité n’est pas une société de précarité. Aujourd’hui, un CDD a moins d’une chance sur cinq d’accéder à un CDI au bout d’un an. Les partenaires sociaux se sont saisis du sujet, mais dans une logique sectorielle qui a peu de chance d’aboutir. Le gouvernement, qui s’en est réservé le droit, devra certainement imposer un bonus-malus sur les cotisations sociales des employeurs pour dissuader l’entretien de la précarité.

    La segmentation des régimes de retraite fait obstacle aux mobilités. Nos régulations sociales reposent sur la séparation des statuts de salarié du privé, d’indépendant et d’agent public. Or un actif peut être successivement – parfois simultanément – les trois. Mettre fin à cette segmentation suppose d’abord d’unifier les droits à la formation, au chômage et à la retraite : le premier volet est en bonne voie, le deuxième est timidement esquissé par la réforme annoncée, le dernier reste à faire. Et c’est le plus difficile.

    Se pose également la question du statut d’agent public. En France, 80 % d’entre eux bénéficient de l’emploi à vie, contre 10 % en Allemagne et 1 % en Suède. Pour les salariés du public, cette sécurité peut déboucher sur un enfermement. Pour les actifs du privé, c’est une porte fermée. On ne construira pas une société de mobilités en conservant à part cinq millions de salariés. Il faut ouvrir davantage d’emplois publics aux non-fonctionnaires.

    Enfin, une société traumatisée par des décennies de chômage de masse ne renoncera à la sécurité des protections statutaires que si la politique économique est, dans toutes ses dimensions, orientée vers le plein-emploi. L’économiste américain Joseph Stiglitz a coutume de dire que, dans son pays, la politique macroéconomique sert d’Etat-providence. Le message s’applique aussi à la France.

    1. « Enfin, une société traumatisée par des décennies de chômage de masse ne renoncera à la sécurité des protections statutaires
      – que si la politique économique est, dans toutes ses dimensions, orientée vers le plein-emploi.
      L’économiste américain Joseph Stiglitz a coutume de dire que, dans son pays, la politique macroéconomique sert d’Etat-providence. Le message s’applique aussi à la France. »

      No comment

  35.  » Une société de mobilité n’est pas une société de précarité . ».Jean Pisani Ferry..

    La société de sondage Stanislas est allé vérifier sur le terrain la validité de cet axiome puissant émis par un économiste tronche de 1er de la classe.

    Après un simple regard historique, il nous est apparu que Jean Pisani Ferry, est fils de….et petit fils de ….. nous avons supposé qu’il ne devait pas évoquer la mobilité verticale vu que son ascenseur social était au sommet quand il faisait pipi dans ses couches..

    Au petit matin de cette fraîche matinée de printemps, , nous avons interviewé Louis M. prenant son petit déjeuner sous le carton de la rue E…. à P…*

    Louis* , pouvez vous nous donner votre opinion sur l’axiome de l’économiste de Science Pot J. P. F.  » une société de mobilité n’est pas une société de précarité .?  »

    Ayant pris un instant de réflexion bien légitime, Louis nous répondit alors :

    « l’esprit c’est bien, mais encore faut il en avoir assez, pour montrer que l’on sait s’abstenir d’en avoir trop  »

    * le prénom a été changé et le lieu n’a pas d’importance, Louis étant très mobile…. »

    1.  » Il faut que tu crois encore plus ce que tu crois, et quand tu commences à croire ce que tu crois, y a personne au monde qui peut te bouger ……….. »

      Jean Claude Van Damme

      1. Stan
        En fait, Pisany-Ferry tresse ses propres lauriers, vu que le rédacteur du programme du petit marquis, c’est lui !

  36. Elie Arié
    Le droit à la formation, c’est bien, mais combien de personnes sont incapables ( ou pas intéressées) d’ en suivre une.
    Nos élèves et collégiens ont des difficulté à comprendre le français, les maths et autres matières. Un % non négligeable parle mal, voir peu le français. Nos professeurs en place depuis des années, ne suivent aucune formation, donc refusent tout changement.
    Et puis, comment changer la plus petite chose dans le pays quand une grande majorité est bénéficiaire d’ avantages.
    Comment pousser des gens à travailler 35 h/ semaine pour un smig, avec tous les prélèvements et impôts que ce travail génère, alors que les lois et aides amènent plus restant couché.

  37. Il paraît que l’on vit de plus en plus vieux…
    Ah oui ?
    Jonnhy, France, Jacques, Véronique Colucci et tant d’autres sont sans doute les exceptions qui confirment la règle.

      1. Vous ne savez plus lire ?
        « et tant d’autres »
        Si je fais la liste de 2016 et 2017, 2018, le blog n’y suffirait pas :))

        1. Vous ne comprenez pas que tous sont pris en compte dans le lien que je vous ai donné ( voir les chutes de l’espérance de vie pendant les guerres ) ?

          Vous ne comprenez pas que, lorsqu’il est écrit (avez-vous lu l’article , au moins ? « En 2016, l’espérance de vie en France atteint 79,4 ans pour les hommes« , cela ne veut pas dire que tous les hommes meurent à 79, 4 ans: il y en a qui meurent à tous les âges : à 1 an, à 2 ans, etc.; mais il y en a qui meurent après 79,4 ans : ainsi, à 80 ans, l’espérance de vie d’un homme est de 8 ans et 4 mois; de même, si, en 1900, la France métropolitaine comptait 100 centenaires,en 2016 elle en comptait 20 669.
          .Et cela fait que l’espérance de vie moyenne des hommes est, en 2016, de de 79,4 ans.

          1. « …. (avez-vous lu l’article , au moins ? « »

            Non.
            Je me suis contentée de répondre à votre question.

          2. E. Arié,
            Encore n’importe quoi !
             » Souvent bercés aux sons de l’Espérance de Vie (EV) qui s’allonge soi-disant d’année en année en France, ce qui est empiriquement infondé, beaucoup oublient que cet indicateur est loin d’être fiable et qu’il est totalement inutile. (Sur-)vivre, c’est une chose … mais vivre agréablement et en pleine santé en est une autre. »
            https://terraponia.fr/esperance-de-vie-bonne-sante-reveillera-les-consciences/

      1. Higelin.. de toutes façon ils n’en font qu’à leur tête, je-tu-il-elle pareil ! et à toutes époques !
        /des 3 sur le fronton, en devise nationale, en voilà déjà deux ! ..Liberté, Egalité,
        Ah-que ouiz c’est bien foutu; alors m’éteindre,
        (plutôt planer au soleil)

    1. @ Hélène …j’ai pensé la même chose que vous et il y en a dzutres autour de moi qui n ont pas le temps de profiter …et puis Higelin ca me rend vraiment triste , tellement original !
      et si les journalistes pouvaient arrêter de dire « longue maladie »

    2. Hélène,
      Higelin à bercé mes jeunes années de révoltes, de teufs, d’herbe et de longues soirées à  » refaire le monde  ». Nous étions en phase, nous aspirions à un autre fraternité que certains ici jugerons cucul bénie, les cons…
      Higelin fut de ceux qui riaient des convenances bougeoises, des hypocrisies morales. il exprimait ses indignations au travers de ses textes comme de sa vie. Un homme complexe, sans doute mais surtout authentique.
      Une chanson qui évoque tant pour moi :

        1. Certes, mais :
           » Les bourgeois c’est comme les cochons, plus çà devient vieux plus çà devient bête, plus çà devient vieux plus çà devient c…!  »
          Jacques Brel

  38. (il y a 23 ans,)
    Discours de Pierre Bourdieu aux cheminots grévistes.
    Le 12 décembre 1995, P Bourdieu s’adressait aux cheminots grévistes, à la Gare de Lyon à Paris.

    «Je suis ici pour dire notre soutien à tous ceux qui luttent, depuis trois semaines, contre la destruction d’une civilisation, associée à l’existence du service public, celle de l’égalité républicaine des droits, droits à l’éducation, à la santé, à la culture, à la recherche, à l’art, et, par-dessus tout, au travail. Je suis ici pour dire que nous comprenons ce mouvement profond, c’est-à-dire à la fois le désespoir et les espoirs qui s’y expriment, et que nous ressentons aussi; pour dire que nous ne comprenons pas (ou que nous ne comprenons que trop) ceux qui ne le comprennent pas, tel ce philosophe qui, dans le Journal du Dimanche du 10 décembre, découvre avec stupéfaction «le gouffre entre la compréhension rationnelle du monde», incarnée selon lui par Juppé – il le dit en toutes lettres -,
    «et le désir profond des gens».

    la suite :
    https://cafemusique.wordpress.com/2018/04/04/toujours-dactualite-discours-de-pierre-bourdieu-aux-cheminots-grevistes-12-decembre-1995/#more-9373

    Entre temps (?) au Brésil, Lula, ouvrier métallurgiste, cofondateur du Parti des Travailleurs (socialiste) élu en 2002 (4° tentative) et Park Geun-hye, Corée du Sud, élue en 2013, fille de (son père) dictateur militaire 18 ans (61 à 79)
    ..vont au zonzon,
    12 ans de marche à l’ombre pour le gars en chocolat, le double pour la quille à la vanille.
    Les temps changent ?!

    Jacques Higelin en profite (?) pour faire un tour.
    Son very dernier ici.
    « Hello » autre monde,

    /une paire d’anecdotes Hélène, enfin si ça te branche (Calvi; ni concerné) ou attendront dimanche,

    1. Ti suisse
      Higelin chanteur et, aussi, acteur respectable : « Elle court, elle court, a banlieue  » où il donnait la réplique à une Suissesse, Marthe Keller, déjà une histoire de transport .
      La justice Brésilienne veut mettre Lulla en taule . Serait ce parce que les sondages le donnent quasiment élu aux élections de cette années ?

      1. Oui, bien sûr ; on sait bien qu’il n’y a pas de gens de gauche corruptibles.

        1. Ou avez vous lu qu’il est écrit qu’un homme de gauche n’est pas corruptible ? Y a bien le maire du Kremlin Bicêtre, proche du MRC, qui a détourné 900 000 euros de fric communal pour parier 45 000 fois au PMU
          Ce qui fortiche, dans le cas de Lulla, c’est que ce sont des types tout aussi, voir plus, corrompus qui veulent l’envoyer en taule !

  39. Pour les fans du numérique : dans le « canard Enchainé  » de cette semaine, il y a un bel article sur les bugs à répétition dans l’administration française , ainsi qu’un article sur les banques utilisatrices de l’ IA, dans le but de « réduire les coûts » ( en clair augmenter les marges en virant du personnel ), sans trop se préoccuper du devenir de ce personnel .
    Pour l’anecdote : un pilote de série télé -français – présentait une IA flicquette  » de troisième génération » . Outre que ladite était dotée de qualités hors normes ( déduction, observation, capacités physique ), elle l’était aussi d’une plastique irréprochable . A un petit détail près : ses collègues, biens humains, eux, et en visite dans l’appartement mis à la disposition de celle merveille technologique, lui demande  » tu nous offre un verre ?  » Et l’IA pose sur la table…un verre ! Bizarrement, y a pas eu de suite .
    Pour finir, on peut être en phase avec les progrès, sans pour autant tout avaler . Lire sur ce point le dernier bouquin de Nicholas Carr  » Remplacer l’humain . Critique de l’automatisation de la société « 

  40. Histoire de cosette.
    Attendrissante Cécile Duflot, fille de cheminot, nous expliquant que le soir de Noël, ayant mis son beau costume, sur in simple coup de téléphone, son père d ‘ astreinte, les abandonna…….. triste noël.
    Elle oublie simplement de dire que ce réveillon raté fut compensé par une semaine de CP ah! cette misère du cheminot.
    Cécile, des milliers de gens travaillent la nuit de Noël, quand tu passes ta soirée au moulin rouge, les employées travaillent eux, si tu regardes la télé, les employés travailles…… ont- ils une semaine de CP?

  41. Avec la fin du statut des cheminots …c’est le modèle français que Macron acheve. ..si cette réforme passe, et les cheminots le savent, le reste suivra sans complexe …
    Et pendant ce temps Penicaut (soit disant pour éviter la flexibilité à outrance qu elle a elle-même facilitée) veut arrêter le cumul emploi-chômage et les gens vont vite comprendre pourquoi il ne fallait pas que ce soit la csg qui finance le chômage !!!!

  42. La nature a mis des millions d’ années pour former un cerveau humain capable de s’ adapter et de réagir aux millions de situations pouvant se produire dans une vie.
    Un IA restera ce que l ‘ humain lui apprendra à faire et à comprendre.
    Seul sa réaction pourra varier.
    Le cerveau humain est tellement complexe qu’ il ne lui est pas possible de réagir instantanément de la même manière dans la même situation .

  43. (promis, dans 3 minutes je sors !)
    l’intelligence machin ou qql truc robotique (no organique!) etc. fait le coup du train (x.2 rails) du siècle,5 d’avant,
    si j’ai bien compris,
    ..dans l’esprit, rien de mécanique; faut voir.

    Bref (= faire avec) rien ne changera pour les glaçons (!) ni les allumettes ou le briquet, ..adieu! silex !

    ni oublier l’humain bidule: contenant et contenu,
    bien sûr au courant: une pierre roulante n’amasse pas,
    (c’est bien connu; ou Dieu gère, et l’envie)

    °°°° °°
    Feu !

  44. Il faudrait savoir si la fermeture progressive des petites lignes devenues non rentables n’est pas montée en puissance avec la quasi-généralisation de la voiture et l’apparition du même trajet en autocars, et si elles n’étaient pas rentables auparavant.

    Et à quel point les interventions des hommes politiques ne viennent pas fausser la logique économique: voir la ligne TGV entre Charleville-Mézières et Sedan, distantes de 19 km., et utilisée en moyenne par 6 personnes par jour,

    1. @Elie
      C’est gonflant à la fin : les petites lignes, ce qui les a plombé, c’est la coordination rail/route – fallait faire une place aux transports par route, que ce soit de personnes ou de marchandises, d’autant que les administrateurs des chemins de fer avaient des intérêts dans l’automobile -, et, de fait, des horaires de moins en moins adaptés, un matos mal utilisé, une obsolescence des voies ( le pognon allant au tout TGV ) . Bref, un torpillage en règle .

    1. Brebis égarées
      .
      – vous ne voulez pas finir « extrémiste » malgré vous
      – vous voulez savoir qui adorer à coup sûr
      – vous voulez lire LE journal qui dit la Vérité
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      1. On observera que les rabatteurs sur les trottoirs du macronisme, les Lucky Luke du blâme aux casaniers du » monde d’avant », n’hésitent jamais à recourir aux symboles forts de ce dit monde désormais disparu dont ils haïssent tant les effets sur les cerveaux enkystés de la masse…

         » C’est aussi ce qu’avaient pensé Hitler, Mussolini, etc….

        La masse, en retour, ne peut que constater avec tristesse la confirmation d’une mckainisation rampante des esprits auto proclamés ou de ceux qui « veulent en être », faut d’y être, mckainisation dont le slogan célèbre déclarait sans détour : « c’est celui qui en parle le plus qui en mange le moins »

  45. 62% des français sont pour la suppression des régimes spéciaux
    Peut être que c’est ça la masse !
    Les 38 % contre sont les fonctionnaires, les affiliés aux différents autres régimes sans adhérent, mais des retraités, beaucoup d’ assimilés fonctionnaire pas encore titulaire.
    La grève ne servira qu’ à faire monter le chiffre des mécontents de la sncf . Les gens constatent que les grévistes ne défendent pas leurs droits, car ils leurs restent acquis, ils font grève car un syndicat espère continuer d’exister.
    Merci d’ avoir élu macron, il fait ce qui aurait du être fait depuis des décennies. Tu l’ as voulu u u u u, tu l’ as eu, tu l’ as choisi i i i i c’est tant pis….. Comme quoi, les conseilleurs ne sont pas les payeurs.

    1. Ps dans les 38% j’ oubliais un % de gens qui s’ en fout car ne prenant jamais le train, ne payant pas d’ impôt…….Quelle rigolade

  46. Je tente vainement d’expliquer ici que les raisons pour lesquelles la politique de Macron (que je ne soutiens pas) est attaquée ne sont pas les bonnes.

    Peut-être cet article du supplément économique du Monde l’expliquera-t-il mieux ?

    « Le gouvernement doit redonner aux salariés des moyens d’expression légitimes et formels »

    L’économiste Pierre-Cyrille Hautcœur revient, dans cette chronique, sur les formes revêtues par le « mouvement social » depuis plus de deux siècles et constate que sa puissance ne s’exerce pas toujours là où on l’attendait.

    . Le gouvernement s’apprête donc à affronter le « mouvement social ». Mais qu’est-ce aujourd’hui que le mouvement social ? Où sont, en 2018, les acteurs capables de remettre en cause les décisions gouvernementales, voire de faire basculer le pouvoir ? Les deux siècles précédents ont montré que la puissance sociale n’était pas toujours là où on le croyait.

    En 1789, le roi sort de décennies d’affrontement avec les parlements du royaume, spécialement celui de Paris, et n’imagine pas qu’une révolution populaire puisse l’emporter. Pourtant, de 1789 à 1848, les révolutions ont lieu grâce à des mouvements des foules parisiennes, capables d’emporter (par la force ou la conviction) même l’armée.
    Méfiantes, la Restauration et la monarchie de Juillet décentralisent les pouvoirs vers les provinces – les châteaux de l’aristocratie sous la Restauration –, et surtout vers les grandes villes, où les institutions régionales se multiplient : tribunaux, universités, chambres de commerce, caisses d’épargne, banques d’émission.

    Pourtant, en 1848, c’est encore la foule parisienne qui renverse le régime et l’ordre n’est pas rétabli conformément aux vœux des élites, parisiennes comme provinciales. Le pays profond vote Louis-Napoléon Bonaparte, en souvenir de son oncle qui, le premier, a forgé au creuset de ses armées, pendant près de vingt ans, les grandes masses de la population française, sortant les paysans de chez eux pour des campagnes militaires aussi absurdes qu’inoubliables.
    à Fourmies, en 1891, la troupe tire sur la foule du premier défilé du 1er mai.

    En 1871, les masses rurales donnent en revanche carte blanche à Thiers pour écraser la Commune, ce mouvement d’ouvriers parisiens d’élite qui se voient comme les pionniers d’une révolution sociale. Quelques années après, la République, solidement installée, est aux mains de la bourgeoisie libérale urbaine éclairée – celle-là même qu’incarne le gouvernement actuel !

    Le mouvement social d’alors n’est pas fondé par les socialistes ni par les marxistes : il renaît par la base, dans des conflits concrets autour d’abus de pouvoir patronaux. A Fourmies en 1891, lorsque la troupe tire sur la foule du premier défilé du 1er mai ; à Carmaux, de 1892 à 1896, lorsque les conflits se multiplient et se popularisent grâce à la présence de Jaurès ; après la catastrophe minière de Courrières en 1906, lorsque les grèves secouent le pays ; en 1907, lorsque la masse des ouvriers agricoles du Languedoc s’insurge.

    Ce mouvement social n’est pas exempt de tentations anarchistes et se trouve accusé de terrorisme par l’Etat. Mais il va vite être organisé par les syndicats et les partis radicaux et socialistes. La bourgeoisie libérale parvient, au prix de concessions significatives, à s’en faire un allié au sein de la gauche, principalement en usant de la menace de la réaction cléricale, nobiliaire, puis fasciste. Ce jeu fonctionne, avec ses hauts et ses bas, jusqu’aux années 1970, au point qu’il paraît si naturel et évident qu’on n’en imagine plus d’autre.

    En 1968, ce n’est pourtant plus le mouvement ouvrier seul qui déstabilise le général de Gaulle, mais son alliance paradoxale avec les enfants des catégories dirigeantes. Depuis cette victoire en trompe-l’œil, l’électorat populaire de la gauche obtient cependant de moins en moins de gains symboliques et matériels à mesure que l’économie se libéralise et se mondialise. En 1981, ce sont moins les ouvriers qui gagnent avec François Mitterrand que les employés des grandes administrations bureaucratiques publiques et privées.

    Le gouvernement actuel profite du recul des mouvements syndicaux du monde ouvrier et de ces bureaucraties, fragilisés par le progrès technique. Mais s’il ne redonne pas aux salariés des moyens d’expression légitimes et formels – par la représentation dans les conseils d’administration des entreprises, par des droits réels et protecteurs contre les violences et les abus de pouvoir, par la confiance dans les initiatives émanant du terrain –, ses réformes seront jugées illégitimes, même si elles sont techniquement parfaites et correspondent à une habile synthèse des avis d’experts.

    1.  » Je tente vainement d’expliquer…. »
      Evidemment vos sources sont toujours identiques et puisées dans les médias mainstream qui reflêtent le courant néolibéral.
      Hautcoeur passé par le lycée Henri IV, l’ENS, l’EHESS etc…est un représentant du courant orthodoxe dit néoclassique. Il fut conseiller auprès de Geneviève Fioraso… tout est dit…
      Lui comme ses pareils a été incapable de prévoir la crise financière de 2008.
       » Devant l’hégémonie croissante de la théorie néoclassique sous ses différentes facettes, pour l’Afep, le rapport Hautcoeur ne propose que des « vœux pieux » en matière de restauration du pluralisme  », source IDIES.

      Cliquer pour accéder à Mediapart_economistes_heterodoxes_universite.pdf


      http://www.liberation.fr/futurs/2015/05/15/economistes-la-revolte-hetero_1310187

      1. @ Lionel Penneau

        Je n’ai jamais vu quelqu’un d’aussi binaire que vous : il y a les bons et les méchants.

        Geneviève Fioraso fut une excellente ministre; et j’ai un ami communiste, membre du PC, chercheur de haut niveau, qui fut conseiller technique au cabinet de Valérie Pécresse, lorsqu’elle était Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (de 2007 à 2011), et qui joua un rôle important dans sa décision de ne pas démanteler le CNRS comme le souhaitait Sarkozy.

        Il ne s’agit pas, ici, de savoir qui est Hautecoeur, mais de répondre aux arguments avancés dans son article que j’ai recopié dans mon commentaire.

        1.  » mais de répondre aux arguments avancés dans son article que j’ai recopié dans mon commentaire……….. »

          Qu’on sache qui il est, est important, mais il n’avait pas besoin de remonter au moyen âge pour tenter de fourguer l’idée que la partie du rapport Sénart/Notat sur le renforcement des salariés dans les conseils d’administration est une bonne idée, d’autant que le patronat est vent debout contre…

          Faire croire que la présence d’une minorité de salariés dans les instances rééquilibrera le dialogue social suite aux ordonnances de la casse du code du travail, est presque une plaisanterie……

          le problème actuel des terriens de français est que ceux qui réfléchissent sur leurs sorts sont tous en train de tourner en orbite autour de la terre..

          1. Sans compter, comme le dit Lionel, que tous ceux qui la ramènent sont ceux qui ont été infoutus de voir arriver la crise, et qu’ils continuent à proposer les solutions qui l’ont créee

            1. @ Stanislas

              L’économie, comme la plupart des sciences humaines ( histoire,sociologie, psychologie, etc.) sont infoutues de prévoir l’avenir; ce qui ne veut pas dire qu’elles ne puissent pas tenter d’expliquer le passé par des méthodes rationnelles s’appuyant sur des techniques scientifiques..

              1. On n’évoque pas les sciences dures, mais l’économie, et dans ce domaine, si les fameux économistes orthodoxes, qu’on voit à la télé et qu’on écoute dans le poste, avaient étudié le passé assez récent, c’est à dire moins 40 ans, pour en tirer des leçons, ils s’empresseraient de filer dans les ministères pour dire à la bande d’escrocs d’arrêter de suite leurs conneries qui datent des années 80..

                Le reste c’est du cinéma..

                1. Stan,
                  Voilà-t-y pas que Arié découvre que l’avenir ne se prévoit pas stricto sensu mais, cela ne l’empêche pas de nous abreuver de théories sentencieuses puisées içi et là et acréditant les thèses fumeuses des libéraux.

                  1. Lionel

                    Celle ou celui qui pratique Arié depuis des années doit savoir faire le tri..
                    Comme moi, tu dois avoir d’autres motivations que de venir lire un gus qui envoie le Monde ou le Figaro, journaux que tu peux te payer au kiosque du coin sans les paquets de merde qu’il envoie à ses détracteurs à longueur de journée.

                    Je ne viens écrire qu’ici, je ne perds pas non plus trop de temps..

        2. Bourgeoisie urbaine libérale, c’est sûr . Eclairée, c’est nettement moins sûr . On oublie trop les grèves de 1947 et celles des mineurs de 1948 ( avec envoie de gendarmes mobiles et déchéance de droits civiques pour les mineurs .
          Lorsqu’on explique que la droite, les (déjà ) néo libéraux et le patronat n’ont eu de cesse de remettre en cause les acquits du Front Populaire, du CNR et de 1968, on n’entend ni ne lit de commentaires . C’est Denis Kessler, CFDTiste repenti ( humour ) qui l’a proclamé haut et fort :  » il faut démolir les acquits du CNR  » , il y a déjà pas mal de temps .
          Sans doute une panne d’éclairage !
          A propos : les salariés sont présents dans les conseils d’administrations des grosses boites . Le hic, c’est que la loi ne leur a offert qu’un avis consultatif, dont il est peu tenu compte !

        3. E.Arié,
          Vous tentez de discréditer mon propos encore une fois en me méprisant.
          Le parcours de quelqu’un est souvent éclairant surtout s’il laisse la place à un revirement de pensée, ce qui n’est pas le cas de Hautcoeur.
          Votre assertion non sourcée concernant le  » communiste  » conseiller de Pécresse est gonflée.
          Il n’aura pas échappé à votre acuité omnisciente proverbiale que je ne suis ni communiste, ni socialiste ni chevènementiste et autres terminaisons en  » istes  »….mais, comme vous savez si bien séparer le bon grain de l’ivraie, je suis binaire…AH AH AH, c’est tellement facile ! Pour cela, il suffit de vous’exprimer un désaccord pour être casé en demeuré, bon, méchant etc…etc…
          Mais, que faites-vous de la conclusion vexatoire que Charles Michael vous a adressé  » Vous avez un côté assez répugnant  » ? et, je rajoute : très pontifiant !
          Et, il ne vous aura pas échappé non plus que mon objectif n’est pas de vous convaincre car c’est impossible mais de prendre systématiquement le contrepied de vos inepties, quand il y a lieu, en en proposant d’autres lectures.

    1. @ Stanislas

      En 2010, en contrepartie du maintien des tarifs réglementés de l’électricité pour les particuliers, François Fillon, alors premier ministre, s’engageait auprès de Bruxelles à ouvrir à la concurrence un certain nombre de concessions hydroélectriques – opérées pour l’essentiel par EDF.

      A noter que la loi sur la privatisation d’un certain nombre de barrages a été votée par les députés socialistes et écologistes .

      1. Vous devez savoir que je ne me positionne pas sur le plan politique pour examiner ce type de cas mais sur le résultat économique d’un tel abandon complet de la souveraineté de la distribution d’énergie électrique pour les français..

        Voyez le principe du « mérit order » électrique et vous verrez par déduction que la privatisation des barrages, revient immédiatement à augmenter le prix pour le consommateur (je schématise pour faire court, mais on peut développer les phases).

        Ensuite, selon les dernières nouvelles, les tarifs réglementés devraient disparaitre d’ici un an ou deux aussi…

      2. @Elie
        Ca prouve, tout bêtement, que le centre gauche politicien est attelé au chariot du néo libéralisme débridé .
        Mais, ça, on le savait depuis longtemps !

  47. Pour réduire les commentaires:
    Questions ;
    1) Avons- nous encore les moyens de payer à coups d’ emprunts les salaires et retraites de 11 millions de fonctionnaires
    2) La CNAV a-t- elle les moyens de continuer de verser la compensation et la surcompensation aux régime de retraite spéciaux
    3) Le régime général a-t-il encore les moyens de prendre en charge les soins gratuits aux étrangers en réduisant encore le droit des affiliés à être soigné.
    4) L’ énergie hydraulique est non polluante, mais malheureusement de moins en moins utilisée. La visite et l ‘ entretien des barrages à un coût élevé. Pourquoi ne pas le confier au privé en s’ assurant que les contrôles aient bien lieu .

    Et surtout, arrêtez de faire croire que les fonctionnaires sont indispensables. Des employés du privé feront tout aussi bien ( même mieux ) le travail.. Pourquoi les gens mettent leurs enfants dans des écoles privées, pourquoi les malades se dirigent vers les cliniques privées au lieu des hôpitaux
    Un société reprenant la sncf serait obligée d’ entretenir le réseau, serait obligée de surveiller ses tarifs. Oui, les prix des billets augmenteraient, l’ usager payerait plus, mais aurait certainement un service régulier.

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